| St-François spécialiste de l'Évangile 13/14 L’ordre
des pages sont placées l’une derrière l'autre ;
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| Rayonnement-fraternel.P.
Raymond Moisdon.html |
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Chapitre II La Famille imprégnée d’esprit évangélique par ceux de ses membres qui, dans le Tiers-Ordre, en font Profession, trouvera ces derniers d’autant plus solides à tenir ce rôle qu’ils auront être fidèles à leurs rengagements religieux. a) Les réunions mensuelles. L’un des plus essentiels parmi eux est l’assiduité aux rencontres fraternelles mensuelles (postulat, noviciat, réunions générales). C’est un minimum acceptable et praticable pour tous demandé par la Règle. Et ce minimum est nécessaire pur mettre en commun cette connaissance, cette charité mutuelle, cette capacité de service du prochain dont l’Ordre veut enrichir et informer le cœur de ses Profès. Elles ne doivent donc pas tant être conçues pour la joie du revoir, que comme moyen puisant et aimable de refaire ses forces dans l’ambiance familiale, d’en puiser de nouvelles et de repartir avec la volonté de continuer le travail commencé en soit-même et parmi les autres. Ré-union veut dire union renouvelée et c’est déjà tout un programme. Il y a là exprimé implicitement toute une volonté de mise en commun : cœur, esprit, doctrine, cause commune. Le fraternel dans tout le sens exprimé par ce mot dit y dépasser le sentimental et le superficiel. La rencontre de frères doit en même temps qu’un échange affectif de sentiment être un renouvellement d’énergies, un rééquipement d’idéal, de force, de décision pratiques. En sortant des réunions où la communauté physique momentanée a revivifié la communauté moral et spirituelle permanente, tous doivent être décidés à vivre intensément pour eux-mêmes et entre eux l’esprit qui les animait à l’instant, et à le porter, à le rayonner, à le distribuer dans tous les milieux providentiels de leur vie de tous les jours. C’est donc, pour préciser encore, une manifestation de vie fraternelle où chacun, tout en se reconstituant par la joie commune de frères rassemblés, vient leur apporter l’acquis de son expérience humaine et spirituelle depuis la dernière rencontre et reçoit la force d’accomplir le travail qu’il faudra réaliser jusqu’à la prochaine. Tout doit être actif et fraternel dans ces réunions, tout doit, dans la mesure du possible, y être communautaire. Si
tout la vie de l’Ordre est calquée sur celle des communautés
de couvent : postulat, noviciat, professions, nom de religion, visite
canonique, etc... il est normal, compte tenue de la vie du Tertiaire
dans le monde, qu’il y ait des moments prévus, si réduits
soient-ils, où la communauté matérielle, charnelle,
si je puis ainsi parler, vienne rendre sensible la communauté
spirituelle, toujours existante. Que vraiment les membres de la Fraternité y trouvent tout un renouveau, et que leur désir en se quittant soit tendu vers la prochaine rencontre pour une nouvelle mise en commun de tout cet esprit fraternel si bon et si transformant. «Le texte de la Règle donne au Supérieur le droit et de devoir de convoquer aux assemblés mensuelles qu’il jugera utile au bien de la famille spirituelle.» (Chap. II, par. II). Ces rencontres communautaires dépendent donc, naturellement en accord avec le Discrétoire et encore plus avec le Directeur, du chef de la fraternité; le Supérieur. Il serait gravement coupable de négliger son devoir sur ce point et doit méditer fréquemment la responsabilité qu’il détient pour que la vie soit en tous abondante et surabondante. Il ne doit rien ménager, avec son conseil, pour que tout soit attirant, reconstituant, source de forces et de vie. Pour une grande part, on peut dire que la vitalité d’une famille spirituelle dépend des ses chefs et qu’ils en répondront devant l’Ordre, devant saint François et devant le Seigneur. Toute cela exige une vigilance habituelle, un esprit de décision et d’initiative, marqué d’une jeunesse spirituelle réelle. Comme conséquence logique et absolue, il va de si qu’une obéissance joyeuse doit répondre au dévouement des «responsables». Leur droit et leur devoir de convoquer aux assemblées, leur donne un droit strict d’être obéis. De la part des sujets, cette obéissance sera donc non pas subie, mais aimée et réalise avec joie. On se plait parfois dans les Fraternités d’absences nombreuses aux réunions, non motivée, sans excuse, même sans penser qu’il eût été normal d’en demander «l’autorisation». Et pourtant, c’est bien un engagement qui a été pris à la Profession : «Je promets d’observer tout le temps de ma vie la Règle institué par saint François…, je promet de satisfaire pour le transgressions que je commettrais contre cette Règle…» Dans la vie religieuse, où la formule d’engagement est à peu près la même, cela veut dire que le sujet de la communauté, parmi ses obligations acceptées en toute liberté, en plus de l’essentielle qui est de se sanctifier, promet de ne rien refuser à l’autorité légitime et de ne rien entreprendre sans son autorisation. Les conséquences sont identique pour le Tertiaire. Sa «communauté» est moins réunie que celle des religieux du cloître mais elle reste malgré tout communauté et l’obligation d’être présent aux rencontres décidées par l’autorité n’en devient peut-être que plus grave. Dans la vie commune proprement dite, les exercices communs sont de tous les jours et multipliés ; dans celle du Tiers-Ordre on n’en compte que d’assez espacées et peu nombreuses, raison de plus pour ne pas les manquer, les considérer comme de peu d’importance, les négliger on y venir sans y mettre toute son âme en famille. Quand une raison sérieuse empêche d’y assister, en toute obéissance, si on le peut avant, il faut en demander l’autorisation au Supérieur. Et celui-ci reste juge de la valeur du motif invoquée pour légitimer cette absence. Si un imprévu a provoqué au dernier moment l’absence d’un sujet, celui-ci par déférence, et esprit de dépendance religieuse doit, dès que possible s’excuser, et rendre compte des raisons qui ont provoqué cette défaillance involontaire. A plus forte raison, si la paresse ou la négligence en sont les causes. C’est de l’ordre de celui ou celle qui s’étonnerait de ces précisions, les trouvant u peu rigides, prouverait qu’il n’a pas pris suffisamment au sérieux la grâce que le Seigneur lui a faite. Il serait en effet contradictoire, de s’enorgueillir de faire partie, d’un Ordre religieux et d’accepté que son organisation supporte le désordre en elle. Quand à l’ordonnance proprement dite d’une réunion, elle peut varier presque à l’infini. Sans vouloir envisager toutes les circonstances de lieux, d’horaires, de temps provoquant cette charité, disons que toutes doivent comporter : 1-
