Prêtres du Monde

+Sr Denise Christiaenssens ermite de la croix o.f.s.

St-François-spécialiste-de- l'Évangile 10/14

Vie-individuelle-interieure.P. Raymond Moisdon.html

Si la Règle propose au Tertiaire quelques éléments de vie extérieures capables de modifier sa manière d’exister, a un milieu du monde, afin de l’aider «à y vivre sans en être», à plus forte raison, va-t-elle essayer de modeler son comportement intérieur, son âme, pour l’orienter et la monter vers le Christ.

Habillement et logement, loisirs et repos, nourriture et bonne chair, sont le fait de la personne consacrées au Christ, dans le siècle, comme de celle qui ne l’est pas. Mais il y a la manière de l’une et celle de l’autre, la mentalité différente de l’une et de l’autre sur ces points. Et cela change tout.

Conduire l’homme à l’homme, ou aider l’homme à marcher vers le Christ, ce sont là deux méthodes, de valeur très distinctes.

Pour cette marche ascendante de l’humain vers le divin, du charnel au spirituel, de la copie vers le Modèle, il faut à celui qui vient tenter l’aventure, des forces, tout un équipement, une habitude de voir en idéal poursuivi avec persévérance, non pas l’homme qui se réduit à lui-même, mais l’homme qui se dépasse jusqu’au Christ.

Ceci est tellement contraire aux méthodes de ceux qui l’entourent.

C’est pourquoi la Règle du Tiers-Ordre prévoit pour ceux qui s’engagent à la vivre, tout un régime de rencontres, de conversations, d’habitudes, établissant une communauté facile, profonde et joyeuse avec le Seigneur-Christ. A la suite de saint François est définitive, ne le veut-il pas comme ami intime ?

D’après saint Paul, le Christ «premier voulu» est la raison même de notre création : «Nous pour le Christ», dit-il aux premiers Chrétiens.

Ce n’est là toutefois, qu’une situation de serviteur du Fils, pour devenir avec Lui serviteur du Père.

Mais voici que le Fils, s’introduit par la grâce baptismale, dans l’âme du Chrétien, apportant avec lui son titre de Fils et il nous l’offre en participation du sien.

Serviteur encore, mais fils du Père aussi, donc frère du Fils.

Cependant, deux frères sont quelques fois moins intimes que deux amis, surtout que deux frères amis. Or, une proposition nous est fait : «Si vous réalisez ce que je vous demande, je ne vous appellerai plus seulement serviteurs (et frères), mais vous serez mes amis».

N’avez-vous pas l’impression qu’en face du Christ, le «serviteur» François, transformé en «frère» François est devenu passionnément «l’ami intime» François. La communauté est telle entre les deux, que les secrets qui marquent l’amitié se communiquent de l’un à l’autres sans arrêt.

L’auteur de la Règle rêvait-il autre chose par elle, que de conduire ses disciples à cette intimité amicale ?

Que demande-t-elle donc en vérité ?

Lisons simplement avant de commenter :

«Ils confesseront leurs péchés chaque mois et ils s’approcheront aussi chaque mois de la Sainte Table». (Chap.II.par.5)

«Les laïques qui ne disent pas l’office canonial, ni le petit office de la Sainte Vierge, devront dire chaque jour douze Pater, Ave, Gloria ..» . (Cap. II, par. II).

«Ils feront l’examen de conscience chaque soir…». (Chap. III, par. 10).

«Ceux qui le peuvent commodément assisteront chaque jour à la messe». (Chap. II, par. II).

C’est clair ! Tout dans ces prescriptions ne vise qu’à établir l’unité, l’amitié.

La religion, en effet, dont trop souvent on a malheureusement fait une suite d’exercices, est avant tout une Personne. Et tout en elle est en marche vers cette Personne, rayonne autour d’Elle, s’organise pour qu’Elle devienne le centre de nos petites personnes à nous, l’Amie intime et définitive dont la vie absorbe la nôtre pour l’épanouir à plein : «Ce n’est plus moi qui vis, c’est lui qui vit en moi…»

Nous sommes loin du formalisme qui attache plus d’importance à la manière d’aborder l’Être qu’on veut honorer et qui se perd dans une foule de paroles, de gestes absorbants, au point d’en oublier qui on va voir, pour ne plus être préoccupés que de soi-même. La vue d e nos propres attitudes, la sonorité mélodieuse de notre propre voix, nos substitues à la Personne, et c’est nous que nos finissons par servir.

On ! sans doute, l’intention est droite.

Mais, en amitiés cela ne suffit certainement pas.

Saint François ne s’entendait ni parler, ni chanter sur Christ. Il n’avait même pas imaginé qu’il deviendrait un jour chef de chorale, et c’est pourquoi il n’a réussi ni à écrire tout la musique de son âme, ni surtout à la faire chanter comme il la chantait lui-même.

Il se perdait trop dans ses transports vers la personne à aimer, jusqu’à en oublier les personnes qui le suivaient. Il n’apprenait pas à ses fils à chanter le Christ, il le chantait devant eux et les autres apprenaient en l’entendant.

