Prêtres du Monde

+ Sr Denise Christiaenssens

Ermite de la croix o.f.s.

Dans le diocèse de Rimouski.

Ermite franciscaine consacrée par voeux
public  par Mgr. Bertrand BLanchet 2007

Maintenant sous obéissance de  Mgr Pierre André Fournier  et ami de ma famille depuis quelques années

-Ma consécration est pour ma famille
-mes prêtres vivants ou décèdés du monde
-toute personne qui fait une demande

J'ai déménagé et Tellus ne donne pas le service, donc j'ai donc changer d'adresse  de @

voici la nouvelle

 

 

ermitedelacroixofs@live.ca

Livre d'or- Un petit mot fait du bien et cela vous permet aussi de lire les commentaires des gens.  Ne laissez pas de message personnel s.v.p.
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DU COMITÉ DIOCÉSAIN
DU MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

AS-TU DÉJÀ PENSÉ À
DEVENIR PRÊTRE?


LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE ? OUI REGARDE LE LIEN PLUS BAS
Titre de la série :
méditations eucharistiques pour l'adoration
Titre de la page:
Prenez et Mangez
Nom de l'auteur:
Mgr-Victor-Lault

I

Adoration

Notre divin Roi Jésus, au moment de terminer sa vie terrestre et de se livrer entre les mains de ses ennemis pour consommer son sacrifice d'expiation, a voulu nous faire un don, un don vraiment royal. Les souverains, dans leur testament, ont coutume d'indiquer des largesses à faire en leur nom après leur mort«. Ils veulent ainsi assurer à leur mémoire une bénédiction qui, dans leur intention, devrait être éternelle.

Ce ne sont pas, ô Jésus, des sommes d'argent à employer en oeuvres de bienfaisance que vous avez voulu nous laisser dans votre testament; c'est vous-même en personne. Parlant un jour de ce don à la Samaritaine , vous lui disiez, ô Jésus : « Si seires donuin Dei : Si vous connaissiez le don de Dieu! » (Joan.,

Le don de votre royale munificence, ô Jésus, c'est, vous l'avez dit, votre Corps et votre Sang; mais ce don, je ne le connais point assez : aidez-moi, ô Jésus, à en mieux comprendre l'excellence et la beauté, les richesses et la grandeur. Apprenez-moi ce qu'il est, tout ce qu'il est, afin que, le connaissant mieux, je vous aime plus sincèrement, et vous serve avec plus de fidélité.

L'Eucharistie, c'est en vérité le don de Dieu. Vous l'avez dit, ô Jésus : « Prenez et mangez, ceci est mon Corps. » Je le crois fermement, et combien je voudrais que tous les hommes aient cette même foi!

Ce don de Dieu, ce n'est point un souvenir laissé par vous, ô Jésus, à vos frères d'ici-bas, comme l'homme voyageur qui, en se séparant de ses amis, leur laisse un objet destiné en quelque sorte à le remplacer; ce n'est point non plus une simple représentation, un symbole de vous-même, ô divin Sauveur; c'est vous en toute réalité, ô Jésus... Je le crois, Seigneur, et ma foi vous adore sous ces apparences...:

Le don que vous nous faites, ô Jésus, est un don véritable; ce n'est pas un prêt que vous nous confiez. Vous vous y livrez à nous aussi pleinement qu'il est possible, et vous passez en notre possession totale, comme l'aliment que nous prenons devient partie de nous-mêmes.

Ah! qu'il est beau ce don de Dieu, comme il mérite d'être étudié!

Dieu nous avait donné son propre Fils par l'Incarnation, car c'est jusque-là, selon la parole de saint Jean (m, 161, que le Seigneur a aimé le monde. Le Fils de Dieu lui-même s'était donné aux hommes, durant sa vie terrestre, par les bienfaits, le dévouement, la mort sur la croix. Mais afin que tous ces dons subsistent et se perpétuent, non seulement dans leurs effets, mais encore d'une certaine ma­nière en eux-mêmes, vous les avez, ô Jésus, résumés et fixés dans ce don de votre Eucharistie. Ah I si nous connaissions le don de notre Dieu...

