Prêtres du Monde

+ Sr Denise Christiaenssens

Ermite de la croix o.f.s.

Dans le diocèse de Rimouski.

Ermite franciscaine consacrée par voeux
public  par Mgr. Bertrand BLanchet 2007

Maintenant sous obéissance de  Mgr Pierre André Fournier  et ami de ma famille depuis quelques années

-Ma consécration est pour ma famille
-mes prêtres vivants ou décèdés du monde
-toute personne qui fait une demande

J'ai déménagé et Tellus ne donne pas le service, donc j'ai donc changer d'adresse  de @

voici la nouvelle

 

 

ermitedelacroixofs@live.ca

Livre d'or-Un petit mot fait du bien et cela vous permet aussi de lire les commentaires des gens.  Ne laissez pas de message personnel s.v.p.
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DU COMITÉ DIOCÉSAIN
DU MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

AS-TU DÉJÀ PENSÉ À
DEVENIR PRÊTRE?


LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE ? OUI REGARDE LE LIEN PLUS BAS
Titre de la série :
méditations eucharistiques pour l'adoration
Titre de la page:
La perpétuité du don
Nom de l'auteur:
Mgr-Victor-Lault

I

Adoration

Ce n'est pas seulement à tous les hommes que vous voulez vous donner, ô Jésus; — ce n'est pas seulement à toute la terre que vous avez étendu le bienfait de votre présence; c'est encore tous les jours, jusqu'à la fin des siècles, que Vous avez décidé de renouveler et de perpétuer cette présence parmi nous. Ainsi vous ne nous quitterez point, mais vous demeurerez avec nous jusqu'à la consommation des siècles.

Votre Apôtre, instruit par vous-même, nous en donne l'assurance : chaque fois que nous mangeons votre corps et buvons votre sang chaque fois que se célèbre le mystère eucharistique nous annonçons la mort du Seigneur, et il en sera ainsi jusqu'à ce qu'il vienne lui-même (I Cor., xi, 26).

Je crois, ô Jésus, à la perpétuité de votre présence parmi nous; je crois à la vérité de la promesse que vous avez faite de demeurer toujours avec nous par votre grâce et par l'assistance que vous prêtez à votre Église enseignante; je crois enfin à la vérité de votre présence réelle et personnelle, qui accompagnera nos âmes et votre Église toujours.

L'Eucharistie, c'est, ô Jésus, votre Corps ressuscité et glorieux, que vous nous donnez sous des voiles proportionnés à notre faiblesse. Vous eussiez pu choisir, pour vous cacher en demeurant parmi nous, quelque chose qui imitât en une certaine manière l'immutabilité divine, une substance qui ne fût pas sujette à la corruption. Mais alors, comment aurions-nous pu vous manger, nous approprier votre don comme nous nous approprions la nourriture matérielle ?

C'est pour cela que vous avez choisi le pain et le vin : vous avez institué le sa-crement de l'Eucharistie comme une chose qui se consume par l'usage, mais vous avez en même temps disposé qu'il pût être renouvelé chaque jour. L'Hostie qui vous contient disparaît dans la poitrine du communiant, mais voici que d'autres Hosties sont consacrées, voici que vous recommencez votre présence. Pour nous, ô divin Sauveur, vous subissez en quelque sorte les vicissitudes des choses humaines, et cependant vous êtes toujours là.

J'admire les ingénieuses dispositions de votre sagesse et de votre amour qui ont voulu assurer à tous les siècles le bienfait de votre présence.

Qu'elle est admirable, cette persévérance de l'Hostie sainte, à travers tous les âges, malgré les tentatives que la malice humaine, aiguillonnée par la rage de Satan, a mises en oeuvre pour faire disparaître, ou tout au moins condamner àl'oubli, l'Hostie sainte.

Celle-ci a triomphé de toutes les persécutions qui tendaient à la supprimer, detoutes les erreurs qui cherchaient à l'a­moindrir, de toutes les ingratitudes qui auraient voulu la faire oublier. Elle est toujours là.

Pourquoi, si ce n'est parce qu'elle est ce Roi immortel des siècles, aux pieds duquel viennent se briser, impuissants, tous les efforts de l'enfer ? Elle contient la vie, l'auteur même de la vie; elle est pour nous la source de la vie, toujours ouverte pour les âmes désireuses de vérité et de bien. J'admire, je loue, je bénis, ô Jésus-Hostie, cette vitalité qui ne s'est jamais démentie et ne se démentira jamais.

