Prêtres du Monde
+ Sr Denise Christiaenssens ermite de la croix o.f.s.

St François spécialiste de l'Évangile 07/14

Vie-communautaire

P. Raymond Moisdon.html

Deuxième Partie

Réalisation personne ou '' De la Manière de vivre ''
C’est le titre du deuxième chapitre de la Règle.

À lui seul, il marque tout la gravité de l’acte que le novice vient de signer à sa Profession. Il ne peut plus se dispenser de vivre désormais selon des méthodes une mentalité, une doctrine dont, il vient de prendre solennellement engagement devant témoins.

«Le Tiers-Ordre est une affaire sérieuse pour personne sérieuse.» Le Profès s’engage après un loyal essai, après avoir fourni les preuves d’un apprentissage bien réalisé, en accord complet avec l’Ordre dont il devient membre, avec la famille spirituelle qui le reçoit : la Fraternité

De ce jour, il devient responsable parmi ses frères et sœurs et avec eux :

a) de son achèvent personnel en sainteté, de plus en plus marqué ;
b) de la vie interne du foyer spirituel qui l’a adopté et ;
c) de l’influence externe de ce foyer sur les chrétiens et les nons chrétiens que «sa manière de vie» viendra heurter en faveur ou contre le Christ, qu’en définitive, il eut aimer et faire aimer.

Avant d’aborder les points précis, détaillés par la Règle, «de la manière de vivre» du Tertiaire, n’oublions pas que celle-ci suppose, en effet, la communauté organiser des frères et des sœurs. Elle parle : des chefs de cette communauté, de leur autorité, de leur instituons, de leur devoir de créer et de maintenir la vie fraternelle. (Chap. II. par, 11 et 12`chap. III. par I.)

A part des cas très particuliers, sur lesquels nous reviendrons, le Tertiaire doit donc accepter comme premier élément, et élément essentiel de sa manière particulière de vivre : la vie communautaire.

Chapitre Premier


Vie communautaire

Pour désigner le groupe organisé des Tertiaires, le mot très chrétien et très franciscain de «FRATERNITÉ» ne pouvait être mieux choisi. Ceux-ci ne peuvent plus dès lors se considérer comme étrangers les uns aux autres, comme juxtaposés, mais comme : «frères en esprit et en vérité», par saint François, devant Dieu et devant les hommes : en Fraternité, en communauté.

C’est donc une mise en commun.

La Communauté se définit : «un courant de vie partagée».

La Communauté en Dieu ce n’est que cela : La Trinité est le modèle de toute communauté.

La Communauté du Verbe avec l’Humanité ce n’est que cela : l’Incarnation c’est la rencontre la vie de l’homme et de la vie de Dieu.

François n’a jamais conçu ses Fraternités de Mineurs de Pauvres Dames, de Tertiaires, autrement.

Trop souvent on a oublié cet aspect communautaire du Tiers-Ordre. Sans doute, à l’extérieur, il semble réduit et apparemment il n’en est questions qu’au moment des «réunions ou assemblées mensuelles» Mais ce serait méconnaîtes l’esprit du fondateur en le minimisant à ce point.

François a trop le sens de sa communauté avec Dieu par le Christ, pour ne pas l’inculquer à tous ses entreprises. En ce «courant de vie partagée» qui mêle sa propre vie à celle du Christ et qui l’entraîne vers toutes les vies que le Christ veut atteindre, il l’institue dans ses trois familles en leur apprenant sa grande passion «d’aimer l’Amour qui n’est pas aimé».

«Aimer Dieu sans aimer le prochain est un mensonge», dit saint Jean est ainsi, l’amour du prochain devient la preuve la plus sensible de l’amour de Dieu. Là est la base de toute communauté chrétienne «Aimer Dieu et aimer nos frères c’est le recto et le verso de l’Évangile».

Pas de christianisme dès lors, sans vie communautaire unissant Dieu à l’homme et l’homme à Dieu et, par le fait, les hommes entre eux, car ils doivent aimer Dieu et les uns dans les autres.