une prière commune. La prière commune peut être la messe, les deux premières Règles semblent la recommandé spécialement. Là où c’est possible, c’est sans contesté le meilleur acte spirituel qui puisse unir des frères ensemble, surtout si on sait réaliser l’une messe communautaire dans toute la mesure où elle est autorisée. Lorsque la messe n’est pas possible, l’office récité en partie, d’une manière compréhensible, psalmodiée d’un ton bien commune avec des intentions d’église est lui aussi un élément de prière fraternelle excellent. La formation spirituelle est assurée par le Directeur à la réunion générale sous forme d’instruction, de cercle d’étude ou d’autres manières à son gré. Il peut y ajouter soit pour lui-même, soit sur la demande des responsables et avec leur concours, tous actes d’enseignements susceptibles de former des âmes chrétiennes et évangéliques profondes. L’étude d’un passage d‘Évangile est très recommandé à chaque réunion, que le Tertiaire en soit tout imprégné et qu’il s’habitue ainsi à mettre la pensée du Christ, sa vie et son exemple, au premier plan de son travail d’âme. Copier le Christ doit être comme la «spécialisation» de l’âme franciscaine, mais on ne peut copier qu’en imitant et l’étude la réunion permettant de mette en commun les traductions évangéliques des uns et des autres, sera un enrichissement pour tous et un excitant fraternel très heureux. Dans les réunions de discrétoire, de noviciat et de postulat cette formation sous la responsabilité spirituelle du Directeur, revient aux membres dont les changes comportant de par leur propre titre ce travail : le Supérieur, le Maître des Novices, le Maître de Postulat. Former, veut dire modeler, orienter, diriger, éclairer, unir à un idéal. Enfin il y faut des «réalisations fraternelle.» Travail d’études en commun pour s’éclairer mutuellement ; peines et joies des uns et des autres exprimées devant toute la famille pour une participation fraternelle ; réalisations matérielle et spirituelles d’échanges, d’entre aide, de visites, etc… données un exemple pour que tous soient excités à la charité concrète. Si la simplicité règne, cette mise en commun des souffrances et des joies, des dévouements, crée une atmosphère de grande fraternité et ; aspect rigide, guindé, formaliste de nombreuses réunions que nous connaissons presque tous, n’a plus sa place ici. Le mot frère prends tout son sens ainsi que le mot réunion. Les assemblés mensuelles, en définitive, doivent établir un centre de cristallisation, ou mieux un «centre-témoins», cette manifestation périodique, ne sont pas tout l’Ordre, ni toute la Règle, mais ils sont au Tertiaire ce que la ruche est à l’abeille. Que chacun en prenne conscience, pour en prendre toutes les responsabilité qui en découlent. Si
la méditation a été sérieuse le rayonnement
fraternel qu’elle provoquera, montrera un faisceau d’initiatives
toutes plus fécondes les unes que les autres. Avec prudence et discrétion et en évitant tout esprit de clan, les réunions mensuelles ont fait naître un désir de se retrouver dans la vie courante et de là sont venues les réunions de quartier. Le groupe s’y rencontre chez l’un ou chez l’autres pour un échange de vues, un service, un repas, dans une simplicité toutes dépouillés des convenances mondaines. On nous signalait dernièrement un groupe de jeunes venant un soir chez une aînée malade, impotente, pour lui faire son ménage, dîner avec elle de ce que chacun avait apporté discuter un sujet spirituel, chanter, et en même temps raccommoder les chaussettes d’un foyer pauvre… A ces rencontres de quartier, on peut ajouter les rencontres d’amitié lus intimes ; les visites des malades aînés par les jeunes; des organisations d’entraide matérielle, etc… Rayonner l’esprit fraternel en assemblée familial serait vite de l’égoïsme de groupe, si la puissance de cet esprit ne débordait à plein au dehors. Que les premiers bénéficiaires en soient ceux de la famille, c’est bien puisque nous savons bien que l’esprit évangélique s’y renforcera et nous conduira encore plus loin, mai sans exclusive à l’égard de tous ceux que le Christ nous donne comme frères en Lui. b) La visite canonique Les assemblées mensuelles et leurs prolongements fraternels, en rencontres d’amitiés, de quartier, de service d’entraide ou autres éléments d’unions, se complètent par des manifestations de vies communautaires importantes. La source de sainteté qu’il est pour se membres doit être abondante et surabondante et plus liens fraternels et spirituels seront forts entre eux, plus les intérêts du Christ et sa cause dans le monde, des âmes seront assurés. La Règle prescrit dans ce sens la «Visite Canonique » au moins annuelle.» Comme tous les Ordres Religieux, «l’Ordre de la Pénitence» est soumis à cette coutume instituées par la législation ecclésiastique. C’est un moyen de contrôle pour renouveler l’ardeur, l’élan des «consacrés», dans la poursuite des fins de l’Ordre, telles que les a voulues le Fondateur, pour les redressements nécessaires individuels et collectifs, pour aider les initiatives d’une organisation au service du bien général. À première lecture, le texte lui-même de la Règle, semblerait plutôt négatif. Il parait surtout s’intéresser à la suppression des abus, à la punition des délinquants. Relisions-le cependant de près et nous verrons qu’il oriente tout autant vers un travail d’avancement et de perfectionnement de la famille et des individus. Implicitement