Cette perpétuité de la présence de Jésus parmi nous appellerait de notre part une présence perpétuelle. Cela n'est pas possible : nous ne pouvons, même si nous en avions le désir, nous tenir toujours auprès de vous, ô Jésus, d'une manière réelle : nous admirons, sans pouvoir les imiter, ces saints qui passaient des heures entières en adoration auprès de votre divin Sacrement ; mais rien ne devrait empêcher notre coeur et notre volonté de se tenir auprès de vous, de penser à vous, pour vous dire notre amour et vous prouver notre foi.

Un autre devoir résulte encore de cette permanence du don eucharistique : celui de recevoir toujours, tous les jours de nouveau, le divin Sacrement. Jésus nous y invite : il appelle à lui tous les hommes... Puissent-ils entendre cet appel et y répondre avec générosité !...

II
Action de grâce

Savourons aux pieds de Jésus lui-même tout ce qu'a de bon, de généreux, de salutaire, cette présence perpétuelle du Sauveur au milieu de nous... Voyons-la, cette présence de Jésus, voyons-la venir jusqu'à nous en particulier. Je vous remercie, ô bon Sauveur, de vous être ainsi perpétué pendant vingt siècles pour que j'aie, moi, le bonheur de vous posséder...

Pourquoi, en effet, ne vous êtes-vous point lassé des ingratitudes, des outrages que l'on vous prodigue ? pourquoi voulez-vous que votre Eucharistie demeure jusqu'à la fin des temps, sinon pour que chacun de vos enfants, dans tous les siècles, puisse avoir le bonheur d'y participer ? Notre Roi Jésus a fait au monde le don de son Corps, de tout lui-même, et ce don est sans repentance.

Chacun de nous en particulier est la raison qui l'a porté à faire à perpétuité ce don. Voyons à la Cène Jésus nous pré­sentant le pain consacré ; entendons-le nous dire : Mon enfant, je te vois dans le lointain des siècles, je t'aime, et c'est pour toi que je prépare le divin Sacrement.

La présence perpétuelle de Jésus au Saint Sacrement est le plus puissant anti­dote à nos péchés qui se renouvellent sans cesse. L'iniquité sur cette terre abonde partout, et de tous côtés s'élève contre Dieu le cri de révolte de l'ange déchu : Non serviam : Je n'obéirai pas. Partie du ciel au commencement de la création, cette voix se répercutera jusqu'à la fin du monde. Mais dans votre sacrifice eucharistique renouvelé chaque jour, vous avez préparé, ô Jésus, un puissant contrepoids à ce cri perpétuel de révolte contre Dieu : le Seigneur apaisé par votre oblation accorde aux pécheurs la grâce du repentir et du pardon. Voix de Jésus qui se fera entendre ainsi jusqu'à la fin des siècles, comme vous êtes forte pour couvrir les clameurs du péché, et, tout à la fois, douce pour charmer les Oreilles du Seigneur!

Votre présence continuelle au Sacrement est encore pour nous, ô Jésus, la source de tout bien, de toute grâce, de tout secours contre les ruses et les attaques du démon, toujours prêt à profiter de notre faiblesse pour nous faire tomber dans le péché : à l'action perverse du démon qui ne se repose jamais, vous opposez la force chaque jour renouvelée de votre présence réelle.

Enfin, ô Jésus, vous le saviez, un roi n'abandonne pas son armée après l'avoir conduite sur le champ de bataille. Vous avez engagé vos enfants dans une lutte terrible, qui exige d'eux des actes de vertu maintes fois plus qu'ordinaires. C'est pourquoi vous êtes resté avec nous, afin de nous donner l'exemple de ces vertus : l'Hostie sainte porte à travers les siècles et proclame à toutes les générations votre amour, votre humilité, votre patience, votre obéissance, votre détachement, vos souffrances.

Merci, ô Jésus, de votre générosité à notre égard.

III
Réparation

En face de cette perpétuité du don de Jésus aux hommes, quelle devrait être l'attitude de ces privilégiés ?

Sans doute, un attachement inébranlable, une réponse fidèle à tant d'amour, se manifestant par une religieuse crainte de tout ce qui pourrait indiquer un manque de reconnaissance.

En fait, comment se comportent les hommes envers Jésus-Christ toujours présent au milieu de nous ? N'est-ce pas un abandon presque général ?

Si vous ne veniez parmi nous, ô divin Sauveur, qu'à des moments déterminés, à certaines époques plus ou moins rapprochées, que ne ferait-on pas pour jouir, au moins une fois dans la vie, de votre présence ? Mais maintenant que vous êtes toujours avec nous, ce n'est que trop souvent la solitude autour de vous.