A plus forte raison, cette marque essentielle de l’amour, doit-elle apparaître dans les groupes qui prétendent être dans le Christianisme, les témoins de la pensée et de la volonté divines.

François n’a voulu par ses Fraternités de Tiers-ordres que cela.

L’une des conditions requisse pour entrer dans l’Ordre c’est :

«d’avoir une caractère ami de la concorde». (Chap. 1 par, I)

«Les Tertiaires auront soin de maintenir entre eux et avec les autres la charité et la bienveillance. Ils s’appliqueront à apaiser les discordes selon leurs moyens» (Chap. II.Par.9)

Une Fraternité devait être au milieu d’un monde qui se paganise, qui perd sa «Lumière», un chandelier lumineux, une lampe éclairante, une étoile réconfortante. Ce petit cierge dont parle Claudel qui, prenant sa lumière au Christ source de toute clarté, se penche vers les cierges éteints pour leur proposer en partage tout fraternel, la flamme qui l’anime.

Une «Fraternité» c’est une présence plus réelle du Christ au milieu de Chrétiens paganises ou de païens à rechristianiser.

François voyait prophétiquement ses frères, ses disciples de tous Ordres créer des îlots de sainteté dans tous les coins du monde, cherchant à se rejoindre entre eux et entraînant dans leur sillage pour se les unir tous les vies rencontrés. Des Tertiaires ont défini eux-même dans cet esprit, la Fraternité : «Une communauté dispersée, en dehors d’un jour par mois, mais unie perpétuellement par le sacrifice, la prière, la charité et l’esprit de François d’Assise».

Une «communauté-témoin», une «communauté-évangélique», une «communauté-amour», telle doit être la fraternité de Tiers-Ordre, au milieu, du monde.

Peut-être sonnes–nous loin de cet idéal, loin d’être cette «lumière dans les ténèbres», ce «levain dans la pâte», ce Christ d’Évangile à la manière de François au milieu du monde, et pourtant, si nos Fraternités ne reviennent pas «à cette manière de vivre», c’en est fait de la troisième famille Franciscaine, elle restera amorphe et voué par le fait, à une dégénérescence irréductible.

Que chaque Tertiaire, se demande donc s’il a bien compris ce sens de la communauté.

Il ne s’agit pas d’ignorer les difficultés de la vie communautaire ne «d’angéliser» nos Fraternités, mais compte-tenu de la nature humaine, qui doit être «pendue par la tête au ciel tout en ayant les deux pieds sur terre» ( Chesterton) et de ses infirmités, il faut à tout prix vouloir trouver les «touches d’harmonie» entre membre de l’Ordre.

Nous avons dit plus haut que chacun en face des autres devient :

1-Responsable de son achèvement personnel en sainteté.

La sainteté hélas! Combien voient en elle une suite de vertus détachées de leur source, des attitudes individuelles, des originalités, des miracles , etc…

Or, par elle-même, elle tend à la communauté, car elle est avant tout une personne : Jésus-Christ. Et Jésus-Christ veut «tout réunir en lui» : «Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés», «Père, faites qu’ils soient un».

Le Chrétien, dit saint Paul, à plus forte raison le dirait-il du Tertiaire, est «complementum Christi», «complément du Christ», mais à condition que le Christ ait commencé le premier par compléter, parachever le Chrétien et le Tertiaire.

D’où lors, un Tertiaire dont la sainteté ne s’épanouirait pas en fraternité, n’est plus dans l’ordre de sa vocation.

2- Responsable de la vie interne de sa famille spirituelle.

D’où une fusion très grande avec tous les membres de ce foyer.

Ne pas seulement venir en Fraternité pour y trouver des avantage personnels, temporels, spirituels ou même éternels, mais aussi pour apporter à plein à tous les frères et sœurs, pour leur donner sans compter, en aimant par le Christ et pour le Christ, toutes leurs personnes, unies dans une seul offrande à la sienne.

Un Tertiaire qui ne veut que profiter de la communauté; sans rien fournir aux autres, est un voleur. Quand on vie en communauté, c’est pour «pilier les autres et se laisser piller par eux».