Vous vous donnez à nous, ô Jésus... Il est évident qu'en retour nous devons nous donner à vous.

Nous nous devons à vous, ô mon Dieu, en tant que créatures; nous sommes tenus de tendre à vous comme à notre fin, et c'est pour vous qu'il nous faut vivre et agir ici-bas. Mais ce don que vous nous faites de vous-même dans l'Eucharistie vient ajouter un nouveau poids à cette obligation.

Non, il ne suffit pas de nous donner à vous par les désirs, par la volonté et les résolutions que nous pourrions former de vous mieux servir... La réalité de votre don, ô Jésus, nous oblige à nous donner à vous, aussi vraiment et réellement que vous vous donnez à nous; non point pour un temps seulement, mais sans limites de jours, d'années et de circonstances.

Mais, ô Jésus, comment me donnerai- je à vous ?...

Tu te donneras à moi, mon enfant, en faisant ma volonté, en observant mes préceptes, en cherchant à me faire plaisir, en évitant tout ce qui pourrait être une offense envers ma divine majesté, en te dévouant pour ma gloire, pour mes intérêts...

Oui, Seigneur, puisque vous vous donnez à moi, il est nécessaire qu'à mon tour je me donne à vous : acceptez l'offrande que je vous fais de moi-même en ce moment, et pour vous montrer la réalité de mon don, je détermine tel acte à faire pendant la journée.

Le don que Jésus me fait de lui-même m'oblige encore à me donner à mon prochain : si lui, Dieu et Seigneur, veut bien se livrer à la plus indigne de ses créatures, comment pourrais-je hésiter à imiter son exemple ?

Pour répondre au don que Dieu m'a fait, je dois par conséquent me donner comme lui à mes frères, en les aimant, les servant et me dévouant pour eux, jusqu'à donner, s'il le fallait, ma vie même... Sans cela, je pourrais avoir une certaine idée théorique du don de Dieu, je ne le saurais pas totalement, car j'ignorerais en pratique ce qu'il doit produire.

II
Action de grâce

« Si tu savais le don de Dieu! » Si tu savais tout ce qu'il contient d'amour de la part de Dieu; si tu savais tous les trésors qu'il renferme, comme la reconnaissance monterait ardente de ton coeur!

Faites-moi connaître, ô Jésus, la beauté, les richesses de ce don de Dieu, de votre royale munificence, ô divin Roi, afin que, le connaissant mieux, j'en rende au Seigneur de plus vives actions de grâces.

Eh! oui, quelle ne devrait pas être ma reconnaissance en me rappelant que ce don de l'Eucharistie n'est pas une figure, un souvenir de Jésus, ou encore une action de sa puissance, mais vous, ô mon Sauveur et mon Dieu, en toute vérité et réalité.

Ce don, étant Jésus lui-même, contient dès lors et nous offre le bien suprême, le bien infini, Dieu dans la plénitude de son être, de ses perfections, de son amour; chaque Hostie est Dieu tout entier : le présent que vous m'offrez, ô Jésus, n'est pas moins que cela.

Ce don étant Jésus lui-même, il renferme et nous donne ce chef-d'oeuvre des mains divines, qui est l'Homme-Dieu, avec toutes ses vertus, ses grâces, ses mérites et les satisfactions de sa mort sur la croix.

Ce don enfin, étant Jésus lui-même, re­met entre nos mains les promesses et le gage, l'avant-goût même de la gloire céleste, avec les secours nécessaires pour y parvenir...

Si nous savions le trésor et la richesse, l'honneur et la grandeur de l'adorable don que Jésus nous a fait, comme nous serions heureux, avec quelles effusions de joie nous remercierions notre divin Roi de sa générosité...

« Grâces soient rendues à Dieu pour le don inénarrable » qu'il nous a fait dans sa bonté : grattas Deo super inenarrabili dono ejus » (II Cor., lx, 15).