Combien, à la perpétuité de votre présence, ô Jésus, n'opposent-ils pas la perpétuité de leur absence ? Ils ne viennent jamais vous visiter...; jamais ils n'assistent au saint Sacrifice... ; ils ne vous reçoivent jamais... Vous pouvez bien répéter le reproche que Jéhovah adressait aux Juifs : « Tout le long du jour j'ai tendu les bras vers mon peuple qui ne veut pas de moi et me repousse » ( Rom. , x, 21).

Combien cet abandon attriste votre Coeur si généreux! Je vous demande pardon, ô Jésus, pour ceux qui vous traitent ainsi et méprisent votre bonté.

Comment ai-je répondu moi-même jusqu'ici à la bonté de Notre-Seigneur se perpétuant pour moi dans le saint Sacrement ?

Quelle a été mon assiduité à venir le visiter ?... N'ai-je pas négligé de le faire, et pour des motifs futiles : pour ne pas m'imposer un moment de gêne, pour ne pas me priver d'une satisfaction ?... O Jésus, considérant que toujours vous êtes là pour moi, je ne veux passer aucune de mes journées sans venir vers vous...

Et trop souvent, alors que j'étais présent de corps, n'étais-je pas absent d'es­prit ?... Ne devrais-je pas avoir honte,. ô Jésus, de répondre si mal à votre présence perpétuelle parmi nous ?

C'est toujours, ô Jésus, que vous serez avec nous, que vous vous donnerez à nous. Si à certaines époques on vous traite avec les honneurs qui vous sont dus, royalement, il y en a eu d'autres, et il y en aura peut-être encore, où vous saviez que votre eucharistie serait obligée de se cacher dans de pauvres tabernacles, de se dérober le plus possible aux regards

des hommes. Combien je déplore, ô Jé­sus, cette fureur diabolique qui vous poursuit, aujourd'hui encore, en certains pays ! En réparation des honneurs que l'on vous a refusés et que l'on vous refuse, je vous offre mes adorations, mon respect, mon amour...

IV
Prière

Puisque c'est pour nous, ô Jésus, que vous avez voulu établir sur la terre, au milieu des hommes, votre demeure permanente, ce sera entrer dans vos intentions, ce sera vous plaire, m'assurer vos grâces, que de recourir à vous avec la plus entière confiance.

Nous sommes donc assurés, ô divin Sauveur, que vous resterez avec nous. Mais vous voulez aussi que la prière des disciples d'Emmaüs : « Maître, demeurez avec nous », nous vous l'adressions afin d'exciter et d'entretenir en notre coeur un désir plus vif de votre présence et de votre assistance continuelle. Détaillons notre prière et demandons à Jésus d'être toujours : avec son Église pour la vivifier et y faire germer, dans ses enfants, des fruits de vertu...

avec le Souverain Pontife et les pasteurs chargés de gouverner les âmes vers la fin éternelle, afin qu'ils aient la science nécessaire pour le bien faire... avec chacune des âmes chrétiennes pour l'aider, la soutenir, l'encourager, la consoler... avec les chefs de la société civile, afin qu'ils ne perdent jamais de vue la destinée suprême et surnaturelle de ceux qu'ils doivent gouverner...

Demandons surtout à Jésus, pour nous et pour nos frères, la grâce d'être admis à jouir pour toujours de la vue de Dieu dans la bienheureuse éternité...

C'est pour être notre viatique sur le chemin du ciel que le bon Sauveur a voulu demeurer perpétuellement présent au Sacrement... Par nos prières, par nos efforts, par notre apostolat, obtenons que son désir se réalise dans la plus grande mesure qui soit possible, et que tous nous arrivions au ciel où nous serons à jamais heureux.

V
Pratique

Être fidèle à la visite quotidienne au Saint Sacrement, qui est de notre part la réponse à la visite que Jésus nous fait chaque jour par la sainte communion.

VI
Aspiration

Restez avec nous, Seigneur, car sans vous il n'y a ni lumière ni chaleur de vie : Mane nobiscum, quoniam advesperascit, et inclinata est jam dies (Luc, xxiv, 29).

Le ministre du don de Dieu

I

Adoration

En nous donnant, ô Jésus, votre Corps, votre Sang, votre Ame, votre Divinité, tout vous-même, vous nous avez fait le don le plus magnifique qu'une puissance royale et divine à la fois était capable de créer, le plus beau qu'une sagesse infinie pouvait imaginer, le plus efficace qui pouvait sortir des trésors d'une bonté sans limites.