3- Responsable de l’influence externe du Tiers-Ordre.

L’amour est diffusif de sa nature. Une fraternité par essence et parce que communauté, est centre d’amour. Les membres en sont les «diffuseurs» perpétuels par toute leur vie, toutes leurs actions, toutes leurs réactions.

Si un Tertiaire remplit mal a fonction sur ce point essentiel du rayonnement de la vie intérieur de la communauté, tout le travail d’ensemble de conquête pour le Christ est compromis et toute la communauté est compromis également.

On juge les institutions par ceux qui les présentent. Or on ne peut porter le titre de Tertiaire sans porter le Tiers-Ordre avec soi devant les autres, de même qu’un Chrétien porte le Christianisme avec lui devant les païens. La responsabilité est grave.

On peut cacher le Christ en présentant une caricature de Chrétien et on travaille ainsi contre Lui. On eut travailler contre le Tiers-Ordre en le présentant en réduction d’égoïsme spirituel, alors qu’il n’est dans la pensée de François qu’un serviteur du Christ partout.

En résumé : le Tiers-Ordre doit se vivre par les Profès dans les communauté appelée «Fraternité» qui elles doivent être sous peine de faillir à leur mission des «témoins» vivants de la charité du Christ au milieu du monde.

Comment apprécier à la lumière de ces enseignement, les isolés ?

Les Tertiaires isolés sont ceux qui, pour une raison grave ne peuvent entrer pour reste dans une Fraternité. Ils sont comparable à des Religieux détachés momentanément de leur couvent. Comme eux, ils devraient avoir le désir le plus intense, ou de revenir dans leur famille spirituelle pour en retrouver tous les avantages ou de trouver, s’il ne l’ont ou jusqu’ici, cette «famille d’ âmes» qu’est une Fraternité.

Par raison grave, on peut entendre : l’absence de groupements de Tiers-Ordre dans la localité ou la région, quelques motifs sérieux d’ordre personnel (santé, état de déficience physique) ou familial (interdiction du mari, difficultés de foyer indépendants de la personne qui désire entrer au Tiers-Ordre, etc)

Les Tertiaires isolés ne sont pas dispensés, dans toute la mesure du possible, de postulat et de noviciat avec Maître ou Maîtresse des Novices de la Fraternité la plus proche. Ces derniers sont responsables de l’acceptation ou du refus des candidats ; ils doivent inciter autant qu’ils le peuvent leurs sujets à entrer, dès qu’il leurs sera possible, dans une Fraternité et être encore plus exigeants pour les qualités requise et la formation.

Le Révérendissime Père Bello écrit que : «l’état des frères auxquels l’usage a donnée le qualificatif d’isolé ne peut être admis qu’exceptionnellement et non pas devenir comme la condition normale de beaucoup de frères ».

« Les «isolés», ajoute-t-il, ne doivent être acceptés que dans cas particuliers et pour une cause raisonnable et suffisante.» ( Lette de 1939) sur le Tiers-Ordre).

Les cas réels d’isolement ainsi prévus, il reste que le Tiers-Ordre a comme principe vital essentiel de «sa manière de vivre», la vie communautaire.

Dans les Fraternités, les Tertiaire viennent mettre « leurs âmes en famille» pour se donner mutuellement la vie du Christ et pour Le rayonner. Le distribuer à toues les rachetés.

L’ordre des pages sont placées l’une derrière l'autre ;
tel que dans le livre et non pas en ordre alphabétique suivre les chiffres.



Si tu veux voir tout le contenue du site donc clique sur cette croix. Merci


Le fond de cette page vient du site

© Défendu de prendre mes pages et les mettre sur votre site, respectez mon travail. +Sr Denise Ermite de la croix o.f.s.

Le resto de mon fils Francois Christiaenssens

En Estrie Québec Canada http://www.legendemagog.com

Nous somme situé au 20 Principal est Magog Qc. J1X 2Y3

Pour réservez appelez au 819-843-0020 Fax.: 819-843-5212 Courriel: lalegende@bellnet.ca