même s’y trouve l’invitation à la coutume devenue
presque une loi, d’ajouter à la «Visite Canonique»,
on au cours de l’année, retraite récollection, journée
d’étude, pèlerinage, etc… pour le plus grand
bien de tous. Voici le texte : «Le Visiteur s’informera soigneusement si la Règle est bien observée. En vertu de son pouvoir, il visitera les Fraternités chaque année et plus souvent s’il est besoin. Il convoquera une Assemblée générale les Ministres et tous les frères. Si le Visiteur rappelle un Tertiaire à son devoir par voie de monition ou d’injonction , ou bien s’il lui inflige une peine salutaire, le coupable devrais se soumettre avec humilité et ne pas refuser la pénitence.» ( Chap. III, par.2) «Les Visiteurs seront choisis dans le Premiers Ordre de Saint-François, ou dans le Tiers-Ordre Réguliers et désignés par les Custodes ou Gardiens qui en seront priés. L’Office de Visiteur est interdit aux laïques.» ( Chap. III, par.3) Le Tiers-Ordre rattaché a premier par le Directeur, représentant de la hiérarchie ecclésiastique, l’est encore par le Visiteur canonique, dont le rôle, pour transitoire qu’il soit, n’est pas moins important. Son pouvoir délégué par les «Responsables religieux» des districts franciscains s’étaient sur toute la Fraternité, depuis le dernier venu, simple postulant, jusqu’au Supérieur et au Directeur. C’est un pouvoir sacerdotal paternelle de vigilance, de protection et de direction. C’est pourquoi la Règle interdit cette fonction aux laïques. Son rôle est d’abord «de s’informer» de la vie réelle qui circule dans le Tiers-Ordre, soit chez les individus, soit dans les familles spirituelles. Vie qui avant tout est un esprit, esprit évangélique, de charité envahissante et persévérante, de consécration rendant l’être disponible entre les mains du Christ. C’est à ces marque qu’il reconnaîtra la valeur de eux qu’il va rencontrer. Les voyant individuellement, en visite paternelle, il se rendra compte «soigneusement si la Règle es bien observée». C’est-à-dire, comme nous l’avons expliqué depuis le début de ce commentaire, si elle est vraiment le soutien de l’Esprit de l’Ordre, si elle est dans la vie du Tertiaire l’huile de la lampe permettant à la flamme de jaillir, d’éclairer, de réchauffer. Si son rôle de moyen est bien gardé, ou si elle n’est pas devenu un danger en prenant tout la place, faisant oublier à certains tempéraments plus formalistes qu’intérieurs le but à poursuivre. Le «Visiteur» ne vient donc pas, comme on en a un peu trop l’impression parfois, uniquement tout surveiller, reprendre et corriger. Il vient revivifier l’idéal d’amour proposé par François, à ses disciples du monde. Il vient encourager, approuver les initiatives, les désirs de réalisations spirituelles, fraternelles, sociales, des frères poussés par l’esprit et soucieux d’infuser à tout leur mentalité d’Évangile. Et c’est dans ce but qu’il visitera chaque année et plus souvent s’il est besoin les Fraternités. Si leurs pouvoirs dépendant comme nous l’avons vu des Supérieurs réguliers, l’efficacité des mesures qu’ils leur permettent de prendre dépend des dispositions des tertiaires, qui s’y sont soumis. C’est à eux, et parmi eux, aux «responsables» à bien le recevoir, à l’appeler, à l’accepter. Autrement dit, son passage sera fructueux si les Tertiaires comprennent qu’il sert «l’autorité amante», représentant l’Ordre franciscain et l’esprit du Poverello et qu’ils doivent être des fils soumis, avides de communier à l’âme du Père, à tout son idéal et à toute son identification au Christ-Jésus. La Visite Canonique, surtout si elle a lieu à l’Occasion d’une retraire, ne doit pas être confondue ni être mélangée à la confession d’usage. Pour éviter cette erreur elle n’aura pas lieu au confessionnal, mais dans un parloir, en une conversation simple, filiale, toute fraternelle. Elle comporte : un rapide coup d’œil sur le travail spirituel depuis la dernière visite, les dispositions d’âme, le progrès, les arrêts ou les déficiences de l’esprit évangélique et leurs raisons. Cet esprit évangélique est marqué dans la Règle par «l’esprit de concorde», d’union, de fraternité persévérante, d’apaisement des discordes partout, de fidélité à la foi catholique et de soumission affectueuse au Christ visible de le souverain Pontife et à l’église qu’il dirige. Ce n’est qu’ensuite qu’il importe e se rendre compte de l’observance des prescriptions destinées à soutenir toute cette orientation vers la copie intégrale du Christ à la manière de François d’Assise. Il s’agit du port régulier de l’habit, de la fidélité à la vie communautaire et fraternelle par la réunion ou les réunions mensuelles, de la messe, de l’office, de l’examen, de la sanctification des repas : Le Visiteur, très vite, se rend compte de l’état de générosité de l’âme qu’il rencontre. C’est profond ou superficiel, médiocre ou fervent ; franciscain, c’est-à-dire évangélique, plein d’horizons vers le Christ Très vite aussi, à physionomie de la Fraternité lui apparaît et son jugement de Père spirituel chargé de constater l’orientation du groupe s’établira dans son esprit. Et c’est alors qu’il pourra avec joie dire le «duc in altum» aux généreux, donner le coup de barre aux égarés, exciter le médiocre, réveiller les endormis. Tout cela, par amour et pour apprendre à tous à mieux aimer. La coutume s’est établie, que le Visiteur donne à chaque Tertiaire le remède à ses déficiences, ou le fortifiant à sa bonne volonté, par une «pénitence» dite de Visite Canonique. C’est excellent dans la mesure où les intéressés sont disposés sérieusement à s’y soumettre en toute sincérité.