Mais pour assurer à toutes les générations futures et à tous les peuples de la terre le bienfait de ce présent, vous avez voulu y joindre, ô Christ-Roi, une autre création tout aussi merveilleuse : le prêtre. Après avoir dit à vos Apôtres, en leur présentant votre Corps : « Prenez et mangez-en tous », vous avez ajouté : « Faites ceci en mémoire de moi. »

Dans ces paroles, toute la tradition chrétienne a vu l'institution du sacerdoce. Ce que vous veniez de faire, ô Jésus, vous donniez ordre à vos Apôtres et à leurs successeurs de le renouveler en votre nom. Par là vous leur avez donc conféré un pouvoir bien extraordinaire.

A des hommes, faibles et sujets à l'erreur, si souvent le jouet, ou même la victime des éléments naturels, vous avez donné le pouvoir de commander en maître à Dieu lui-même, au moyen de quelques paroles. Le prêtre en effet prononce les mots que vous lui avez enseignés et que l'Église le charge de redire en votre nom : à l'instant même vous êtes là sous les apparences du pain et du vin. Quelle puissance, et comment pourrions-nous croire à une telle merveille si vous ne l'aviez dit ?

Lorsqu'il consacre le divin Sacrement, le prêtre sans doute ne parle pas en son nom propre, mais il agit comme votre ministre. Il n'en reste pas moins vrai que c'est lui qui parle, et aussitôt, infailliblement, le miracle s'accomplit.

Elle est donc bien digne de considération, la dignité du prêtre, ministre de Jésus-Christ.

Lorsque je vois le prêtre à l'autel, revêtu des ornements sacrés et célébrant le divin sacrifice, c'est vous, ô Jésus, que je dois considérer en lui. Ma foi me transporte au Cénacle et me dit que ce prêtre, c'est bien vous, ô divin Sauveur. Je le crois, Seigneur...

Le monde, qui ne comprend rien aux choses de Dieu, ne considère trop souvent l'état ecclésiastique que comme une carrière à peu près semblable à tant de carrières libérales ouvertes aux différentes aptitudes. Mais les âmes, qui ont l'esprit de Dieu, ne sont point de cet avis, très superficiel du reste : elles savent que le prêtre est un homme choisi de Dieu, élu par Jésus-Christ, pour continuer ici-bas son oeuvre, et principalement pour porter à tous ses frères le don ineffable que le Sauveur nous a légué quelques heures avant sa mort. Pour les vrais chrétiens, le prêtre est donc l'homme de Dieu : homo Dei (II Tim., m, 17), le ministre de Jésus-Christ et le dispensateur de ses dons (I Cor., Iv, i).

Telle est, ô Jésus, la conception que je dois avoir de vos prêtres : aux yeux de ma foi, ils sont d'autres vous-même. Dès lors je dois les estimer, les respecter, les vénérer, tous, quels qu'ils soient : il faut que je fasse abstraction de leurs défauts, pour ne voir que leur caractère sacré qui les unit et les assimile si étroitement à vous.

II
Action de grâce
Le don de l'Eucharistie et le don du sacerdoce vont ensemble : ils ne se peuvent séparer. Pour que le don de l'Eucharistie fût en effet universel et perpétuel dans l'Église , il fallait un ministre qui eût pouvoir de le faire parvenir à toutes les âmes auxquelles il était destiné.

Le prêtre, sorti du Cœur de Jésus en même temps que le Saint Sacrement, est donc une création qui n'est pas en définitive destinée à assurer à celui qui est revêtu du caractère un poste privilégié dans l'Église; c'est une création qui a pour but l'avantage des fidèles. Si vous investissez des hommes de cette puissance extraordinaire, ô Jésus, c'est afin que vos enfants puissent recevoir le don de vous-même. Le prêtre est un homme chargé de porter, de distribuer à tous vos enfants, votre présent royal, ô Jésus mon Roi.

Je vous remercie, divin Sauveur, de la délicatesse de votre amour qui a songé à nous assurer ainsi la plus grande participation possible à votre don.

Je vous remercie d'avoir donné pour moi, à vos prêtres, la puissance de vous rendre présent dans l'Hostie sainte; c'est pour moi, c'est pour que je puisse recevoir votre don, que vous vous livrez ainsi à des hommes, vous le Dieu tout-puissant.

Combien de fois, depuis le jour où mon âme a pris conscience d'elle-même, combien de fois vous ai-je reçu ? Autant de fois un prêtre a usé, en ma faveur, de la toute-puissance que vous lui avez conférée. Je vous remercie, ô Jésus, de tous les prêtres que vous avez ainsi mis sur ma route...

