| Quatrième
Partie- O Feu consumant
Que
je lui sois une humanité de surcroît
C’est
jusque là, Seigneur Jésus, Hostie de Dieu et
des hommes, que vous poussez la donc descendance, une condescendance
d’amour infini! Vous êtes retournée au
ciel, en la gloire du Père ; vous siégez à
sa droite, dans tout l’éclat de la majesté
suprême. Mais afin que ce corps mystique que vous constituez
avec l’Église, avec chacun de ses membres, puisse
être réunion à vous, vous daignez faire
participe chaque d,’eux à la vie, même
de votre sainte humanité de surcroît.
En
ce moment, ne suis-je pas vraiment et comme Jésus ?
Il y a des âmes qui expérimentent cette présence
réelle, et comme cette identification avec vous. Sans
doute, vous et moi restons bien distincts ; il n’y a
là aucune identité de substance, ni confusion
comme ciel d’une cire dans une autre. Si les saints
Docteurs de l’Église le disent parfois, c’est
pour exprimer, autant qu’ils le peuvent, jusqu’à
quel point vous nous assimilez à vous.
Je
suis devenu Jésus, c’est-à-dire vous,
autant que je puis l’être. Ma communion opère
cette transformation. Je suis sous l’action immédiate
de cette divine action, qui me change en vous. Car, c’est
l’effet de cette nourriture céleste que vous
m’êtes. Je ne la transforme pas en moi ; c’est
elle qui en transforme et me change en elle.
Quel
bonheur est donc le mien ! Je n’ai plus à chercher
Jésus, tant en moi, il se fait moi. Je vis, non plus
moi, mais le Christ vit en moi… Je vis en la foi du
Fils de Dieu, qui m’a aimé et s’est livré
pour moi (1). Je n’ai qu’une
réponse à faire à cet amour, à
cet abandon de vous-même à moi ; il faut que
je me livre à vous; il faut que je vous aime, au point
de disparaître en vous.
A
cette heure, ô Jésus, vous, mon chef, vous, l’influx
divin qui dirige et vivifie mes opérations tous les
actes que je poserai aujourd’hui, mes pensées,
mes désirs, mes vouloirs, mes joies, mes peines, mes
travaux et mes croix, à cette heure bien, je puise
en vous les énergies sacrées qui doivent diviniser
tout mon être et lui faire produire des actes semblables
à ceux que pourrait poser vote humanité, que
j’adore dans le Verbe.
Seigneur,
opérez donc en moi ce grand mystère de mon identification
avec vous. Que nous ne soyons plus eux, mais un seul en vous
!
Lorsque
je prierai, aujourd’hui, que mes yeux élevés
au ciel soient les yeux de Jésus cherchant son Père
et lui redisant, comme après la dernière Gène
; Père, l’heure est venue, glorifiez vote Fils,
afin que votre Fils vous glorifie. Car, tout ce qui es à
moi est à vous, et tout ce qui est à vous est
à moi.
Père, Saint, gardez dan votre Nom, ceux que vous m’avez
donnés, tous ceux que j’aime, tous ceux qui se
recommandent à ma prière, tous ceux qui ont
besoin, tous ceux qui sont dans la tribulation et gémissent
son le poids de leur croix.
Sanctifiez-nous
tous dans la vérité, ceux que je vous offre
en oblation avec moi, en ce sacrifice consacrez-le vos victimes
d’amour, d’adoration et de préparation
; je me sanctifie pour eux, afin qu’ils soient sanctifiés
en la vérité, qui est votre Fils.
Père,
qu’ils soient un, comme vous vous êtes en moi
et moi en vous, pour qu’eux aussi, ils soient un en
nous.
Père,
ceux que vous m’avez données, je veux que là
où je suis, ils soient avec moi, afin qu’ils
voient la gloire que vous m’avez données…afin
que l’amour dont vous m’avez aimé soit
en eux, et qu je suis, moi aussi, en eux (1).
Il
me semble que je ne suis jamais mieux Jésus que lorsque,
dans ma communion, je répète cette prière
Sacerdotale du Maître, celle qu’il récitait
après la communion à sa propre chair, à
son propre sang, après la communion distribué
aux apôtres.
Mai je dois rester ainsi Jésus tout le jour. Ma sainte
Messe n’a pas cessé ; elle va se poursuivre à
chute heure de cette journée. Ma communion que l’achève
ne peut cesser. Les saintes espèces vont disparaître,
pour mais la vertu toute puissance de l’eucharistie,
oui ; mais la vertu toute-puissance de l’eucharistie
de son mystère persévèrera en moi.
Je
serai Jésus partout où j’irai, partout
où je me tiendra, où je parlerai, agirai, souffrirai.
Mon devoir d’état, qui m’attend, sera accompli
en sa douce présence, puisque ce sera lui qui l’accomplira
en moi.
C’est
ainsi que chaque jour, et de plus en plus, et de mieux en
mieux, je collaborerai à cette identification sans
limite, que sa grâce peut réaliser dans une mesure
que Dieu seul peut connaître.
C’est
là, le mystère de l’humanité de
surcroît que Jésus opère en mon être.
Mais, ce mystère, il désire que le vivre en
conformité avec l’esprit qu inspire et guide
la piété de l’Église. |