| St-François-spécialiste-de- l'Évangile 14/14 L’ordre
des pages sont placées l’une derrière l'autre ;
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| Rayonnement-sur-la-societe.P.
Raymond Moisdon.html |
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donnant comme titre à cette partie de notre travail : «La Vie
Sociale du Tertiaire», d’aucuns ont pu s’étonner
: «Mais, on ne nous parle que d’une vie sociale bien réduite
et toute centrée sur les intérêts matériels et
spirituels des Tertiaires eux-mêmes».
«La Règle du Tiers-Ordre ne dépasserait-elle pas cet horizon, qui pour des chrétiens destinés à l’être plus que d’autres, semblerait pour le moins quelque peu égoïstes?». L’étonnement s’explique partiellement. Cependant, il est facile de répondre que le rayonnement du Tiers-Ordre et des Tertiaires au dehors supposer un feu et une lumière en eux. Dès lors, il faut introduire l’un pour que sa chaleur se répandre au plus loin et avec force, et préparer l’autre pour qu’elle ne soit pas une «Lumière -Ténèbre» comme s’exprime le Seigneur. Méfions-nous, en effet, et il y en a peut-être trop de nos jours, de ces militants dont le feu et la flamme fulgurante s’épuisent et tombent tout d’un coup, parce que sans aliments suffisants. Tout comme d’ailleurs, pour répondre jusqu’au bout à l’objection de tout à l’heure, il faut se défier des chrétiens dont le feu et la flamme se contentent d’être cendres plus ou moins chaudes, créant des êtres qu’on peut classer de la bigoterie hargneuse et acide, jusqu’à la médiocrité indifférente et toujours fatiguée. Aux uns et aux autres, il manque un foyer intérieure bien constitués, bien alimenté et dont la chaleur et la lumière soient distribuées non pas parcimonieusement, mais judicieusement, avec force, une force joyeuse et pétillante, mais aussi avec persévérante et esprit de suite. L’organisation de ce foyer d’âme et son alimentation se font au Tiers-Ordre par tous les moyens fraternels dont nous avons parlé jusqu’ici. Pour un rayonnement réel sur la société, le Tertiaire aura dû, auparavant, ou tout au moins en même temps, s’habituer à rayonner sa vie spirituel en famille, à la main et à la Fraternité, en communauté, parmi ceux qui font professions avec lui de devenir à la suite de François D’Assise : des copistes du Christ Évangélique. Nous l’avons déjà précisé plus haut : «ainsi imprégnée d’esprit du Christ dans tout ce qui la constitue au foyer humain et au foyer spirituel, la vie sociale du Tertiaire sera toute préparé à rayonner cet esprit au dehors, sur la société en général et sur chacune des petites sociétés particulières devenue le milieu providentiel de sa vie personnelle ». Commençons
par tirer même de la Règle les prescriptions qui demandent
au «consacré» au Christ dans le monde, d’étendre
jusqu’à ce monde le rayonnement de son âme «Christifiée»
par sa vie d’Ordre bien réalisée. 1) La fidélité à la foi catholique et la soumission envers l’Église et la Saint-Siège.(Chap. I, par Ier). 2) L’abstention dans le train de vie de tout ce qui ressent le luxe et l’élégance mondaine (chap. II, parIer ); des bals et spectacles, dangereux, des repas licencieux (Chap. II, par. 2). 3) L’obligation de faire son testament à temps. (Chap.II. par.7) 4) Le devoir de maintenir…. Avec les autres (ceux du dehors) la charité et la bienveillance. Et celui, de s’appliquer, selon leur pouvoir, à apaiser les discordes partout…(Chap. II, par.9). Ce n’est certes pas un traité de sociologie. Apparemment, il semble que c’est bien plutôt, à part un ou deux points, un code de bonnes manières ou de bonne éducation… Au vingtième siècle ! Vraiment cela résonne assez peu et correspond d'une façon par trop réduite au goût du jour et aux grandes déclarations savantes des cours privés et publics !.. Même des chrétiens sincères, venus voir au Tiers-Ordres, seront tentés de s’en retourner déçus et de classer l’affaire au musées des antiquités… Sera-ce toujours de leur faute ?… Ne serait-ce pas plutôt celle de leurs éducateurs qui les ont habitués par trop aux mots sonores, verbeux, scientistes, sans se soucier de leur en étaler le contenu, qui souvent serait exactement le même que ceux des mots employés ci-dessus… Ou encore, de la faute des habitats de la maison, des Tertiaires eux-mêmes, laissant ces mots sans traductions active visible, et vivante, dans la part de leur vie qui, par devoir de Règle, doit apparaître à ceux qui les rencontrent. Un texte est une lettre morte et reste cadavre tant que la vie ne lui a pas été rendue par un traducteur charnel y prenant les mots pour les parler en actes, en justice, en fais visibles et imitables. C’est pourquoi Le Christ n’a rien écrit, mais a parlé en geste, en charité, en souffrances ce qu’Il a voulu enseigner.. C’est pourquoi François d’Assise, a eu tant de peine à écrire quelques mots de Règle, trouvant suffisante celle écrite dans l’Évangile après avoir été vécue à la Crèche, à l’étable de Nazareth, de par les routes de Galilée et au Golgotha C’est