C'est vous qui avez dit à chacun d'eux, dans le secret de l'âme : Viens à moi, mon enfant, laisse tout ce qui est de ce monde, car je veux faire de toi mon ministre; je connais des coeurs qui désireront me recevoir, et c'est à toi que je confierai cette mission de transmettre mon présent au monde. J'étais une de ces âmes que vous connaissiez, ô Jésus; je vous remercie de m'avoir donné votre prêtre.

Le prêtre qui a reçu du Christ-Roi la mission de perpétuer sur la terre le don de son Corps et de son Sang, participe dès lors à la puissance royale de Jésus; et cela non seulement au moment même où il accomplit le grand miracle de la transsubstantiation, mais encore dans tout le reste de son ministère, qui converge d'ailleurs tout entier vers ce divin mystère : le prêtre fait connaître Jésus aux âmes et les purifie afin de les rendre capables et dignes de recevoir avec profit le don de Dieu...

Le prêtre est pour nous, dans tous ces actes, le ministre de Dieu, l'ambassadeur du Christ, bien mieux Jésus lui-même revêtant une forme humaine.

III
Réparation

La dignité du sacerdoce catholique étant si haute, il semblerait que le prêtre dût être respecté, honoré, vénéré par quiconque fait profession d'appartenir à Jésus-Christ et de reconnaître le Sauveur comme son Chef et son Roi : Le prêtre, personnellement, peut avoir des défauts et commettre des imperfections, car il est homme; cela toutefois n'empêche pas que son caractère soit divin.

Mais notre société moderne, toute imprégnée de laïcisme, aboutissement nor­mal du naturalisme et du rationalisme, ne veut pas reconnaître cette dignité : pour les mondains, pour beaucoup de nos contemporains, le prêtre n'est qu'un homme qui accomplit un métier, un peu différent peut-être des autres, mais il n'a aucune mission officielle et divine.

Raisonner ainsi, c'est évidemment méconnaître, ô Jésus, vos intentions, c'est supprimer votre institution : c'est dès lors nier votre amour qui a voulu se donner à nous en perpétuant ici-bas le geste magnifique accompli à la dernière Cène par votre munificence royale... Je vous offre mes réparations pour ces détracteurs de votre sacerdoce, je vous demande pardon de n'avoir peut-être pas toujours considéré moi-même avec assez d'esprit surnaturel vos prêtres, qui sait ? de les avoir parfois jugés comme des hommes et non comme vos ministres investis de votre puissance.

Le monde pervers va plus loin : refusant de reconnaître la royauté du Christ- Jésus , il s'attaque à tout ce qui porte son empreinte; afin de faire oublier, afin d'anéantir s'il le pouvait, mais il ne le pourra jamais, le don de Dieu , il s'acharne contre celui qui a été chargé de porter aux âmes ce présent divin et royal... De là les persécutions dont le clergé est la victime de la part du monde; de là les oppositions que rencontrent trop souvent ceux qui veulent se mettre au service du Christ-Roi pour se faire les distributeurs de ce trésor d'infinie valeur qu'est le Corps du Fils de Dieu.

L'esprit d'impiété vous a ainsi ravi, ô Jésus, bien des âmes, et à ceux qui devaient devenir, selon le mot du Bienheureux Père Eymard, des « multiplicateurs » du bien, il a substitué les propa­gateurs du mal et de la corruption : que d'hosties qui, dans voire intention, au­raient dû être consacrées, ne le seront jamais, faute de prêtres! que de fois votre don, ne trouvant pas de ministre pour le consacrer et le distribuer, ne pourra arriver aux âmes qu'il aurait enrichies et sanctifiées !

Pour toutes les vocations sacerdotales manquées, je vous demande pardon, ô Jésus.

Le prêtre, ministre du Christ-Roi, a reçu de lui cet ordre : « Faites ceci en mémoire de moi. » Or de quoi s'agit-il dans ces paroles du Sauveur ? De rien moins que de répéter le geste qu'il venait d'accomplir : « Prenez et mangez-en tous; ceci est mon Corps. » C'est pourquoi l'Église veut que le prêtre invite les fidèles à recevoir fréquemment, avec les dis­positions voulues, il va sans dire, le Corps de Jésus-Christ. Beaucoup de chrétiens ne répondent pas à ce désir, quand ils le pourraient : je vous demande pardon pour eux, ô Jésus.

Et si même il se rencontrait encore quelque prêtre peu favorable à cette pratique de la communion fréquente, je vous supplie, ô Jésus, de lui pardonner son erreur en lui dévoilant son devoir.

IV
Prière

Prier pour les vocations sacerdotales, c'est évidemment faire oeuvre très agréable à Dieu et à Notre-Seigneur Jésus-Christ; c'est en particulier entrer pleinement dans l'esprit du don royal que nous a fait le Sauveur dans l'Eucharistie.