C’est la seule manière pour le chant et la prière de rester vrais !

Ne soyons pas des comédiens spirituels qui attendent les applaudissements, même du Christ ; qui se font objet d’admiration des spectateurs ou d’eux-mêmes.

Soyons des François d’Assise, hypnotisés par l’Ami et en conversation avec lui, au mépris de tous les jugements et approbations, n’ayant que Lui comme spectateur

Vive le Christ et avec Lui, avant de prétendre trop apprendre aux autres ce qu’il est.

Ou plutôt, l’apprendre aux autres en le vivant sous leurs yeux, puisqu’ Il veut se servir de notre «petite humanité de surcroît» pour transmettre la sienne au monde.

C’est ce qu’on appelle la «Vie Intérieure».

Essayons d’en voir les éléments essentiels présentés par la Règle.

On pourrait les distinguer, pour une étude plus facile, en purgatifs, illuminatifs et unitifs, selon la distinction traditionnelle si bien expliquée dans le «De triplici Via» , de saint Bonaventure.

Comme le signale ce dernier cependant, cette distinction n’a qu’une valeur d’enseignement pratique. La réalité est que les trois éléments de la sainteté se vivent simultanément et progressivement d’un bout à l’autre de l’existence, et non pas séparément et l’un après l’autres, comme l’on l’a insinué longtemps au grand dépriment des bonnes volontés.

Éléments purgatifs
Nous insisterons peu sur le sacrement de pénitence, nous en avons déjà parlé. Rappelons en passant, en plus du sens négatif qu’il comporte, son sens positif de «rencontre avec l’Ami». En obtenant le pardon de nos fautes, il resserre une amitiés ou brisée ou détendue et la prend plus ardent qu’auparavant.

Il reste, que ce qui apparaît de prime abord, c’est le débarras de nos scories, de nos impuretés de corps ou d’esprit. C’est un lavage, un nettoyage, une purification.

Il va de sois que cette confession mensuelle n’interdit pas une confession plus fréquente. Mais alors, une fois par mois, l’une d’elles doit comprendre, d‘accord avec le confesseur surtout s’il est en même temps directeur de conscience, une révisions des manquements et faiblesses à l’égard de la Règle et de son esprit. Bien que celle-ci n’oblige pas sous peine de péché, il y a toujours au moins indélicatesse et par le fait froissement à l’égard de la personne qui a reçu notre Profession : le Christ-Jésus.

L’habitude mensuelle d’ajouter à l’aveu de se fautes proprement dites, l’aveu de sa petitesse comme «consacré dans le monde», est excellente et à conseiller à tout Tertiaire.

Ce n’est pas la lettre de la Règle, c’en est certainement l’esprit, car il s’agit de tenir propre la maison de l’Ami en nous.

A ce travail au moins mensuel de purification d’ âme, l’obligation d’un examen de conscience journalier vient s’ajouter.

C’est logique, puisque le Tertiaire a pour mission de copier le modèle.

Disons de suite, que si la Règle semble réduire l’examen à surveiller quelques points de dignité dans le maintien et de réserve dans les paroles, ce serait se méprendre lourdement de ne pas dépasser ici encore les mots, pour voir le but réel dont elle exige la poursuite d’un bout à l’autre de son texte : l’identification au Christ-Jésus.

En effet, il ne peut être question dans ces prescriptions, d’un simple règle de politesse humaine ou de bienséance mondaine. Les soucis d’une Règle religieuse sont autres.

Qu’il s’agisse de «serments à éviter en dehors des cas de nécessité», de «paroles des honnêtes ou de plaisanteries déplacées», son but est de rappeler au «consacré», la présence intime de L’Ami en lui, et apparemment de lui faire prendre conscience des attitudes et réserves que comportent cette «Présence».

Mais n’est-ce pas encore plus, de le mettre en face de l’image du Christ en lui, ou revoir les perfections de l’Ami devant ses propres déficiences à rectifier, essayent ainsi de réduire par une copie fidèle les distances entre les deux intimes.

S’Il faut éviter de s’écarter, n’est-ce pas une invitation implicite en même temps à réduire les différences, à opérer une identification de plus en plus réelle.

Autre remarque. Vu ainsi l’examen de conscience de la Règle se différencie totalement de cet examen comptable, «épuçage de conscience» que Huysmans et Péguy condamnent avec tant de raisons.

A-t-on jamais vu deux amis, et l’appel à la vocation au Tiers-Ordre est bien un choix d’amis, se mettre en face l ‘un de l’autre chaque soir et se torturer mutuellement pour compter le nombre d’indélicatesses, de distractions, de peccadilles l’un à l’égard de l’autre au cours de la journée !..

L’amitié est plus simple et plus aimante; deux amis cherchent moins les faiblesses de leurs rencontres, que les moyens d’identification de leurs tempéraments, de leurs natures.

Et là est le vrai sens de l’examen de la Règle. Si l’examen est négatif dans sa formule, il doit être essentiellement positif dans sa réalité, ou bien il engendre la crainte et le scrupule au lieu de grandir l’amitié et la joie.