C'est votre amour infini, ô mon Dieu, qui seul a pu inventer un don si magnifique; qui seul a pu le réaliser; qui seul peut le soutenir et le perpétuer toujours aussi réel, aussi plénier qu'à la première heure, car ce don est sans repentance, comme il est sans limites.

La manière dont on fait un cadeau est quelquefois plus importante que le bienfait lui-même.

Or, le don de Dieu n'est pas seulement admirable en lui-même, il est encore magnifique dans la manière dont il nous est fait.

La splendeur, les perfections de Celui qui nous est donné, sont admirablement voilées, pour ménager notre faiblesse, sous la forme du pain, aliment quotidien.


Ce pain, ce don de Dieu, c'est chaque jour que nous pouvons de nouveau le recevoir avec la même plénitude, la même réalité que la première fois.

En vérité, ce n'est pas un don, c'est l'abandon total de Dieu à l'homme. Ne dirait-on pas, ô Jésus, que vous avez voulu épuiser dans ce présent les richesses d'une puissance souveraine mise au service d'un amour royal ? Oui, tout est royal ici, de votre part...

Que mon amour, divin Sauveur et Maître souverain, que mon amour aussi soit royal, que ma reconnaissance soit souveraine : tant de fois déjà vous vous êtes livré à moi, et vous reviendrez encore à moi, avec la même générosité, tous les jours de ma vie jusqu'au dernier... Merci, ô Jésus, pour toutes ces communions, qui me donnent le Roi des rois et le Sei­gneur des seigneurs en personne.

III
Réparation
« Si tu savais le don de Dieu! » La pauvre Samaritaine ne connaissait pas, ô Jésus, le Don de Dieu dont vous lui parliez... Elle n'était point coupable; car ce don ne lui avait pas encore été présenté.

Mais aujourd'hui, après vingt siècles de solennelles affirmations, qu'il est triste de voir que le don de Dieu est encore ignoré de beaucoup d'hommes, et qu'il est plus triste encore de savoir que pour plusieurs cette ignorance est volontaire !

Ignorer volontairement une chose, c'est une marque de mépris; c'est, au moins, un indice qu'on ne la juge pas digne de fixer l'attention. Ignorer un don, qui nous est fait, c'est par conséquent ou le mépriser ou ne pas l'apprécier et, par là même, c'est faire injure au donateur...

Qui de nous ne ressentirait vivement un tel affront ? Et plus le don a été généreux, plus grande est l'offense.

Quelle peine causent donc à votre Coeur, ô Jésus, ces hommes qui négligent ou rejettent votre don, lui préférant les biens mensongers de leurs passions, de la terre et du monde;... ou même simplement leurs aises et leurs commodités, ne voulant pas s'imposer un petit sacrifice pour aller le recevoir...

Pardon, ô Jésus, pour ces ingrats...

Pardon pour moi-même, ô Jésus, de n'avoir pas cherché à connaître et à approfondir, comme j'aurais dû le faire, votre don. Lorsqu'on reçoit un présent, surtout s'il vient d'un supérieur, on s'empresse de le prendre, on le considère avec attention, on l'admire, on cherche à en voir la beauté, la valeur, pour pouvoir mieux en remercier le donateur, lui en parler, lui montrer qu'on estime le don, qu'on lui en est reconnaissant...

Pourquoi n'agissons-nous pas de même envers Jésus au sujet du magnifique don de l'Eucharistie ?... Cherchons-nous à savoir toujours mieux ce qu'est le Saint Sacrement ?

N'avons-nous pas oublié parfois, trop souvent peut-être, qu'il est Jésus, Dieu lui-même, en toute vérité et réalité !... De là viennent nos manques de respect à l'église, notre peu de dévotion lorsque nous sommes en sa présence ou que nous le recevons dans la sainte communion.

Pardon, ô Jésus, de ces manquements qui blessent votre Coeur si délicat, si g énéreux, si prompt à se donner, si prodigue de lui-même...

Mais examinons-nous surtout sur la manière dont nous répondons pratique­ment au don de Dieu... Dans quelle me­sure sommes-nous à Celui qui se donne à nous ?... Dans quelle mesure imitons-nous Celui qui se donne à nous ?