pourquoi les Tertiaires n’enlèveront cette apparence réduite
aux textes de leur Règle, que quand chaque prescription apparaîtra
en activités sociales réelles, dans
la vie réelle de chaque «Fraternité»
dont, parfois, le nom jure avec la rencontre endormante d’individus
endormis ou trop vite satisfais de ce qu’ils sont. En réalité, programme social très constructif qui s’il était suivi sérieusement par l’ensemble des hommes, donnerait à nos sociétés grandes et petites, des bases solides et la «tranquillités de l’ordre» donc parle saint Augustin lorsqu’il veut définir la paix. Rapidement, analysons chaque paragraphe. Nous porterons un jugement ensuite. a) La fidélité à la foi catholique : la doctrine chrétienne, l’Évangile, vécus avec fidélité, même de l’aveu des ennemis du Christ transformeraient le monde réaliseraient la révolution que d’aucuns veulent faire par d’autres moyens puisque les Chrétiens n’y ont pas réussis avec les leurs par manque de fidélité, puisqu’on a pu parler de faillite, de l’évangile, non pas à cause de ce qu’il dit mais à cause de ceux qui ne «font» pas ce qu’il dit… N’a-t-on pas écrit tout récemment qu’il «n’y a pas un seul chrétien aujourd’hui» Celui qui l’a affirmé moins que d’autres sans doute. Mais s’il était possible à l’encontre que tous les tertiaires par leur fidélité à la foi de l’Évangile et la Tradition fassent une armée de vrais disciples du Christ. «Fidèle» veut dire : attaché, défenseur, propagateur, connaisseur, apôtre, martyr au besoin.. Les premiers chrétiens étaient «fidèles» et ils ont fait la chrétienté et la chrétienté a engendré la civilisation chrétienne dont est imprégné le monde presque entier, …On appelle encore dans l’Église actuelle les chrétiens des «fidèles»… En tout cas, s’ils ne le sont plus suffisamment, les Tertiaires eux doivent l’être et dans la mesure où ils le seront la Société ne pourra qu’en profiter. De même d’ailleurs, que leur soumission envers l’Église et le Saint-Siège.
L’Église, le Saint-Siège, Sociétés des
sociétés, dont la stabilité, la doctrine ont fait
leurs preuves et continueront à travers les ruines des sociétés
chancelantes et croulantes. Mais voilà, il faudrait être «fidèles» , «soumis». Or, les Tertiaires s’y engagent … Quand seront-ils assez nombreux et assez vrais pour être l’équilibre du monde ! b) Quand ils seront des témoins par leur esprit de pureté, de pauvreté, de maîtrise de leurs passions mauvaises, répond le deuxième paragraphe social de la Règle. Le luxe : Le capitalisme en vit et en oublie, quand il ne les méprise pas, ceux qu’il fait mourir de faim. Le communisme le veut pour tous et pour y atteindre se fait un escabeau de générations entières sacrifiées pour les générations futures appelées à en jouir. Le Christianisme, celui du Tertiaire en particulier, le condamne avec toutes ses suites dégradantes, dans toute la mesure où elles sont dégradantes : richesse étalée ou avarice, bals, et spectacles dangereux, repas licencieux, langage malsain, et par là il maintient la pureté et dès lors la propreté morale, la maîtrise de la bête, de l’animal en l’homme et dès lors l’équilibre de l’esprit directeur de la matière. Et là encore, la Société et les sociétés en profiteraient toutes. c) D’autant qu’à ces prescriptions d’équilibre, la Règle vient ajouter un esprit de justice et de charité sans lesquels tout groupement, toute société, fut-elle la mieux organisée au point de vue technique, la mieux pourvue en dividendes, la plus assuré en production, ne peut tenir. Ces deux vertus mélangées, se prêtant main forte l’un l’autre, la première regardée comme base absolue de la seconde, pour que la seconde puisse être braie et ne se transforme pas en aumône, protection, en paternalisme anonyme et hautain, sont nécessaires plus que jamais et ne peuvent être remplacée par rien. Or, le Tertiaire, sans se borne à ces deux ponts qui les précisent dans sa Règle, en étendant leur rayonnement à tout le reste de ses activités sociales, à toute de même l’obligation de faire son testament à temps et de ne prêter serment qu’en cas de nécessité. Ce qui veut dire dans la pensée de François, pour la première obligation, qu’en plus d’un exercice de détachement, de pauvreté, très précieux, son disciple ainsi dépouillé à l’avance en esprit de toute ce qui est matière, doit se trouver assez libre pour distribuer ses biens, en justice pour ne léser personne, en charité pour qu’après sa mort la paix et la concorde ne soient pas brisées chez les héritiers. Que des hommes, des citoyens, des chrétiens, aient le souci de ces deux vertus capitales et base de toute société avant de mourir et après leur mort par un testament bien fait et à temps, la Société ne gagnerait-elle pas à les multiplier et à propager parmi ceux qui celles qui la constituent ces méthodes!