La Visite Canonique ne se termine pas aux individus, desquels font partie
d’ailleurs les «responsable». Il va de soi que le
Visiteur aura pris contact d’abord avec le Directeur dans une
conversation fraternelle et qu’il renouvellera ce contact après
la Visite générale de la Fraternité. Près d’eux il apprendra le niveau spirituel du groupe, ses activités externes et internes, ses perfections et imperfections, il se rendra compte aussi, j’allais dire, de la conscience professionnelle de chaque responsable dans l’exercice total, de sa fonction, encouragera les initiatives. Les adaptations, le soucie du bien général rectifiera les erreurs, supprimer les inutilités et les inutiles s’y a lieu. Bien qu’il n’y ait aucune prescription sur ce pont, il est d’usage courant et souvent pratique d’utiliser la «Visite Canonique» pour compléter un Discrétoire, ou suppléer à la déficience de quelques membres, comme aussi pour faire les élections. Disons, en passant, que le Visiteur a le droit d’accorder des dispenses pour l’ensemble et les individus. Ces réunions de «responsables» par le Visiteur, sont indispensable pour que la Visite Canonique ait son plein effet. Le tout se termine, comme l’indique la Règle, par une «Assemblée générale des ministres et de tous les frères». Cette assemblée a pour but de donne à tous le résultat de la Visite. Le Père Visiteur exprime paternellement mais fermement se conclusions, rappelle à tous le sens de la vocation de l’Ordre et de la vocation à l’Ordre, excite, approuve, ou reprend et gronde. Son désir est de partir après avoir animé la flamme, excité la marche vers le mieux et semé un immense besoin de charité évangélique dans les cœurs. S’il n’a pas donnée de pénitence individuelle, ou en plus de cette pénitence personnelle, il peut ici en donner une pour l’ensemble; la lecture d’un passage d’évangile chaque jour, la méditation d’un point de Règle à renforcer, la visite des membres les uns chez les autres pour se connaître en frères etc… Il aura consigné lui-même sur un «registre spécial de Visite Canonique», ses conclusions et ses décisions de tous genres. Dans le cours de l’année le Supérieur et le Secrétaire sont tenue de relire ces décisions à plusieurs reprisses au Discrétoire pour qu’elles soient mise ne activité. La «Visite Canonique», c’est un courant de vie, de lumière, de force et de charité qui vient animer l’esprit et le corps des Fraternités. c) Retraites, journées d’études, etc… Si la vie sociale du Tertiaire commence «au foyer» et aux «réunions fraternelles» de la communauté, si pour l’exciter et la rajeunir il faut la «Visite Canonique», sa source profonde se trouve, as ces rencontres plus longues d’un ou de plusieurs jours, appelées retraites, récollections, journée d’études, etc… Toute famille a besoin de temps à autre de se resserrer, de se refaire dans une atmosphère de calme, d’union, de mise en commun. Quand on été séparé longuement par la vie et les circonstances, ou quand les rencontres même fréquentes ne sont que furtives et rapides, ou aspires à quelques jours bien complets d’union où la communauté se retrouve entière pour se revoir, mais qui et surtout pour faire le point et jeter ensemble un regard sur l’avenir plein de promesses ou d’angoisses. La «Famille Spirituelle» qu’est une Fraternité doit ressentir plus encore qu’un foyer humain cette nécessité. Sans doute, elle vit mélangée a monde, à la différence des communautés conventuelles, mais elle sait, «sans être du monde» . Du moins c’est sa loi et sa liberté. Or, malgré tout, les contacts de tous genres avec la vie matérielle, les rencontres, les infiltrations parfois inconscientes, les luttes même contre la mentalité, les méthodes, les doctrines mondaines, ne sont pas sans épaissir l’horizon spirituel, sa son faire écran, sa ralentir la marche et même parfois sans l’arrêter dans une faiblesse, passagère. Les «réunions mensuelles», la «Visite Canonique» ont heureusement aidé l’effort d’une étape à l’autre et permis de se ressaisir, «l’esprit d’Évangile», «a Règle» et ses prescririons on maintenu la vie dans son ensemble malgré une assimilation plus ou moins nette. Mais, ce n’est pas suffisant pour tenir longuement, solidement et avec une persévérance tenace. Note expérience à chacun en est la meilleur preuve.
Après la route fatigante et épuisante la gorge desséchées
par les poussières a besion de se désaltérée.