Nous nous permettrons de donner ici une formule originale d’examen. Elle fera peu-être sourire, mais elle a fait se preuves. Les Tertiaires qui l’utilisent ont l’impression très nette que les prescriptions de leur Règle concernant cet exercice deviennent ainsi pour eux une lumière, une fore et une joie.

L’examen doit en fait se définir, s’il ne veut pas être un piétinement sur place, une suite d’introspections craintives qui conduisent à la neurasthénie, au déséquilibre spirituel et à la folie mystique : «Le regard amical du Christ sur moi et de moi sur le Christ, pour m’exciter à me transformer en Lui ».

C’est un travail à deux pour réduire en efforts communs les points de différence et solidifier les éléments d’unité.

Le mois comporte en général quatre semaines, rarement une cinquième.

Pour éviter monotonie et routine dans l’examen de conscience chaque semaine est consacrée à un genre particulier. Le tout en définitive, finit par être un examen beaucoup plus de la personne du Christ que la nôtre et ceci tout à notre avantage, car la beauté est toujours plus attirante que la laideur ou l’imperfection.

Première semaine : Examen des déficiences de mon tempérament en face de la perfection du tempérament du Christ.

Pas de casse-tête. Noter simplement dans le cours de la semaine un ou deux défauts caractérisés, une ou deux tendances de nature en face de la nature du Christ.

Deuxième semaine : Examen des qualités de mon tempérament vues en face des qualités et vertus du Seigneur

Là aussi une ou deux, avec en plus les tendances heureuses à développer. La parabole des talents m’y incite tellement … Et l’impressionnante condamnation du péché d’omission dans L’Évangile encore plus : depuis les vierges folles, jusqu’au jugement dernier, en passant par la parabole des invités au festin nuptial.

Troisième semaine : Examen des joies de la journée. S’arrêter à trois ou quatre par jour (il y en a trop) et se faire ainsi une âme franciscaine de joie et d’action de grâce, car chaque joie comporte un merci. Cet examen a transformé des vies.

Quatrième semaine : Examen dit, en spiritualités, «du coup d’œil». Se surprendre une fois par jour au milieu d’une action, pour en pénétrer jusqu’au fond le vrai motif. Il y a toujours un ou des motifs de surface. Je mange pour «m’entretenir au service de Dieu», mais combien souvent en même temps et quelquefois beaucoup plus, pour m’entretenir à mon service, personnel. Dans le vêtement, le repas, le gain d’argent, que de motifs inavoués et loin de la poursuite du Seigneur. L’essentiel est que la surprise si réelle. Si le motif est mauvais, le supprimer et, sans rien changer «l’ action, y substituer une intention droite orientée vers le Christ». Si le motif est bon, remercier et le rendre encore meilleur si possible, par une union plus intense aux motifs d’action du Seigneur.

Une fois par jour seulement, pour éviter une sorte d’obsession nerveuse. Cet examen est le plus sérieux et le plus solide pour copier le Christ en apprenant à se connaître soi-même.

S’il y a cinq semaine, cette dernière se consacrée au repos. Et le cycle recommence avec le mois nouveau.

En réalité, ces éléments purgatifs de la Règle, nous ont déjà conduits à des lumières spirituelles et à une union plus vrai avec l’Ami.

Éléments illuminatifs
La vie de notre âme, comme la vie physique, parc qu’elle se fatigue et qu’elle s’use, au besoin d’éliminer les résidus, de se débarrasser de ce qui l’alourdit inutilement. Ce travail, inconscient pour notre corps, doit être au contraire délibérément voulu et pensé pour notre vie intérieure.

La Règle y a pourvu, par le sacrement qui détruit la faute pour construire dans le pardon : le Pénitence et par le regarde amoureux de l’Ami vers l’Aimé pour trouver la fore de vaincre les obstacles à un rapprochement plus intime, dans l’examen de conscience.

Cette purgation spirituelle laisse à l’esprit une liberté plus déliée, un regard plus vif pour deviner la route.

Voir clair, avoir suffisamment d’huile dans sa lampe, laisser luire la lumière qui en vient pour éclairer les ténèbres et pour que la «voie s’illumine» devant nos pas, tel est le rôle des éléments illuminatifs de la Règle.

Nos les trouvons dans ces deux prescriptions :

«Ils s’appliqueront aux exercices de piété» ; chaque jour il diront l’Office ». ( Chap. II. Par.6 et 8 ).

a) Exercices de piété.

La Règle ici, par «exercices de piété» n’envisage pas seulement l’ensemble des prières qu’elle prescrit.

On pourrait même affirmer qu’elle veut parler de tout autre chose, puisque pour celles-ci elle les a précisées d’une façon absolue dans les paragraphes 3 et 6 , 11 et 14, du deuxième chapitre, concernant la messe, l’Office, le Bénédicité, les prières pour les défunts etc…

Par ce terme, il faut comprendre les différents moyens pratique que chacun juge utile, à l’entretien personnel de sa santé spirituelle, aux précisions dont il a besoin pour éclairer sa vie, l’orienter, la pousser en toute sûreté vers son but.