Je vous adresse donc, ô Jésus, ce souhait qui est en même temps une prière : Multipliez dans le monde ceux qui sont destinés par vous à être des multiplicateurs de votre don eucharistique.

C'est de vous que doit venir l'appel de la grâce divine : faites entendre votre voix à un grand nombre de coeurs.

Ces coeurs, toutefois, vous ne voulez point les forcer; vous les invitez : oh ! puissent-ils répondre généreusement à cette invitation, malgré les difficultés qui peuvent essayer de leur barrer la route !

Puis, qu'après avoir dit oui, ils soient assez forts pour résister à toutes les solli­citations contraires, et que la pensée de refaire un jour le geste de royale bonté accompli par vous les soutienne dans les combats...

Vos prêtres, ô Jésus, sont constitués tels par un acte de votre puissance : leur dignité est grande; elle est indépendante de la sainteté de leur vie. Mais qu'un prêtre saint vous représentera mieux, ô Jésus, que celui dont la vie est ordinaire : aussi je vous prie de sanctifier tous vos prêtres en vérité : « Sanctifica eos in veritate : Qu'ils soient tous de véritables saints : « Ut sint et ipsi sanctificati in veritate (Joan., xvo, 17, 19). » Cette prière de vos enfants, ô divin Sauveur, pour la sanctification de vos prêtres, elle vous est agréable; elle est efficace, car « le frère qui est aidé par son frère.est comme une citadelle inexpugnable : Frater, qui adjuvatur araire, quasi civitas firma» (Prov., xvm, 19). Que ma prière et mes bonnes oeuvres soutiennent ainsi ceux qui sont vos ministres.

V
Pratique

S'intéresser, dans la mesure de ses ressources, à l'ceuvre des vocations sacerdotales.

VI
Aspiration

Demandez au maître de la moisson qu'il envoie des ouvriers pour préparer avec abondance le don du pain de Dieu.

Le don des hommes à Dieu

I

Adoration

En même temps qu'il est le don de Dieu aux hommes, Jésus-Christ est le don des hommes à Dieu, c'est-à-dire le don le plus parfait que les hommes puissent offrir à Dieu pour reconnaître son infinie Majesté et ses prérogatives souveraines.

Dieu a droit à l'hommage de tout notre être; car, dit-il par l'auteur inspiré : « Toutes choses sont à moi. » Ce que nous avons, ce que nous sommes, nous devons donc l'offrir au Seigneur de qui tout procède et à qui tout doit revenir. C'est ce que faisait Adam innocent dans le paradis terrestre, et c'est ce que nous ferons un jour au ciel.

Mais ici-bas, notre être, nous l'avons souillé par le péché, et il n'est plus digne de Dieu, sinon comme victime de sa jutice irritée...

Jésus, Dieu lui-même fait homme, se présente donc à son Père pour reconnaître en notre nom ses droits et lui rendre les hommages que nous sommes incapables de lui offrir par nous-mêmes.

Unissons-nous à lui. Avec lui, adorons la Majesté infinie de Dieu, et, pour suppléer à l'insuffisance de nos devoirs, offrons-le, Lui, le souverain Médiateur. Il est, par excellence, le don toujours agréable que Dieu ne peut recevoir qu'avec la plus parfaite complaisance. Par lui, nous rendons au Très-Haut le plus grand hommage que nous puissions lui donner...

Étudions, pour nous y unir, les adorations que Jésus offre à Dieu dans les différents états de sa vie.

Unissons-nous à son adoration d'humilité dans la crèche de Bethléem... à son adoration d'obéissance à Nazareth... à son adoration de labeur et de travail pendant ses courses apostoliques... à son adoration de souffrance durant la douloureuse Passion... à son adoration de joie et de triomphe dans les gloires de la Résurrection.. .

Si l'adoration se manifeste surtout par le don de soi-même, c'est principalement dans l'Eucharistie que vous êtes, ô Jésus, le don des hommes à Dieu.

Dans votre Sacrement en effet, ô divin Sauveur, vous vous donnez à nous sans réserve, vous vous constituez notre bien propre. Nous pouvons donc désormais offrir à Dieu, en signe d'hommage, quelque chose qui soit digne de sa majesté infinie, son propre Fils.

C'est une offrande qui fut souverainement agréable au Seigneur que celle de la victime du Calvaire, car Jésus y donna, y livra à Dieu cette vie humaine qu'il avait prise pour pouvoir souffrir et nous racheter.

