| Sixième
Partie- O Mes Trois
Immensité
où je me perds.
C’est
l’Église qui chante : « Dieu est immense,
le Père est immense, le Fils est immense, l’Esrit-Saint
est immense ; il n’y a pas trois immense, mai Un seul
immense (1)».
Mon
Dieu, vous êtes l’immensité même
vos remplissez le ciel et la terre ; vous êtes infiniment
plus grand que les cieux. Vous n’êtes pas limité
vous êtes ; l’Incommensurable. Ce que vous éternité
est à l’égard du temps, votre immensité
l’est à l’égard des lieux. De même
que des millions et des milliards de siècles, n’ajouteraient
rien à votre éternité ; ainsi, aucun
espace, ni grand qu effort de mon imagination pût le
concevoir, ne saurait même surer la grandeur de votre
être. Il est sans fin ni terme,
Or,
si infiniment grands que sous soyez au point qu’aucun
espace que peu voust, vous êtes néanmoins, si
simple as votre immensité qu’elle est indivisible.
On eut dire que vous êtes partout et que vos n’estes
nulle part : partout, puisque la atome lui-même vous
contient tout entier : nulle part, puisque nul lieu ne peut
vous contenir. Vous êtes près de moi, et, par
ailleurs, infiniment loin de moi : loin demi, si je considère
l’immensité de votre grandeur ; près de
moi, si je considère l’immensité de votre
présence. Vous me renfermez en vous, vous m’environnez,
vous me pénétrez, vous me remplissez :vous m’êtes
comme plus intime qu’à moi-même ; c’est
en lui que nous vivons, que nous nous mouvons; en lui que
nous sommes. (2)
E
tout cela est vrai, naturellement vrai : il n’a pas
un gain de sable qui ne subisse le poids de votre immensité.
Mais qui doit dire un chrétien qui vient de recevoir
Jésus-Christ ? L’immensité de Dieu vient
de faire invasion en lui d’une manière qui en
vient à son êtes surnaturalisé par la
grâce.
Il
est en moi, si grand soit-il ; en moi, si néant que
je suis! Il est là avec ses perfections infinis ; avec
sa toute-puissance qui fait tout et qui souvent tout ; avec
sa sagesse qui gouverne tout ; avec sa bonté qui attire
tout ; avec sa providence qui pourvoit à tout ; avec
sa miséricorde qui remédie à tout ; toutes
ces perfections, et toutes celles, infinies et ignorées,
qui sont en lui, sont inséparable, de son immensité.
En ce moment, tout cela est dans mon cœur. Bien plus,
mon Jésus, Jésus-Hostie, vos me donnez le cœur
du Verbe que vous êtes, pour aimer mon Père dans
l’ Esprit-Saint. Je n’ai pas dans son propre cœur
amour capable de vos aimer autant que vous êtes aimable.
Vous me donnez votre propre cœur ; il est là moi
O
Père, je vous offre ce cœur d’amour immense
de votre Fils; je vous aime par cet amour éternel qui
le dévore, amour tout- puissant immense dont vous vous
aimez vous-même.
Père
saint, je vous aime par Jésus, votre Hostie, votre
Verbe incarné et fait eucharistie pour moi ; ne me
méprisez pas ce petit néant que je suis et me
e sens si profondément. Qui suis-je, moi et qu’êtes-vous
? Les anges et les hommes mettraient des éternités
à vos comprendre : jamais, en jamais, ils ne verraient
le terme de votre immensité ; et cependant, en votre
Fils, le bien-aimé de vos complaisances, je vous saisis,
s’il en peut dire; je vos comprends puisque lui, votre
pensée égale à vous-même, vos comprend
pour moi et en moi.
Q
vous êtes donc bon ! Vous êtes heureux, quand
e vos recherche ainsi, par en lui et en lui. Alors, vous semblez
faire état de l’atome que je suis ; vous me recherchez,
vous daignez descendre en moi pour m’aimer de toute
votre tendresse de Père, pour m’aimer, me combler
de vos dons et m’encourager à coopérer
de tout mon vouloir à votre amour.
En
Jésus, vous vous êtes fat si petit, vous ajoutant
à ma taille de créature, que vous transformez
au point de la combler de votre grandeur, en votre immensité.
Quelle
admiration ! Un Dieu immense s’est donné à
moi aujourd’hui, pour avoir mon âme, pour la rendre
une pure « capacité de Dieu !
C’est
jusque là que Jésus-Hostie fait son oeuvre en
moi! Verbe fait chair, fait eucharistie, il donne à
la grandeur de Dieu de s’abîmer dans la petitesse
d’ue âme, sous fragment, une parcelle d’une
sainte Hostie !
Qui comprendra jamais jusqu’à Dieu nous aime
! Et il y en a tant qui doutent encore de cet amour !
|