Les imposer tous, de la même façon, et à tous, serait aussi ridicule que de vouloir dans une même famille, tous les estomacs aptes à assimiler la même nourriture, de la même manières, avec un résulta identique. Ou encore, qu’on y emploie les mêmes lunettes sans tenir copte des degrés visuel de chacun .

Chacun connaît ses réactions, ses possibilités d’assimilation, ses capacités, ses puissances et, le caprice mis à part, à libre choix dans les moyens de se nourrir et de s’éclairer.

Ceci dit, puisque la Règle ne précise pas, nous le ferons. Mais, qu’on le sache bien, à titre de pure information.

Nos serions navrés de provoquer chez quelques-uns de nos lecteurs des angoisses spirituelles à base scrupuleuse. Disons-le d’ailleurs pour les rassurer, saint François n’a pas connu tous ces moyens, il ne les aurait pas tous employés et cela ne l’a pas empêché d’être plus saint que nous le serons.

La Règle volontairement, laisse une liberté totale en face de l’Arsenal des moyens de vie spirituelle susceptibles d’aider les bonnes volontés. A chacun de garder cette liberté et d’en user.

Peu d’exercices bien réalisés valent mieux que beaucoup négligés, ou routiniers, ou angoissés. Dans le choix de ceux que nous proposons nous savons bien que les uns sont possibles seulement dans certaines conditions de vie, que le autres peuvent ne convenir qu’à certains tempérants.

Le premier qui nous vient à l’esprit est :

a) L’étude de l’Évangile :

Ce livre est une « Présence », la pensée du Christ chez nous, pour être «communiée» et devenir complémentaire de l’Eucharistie : «l’homme ne vit pas seulement de pain (même eucharistique) mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu». (Matthieu IV, 2, II)

On mettait autrefois dans le tabernacle l’Évangéliaire auprès du ciboire.

François en parlait, l’appelant : «paroles odoriférantes de mon Seigneur» (lettre à tous les fidèles). Il l’a vécu et copié. Il en fait l’essence de toutes ses Règles religieuses : «Règle et la vie… c’est observer le saint Évangile de N.S.J.C.»

Quel bel exemple, celui de ce ménage, où chaque soir, à genoux, devant un Évangile éclairé d’un cierge, symbole de la «Lumière qui lui devant tout homme, venant en ce monde», les deux époux réalisent en commun leur «communion» à la pensée du Maître. «Il» est là…

François a vu dans sa vision prophétique à travers les âges parmi ceux qui venaient à lui dans ses trois Ordres, ce ménage et ceux qui prendraient méthode ce genre.

On peut ensuite proposer quand c’est possible :

b) La prière en famille :

Au moins celle du soir, ou celle d’une «heure» parmi les autres «Heures» de l’Office. «Quand plusieurs seront assemblés en mon nom, je serai au milieu d’eux».

c) La méditation :

C’est-à-dire, quelques minutes de réflexions, d’entretien cœur à cœur avec l’Ami, pour demander le mot d’ordre de la journée. C’est une «rencontre d’amitié» avec le Maître, sa pensée, ses intérêts en nous et dans le monde, pour apprendre le Lui à aimer tout ce qu’IL aime.

d) La visite au Saint- Sacrement :

On est heureux de rencontrer, de «rendre visite» à un ami. Envers le Christ c’est aussi une marque d’affection que de l’aller voir pour lui demander un conseil, le remercier d’une faveur.

Si la distance ou les occupations nous empêchent d’entrer dans l’Église de pierre de notre paroisse, entrons dans l’Église de chair de notre corps pour une «visite spirituelle», en esprit, descendre en soi quelques très courts instant, pour y rencontrer volontairement Celui qui s’y trouve «à demeure» : «J’établirai ma maison en vous».

e) La lecture spirituelle :

Elle stimule nos efforts, développe et éclaire nos connaissances religieuses. Elle nous aide à réaliser le début de notre Règle qui nos demande, d’être «fidèle à la foi catholique». Cette fidélité est à base d’études.

En face des erreurs savamment diluée et distribuées autour de nous, il faut des convaincus intelligentes et persuasifs. La lecture spirituelle doit être édifiante et «instructive».

f) La couronne franciscaine :

C’est le chapelet des sept allégresses de Marie. Par cette dévotion, on réjouit le cœur maternel de la Vierge ; le dispose nous accorder ses faveurs, particulièrement à nous obtenir de connaître et d’aimer son Fils à la manière de saint François.

g) Le Chemin de Croix :

Dévotion éminemment franciscaine, propagé par l’Ordre Franciscain en souvenir de l’amour de saint François envers le Christ souffrant dans sa Passion. Le miracle de la stigmatisation n’a-t-il pas couronnée cet amour !…

Fait-il appeler «exercices de piété» les visites aux malades, aux pauvres, aux prisonniers ?