Hélas! bien souvent nous manquons de générosité envers Dieu pour accomplir les sacrifices qu'il nous demande, ou même seulement pour observer dans toute leur étendue ses volontés manifestées par ses commandements...

Envers le prochain : nous hésitons à l'aimer, à lui rendre service, à nous dévouer pour lui...

Comme nous sommes loin, ô mon Dieu, de connaître et d'imiter votre don !...

IV
Prière

La prière de la Samaritaine , lorsque Jésus lui eut dit : « Si tu savais le don de Dieu », fut sans aucun doute celle-ci : Maître, enseignez-moi ce don de Dieu... Si une telle prière ne vint pas à ses lèvres, elle fut certainement au fond de son coeur.

Nous aussi, demandons à Notre-Sei­gneur de nous faire Connaître, de nous faire goûter le don de Dieu, qui n'est autre que lui-même.

Lorsqu'il vient en nous par la sainte communion, prions-le instamment d'éclairer notre intelligence. Ah ! si nous étions fidèles, comme les saints, aux lumières reçues, l'Eucharistie ne serait-elle pas pour nous plus belle, plus magnifique ?

Cette connaissance plus intime du don de Dieu, demandons-la aussi pour tous les chrétiens et pour tous les hommes.

Soyez connu et aimé, ô Jésus, dans le don de votre Eucharistie... Et nous-mê­mes, puissions-nous, pleins de dévouement et d'humilité, vous faire connaître, aimer et adorer par tous dans votre Eucharistie !

V
Pratique

Pour répondre au don de Dieu, refaire chaque jour, après la communion, l'offrande de nous-mêmes à Notre-Seigneur.

VI
Aspiration
Si tu savais, ô mon âme, le don de Dieu !
Le Corps de Jésus-Christ
auteur Mgr-Victor-Lault

I

Adoration

Dans votre royale munificence, ô Jésus, vous nous avez fait un don merveilleux, d'une beauté et d'une richesse ineffable : vous-même, « la splendeur de la gloire du Père et l'image de sa substance : splendor gloriae et figura substantiae ejus » (Hebr., I, 3).

Faites-moi connaître, ô Jésus, sagesse éternelle, le prix de ce don : l'écrin dans lequel il m'est présenté les espèces eucharistiques n'a pas grande valeur en lui-même ; mais ma foi perce cette enveloppe grossière, et elle m'enseigne que l'Eucharistie contient, ô Jésus, votre corps, votre sang, votre âme et votre divinité, c'est-à-dire vous tout entier, Fils de Dieu fait homme pour nous. Votre corps, ô divin Sauveur, est donc là en toute vérité, il est là aussi réellement, aussi parfaitement qu'il était sur la terre, aussi vivant, aussi complet, aussi organisé qu'est notre propre corps... Mystère ineffable : je ne vois qu'une petite hostie, qui tout à l'heure était du pain, et voici maintenant que là est le corps de Jésus I... Je crois, Seigneur, à cette vérité avec toute la sincérité, toute l'ardeur de mon âme, car c'est vous qui l'avez dit : « Ceci est mon Corps. » Oui, ces paroles que le prêtre prononce en votre nom opèrent en un instant le miracle ineffable de la transsubstantiation. Au témoignage de mes sens, rien n'est changé : le pain est toujours du pain ; mais je rejette leur affirmation : votre parole me suffit...

Unissons nos actes de foi et d'adoration à ceux de toute l'Église à travers les vingt siècles de son existence. Combien cette vérité lui est chère, à l'Église : chaque fois qu'une tendance, une lueur de doc­trine contraire a commencé à se faire jour, avec quelle vigilance elle s'y est opposée, et toujours elle s'y opposera... C'est que la possession du corps de Jésus est pour elle le plus précieux de tous les trésors : c'est son privilège, c'est son plus grand honneur.