Les
forces malgré la bonne nourriture, incapables de lutter de vitesse
pour reconstituer en nombre les cellules nouvelles de remplacement de
celles qui meurent usées, sont à bout, il faut le repos
non pas inactif, mais revivifiant, reconstituant, où les nerfs
reprennent leur place, détendues, et laissent aux fonctions nutritives
leur rôle créateur. A plus forte raison, les «âmes consacrées» dans le monde, devient-elles ressentir ce besoin de solitude, pourtant, pour beaucoup, il est réduit à une seule journée ou à quelques jours aux heures comptées, mélangées trop souvent de retours à la maison. Malgré la meilleure bonne volonté le silence n’est que très relatif. Essayons , après avoirs marqué la nécessité de ces temps de réfection et de réflexions spirituelles, d’en décrire les éléments les plus pratique est les plus productifs. En les étudiant les un après le autres, par degré d’importance, nous aurons : «la journée ou récollections spirituelle mensuelle», la récollection proprement dite, la retraite ouverte, la retraite fermée. Nous écartons, a priori, de notre étude, les récollections ou retraites individuelles, sans pour autant en déprécier la valeur, bien au contraire, mais tout simplement parce que ici nos envisageons la vie de la Fraternité essentiellement constituée en communauté. a) la « journée spirituelle » Dans la plupart des familles de Tiers-Ordre on a senti la nécessité de marque notre frères et sœurs ce lien d’âme qui les relie les uns aux autres. Il existe d’une façon permanente c’est vrai, mais s’imposer d’y penser, de l’intensifier, de le renforcer d’un courant plus profond à travers tous les membres, d’affection et de soutien spirituels se communiquant d’un membre à l’autre, quelle joie et quelle force ! Cette journée compète harmonieusement ainsi, dans l’ordre de la vie courante des Fraternités, la réunion mensuelle. Sans que ce soit une loi absolue, elle a lieu environ quinze jour après celle-ci (plutôt sur la semaine que le dimanche) et coupe l’étape du mois en deux. Comme elle ne demande qu’une rencontre des esprits, elle ne vient pas grever d’un déplacement physique supplémentaire les existences déjà très absorbées. Son but est de «mettre les âmes en famille» et elle y réussit sous une forme différentes de celle des réunions, maison moins efficace. La composition de cette «Journée spirituelle» dans son organisation pratique incombe aux responsables de la Fraternité qui doivent en constituer le programme. Ce leur est un moyen puissant de s’intéresser d’une façon active à la vie de la famille, de se rappeler que l’administratif ne doit pas faire oublier, mais au contraire doit être au service du spirituel, de prendre en charge d’une certaine façon la vie de l’âme de leur communauté. Et voici ce qu’ils auront à préciser pour le communiquer publiquement à la réunion générale qui suivra, afin que chacun en prenne note par écrit : 1)
La date choisie et le saint d L’Ordre à qui sera confié
la protection de la journée. 4) Au matin de la «journée spirituelle», tous sont invités à s’organiser pour participer à la messe. Ils la «diront» les unes pour les autres et leur communion comportera une prière au Christ les uns pour les autres également. Là où la chose est possible et pour ceux qui le peuvent, on tente de se retrouver en communauté physique à la même messe, pour intensifier l’union d’esprit de ce jour. L’«Office» aussi, sans supprimer l’intention officielle de l’Église, est dit aux intentions fraternelles des membres de l’Ordre. Ainsi, conçue, la «Journée spirituelle» crée un réel esprit communautaire et demande aux «responsables» et à chaque Tertiaire un effort personnelle et par le fait, plus intense et plus adapté à chaque tempérament et à chaque Fraternité. b) La Récollection Dans le cours de l’année indépendante de la retraite, une journée entière d’intimité avec le Christ est organisée pour la famille toute entière. Un sujet spirituel bien spécifié choisi par le prédicateur, ou présenté à celui-ci par le Discrétoire est exposé dans des conférences qui, à l’occasion, peut être discutée et l’objet de mises en commun très fructueuses. Le tout, naturellement, enveloppé d’un programme d’office religieux adaptés, d’agapes fraternelles et de récréations où l’âme commune peut se créer entre les frères ou les sœurs, réunis en famille. Cette journée où les cours et les âmes s’unissent autour du Christ, de sa pensée présentée par le prêtre et discutée fraternellement entre les «récollectants», ne serait pas complète et n’obtiendrait surtout pas son but, si elle ne créait entre eux un lien social actif, qui devra déborder le cadre de cette rencontre. La récollection, pas plus que la retraite, n’est un travail purement individuel. Ressortir
de ces jours de fervent et de faveurs, sans vibrer en commun, sans partager
en parti le pain spirituel dont on est pourvue, ce qui conduira à
partager en frère le pain amer des souffrances, ou le pain-gâteau