Je le crois ? «Ce que vous ferez au plus petite d’entre les miens, c’est à Moi que vous le ferez.»

Tout ce qui provoque ne «rencontre d’âme» entre le Christ et le Chrétien en est un, car la piété n’a pas d’autre sens.

Cette notion de «l’exercice de piété», détruit peut-être toutes les mièvreries sentimentales et égocentristes de ce qu’on est convenu d’appeler ainsi dans les livres dénommés tels, mais tant pis ou tant mieux. Les sentiments et les alarmes qui ne se changent pas en actes dévoués au Seigneur , en soi et dans les autres, ne sont que vent et pacotille.

Piété veut dire «dévouement».

B) Office.

Et c’est encore ainsi qu’il faut envisager «l’Office journalier».

Le Christ- Jésus a pour fonction première de recevoir l’amour qui déborde de la Trinité et de renvoyer cet amour avec toute la perfection de son affection filiale.

Il veut, en plus, apprendre à l’humanité ce beau travail et il déborde sur elle l’amour qui lui vient du Père, en l’invitant à le Lui rendre pour qu’Il le porte au nom des hommes dont Il est le «représentant», jusqu’au sein de Dieu.

Il a appris à l’homme à prier.

Il a commencé la prière de l’homme et il demande à son Épouse, «l’Église», d’organiser la continuation de cette prière pour que de l’Homme à Lui et de lui à Dieu, il n’y ait qu’une seul louange, qu’une seule adoration, qu’un seul gémissement de repentir, de joie, d’amour.

Et depuis vingt siècles, la prière de «l’homme racheté», continue la prière de «l’ Homme-Rédempteur» et celle du «Verbe incarné», commencée par le «Verbe pensé» avant toute la création, comme «première créature».

Et cette prière continuera jusqu’à la fin des temps et dans l’éternité.

Il n’y a pas de solution de continuité. Et nous sommes dans la chaîne un chaînon, celui d’aujourd’hui, formé des prêtres, des religieux, des religieuses et des Tertiaires d’aujourd’hui, délégués officiellement or qu’il n’y ait aucun arrêt dans la prière du Christ.Quand je «prie» mon Office, au même titre que les prêtes, je donne mes lèvres au Seigneur Jésus pour qu’en ce siècle, en cette année, en ce jour, en cette cité où j’habite, «sa prière» continue incessante.

Rien qu’avec le Tiers-Ordre, trois millions de «consacré», la prière du Christ est assuré sans interruption. Pas une minute, pas une seconde où il n’y ait à travers les espaces des lèvres de Tertiaires à prononcer : «Notre Père», «Je vous salue, Marie», «Gloire à vous, Trinité sainte».

Dans une seule Fraternité, dans mon petit village, avec les vingt-cinq, cinquante ou cent membres de ma famille spirituelle, unie à notre ou à nos prêtres, à nos religieux et religieuses, aux Tertiaires des autres Ordres, le Christ trouve «sa prière» en adoration, grâce à nous.

Ce n’est plus une prière particulière, mais une partie de la supplication officielle liturgique de l’Église. Y manquer serait faire preuve de légèreté d’esprit, d’abus de confiance, de manque d’affection à l’égard du Seigneur.

Saint François avait un respect profond pour «l’Office», et l’une de ses grandes joies a été de multiplier les «consacrés» à travers le monde pour assurer la continuité de cette prière.

Il faut la dire «digne, attente avec devotion», «Seigneur, ouvrez mes lèvres pour que je bénisse votre saint Nom…»

Pour les Tertiaires, l’Office des douze Pater suffit, mais quand on dispose de plus de temps, on peut dire, ou le Bréviaire, ou l’Office de la Sainte Vierge. Il est bon, de temps en temps, de s’habituer à dire quelques parties de l’Office de la Sainte Vierge, en supprimant le nombre de «Pater» correspondants.

L’Église a reçu notre promesse de le réciter chaque jour.

Pour éviter la routine, ayons une pensé particulière qui fixe notre esprit : soit un mystère de la passion, ou une union avec tel saint… pour obtenir telle grâce, etc.. des méthodes différentes sont à la disposition des Tertiaires, aucune n’est obligatoire. A chacun d’utiliser celle qui l‘aide le plus.

Il serait préférable de se mettre à genoux, mais, pour le grand nombre, c’est impossible et on peut y satisfaire en allant et venant, en travaillant si le temps fait défaut.

C’est une prière vocale, la simple lecture des yeux, ou la récitation mentale, ne suffisent pas.

Derrière les mots, tenir son âme attentive et fervente et l’Office sera bien prié.

Saint François disait à ses religieux d’emporter avec eux leur cellule pour y continuer leur oraison lorsqu’ils allaient de par le monde.

Dans le monde, ami lecteur, vous y êtes. «Et le monde est dans les ténèbres et les ténèbres ne veulent pas de la lumière». Et pourtant, il vous faut voir claire et il vous faut éclairer.