De quelle tendre sollicitude encore, de quel profond respect, de quel amour vigilant, l'Église, votre épouse, entoure la divine Hostie, votre très saint Corps, ô Jésus; avec quelle vénération elle a reçu et elle garde ce don, le plus grand et le plus précieux qui ait pu être fait aux hommes.

Sachons, nous aussi, apprécier le bienfait que nous accorde le Sauveur en nous donnant son corps dans le Très Saint Sacrement : honorons-le, vénérons-le, adorons-le.

Mais ce corps que Jésus nous donne dans l'Eucharistie, rappelons-nous bien qu'il a été livré pour nous aux supplices et à la mort de la croix. Les outrages auxquels il a été exposé durant sa Passion doivent nous exciter à lui offrir maintenant des hommages proportionnés à ses anciennes humiliations...

Mais quoi, ô Jésus, l'état même dans lequel vous nous présentez votre corps au Sacrement me rappelle votre immolation sanglante du Calvaire... Vous êtes comme un mort : par le symbole des deux espèces consacrées distinctement, votre corps devrait être séparé de votre sang... Je crois fermement à la vérité du sacrifice de l'autel : sacrifice véritable et non figuré, sacrifice du Calvaire renouvelé et perpétué...

Le don appelle le don. Si vous nous livrez ainsi votre corps, ô Jésus, vous voulez que, à notre tour, nous vous fassions hommage de notre corps. En vous mettant sous les voiles du Sacrement, vous vous êtes en quelque sorte dépouillé de votre puissance sur votre corps : le Sacrement est à nous, et nous en faisons, selon notre piété ou selon notre négligence, ce que nous voulons...

C'est quelque chose de semblable que la communion, la participation à votre corps réclame de nous : puisque vous vous livrez à moi, ô Jésus, je dois me livrer à vous. Vous vous êtes fait mon aliment; que ma vie, elle aussi, devienne comme la nourriture de Dieu, que le Sei­gneur dispose de moi pour ses fins, à sa gloire, comme il lui plaira...

Je vous donne, ô Jésus, tous les sens de mon corps pour vous servir par la pratique de la mortification chrétienne, par le support des souffrances que vous jugerez bon de m'envoyer.

II
Action de grâce

Il est juste, il est nécessaire, ô Jésus, de vous remercier pour ce don royal que vous nous avez fait de votre corps dans la sainte Eucharistie.

Vous aviez à votre disposition, ô divin Roi, toutes les richesses du ciel et de la terre, car en votre qualité de vrai Fils de Dieu vous aviez la puissance souveraine sur tout ce qui existe, et vous pouviez même faire surgir du néant des êtres dont l'éclat et la beauté nous eût jetés dans la stupeur. Vous eussiez ainsi fait preuve d'un pouvoir sans limites, mais non d'un amour infini ; car tant que l'amour ne s'est pas donné lui-même, il lui reste quelque chose à faire : vous le saviez, ô Jésus, et vous avez prévenu nos désirs. Votre don, c'est vous...

Il est vrai que, sous les voiles du Sacrement, nos yeux n'aperçoivent pas vos traits; mais nous savons que votre corps est là, les saintes espèces nous le disent...; nous pouvons venir à vous, nous entretenir même avec vous, un peu comme les habitants de la Palestine aux jours de votre vie mortelle.

Grâce au sacrement de votre Corps, ô Jésus, vous n'êtes pas absent; vous n'êtes que voilé; encore, une foi vive peut-elle percer le nuage qui vous dérobe à nos yeux.

Nous sommes plus heureux que les Pa­triarches, les Prophètes et les Justes de l'Ancienne Loi, qui devaient se contenter d'espérer pour leurs descendants la présence du Messie promis... Ce Sauveur attendu, nous le possédons...

Durant votre vie terrestre, ô Jésus, vous guérissiez les malades par l'imposition de vos mains, vous rendiez la vue aux aveugles, l'ouïe aux sourds, l'usage de la parole aux muets, vous délivriez les possédés : voilà ce que produisait l'attouchement de votre corps très saint.

