| Quatrième
Partie- O Feu consumant
Une
humanité en laquelle il renouvelle tout son mystère.
Dans
toute la mesure compatible avec ma foi, l’hostie que
j’adore et que je reçois, à l’instant,
me fait Jésus ; elle me confère une espère
d’humanité de surcroît. C’est la
grande réalité qui s’opère en mon
être, mon corps, pour sa part, et mon âme en sa
pleine capacité, se laissent envahir par ce Jésus
que je deviens en lui.
Mais
ce travail de l’amour infinie, cette opération
nouvel de l’Esprit-Saint ne tend à rien de moins
qu’à me faire vivre tout la vie de Jésus,
le grand mystère de la piété qu’il
est, au dire de l’Apôtre ; mystère qui
s’est manifesté da sa chair, lorsque Verbe, il
ne faisait homme pour nous ; mystère qui a été
justifiée par l’esprit divin, qui donnait à
sa doctrine et à ses oeuvres le témoignage d’un
miracle ; mystère qui a été prêché
parmi les nations; à qui le monde a donné sa
foi ; mystère élevé en la gloire de son
Père (1)
Comme
la sainte communion s’intègre dans le sacrifice
auguste qui la procure, ainsi n’a-t-elle sa signification
plénière que dans le cadre quotidiennement renouvelé
du cycle de l’année liturgique, dans le cadre
des mystères de Jésus, de Maire et de ses saints.
La
messe d’aujourd’hui n’ a pas été
tout à fait celle d’hier. La messe de Noël
n’et pas celle de Pâques ou celle de la Pentecôte.
La messe de saint Benoît n’est pas celle d’un
saint François ou d’un saint Ignace. Oui, sans
doute, c’est le même et identique sacrifice, la
re-présentation à Dieu son Père de l’oblation
unique de son Fils, oblation qui mène à leur
perfection ses élus (2)
; mais chaque messe, qui applique aux fidèles les mérites
du sacrifice de la croix, le fait en correspondance avec chacun
des mystères de Jésus, comme avec chacune des
fêtes de Marie ou des saints. Les grâces qu’un
reçoit répondes à l’esprit de ces
mystères ou de ses fêtes.
Ma
communion quotidienne qui, en m’identifiant à
Jésus, me fait participer aux grâces de ses mystères
et à celles méritées par ses membres
de choix, les saints, devrait se faire dans l’esprit
de chaque mystère et de chaque fête. Si je fais
de mon assistance au saint Sacrifice qui se célèbre
la préparation à ma communion, ce qui es extrêmement
souhaitable j’entrent tout naturellement dans cet esprit,
et je rends grâces dans le sens, toujours varié,
de tel mystère de Jésus ou de la fête
qui se célèbre.
Cette
pratique a l’avantage de combattre la routine facile
d’une communion quotidienne ; elle m’attire des
grâces très spéciales, qui précisément
pont pour effet direct de créer dans mon âme
les états de celles de Jésus ; d’y assurer
la grâce du mystère de l’Avent ou de Noël
; la grâce de la Passion, de la Résurrection
ou de l’Ascension du Maître ; la grâce des
effusions des l’Esprit-Saint au jour de la Pentecôte.
Si je communie en l’honneur de Marie dont on célèbre
quelque fête aujourd’hui (3),
se reçois des faveurs en relation avec cette fête
; et de la sorte, j’entre peu à peu dans l’intelligence
et l’amour de cet ineffable mystère qu’est
Marie.
Si
je communie en l’honneur du saint ou de la sainte que
l’église vénère en ce jour, j’hérite,
toujours mieux, de ses vertus ; je m’empare plus efficacement
des grâces qui ornèrent son âme et que
la liturgie expose avant tant de clarté aux yeux de
la mienne.
Communiant ainsi, j’ai part, comme en nulle autre dévotion
, aux mérites immenses de Jésus, de Marie et
ses saints ; Jésus étant en tous ces saints,
puisqu’il en est la couronne, m’appropriera leurs
grâces ; et c’est encore me remplir toujours plus
de lui-même.
Seigneur Jésus, j’aspire de plus ne plus à
vous ressembler, à vous laisser croître en moi.
N’ai-je pas tout à gagner à cet échange
de vie ? Vous qui êtes la vie (4),
vous abîmez la mienne en la vôtre. Je vis, désormais,
non plus moi (5) . et c’est ainsi que commence vraiment
à devenir, en plénitude, votre frère
et avec vous, l’enfant du Père qui est dans les
cieux. Participant si intimement à chacun de vos mystères,
j’ai la ferme espérance de me transformer toujours
davantage en vous.
Quel
idéal, vraiment ! C’est jusque là que
me conduit la sainte communion que je recevais, il y a un
instant. Elle me fait pénétrer en votre humanité
sainte, afin que, par elle, j’arrive à votre
Père dans votre Esprit-Saint. Achevez cet ouvrage,
ô Hostie de Dieu.! |