Cette offrande, il la renouvelle en toute vérité chaque fois qu'un prêtre offre le saint sacrifice de la Messe. Ce sacrifice constitue par là le don le plus parfait qui puisse être présenté à Dieu.

Que le prêtre célèbre, entouré d'une grande foule de peuple, sur un autel splendidement orné et illuminé, ou qu'il célèbre sur un autel de mission, au mi­lieu du désert, seul ou presque seul, c'est la même merveille qui se répète, c'est toujours Jésus se donnant, s'offrant à Dieu en notre nom : dans l'un comme dans l'autre cas, le prêtre, en faisant les signes de croix sur les oblats, prononce les paroles de la liturgie : « Nous offrons, Seigneur, à votre incomparable majesté, de vos dons et de vos présents, l'Hostie pure, l'Hostie sainte, l'Hostie immaculée, le Pain sacré de la vie éternelle et le Calice du salut perpétuel » (Première oraison du Canon après la Consécration ).

O mon Dieu, je vous adore par votre Fils, je vous offre ses abaissements, sa louange. Avec un don si précieux dans les mains, je ne crains pas de paraître devant vous malgré mon néant.

Je m'unis à ses abaissements inouïs devant votre Souveraineté. C'est avec lui, par lui, en lui, que tout honneur et toute gloire vous sont rendus. Je veux que tous mes hommages, toutes mes adorations soient unies à ses hommages, à ses adorations, que tout mon être vous soit par lui une adoration vivante et perpétuelle...

II
Action de grâce

Les bienfaits que l'homme reçoit ( la bonté divine sont nombreux et d'un grand prix. Le plus précieux de tous est évidemment celui par lequel Dieu se donne lui-même, la sainte Eucharistie dont la valeur est infinie, divine.

Comment le remercierons-nous de ce don ? En lui offrant ce don même, en lui offrant son divin Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ qui s'est donné à nous : « Tout ce que vous faites, faites-le au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ, rendant grâces à Dieu et au Père par lui » (Col., III, 17). Ce don, en effet, renferme toutes les richesses du ciel et de la terre, qui sont devenues nôtres et que dès lors nous pouvons offrir à Dieu en témoignage de notre reconnaissance : l'Humanité sacrée de Jésus, les mérites de sa vie, de sa passion, de sa mort, sa Divinité avec tous ses trésors, la gloire céleste ; Jésus nous communique tout cela au Très Saint Sacrement, et nous pouvons nous servir de ces biens pour en faire des actions de grâces, des actes d'amour...

Ma reconnaissance, ô mon Dieu, est bien faible par elle-même ; je me fatigue vite de vous remercier, car je ne sais pas tout ce que je vous dois, je ne sais pas voir vos bienfaits ; je sens pourtant que si je les connaissais bien, je ne devrais pas mettre de bornes à mon dévouement pour vous. Mais, dans le don que vous m'avez mis entre les mains, j'ai un excellent moyen de vous remercier : je vous offre Jésus, le Don de Dieu aux hommes.

Ce Don est si beau, si agréable à la Majesté divine, que Dieu, satisfait d'une telle offrande, ouvre toutes grandes, sur nous, les sources de sa miséricorde : que de grâces nouvelles nous pouvons appeler sur notre âme par la vertu de ce don que nous faisons à Dieu de notre divin Sauveur, par l'offrande que nous en renouvelons chaque jour dans le saint sacrifice offert ou entendu !

Semblable à un roi miséricordieux qui met ses trésors à la disposition de ses sujets indigents, pour qu'en les lui offrant ils aient de quoi lui manifester leur gratitude, vous êtes tout à la fois, ô Jésus, l'insigne présent qui nous est donné, et le prix par lequel nous pouvons témoigner au Seigneur notre reconnaissance.

Merci, ô Dieu très bon ; merci, ô Jésus si miséricordieux...

Enfin, ce don que nous présentons de Jésus lui-même à Dieu le Père n'est pas seulement fait pour attirer sur nous des grâces nouvelles, il sert encore à acquitter les dettes que nous avons contractées envers la Justice divine par tous les péchés de notre vie passée. Nous pouvons, par lui, apaiser la colère de Dieu, et Dieu en retour inspire à notre âme les sentiments de contrition et de ferme propos qui la font passer de l'état de péché à la vie de la grâce.

Je vous remercie, ô Jésus, de vous être mis ainsi tout entier à notre disposition, à notre service : vous êtes à nous et nous vous donnons à Dieu comme le prix de notre rédemption... Et cela, combien de fois !...