Emportez, vous aussi, votre cellule au milieu de la foule, à l’usine, à l’atelier, dans les affaires. Et, à chaque fois qu’un souffle viendra menacer ou même éteindre la lampe qui lui en vous, ranimez-là à la flamme de vos «exercices de piété», de «votre Office» et vous verrez clair au milieu du chemin, enténébré.

En contact avec «la lumière», vous serez allumés «au grand cierge pensé vers le petite cierge que vous êtes» (Claudel) et, à votre tour, vous vous pencherez vers les petits cierges éteints qui vous entourent pour leur communiquer votre flamme.

Et la route de lumière continuera de percer les ténèbres et d’attirer les regards, de ceux qui sont lassés de la nuit, de ceux qui cherchent, de ceux qui étaient en danger de se perdre.

Éléments unitifs
Le but de toute vie chrétienne le mot l’exprime c’est de devenir « Christ », de s’identifier à Lui dans toute la mesure de nos forces aidées, refaites et divinisées par la grâce.

Ce travail, nous l’avons vu, suppose l’habitude de vaincre en soi et autour de soi tout ce qui empêcherait la fusion amicale du Chrétien avec son Christ ; l’habitude, aussi de voir, par la pensée du Christ, tout le vrai sur soi-même, sur les autres, sur Dieu et son œuvre.

Ce n’est qu’à ces conditions que le disciple rencontre pleinement le Maître et établir ce «courant de vie partagée» qu’est la communauté réelle, celle de deux êtres qui n’en font plus qu’un.

La Règle de l’Ordre.

Par la «pénitence sacramentelle et personnelle», et par «l’examen de conscience,», purifie le Tertiaire et le maintient disponible pour l’entrée du Christ en lui; par «les exercices de piété» et «l’Office», trace et éclaire la route qui le conduit et le dispose à comprendre à accepter ce qu’Il est.

L’union peut alors se réaliser sans difficulté.

C’est dans ce but que deux nouvelles prescriptions vont engager l’âme «consacrée» à rechercher, à la suite de François, l’amitié qui fait les saints.

Au chapitre deuxième :

«Une communion mensuelle» est ordonnée ( par.5 ) et la «messe quotidienne» ( par. II ).

Messe et communion on t souvent été dissociées au cours des âges. Question de mentalité, de compréhension différents, provoquées par des théories, des circonstances locales et temporelles que nous n’avons pas à analyser ici.

Dan la première Règle (1221), la messe n’est prescrite « qu’une fois par mois, à l’occasion de la réunion ou quand il paraîtra bon aux Ministres » (chap. Vi, par. 16). Et la communion trois fois par an : «à la Nativité du Seigneur, à Pâques et à la Pentecôte». (Chap. V. par 13).

Dans celle de 1289, la messe devient quotidienne :«que dans chaque vielle ou localité tous les frères et toutes les sœurs se portant bien entendent la messe tous les jours, s’ils le peuvent commodément»; et celle de la réunion est solennisée : «et que chaque mois, ils se réunissent dans l’église ou le lieu que les Ministres auront fait annoncer, et là ils entendront la messe solennelle». ( Chap. XIII, par.24 ).

Enregistrons ces variations. Elles prouvent que la vie spirituelle des Ordres religieux, comme celle des individus, subit des adaptations.

Du moment qu’elles sont contrôlées, approuvées et, paru le Tiers-Ordre, prescrites par l’autorité légitime, il n’y a qu’ à y soumettre, sans gémir vers le passé qui n’est plus et sans devancer l’avenir. Seulement quand «l’Esprit » souffle, l’écouter et le suivre.

Or, pour l’instant il n’y a d’obligatoire que la messe journalière et la communion mensuelle. Simplement, constatons avec joie que depuis Pie X, une poussée merveilleuse vers la «communion quotidienne» a été donnée et que de nos jours la dissociation entre la messe et la communion tend à disparaître.

Les deux ne font qu’un en effet, comme semble-t-il, ils l’auraient toujours dû. Souhaitons que les Chrétiens le saisissent de plus en plus et, parmi les Chrétiens, ceux qui doivent toujours être à l’avant-garde, beaucoup d’ailleurs, pour ne pas dire tous, le pratiquent dès maintenant dans le Tiers-Ordre.

Ceci dit, voyons , dans ces deux éléments, le moyen prévu par le Fondateur de l’Ordre, pour créer la «communauté» entre l’âme «consacrée» et Celui qui l’a choisie en la préférant parmi les autres.

«L’amour tend à la fusion, à l’union.»

N’est-ce pas pour cela que Dieu, défini par saint Jean, «l’Amour» : «Deus caritas est», s’est uni l’humanité dans son Fils ? «Verbum caro factumest : et le Verbe s’est fait chair. »

Il s’est fait chair, pour «s’unir la nôtre» et en Lui, celle-ci est élevée jusqu’à sa dignité. «Merci, Seigneur, d’avoir permis à votre Fils de revêtir notre humanité, pour que par Lui nous puissions nous «habiller» de divinité !»

C’est comme un échange de natures, nous dit la liturgie, tout à notre avantage d’ailleurs. La plus forte soulève la plus faible et l’envahit comme un torrent pour l’entraîner vers la «Vie».