des joies et même parfois, à l’occasion le pain matériel
de l’abondance ou de la pauvreté à la même
table, serait un non sens. Une récollection annuelle en plus de la retraite dans chaque Fraternité est à conseiller, si elle est comprise sous cet aspect. c)
La retraite Retraite, retrahere : se traîner en dehors de la vire ordinaire, s’extraire de tout ce qui, d’une façon coutumière nous envahit, se retirer en dehors de chez soi, avec le Christ et chez lui, apprendre de Lui ce qu’IL est, ce qu’Il veut nous enseigner sur Dieu, sur le prochain, sur nous-mêmes, sur le travail, qu’Il va nous confier. Se laisser séparer, former, façonner, «envoyer» par Lui. Les retraites du Seigneur, de la Vierge , des apôtres, depuis le foyer de Nazareth et les trois jours au Temple à douze ans , en passant par les quarante jours au désert, la retraite douloureuse de la passion, jusqu’à la retraite du Cénacle pour le Pentecôte, sont tout enseignement pour nous. Le fils de Dieu homme se met en face de sa vie dans la solitude, tantôt seul, parfois avec ses sdisciples. Il échange avec son Père amour pour amour, puis en Lui, pour Lui, prend la responsabilité des hommes ses frères, qu’il doit élever à sa propre dignité de Fils de Dieu. La retraite dans la vie de François d’Assise est non moins intense au moment de sa conversion, dans les ermitages de la montagne, sur l’Alverne, dans la «cellule intérieure» de son âme. Sans doute, ces retraites ne ressemblent en rien à nos organisations actuelles. Mais il est tellement plus difficile qu’autrefois de trouver lieux et temps pour une telle séparation de la vie matérielle. C’est pourquoi il au multiplier les occasions de retraite, en intensifier le travail, et tout faire pour y être totalement pendant les trois jours rituels qu’elle comporte d’une façon générale. C’est pourquoi aussi, il faut s’habituer à vivre dans le silence intérieur créé pendant la retraite et qui doit parvenir dans les âmes bien équilibrés, à être du bien journalier, prolongeant l’effet de trois jour privilégiés annuels. La retraite ouverte a de gros désavantage de ne pas séparer suffisamment des soucis ordinaires, de provoquer des déplacements fatigants, hâtifs, de manquer de silence et de recueillement. Elle vaut mieux que rien, mais elle n’aura jamais le résultat de la retraite fermée. Celle-ci est infiniment supérieur, au point que beaucoup de Tertiaires après l’avoir expérimentée n’hésitent plus à se l’imposer, dussent-ils prendre trois jours sur leurs congés de famille. Le sacrifice en vaut la peine et la famille loin d’y être sacrifiée, ne retirera tant, qu’elle finira par comprendre le bien fondé de cette absence si amèrement reprochée quelquefois au début. D’ailleurs, dans ce domaine est-il vraiment décent de refuser trois jours complets au Christ alors qu’on donne quinze jours aux siens ? Louable est la coutume qui dans un secteur, un district, remédie à l’impossibilité des retards fermées pour chaque Fraternité, en organisant pour l’ensemble des troupes une retraite fermée à laquelle participent que les membres de chacun d’eux. Cependant, qu’on veille à ne pas créer un groupe de privilégiés. Mieux vaudrait que ceux qui ont la possibilité de se réserver trois jours complets les vivent a milieu des membres de leur Fraternité en retraite ouverte et créent ainsi un courant de sympathie vers la retraite fermée pour le plus grand nombre. Ce que nous avons dit plus haut du résultat fraternel et social de ces rencontres, quelque soit leur formule, ne peut encore s’affirmer davantage ici. Tout l’ Évangile, tout le franciscanisme, n’ont qu’un but : créer une communauté humaine, fraternelle, réunie dans le Christ qui a la monte dans son «Corps mystique» jusqu’à sa divinité. Rien d’égoïste, d’individuel, d’arrêté, tout est un courant de vie, d’amour et les «Journées spirituelle», les «Récollections», les «Retraites» ne doivent avoir qu’un résultat ; l’intensifier et en faire profiter le plus d’ âmes possible. Ajoutons à ces éléments de vie sociale fraternelle des formules modernes dont le résultat est certainement très heureux : a) Les «Journées d’études» Grouper l’ensemble des Tertiaires d’un secteur ou d’un district pour approfondir l’esprit de l’Ordre, ou son organisation et ses méthodes ; ou simplement réunissent les responsables. Ou même une seule catégorie, déterminée de ces derniers, comme les Supérieurs, les Maîtres de novices, etc… b) Les «Camps » Réservés plutôt aux jeunes et taux foyers, Réunion inter groupes, mi-retraite , mi-vacances. C’est en réalité une semaine d’études sur un sujet spirituel déterminé, où la détente, le repos, la vie communautaire, la vie spirituelle et l’étude se mélangent dans sur harmonie créatrice d’une grande simplicité fraternelle et d’amitiés profondes dont le Christ est la lien assuré. Saint François y aurait reconnu un peu son «Chapitre des Nattes» à la Portioncule.