Quelle joie pour l'âme pécheresse, pauvre et faible, de savoir qu'elle a à sa disposition le moyen de se relever, de payer ses dettes, en donnant Jésus lui-même à Dieu...

III
Réparation

Sans ce don que nous offrons à Dieu, que serions-nous en ce qui concerne les devoirs de la religion ? Nous ne sommes par nous-mêmes que ténèbres, ignorance, péché en face de Dieu; nos hommages ne sont rien, car ils ne viennent que d'une créature pécheresse et le Créateur est si haut !...

Humilions-nous dans notre bassesse, reconnaissons notre indigence, et demandons pardon pour les fautes que nous avons commises...

Mais par Jésus qui se donne à nous pour que nous l'offrions à Dieu, nous pouvons rendre au Tout-Puissant des hommages dignes de lui.

Cette offrande pourtant de Jésus à Dieu, pourquoi ne la faisons-nous pas plus souvent ? Jésus renouvelle chaque jour sur l'autel son sacrifice, et qu'ils sont peu nombreux les chrétiens qui s'unissent à lui : de là pour un grand nombre une diminution, une privation considérable de grâces, de secours, de miséricorde...

Pardon, ô Jésus, pour cette négligence.

Vous êtes à moi : je prends la résolution de vous offrir souvent à Dieu pour mes besoins, pour la rémission de mes péchés, pour la satisfaction des iniquités du monde.

Si vous êtes, ô Jésus, le don que les hommes peuvent et doivent offrir à Dieu, en hommage de tous les devoirs qui leur incombent vis-à-vis de leur Créateur, n'y a-t-il pas obligation pour eux de se conformer à vos sentiments dans cette offrande ? Car le présent que nous offrons à quelqu'un est destiné à traduire d'une manière sensible les sentiments intimes de notre coeur. Lorsqu'il y a manque de conformité entre les actes et le coeur, on dit que le don n'est pas sincère.

Nous devons donc chercher à nous rendre autant que possible semblables à Jésus : que nos pensées soient à l'unisson de ses pensées, aimons ce qu'il aime : la vertu; haïssons ce qu'il hait : le péché...

Est-ce là ce que nous faisons ? Comment cherchons-nous à ressembler à Jé­sus ?

Hélas! quel contraste entre notre âme et le Coeur de Jésus... 0 divin Maître, je veux désormais m'appliquer à faire disparaître cette séparation qui existe entre vous et moi; je vais chercher à m'unir davantage à ce Don que je vous offre, et puissé-je participer à sa perfection...

IV
Prière

Jésus étant le don de valeur infinie, mis par Dieu lui-même entre nos mains, pour que nous le lui offrions, nous pouvons obtenir par sa médiation toutes les grâces dont nous avons besoin : le Seigneur pourrait-il en effet nous refuser quelque chose en retour de l'offrande infinie que nous lui faisons de son Fils ?

C'est pourquoi nous devons prier par lui, et à l'exemple de l'Église, adresser toutes nos requêtes au Tout-Puissant « par Notre-Seigneur Jésus-Christ ».

Le Sauveur intercède sans cesse pour nous ; il fait monter sans interruption vers le trône du Père les élans de son Coeur et il nous obtient secours, grâces, lumières...

Unissons notre prière à la sienne, conformons nos demandes à celles qu'il présente à Dieu, et ainsi nous serons sûrs de les voir exaucées. Prenons, en particulier, la résolution d'offrir souvent à Dieu le don de son divin Fils par le moyen du Saint Sacrifice de la Messe que nous ferons célébrer et auquel nous assisterons.

Oui, ô Jésus, connaissant l'efficacité du don que vous avez mis entre mes mains, je m'en servirai pour obtenir de Dieu tant de grâces dont j'ai besoin; je vous offrirai à Dieu pour les nécessités de l'Église, de mes frères, des âmes ense­velies dans le péché ou assises à l'ombre de la mort.

Faites-moi surtout comprendre ce Don de Dieu qui est vous-même : don que Dieu nous fait d'abord, puis don que nous faisons à Dieu.

Que je m'unisse à ce don, afin de devenir, moi aussi, une offrande vivante aux yeux de Dieu, sainte et agréable à sa souveraine Majesté.

V
Pratique

En assistant au saint sacrifice s'unir à l'offrande que le prêtre fait de la divine Victime.

VI
Aspiration

Tout ce que vous faites, faites-le au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ : Ornne quodcumque facitis... in nomine Dornini Jesu Christi ( Col. , III, 17).

L’ordre des pages sont placées l’une derrière l'autre ;
tel que dans le livre et non pas en ordre alphabétique suivre les chiffres.

Le Resto de mon fils

François Christiaenssens

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