Or, cette union, cette fusion se réalisent à la Messe, dont une partie intégrante est la communion.

La Messe

Missa ! la messe. Des traités nombreux en exposent l’historique. Le symbolisme des vêtements, des gestes et des vase sacrés, a également se commentateurs autorisés et la liturgie du rite sacré est l’objet d’ouvrage où les spécialistes, aussi bien que les simples fidèles, peuvent nourrir leur piété à l’égard du «mystère du Corps et du Sang du Seigneur».

Nous conseillons fortement à nos lecteurs, en demandant conseil à leur Directeur de Fraternité, de se faire indiquer les meilleures et les plus adaptés à leur dispositions spirituelles et à leur développement intellectuel.

Ici, nous n’envisageons le Sacrifice de l’autel qu’en raison de l’union réalisée par lui entre le fidèle et le Maître : et par le Christ communié, entre tous ceux qui participent au repas fraternel.

Peu d’associations spirituelles obligent leurs membres à par les religieux et religieuses en communauté à une messe quotidienne.

Combien de fois avons-nous entendue dire, par des prêtres de campagne en particulier : «Si nous n’avions nos Tertiaires, nous n’aurions personne à dire la messe avec nous en semaine.»

Saint François et les Souverains Pontifes ont vu le Sacrifice du Christ inapprécié ; à travers le monde et comme pour la prière d’Office, la grande prière du Seigneur continué et assurée par l’Église son épouse, ils ont compté sur la générosité des adeptes de l’Ordre de la Pénitence.

Et ainsi, chaque jour, toute une armée d’âmes consacrées dans le monde, se joint aux deux prières essentielles des âmes consacrées dans le cloître.

Et ainsi, chaque jour, ces deux armées spirituelles continuent l’acte de justice «sacrificiel» du Christ à la messe et l’acte d’adoration, de conversation amoureuse de l’humanité avec la divinité par l’Office.

Et ainsi, chaque jour, l’union, la grande communion de Dieu et de l’homme par le Christ, per Dominum Nostrum Jesum Christum, relie, malgré les efforts des haines et du péché, la créature du Créateur.

En comme la Messe renouvelle la Croix, le «pêcheur universel», sacrifié au Clavaire, continue, par ceux qui veulent bien Le perpétuer, à répondre du péché mortel et véniel actuel du monde pour l’effacer…

C’est cela la messe : après nos être offerts de notre mieux, devenir le Christ par la transsubstantiations ; puis, par la communion. Le porter avec nous, pour Le mettre en contact, par nous, avec tous ceux que nos atteignons de près ou de loin.

Soulever notre petite humanité et l’humanité qui nous entoure, toute celle qui est destiné à devenir Christ avec nous c’est-à-dire tous les hommes jusqu’à la Croix, rééditée par chaque «consécration» de messe.

Ainsi, avec le Christ, nous, tout l’homme se trouve consciemment ou inconsciemment, en acceptant ou en refusant, où mis à nouveau, remis en propriété de Dieu.

Tel set le rôle matinal, immense, large, catholique, demandé à chaque Tertiaire, chaque jour.

Comme on comprend le premier chapitre de la Règle exigeant comme qualité essentielle du Postulant : «un caractère amide la concorde», et la prescription du deuxième chapitre; «Ils apaiseront les discordes partout où ils les rencontreront !».

En plus de ce rôle social et humain de «résumer» toute l’humanité à chaque instant dans le Christ, la messe réalise, dans celui qui ne se contente pas d’y être intégrer malgré lui ou sans y attache d’importance, une Communauté d’âme sans pareille.

A) Communauté dans l’offrande :

Sur la patène du prêtre il y a une hostie composée de quelques graines de blé, ce n’est que du pain. Symbole de l’hostie spirituelle que le fidèle y associe, composée de ce jour, de devoirs d’état, d’affections, de peines, de joies, de dévouement, etc…

Suscipe : Recevez, Seigneur, notre offrande, mon offrande «pure et an s tache».

Recevez-la. Suscipe.

Pure et sans tache… elle l’est encore, car je n’ai pris que si peu contact avec elle, que je n’ai pas eu le temps de la ternir…

Pure et sans tache… elle le restera, car je sais que vous effacer les taches après mes sottises d’étourdi !…

Pure et sans tache.. elle le deviendra davantage, car vous changerez, Seigneur, chaque heure , chaque jour, chaque joie ou peine, comme vous changez le pain à l’autel après l’office. Vous en ferez la transsubstantiation …Merci !…

B) Communauté dans la «consécration».

Suscipe… Recevez Seigneur, pour «transformer», en effet. Transformer en Vous, immoler tout avec Vous, ne plus faire qu’une victime avec Vous.

Quand vous me redonnerez ce que je vous donne, que ce soit en communion intense, vraie, en tout.
L’hostie de l’autel par de nous : pain ; elle revient de Vous à nous : eucharistie.

