Prêtres du Monde

+ Sr Denise Christiaenssens

Ermite de la croix o.f.s.

Dans le diocèse de Rimouski.

Ermite franciscaine consacrée par voeux
public  par Mgr. Bertrand BLanchet 2007

Maintenant sous obéissance de  Mgr Pierre André Fournier  et ami de ma famille depuis quelques années

-Ma consécration est pour ma famille
-mes prêtres vivants ou décèdés du monde
-toute personne qui fait une demande

J'ai déménagé et Tellus ne donne pas le service, donc j'ai donc changer d'adresse  de @

voici la nouvelle

 

 

ermitedelacroixofs@live.ca

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DU COMITÉ DIOCÉSAIN
DU MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

AS-TU DÉJÀ PENSÉ À
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LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE ? OUI REGARDE LE LIEN PLUS BAS
Titre de la série :
Avec Saint François d'Assise spécialiste d'évangile
Titre de la page:

Une enseigne peu attirante.

Nom de l'auteur:
P. Raymond Moisdon .

Une enseigne peu attirante.

Première partie
Découverte de la vocation

Chapitre Premier
Une enseigne peu attirante

« L’Ordre de la Pénitence », tel est le titre donné par François à sa troisième famille spirituelle.
Pourquoi cette appellation ?

A notre époque en mal de découvertes jouisseuses et passionnées, elle sonne tellement mal, elle écorché les oreilles habituées aux doucereuses déclarations, elle fait frémir les corps saturés de mollesse et les âmes affalées dans le plaisir.

Pourquoi donc ?…

Peut-être d’abord parce que « son époque », celle à laquelle il a réalisé cet Ordre, était comme la nôtre. En réaction contre le désordre, il a crée un Ordre ; en réaction contre la décomposition du sensuel, il a crée le courant vital de l’énergique pénitence.

Mais aussi, parce que, en 1221, quand il accepte de penser à ceux qui veulent le suivre malgré les liens du mariage, il a expérimenté depuis plus de dix ans ce que veut dire exactement le mot «pénitence ».
Dans nos esprits il éveille plutôt une idée purement négative de renoncements, de contraintes, de peines et de souffrances volontaires ou non, désagréables à la nature sans profit immédiat.

Pour François, au contraire, toute sa réalité est positive et son résulta est une restitution de la surnature, une foi, une possession plus intense de l’être aimé.

Si nous savions regarder de près, nos conclusions seraient d’ailleurs identique, mais notre pénitence est trop tournée vers nous, tandis que la sienne est tout et uniquement tendue vers la joie d’un autre.

« Être en pénitence », « faire pénitence », « recevoir le sacrement de pénitence ». Trois expressions de notre langage spirituel courant. Leurs sens ? Pas autre que, retrouver celui ou ceux dont nous étions séparés, avec pour résultat la joie de la réunion.

« Être en pénitence » : L’enfant qui vient d’être puni « est en pénitence ». Pour un bavardage, il va rester en silence pendant que ses camarades vont jouer en récréation ; il était détenteur d’une joie, celle de parler, que les autres atteignent maintenant seulement ! Si sa punition comporte une leçon à réapprendre, un devoir à refaire, c’est lui cette fois qui est en retard ; il se réunit à ses camarades en faisant ce travail, après eux pour les rejoindre.
« Être en pénitence » ne peut avoir un autre sens. C’est prendre les défectuosités, les tendances dangereuses de notre tempérament pour les obliger à s’harmoniser à un tempérament modèle, pour supprimer les distances entre l’un et l’autre établir le plus de points de contact possible, réaliser l’union des deux. D’un mot, c’est (comme l’avers et le revers d’une médaille) la souffrance et la joie simultanées d’un rapprochement après une séparation. Faire pénitence s’exprime souvent en langage chrétien par le mot « réparer ».

L’idée entrevue dans ce mot est extrêmement riche et grosse de l’idée de réunion, d‘union.

On répare ce qui est cassé, brisé, désuni, ce qui déchiré. Un vêtement déchiré ne peu plus se porter, il y a séparation entre vous et lui. Réparez-le, il y a double rapprochement : les deux bords de la déchirure sont adroitement recousus ensemble et ce rapprochement s’appelle une « réparation » ; cette réparation vous permet de le reprendre sans honte et avec joie, c’est le second rapprochement, la réunion. Réparer c’est réunir, recoudre ; faire pénitence aussi.

« Recevoir le sacrement de pénitence ». Pourquoi s’arrête-t-on au point pénible de l’accusation des fautes ! Si en nous mettant à genoux aux de notre confesseur nos pensions à l’union qui va se rétablie avec le Christ par l’absolution !