… Même soucie d’ailleurs dans la seconde prescription : l’interdiction de prêter serment, en dehors des cas de nécessité. Diminution
des procès, des mésententes, arrangements à l’aimable,
concessions mutuelles. Heureuse les société où tous sel membres n’exigeraient pour eux la justice qu’à travers d’autres, blessés de leurs souffrances et seraient préoccupés de la réaliser pour leur semblables. Beaucoup de procès tomberaient, beaucoup d’ententes se réaliseraient, «la charité de la justice s’embrasseraient». Mais les réactions sociales les plus fécondes de la Règle sont contenues dans le devoir de maintenant… avec le autres (tous ceux du dehors) la charité et la bienveillance »… Deux caritas est… Dieu est charité et bienveillance, il aime et veut le bien de tous. Et la justice, nous l’avons vu, est la base de la charité. Alors !.. Vivre les réactions de Dieu au milieu des hommes quels qu’ils soient, devient une obligation du Tertiaire, il doit s’y appliquer seul et collectivement. «Il faut que toute justice soit rétablie» affirmait N.S. «Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, ceux qui souffrent persécution pour la justice» et Il s’y connaissait. Il y a trouvé la joie de remettre toute l’humanité en ordre et Il établie ainsi, que la justice est le commencement de la charité, car c’est par amour qu’IL a été juste.. Mais, toute cela c’est le langage, c’est la vie concrète du disciple du Christ à la manière de François ou ce serait un faux disciple, un chrétien de façade, un franciscain menteur. Et bien, que la Société, les sociétés soient pourvues d’individus, de collectivités s’appelant «Fraternités» ou autrement, au langage et aux activités concrètes de ce genres, qu’en pensez-vous ? Tout simplement, il y a ici le levain capable de soulever toute la masse. Et c’est pourquoi la dernière formule sociale de la Règle du Tiers-Ordre tout négative qu’elle paraisse, vient merveilleusement couronner tout ce programme de révolution pacifique mais profonde et vraie, en demandant que chaque Tertiaire, chaque Fraternité, «s’applique, selon les possibilités, à apaiser partout les discordes».
Au positif, tout ce qui rapprochera, tout ce qui fera résonner sur le «clavier humaine», «les notes qui s’aiment biens» (Mozart), tout ce qui par la justice réclamée, revendiquée, créera de la charité, de la fraternité, tout ce qui fera des hommes une seule humanité non pas à la manière communiste, mais à celle du Christ, le Tertiaire dont le penser, l’aider, s’y dévouer, s’y consacrer, sil veut ne pas prendre au rabais, j’allais dire à la «rigolade» l’Évangile d’Assise, traduction exacte ici de l’Évangile de Bethléem.. Le Christ en Lui, a marié l’humanité à divinité. Le Chrétien, surtout le Tertiaire, doit empêcher le divorce en amenant tous ses frères à la grande union de tous en un passer le Seigneur. Conclusion Nous en avons terminé avec nous « regard sur la Règle ». Il resterait sans doute à expliquer l’organisation de l’Ordre. Nous renvoyons «au Commentaire de la Règle», du P. Breton, à l’ouvrage plus réduite ais plus direct « Fraternités de Tiers-Ordres, organisation, méthodes » et autres travaux pratiques. Ce que nous demandons en terminant à nos lecteurs en reprenant l’ensemble de ce petit travail, c’est de bien se rappeler les indications au début. Cet exposé rapide n’a pas pour but de tout dire. Simplement, il veut apprendre à regarder au-delà des mots, à empêcher la lettre de tuer l’esprit, à ouvrir l’écorce pourvoir cheminer un peu la sève, à pénétrer jusqu’à l’âme sans trop s’attarder aux coquetteries du corps. Tout s’y résume, en écho à ce cri du Père, «L’Amour n’est pas aimé», à ce souhait intense : il faut que les Tertiaires apprennent au Tiers-Ordres à aime passionnément et à faire aimer passionnément autour d’eux l’idéal et le travail que François leur a confié :REMETTRE L’ESPRIT ET LA VIE CONCRETE DE L’ÉVANGILE DANS LA SOCIÉTÉ DEVENIR avec lui, des «SPÉCIALISTES D’ÉVANGILE». |
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