Mes actions, ma vie dans tous ses détails partent vers Vous : humaines ; elles reviennent à chaque seconde : divines.

Vie transsubstantiée !…


c) Communauté dans la communion !…

La Messe est un repas.

Je reçois en nourriture à la Table fraternelle toue ce que j’ai offert, tout ce qui a été consacré, c’est-à-dire le Christ-Jésus, et tout ce qui va faire Sa Volonté dans ma journée, en devoirs, en joies, en peines, en imprévus et en épanouissent spirituel et humaine.

C’est la communion, l’union commune qui entâmes ma vie dans Sa vie, ma pensée dans la Sienne, ma volonté et mon cœur dans le torrent d’amour qu’IL est et qu’il reste en m’unissant à Lui et en s’unissant à moi.

La communion commence à l’autel, elle se continue ainsi tout le jour. Tout dévient source d’union et par le fait aussi «action de grâce». L’amitié est inébranlable. On ne peut plus dire «j’ai communié» ce matin, mais «je communie» à chaque moment, en voulant Sa volonté, en aimant ce qu’Il m’envoie.

Ite Misa est : allez, réalisez «l’offrande», la «consécration», «l‘union», pendant vingt-quatre heures.

En nous obligeant à l’audition quotidienne de la messe, saint François nous conduit vraiment à la source même de la vie chrétienne, toujours suivre, toujours féconde et abondante en eaux salutaire.

Il semble par ces mots : «Si on le peu commodément», que la Règle ne nous fasse pas une prescription très rigoureuse de participer au Saint Sacrifice…

C’est cependant une obligation, mais tempérée par une sage prudence.

Certains tertiaires sont astreints à des devoirs d’état qui priment de droit toute autre obligation particulière. Il y a aussi la distance, la santé. Dans ce cas, qu’ils remplacent par la «messe spirituelle» est la «communion spirituelle».

La Messe se célèbre sans discontinuer dans l’une ou l’autre partie du monde. Le Tertiaire peut donc toujours s’imposer au moins une assistance d’esprit au Saint Sacrifice.

La messe spirituelle consiste, après s’être choisis un prêtre, confesseur, Directeur de conscience, prêtre de sa famille, ou encore le Pape, en un mot : «son prêtre», à se le représenter chaque matin au saint autel. Il suffit alors de vivre avec lui les trois phases principales du Sacrifice.

1) L’Offrande : Mettre en esprit sur la patène notre offrande personnelle, petite hostie auprès de la grande; journée, devoir d’état, peines, joies, affections, imprévus etc..

2) La consécration : Voir «son prêtre», se pencher sur l’offrande`puis prononcer avec lui les paroles consécratoires : «Ceci est mon corps», et accepter intimement à ce moment la propriété de Dieu sur notre offrande
«Christifiée».

3) La Communion : Voir en esprit le prêtre distribuant l’eucharistie : faire une communion spirituelle avec une formule déterminée, ou simplement en récitant le Pater lentement pour s’arrêter à ces mots; «donnez-moi, Seigneur, aujourd’hui, mon pain d’aujourd’hui.»

Le tout demande au plus, deux ou trois minutes.

Chaque Tertiaire, s’il veut vivre l’esprit de la Règle, s’imposera cette messe spirituelle, à chaque fois qu’il n’aura pu aller à l’église.

Donc pas de paraisse, pas de prétexte, un désir intense de dire sa messe chaque matin comme le prêtre et le religieux.

La messe, c’est l’envahissement d’une hostie par le Christ. Faisons-nous hostie auprès de l’hostie du Prêtre, pour être envahis en nous-même et dans tout notre journée par le Christ . Il viendra tout transsubstantier, en montant jusqu’au divin nos petites actions humaines.

La communion

Quand au sacrement de l’Eucharistie, toute la pratique de la Règle entraîne vers la Communion fréquente et quotidienne; l’assistance à la messe ne peut être pas ne pas éveiller le désir et le besoin de la communion journalière. C’est là que nous irons retremper nos forces.

Que ce soit vraiment une Communion, c’est-à-dire une «union commune» de tout notre être avec le Christ, Sa volonté, Sa pensée, Ses soucis, Ses affections.

C’est «le signe de l’unité, le symbole de la concorde, le lien de la charité» selon le Concile de Trente, ce qui doit faire de nous de véritables Tertiaires.

Il est d’usage, dans certaines Fraternités, d’offrir une Communion par mois les uns pour les autres. Là où la messe en commun est établie, on peut profiter de cette présence de tous pour s’acquitter de ce devoir de charité.

On le voit, «les trois éléments de la vie spirituelle», de la perfection chrétienne, sont bien proposés au disciple de François dans la Règle du Tiers-Ordre.

Il suffit à chaque Tertiaire de méditer l’esprit de pénitence, l’esprit de prière, l’amour du Sacrifice de l’autel et du Sacerdoce chez François et la montée en flèche vers l’Amour est assurée.

L’ordre des pages sont placées l’une derrière l'autre ;
tel que dans le livre et non pas en ordre alphabétique suivre les chiffres.



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