c) La « vie social » La Fraternité de Tiers-Ordre Franciscain est un association spirituelle. C’est dans la grande société du Corps mystique et de l’Église visible, une réunion plus intime entre des frères et des sœurs en Christ, attirés les uns vers les autres par de communes affinités aux méthodes, à l’esprit à la direction de François d’Assise. Mais tout famille concrétise l’esprit qui unit se membres dans ses services mutuels, matériel et spirituels. Ceux-ci en sont comme le ciment : ils relient, ils fusionnent, ils solidifient l’édifice. Ou mieux, ils sont les «témoins visible» des battements affectueux du cœur invisible. Ils sont les fruits savoureux et fortifiants de la sève qui, extraite des sucs de la terre où l’arbre est planté est montée sous l’écore jusqu’à eux pour les présenter à ceux qui ont faim et soif. Dans les réunions mensuelles, la Visite Canonique, les retraites, et les rencontres d’études, c’est un peu le travail intérieur, celui de la sève, des sucs spirituels en marche avec et vers le fruit, que nous avons analysé. Il est déjà social, ce travail, parce qu’inévitablement tout l’ensemble du corps en profite, comme dans un corps physique tous les membres sont revivifiés dans un sang nouveau, purifié par une nourriture abondante et saine. Mais il doit, pour se compléter, ou plutôt pour se refaire, s’extérioriser encore en actes sensibles comme celui de la sève dans le fruit. Or, le Seigneur l’a dit ; «L’arbre se reconnaît à ses fruits». Un arbre dont, le nom est «fraternité» dit nécessairement produire une vie fraternelle. Nous le verrons plus tard, cette vie distribuera sa force jusqu'au dehors, mais arrêtons-nous encore cette fois aux réactions bienfaisantes qu’elle produit dans la «famille» elle-même, dans la Fraternité. La Règle précise ces services matériels se spirituelles en quelques paragraphes très cours, mais suffisants si on laisse l’esprit livre de faire éclater la lettre. Au deuxième chapitre, paragraphes 12, 13 et 14 «Ils mettront en commun, chacun suivrant se ressources, une somme d’argent pour venir en aide aux plus pauvres des frères, surtout en cas de la maladie, ou pour le service et la dignité d culte.» «Les Ministres iront visiter le frère malade, ou ils enverront auprès de lui quelqu’un pour accomplir ce devoir de charité. En cas de la maladie grave, ils donneront les avertissements et conseils nécessaires pour que le malade reçoive à temps les derniers sacrements.» «Les
Tertiaires de la localité et les étrangers présents
assisteront aux obsèques des frères défunts, réciteront
pour le soulagement de leur âme le tiers du Rosaire institué
par le patriarche saint Dominique. Les prêtres, pendant la Messe,
et des laïques, dans la sainte Communion qu’ils feront, s’ils
le peuvent, prieront pour le repos éternel du défunts.» Tous et chacun sont responsable de la vitalité de l’ensemble comme dans un corps tous et chacun des membres participent à la santé où l’anémie du corps entier. Séparer le corps et l’âme, c’est provoquer la mort ; les deux vivent ensemble et influent l’un sur l’autre. Simplement, l’âme est le moteur, la vie, la pensée, le soutien du corps, donc l’élément le plus important. Et c’est pourquoi l’explication de la Règle jusqu’ici s’est arrêtée beaucoup sur à l’âme. Le principe posé reste vrai, en effet : «un maximum d’âme avec un minimum de corps». Mais il faudrait pas ignorer ce minimum, Frère âne a droit à sa pitance, sans quoi les services qu’il attend de lui et qui sont nécessaires à l’être entier ne seraient pas rendue et il y aurait souffrance, maladie, et quelque fois mort. Aucune des nécessités des uns et des autres ne doit trouver un indifférent parmi les frères. Aussi la Règle demande-t-elle à chacun «selon se ressources», de verser une somme d’argent pour venir en aide aux pauvres et aux malades… Deux catégories d’être- les pauvres, les malades qui doivent être choyés d’une façon et toute particulière : «J’avais faim, j’avais soif, j’étais malade…» C’est le Christ visible parmi nous. Il passe et nos avons occasion de le voir tel qu’Il se présent Lui-même, sous la forme qu’Il se choisit à lui-même pour être actuellement sous nos yeux : «Ce que vous ferez au plus petit des miens, c’est à Moi que vous le ferez…». A MOI !… Cette image jociste où un chômeur tend un bol quand à un jeune homme dont il reçoit un peu de vin,, et, lorsque le pauvre approche des lèves, ce sont les lèvres du Christ dessinée dans une tête d’ombre enveloppant celle du miséreux, qui se présentent les premières. L’identification est telle que la soif des deux est apaisé dans le même secours offert… Il ne faut donc pas voir dans la prescription de Règle une formule administrative, ou simplement l’origine des «mutuelles» qui ont rendu et rendent encore tant de services. Elle dépasse le matériel pour atteindre une «Présenc», et lorsqu’elle ajoute que cette somme d’argent sera aussi «pour le service et la dignité du culte» elle marque bien l’esprit qui doit imprégner le geste du donateur. Chaque Tertiaire met une partie de ses biens au service de la famille spirituelle et dans cette famille où l’on est plus frère encre parce que plus près du grand Frère Christ, au service de ceux qui «Le» représentent et de tout ce qui touche de plus près à la Personne du Christ. Les pauvres , les malades… Une pénitence de Visite Canonique donnée dernièrement dans toute une région a fait faire des découvertes et pour beaucoup vient préciser lumineusement le point de Règle que nos étudions. Chaque Tertiaire est tenu dans le cours de l’année de rendre visite à ses frères ou sœurs de Fraternité jusque chez eux, dans l’interne de leur habitation aisée ou pauvre. Je souhaite que l’expérience se fasse partout, naturellement avec tout l’esprit fraternel et toute la discrétion qu’elle comporte. Faut-il préciser la méthode pratique permettant les mieux, de réaliser le «chacun suivant se ressources !». Il est claire, en tout cas qu’il faut supprimer partout ce qu’on appelle