Ce sont des grâces semblables que vous voulez nous accorder, ô Jésus, dans l'ordre spirituel, en n'imposant pas seulement les mains sur nos infirmités, mais en venant corporellement en nous par le moyen de la sainte Communion.

Votre corps, ainsi que le répète l'Église sur chaque communiant, votre corps garde notre âme pour la vie éternelle : il la rend docile aux enseignements divins, il l'instruit des vérités spirituelles, il lui ouvre les yeux pour lui faire connaître les choses de Dieu, il guérit ses infirmités; enfin il apaise les flammes impures que le démon ne cesse de susciter en nous pour nous entraîner dans les plaisirs sensuels...

Le Corps de Jésus est donc pour notre âme la nourriture dont elle a besoin, le pain de vie qui lui assurera la possession de la vie éternelle. Certes l'alimentation naturelle est, sous un certain aspect, une action bien ordinaire ; mais à un autre point de vue, elle est une des plus belles manifestations de l'être vivant : celui-ci prend une substance inerte, il se l'assimile et la transforme en lui. Votre corps, divin Sauveur, qui est le pain de notre âme ne subit pas cette loi de l'assimilation matérielle, mais au contraire c'est lui qui nous donne sa vie, nous assimile à lui, à sa beauté, à sa richesse, à sa sainteté, nous transforme en lui... Vous avez pris, ô Jésus, un corps semblable au nôtre dans l'Incarnation, en vous humiliant jusqu'à la forme d'esclave ; mais par la vertu de ce même corps, devenu ainsi le corps d'un Dieu, vous nous prenez et nous élevez jusqu'à vous...

III
Réparation

Le corps de Jésus réellement présent au Saint Sacrement est trop souvent oublié, méconnu, outragé par ceux-là mêmes auxquels il a voulu se donner.

Ne l'oublie-ton point, ne le méprise ton point, lorsque, se trouvant en sa présence, on se tient sans respect, sans dévotion ?...

Faisant visite à un ami, on se reprocherait vivement un acte d'impolitesse ; admis à l'audience d'un souverain de la terre, on tient à être irréprochable dans sa tenue... Là, dans le Tabernacle, sur l'autel, se trouve Jésus, Roi du ciel et de la terre, et l'on ne consent point à se gêner en quoi que ce soit. Ah ! déplorons l'insouciance, la froideur de tant de chrétiens à l'égard du Corps de Jésus dans l'Eucharistie, leurs irrévérences, les nôtres, hélas! en présence du Roi du ciel personnellement présent au Très Saint Sacrement.

N'outrage-t-on pas le corps de Jésus lorsqu'on l'oblige à descendre dans une âme infectée par le péché, dans un corps adonné au vice ? C'est là un crime horrible qui renouvelle la trahison de Judas venant donner à Jésus le baiser infâme. Les persécuteurs infligèrent parfois aux martyrs un supplice dont le souvenir fait horreur : ils les attachaient vivants à un cadavre en décomposition : recevoir le Corps si pur, si vivant de Jésus dans une conscience contaminée par le péché, morte spirituellement, c'est en quelque sorte répéter à l'égard du Sauveur cette infamie.

Pardon, ô Jésus, pour ceux qui, ne discernant pas votre Corps d'une nourriture profane, le reçoivent dans une âme souillée, et se rendent ainsi coupables de profanation envers lui.

Je regrette, ô mon Dieu, les manques d'égard envers votre divin Sacrement, dont je me suis moi-même rendu coupa­ble par ma négligence, ma tiédeur...

Je vous demande pardon aussi pour ces impies qui, aveuglés par une haine mortelle contre votre Église, ont un jour osé nier la réalité de votre corps dans l'Hostie consacrée et se sont livrés contre votre divin Sacrement' à une persécution sans merci...

Combien, refusant de donner au corps de Jésus, présent au Sacrement, les hommages auxquels il a droit, n'ont pas honte de rendre à leur propre corps un véritable culte ? De là cette recherche effrénée des jouissances corporelles ; de là cette soif de tout ce qui peut flatter en nous la partie matérielle...