L’homme a « déchiré sa volonté » de celle du Christ, il a péché. Par la confession, la « Pénitence », il supprime la déchirure, il remet en communauté, en amitié, en fraternité, sa vie avec celle de l’Ami. Il reçoit le sacrement de la « réunion ».

François avait médité tout cela. Il avait médité la grande pénitence du Christ :

a) Son INCARNATION : union de l’humanité à la divinité.

b) SON JEÛNE AU DÉSERT : quarante jours d’extase où il s’unit plus intensément encore « l’humanité ». Il la transporte avec la sienne au point d’en oublier de manger, dans la joie de cette adoration du Père qui est sa fonction essentielle. Et pendant tout ce temps il pense aussi l’Évangile où il ne sera question que d’union dans la charité, dans l’amour.

c) SA PASSION, où soulevant «l’humanité» jusque sur la Croix, entre ciel et terre, il refait de l’homme un Dieu, après avoir uni Dieu à l’homme.

Si nous regardons les textes pénitentiels de la Règle, nous nous rendrons compte très rapidement qu’ils revêtent tous le sens positif d’union et de réunion au Christ,

Ils sont disséminés dans les deux premiers chapitres, le troisième signalant seulement le droit du Visiteur (paragraphe 2 et 4 ) de ramener les négligents et les coupables dans l’observances normale des engagements pris.
La première marque la lutte contre les mauvaises tendances de la nature, mais pour tendre vers les mœurs et habitudes du Christ.

«Il faut avoir de bonnes mœurs » (paragraphe I.) L’esprit d’obéissance ; la volonté de concorde, marquée dans l’Évangile par le « aimez-vous les uns les autres» le revêtement d’un esprit symbolisé par l’habit ; la formation de Noviciat comptant parfois des rectifications, des redressements, de jugements, d’idée, d’erreurs sur la vie intérieur; l’étude de la méthode franciscaine d’introduction de la vie du Christ dans nos vies personnelles ; et enfin la décision, l’engagement , la brisure d’avec l’Esprit du monde, pour prendre d exclusivement et définitivement l’esprit du Christ.
Le second intitulé : «De la manière de vivre» , prend l’âme consacrée comme pour lui donner une forme non pas figée mais orientée vers un achèvement de perfection.

La forme définitive, c’est le Christ. Les yeux fixés sur lui, à la manière de François, le Tertiaire va supprimer toutes les bavures, donner le coup de ciseau à toutes les encoignures défectueuses, à tout ce qui jure en lui face au Modèle qu’il veut reproduire. Pour a peu et avec évidence, il se rend compte que, pour lui comme pour François, «le Très-Haut» lui demande de vivre selon « forme» du Saint Évangile.

Absence de luxe, par l’amour de la pauvreté qui donne la liberté et écarte des passions.

Fuite de l’Élégance mondaine par préoccupation beaucoup plus intense de l’élégance spirituelle, de l’habillement de l’âme : «revêtez-vous du Christ» (Saint Paul).

Langage exempt d’inconvenances ; habitude ce mortifier le goût et la chair, par la frugalité et le jeûne ou l’abstinence ; la suppression des plaisirs dangereux pour que l’esprit ait plus de place que le corps. Confession régulière pour repartir après un écart, une faiblesse, une chute.

Puis les obstacles principaux combattus, l’ébauche dégrossie, la Règle engage le disciple de François à la communauté de travail intérieur avec le Christ ; messe, communion, vie intérieur, exercices de piété, office, sanctification des actions ordinaires.

Puis à la communauté de travail extérieur : exemple, apostolat en famille, dans la société, dans et par la justice qui apaise les discorde, par l’esprit de paix et de la charité active.

Par sa Règle observée, le Tertiaire,«se met en pénitence», quand il se trouve en défaut d’élève distrait, en retard, ou dissipé ; il «fait pénitence» pour après ses efforts marqués, faire rectifier par l’Ami lui-même les bévues, les erreurs, les malfaçons.

Tout dans cette loi volontaire prend sa personne et la porte vers la «Personne» par excellence : Jésus-Christ. La rencontre opérée, c’est une intimité de plus et plus forte qui se crée, et les deux amis en s’identifiant finissent par ne plus voir que les intérêts l’un de l’autre s et par s’y dévouer sans compter.

La «pénitence» tu troisième Ordre franciscain et de sa Règle, doit aboutir à cela, sans qui elle ne répondrait plus à l’idée du fondateur : apprendre à rencontrer, à vivre et à aimer «l’Amour qui n’est pas aimé».

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Le Resto de mon fils

François Christiaenssens

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