encore dans beaucoup de Fraternité : la cotisation. D’autant plus que ce mot se définit souvent dans les esprits : une somme fixe et déterminée, ne tenant aucun compte des possibilité de chacun. La Règle est formelle : «Chacun selon ses ressources…» mais, aussi, selon sa conscience et son amour fraternel à l’égard du Seigneur présent dans la famille spirituelle, sous la forme des malades et des pauvres. Tel peut réaliser la Règle en donnant l’obole de la veuve… Dans sa pauvreté, elle donnait même de son nécessaire ! tel autre peu y manquer nettement en donne cent fois plus mais qui n’atteint ainsi que son superflu, ou même l’agréable. Ce n’est pas une question de gros sous. C’est une question d’amour fraternel à travers le Christ. On peut se payer deux mois de vacances au bord de la mer ou en voyage d’agrément à l’étranger, mais quand des frères et des sœurs vivent pendant ce temps dans des taudis où leurs enfants n’ont pas d’air… sans compter les autres pauvretés… il y a peut-être et même sûrement manquement à la Règle. «Venir en aide» ne veut pas dire offrir ce qui va permette à la pauvreté de ne pas deviner misère, ou à la misère de ne pas augmenter de degré. C’est descendre un peu dans le fossé a près du blessé, du malade, du pauvre qui ne se plaint pas mais qui n’en peut plus… La samaritain sur la route de Jéricho.. le Christ rencontrant l’humanité appauvrie de la vie de Dieu. C’est comme eux, soulever le blessé, le tirer de sa situation tragique, oindre ses plaies, le conduire dans la maison qui va le refaire, le relancer dans la vie, pourvu, aidé comme un frère. Sainte Élisabeth a été jusqu’à offrir son propre lit. Telle Tertiaire que je connais a été jusqu’à offrir sa maison de vacances pendant deux mois à une famille pauvre qui jamais n’avait eu de vacances…, tel autre prélève huit mille francs mensuellement pour «Venir en aide» à un foyer-frère…, tel autre met au service d'une famille-sœur chargée de travail, sa bonne pendant deux mois…, tel autre prête une somme de cinq cent mille francs pour installer l’enfant d’un frère pourvue de diplôme et c’est autre … Un Discrétoire offre deux mois de convalescence à une malade qui récupère sa santé en campagne. Une postulante jociste souffrante se voit prise en charge par celles qui ne sont pas encore tout à fait ses sœurs ; docteur, montagne, ravitaillement, santé,, tout s’accorde parce qu’on est «venue en aide»,.
Et ceci le plus souvent dans la discrétion, par l’intermédiaire
des «responsables» de la Fraternité. C’est
la Famille spirituelle qui détient les ressources apportées
par les membres et ces ressources sont parfois un argent… qui
n’est ni papier, mi monnaie, mais plus et mieux… Il reste pour ceux dont ce point de Règle ne peut se traduire qu’en monnaie, à ne pas l’oublier. Le plus simple, à une date fixée par le Discrétoire, chacun remet une enveloppe fermée, sans indication, au Trésorier, où aux zélateurs de quartier qui centralisent chez ce dernier. Quelques-uns n’auront que peu en argent mais beaucoup en amour fraternel. Que d’autres mieux pourvues, ne soient pas vides de ce qui crée les frères, il vaudrait mieux qu’elles soient vide de tout. Autrement dit, les cinq francs du pauvres seront cinq cent ou mille, ou dix mille, chez le riche… Tout sera anonyme par ce que tout sera fraternel, et l’entr’aide sera efficace. Les malades sont compris dans tout ce que nous venons de préciser. Cependant ajoutons un mot. Ils doivent être l’objet d’une sollicitude particulière dans chaque Fraternité, riches ou pauvres. La visite des malades comme celle des pauvres reste la visite au Christ. Chaque mois a minimum, ils doivent recevoir en toute discrétion toujours cela va de soi la visite qui apporte chez tous, la Fraternité entière représentée par le visiteur ; ceux qui sont à soutenir spirituellement, en plus ; le cours d’âme qui leur conviendra ; chez ceux qui sont pauvres, en plus; le secours matériel qui le relèvera. Relisons le texte : «Les Ministres iront visiter le frère malade, ou ils enverront auprès de lui quelqu’un pour accomplir ce devoir de charité». Si l’heure de l’entrée «à la maison du Père» a sonné, les frères, le sœurs doivent donner ou faire donner : «les avertissements et conseils nécessaires pour que le malade reçoive à temps les derniers sacrements». Et jusqu’au départ de l’âme à Dieu et jusqu’au retour du corps à notre mère la terre, le frère accompagne son frère : «Les Tertiaires de la localité et les étrangers présents assisteront aux obsèques des frères défunts, réciteront pour le soulagement de leur âme le tiers du Rosaire institué par le patriarche saint Dominique. Les prêtes pendant la messe, et les laïques dans la Communion qu’il feront s’ils le peuvent, prieront pour le repos éternel du défunt.» Le corps et l’âme de nos frères doivent nous soucier et dans leur vie humaine et dans leur vie divine. Nous
sommes des frères…………..
Nous sommes à une époque où la liturgie qui entoure le Seigneur dans son eucharistie se développe et reniât dans des expressions cherchant à faire comprendre au fidèle la «Présence» qui est là. Beaucoup ont encore de la peine à saisir et se demandent si tout ce faste est toujours bien tournée vers l’Hôte-Ami du tabernacle, ou ne s’arrête pas plutôt aux serviteurs qui le déploient en s’admirant en sa présence mais sans pensée à Lui. Ne négligions pas cependant la Liturgie, mais de grâce, en effet, qu’elle soit dirigée vers Celui pour qui elle a été faite. Pour ceux qui ont de la difficulté à l’égard de ce culte, entrain de chercher sa formule d’expression pour être un véhicule d’Amour vers le Christ, il y a «à entretenir le service et la dignité du culte» à l’égard de ce Christ en chair et en os dont nous venons de parler : malade et le pauvre. Que tous, frère et sœurs du Tiers-Ordre insistent sur le culte à l’égard de ce Christ et, celui qui doit s’adresser au Christ eucharistique, deviendra bientôt lumineux et vrai. |
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