Ce corps de Jésus, présent au Sacrement, y est toujours dans un état d'immolation : il nous donne l'exemple de la mortification... Et nous, nous cherchons le bonheur, nous repoussons la souffrance...

Je communie souvent, tous les jours peut-être. Chaque fois je participe au corps immolé de Jésus, et je refuserais de me conformer à lui, et je rejetterais loin de moi toute pénitence ? Ceux qui appartiennent à Jésus-Christ, dit saint Paul , ont crucifié leur chair avec ses vices et ses concupiscences : qui autem sunt Christi, carnern suam crucifixerunt curavitiis et coneupiseentiis » (Gal., y, 24) ; à plus forte raison ceux qui sont si souvent incorporés au Christ... Je vous demande pardon, ô Jésus, de toutes mes fautes de sensualité, de toutes celles que m'a fait commettre l'amour de mes aises, la peur de la mortification.

IV
Prière

Prions Dieu de répandre sur nous et sur le monde entier une grâce abondante de foi et d'amour envers le corps de Jésus au Sacrement, afin que ce divin corps y soit mieux connu, davantage aimé, plus parfaitement honoré... Prions spécialement à cette intention pour ceux qui sont préposés à la garde du corps de Jésus dans l'Eucharistie, afin qu'ils le traitent toujours avec foi, révérence et dévouement. Pour moi-même, ô Jésus, je vous demande une foi plus ardente, une foi toujours plus vivante à la vérité de votre Corps au divin Sacrement. Il est, hélas ! bien triste de constater que notre misère nous entraîne chaque jour à commettre de nouveaux péchés.

Comment en obtenir le pardon ?

Le moyen le plus efficace est d'offrir de nouveau chaque jour au Père céleste le corps de son divin Fils immolé au saint autel. Présentons-le donc à Dieu avec confiance et supplions le Seigneur de nous faire miséricorde, de nous pardonner nos fautes, en vue de la victime sainte que nous lui offrons.

La sainte communion nous donne le corps de Jésus. Est-ce que son contact ne devrait pas sanctifier nos membres, et apaiser en eux les concupiscences mauvaises ?

Ce corps de Jésus qui vient en nous est celui-là même en qui Jésus, sur la croix, a crucifié nos péchés. Demandons-lui la grâce de pouvoir, à son exemple et par sa vertu, crucifier en nous l'homme charnel, le corps du péché...

Que votre Corps, ô Jésus, mis en contact avec le mien, purifie et sanctifie tous mes sens. Que vos yeux rendent les miens purs, doux et bienveillants.

Que votre bouche garde la mienne, afin que toutes mes paroles soient, comme les vôtres, des paroles de vérité, de justice et de charité.

Vos mains et vos pieds ont été cloués à la croix, ô divin Sauveur : tenez mes mains inébranlablement fixées à la pratique des bonnes oeuvres, et que mes pieds ne m'éloignent jamais de votre croix bienfaisante...

Vous venez, ô Jésus, semer en nous, par votre Corps maintenant glorieux et ressuscité, le germe de la gloire future. Ah! que ce germe arrive à sa pleine maturité, que votre Corps, nourriture céleste de notre âme ici-bas, nous fortifie et nous aide à avancer avec courage dans la voie du ciel.

V
Pratique
Se préparer à la sainte Communion par quelque mortification corporelle.
VI
Aspiration
Que le corps de Jésus-Christ garde mon âme pour la vie éternelle : Corpus Do­mini Nostri Jesu Christi custodiat anirnam meam in vitam aeternam (Prière de la liturgie).
L’ordre des pages sont placées l’une derrière l'autre ;
tel que dans le livre et non pas en ordre alphabétique suivre les chiffres.

Le Resto de mon fils

François Christiaenssens

En Estrie Québec Canada
20 Principal est
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Fax.: 819-843-5212


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Représentant autorisé   au Canada  Sifaspa   de mon Fils

Marcel Christiaenssens

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Système modulaire, multifonctionnel, commercial, institutionnel, restauration, bar, et plus.  Présentement le site est en anglais et italien  mais bientôt en français.

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