Prêtres du Monde

+ Sr Denise Christiaenssens

Ermite de la croix o.f.s.

Dans le diocèse de Rimouski.

ermite franciscaine consacrée par voeux
public  par Mgr. Bertrand BLanchet 2007

Maintenant sous obéissance de  Mgr Pierre André Fournier  et ami de ma famille depuis quelques années

-Ma consécration est pour ma famille
-mes prêtres vivants ou décèdés du monde
-toute personne qui fait une demande

 

Signez mon livre d'or Un petit mot fait du bien et cela vous permet aussi de lire les commentaires des gens. 

DU COMITÉ DIOCÉSAIN DU MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

AS-TU DÉJÀ PENSÉ À
DEVENIR PRÊTRE?


LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE?t



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La couleur de la joie parfaite

Nom de l'auteur:
P. Philippe Bélanger ofm.
La couleur de la joie parfaite

Tout comme notre Saint Père le Pape Jean Paul II notre Pape actuel Benoît XVI a un magnifique sourire de la paix intérieur et de sa vie spirituelle remplie de la Puissance de Dieu Trinitaire qui l'a choisi pour diriger notre Église aujourd'hui.

La joie verte pâle

Transfiguration de la nature des 4 saisons et ses merveilles

La joie grise

Austère fille du devoir d'état couleur de pain de son, de ménage rude et gris mais savoureux de la couleur de grosse toile donc on fait les vêtements de travail. C'est la joie du devoir accompli, du terrible quotidien qu'on apprivoise à force d'aimer, joie de la ménagère, du cultivateur, du service et du dévouement.

La joie dorée

C'est la joie de l'être et de la vie, joie d'être au monde et parce que le monde est beau, et bon, joie de couleur du soleil levant, et au couchant. Joie dorée de l'amour, joie de deux êtres qui se rencontrent et qui s'aiment. Joie de la maman qui met au monde un enfant. Joie de la rencontre de frères et des sœurs heureux de vivre ensemble. Joie de la rencontre, joie de l'âge d'or qui refuse de mourir avant l'âge et le temps.

La joie blanche



De toutes les couleurs. C'est la couleur de l'aube que le prêtre revêt pour la messe. C'est la joie de la prière et de la contemplation, du contact avec Dieu. Joie de savoir Dieu tout proche de nous. Joie de se savoir aimer de Dieu. Joie du don total, du prêtre et de la personne consacrer au Seigneur.

La joie rouge


Joie couleur de sang et du sang qui coule du côté de Jésus, du feu qui brûle que l'on goûte dans le sacrifice; sans la croix, la fête et la joie de Pâque n'auraient pas éclatées à la souffrance même d'où une joie peu surgir. Les épreuves sont souvent des sources de joie. Les saints ont compris cela. François d'Assise surtout qui était un expert en joie et c'est dans la croix qu'il trouvait la joie parfaite. C'est la joie du sacrifice suprême qui conduit tout droit au bonheur du ciel.

La joie bleue

C'est la joie mariale qui aboutit tout droit au magnificat, dans les litanies de Marie. On appelle Marie, la cause de notre joie. Ce sont les franciscains qui l'ont appelée Marie Notre Dame des 7 Allégresses.

La joie verte

C'est la joie franciscaine, la joie de la belle nature avec tout ce qu'elle contient de merveilleux. Elle étale ses splendeurs variant avec les saisons. Joie de l'hiver avec la neige blanche que l'âme en fête, avec ses sapins ouatés. Joie du printemps avec ses bourgeons qui éclatent et ses arbres qui se recouvrent de verdure. Joie de l'été avec ses fleurs multicolores, ses oiseaux qui chantent. Joie de l'automne où l'on voit les feuilles prendre toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, on pense ici encore au cantique des créatures de Saint François.

Nous apprenons le décé du Père Bélanger, le 7 décembre 2000, que Saint François l'accueille avec lui et qu'il dirige avec Sainte Cécile la chorale de Dieu pour rendre gloire pour cette belle voix que Dieu lui a donnée et qu'il a permis à tant de monde de chanter avec lui les merveilles de la création donnée gratuitement par Dieu pour nous.

©D. Christiaenssens o.f.s.erm.

La joie parfaite selon Saint François d'Assise

Comment Saint François, cheminant avec frère Léon, lui exposa ce qu'est la joie parfaite.

Comme saint François allait une fois de Pérouse à Sainte Marie des Anges avec frère Léon, au temps d'hiver, et que le froid très vif le faisait beaucoup souffrir, il appela frère Léon qui marchait un peu en avant, et parla ainsi : «O frère Léon, alors même que les frères Mineurs donneraient en tout pays un grand exemple de sainteté et de bonne édification, néanmoins écris et note avec soin que là n'est pas point la joie parfaite.»

Et saint François allant plus loin l'appela une seconde fois : «O frère Léon, quand même le frère Mineur ferait voir les aveugles, redresserait les contrefaits, chasserait les démons, rendrait l'ouïe aux sourds, la marche aux boiteux, la parole aux muets et, ce qui est un plus grand miracle, ressusciterait des morts de quatre jours, écris qu'en cela n'est point la joie parfaite.»Marchant encore un peu, saint François s'écria d'une voix forte : «O frère Léon, si le frère Mineur savait toutes les langues et toutes les sciences et toutes les Écritures, en sorte qu'il saurait prophétiser et révéler non seulement les choses futures, mais même les secrets des consciences et des âmes, écris qu'en cela n'est point la joie parfaite.»

Allant un peu plus loin, saint François appela encore d'une voix forte : «O frère Léon, petite brebis de Dieu, quand même le frère parlerait la langue des Anges et saurait le cours des astres et les vertus des herbes, et que lui seraient révélés tous les trésors de la terre, et qu'il connaîtrait les vertus des oiseaux et des poissons, de tous les animaux et des hommes, des arbres et des pierres, des racines et des eaux, écris qu'en cela n'est point la joie parfaite.»

Et faisant encore un peu de chemin, saint François appela d'une voix forte : «O frère Léon, quand même le frère Mineur saurait si bien prêcher qu'il convertirait tous les fidèles à la foi du Christ, écris que là n'est point la joie parfaite.»

Et comme de tels propos avaient bien duré pendant deux milles, frère Léon, fort étonné, l'interrogea et dit : «Père, je te prie, de la part de Dieu, de me dire où est la joie parfaite.» et saint François lui répondit : «Quand nous arriverons à Sainte-Marie-des-Anges, ainsi trempés par la pluie et glacés par le froid, souillés de boue et tourmentés par la faim, et que nous frapperons à la porte du couvent, et que le portier viendra en colère et dira : « Qui êtes-vous ?» et que nous lui répondrons : «Nous sommes deux de vos frères», et qu'il dira : «Vous ne dites pas vrai, vous êtes même deux ribauds qui allez trompant le monde et volant les aumônes des pauvres ; allez-vous en» ; et quand il ne nous ouvrira pas et qu'il nous fera rester dehors dans la neige et la pluie, avec le froid et la faim, jusqu'à la nuit, alors si nous supportons avec patience, sans trouble et sans murmurer contre lui, tant d'injures et tant de cruauté et tant de rebuffades, et si nous pensons avec humilité et charité que ce portier nous connaît véritablement, et que Dieu le fait parler contre nous, ô frère Léon, écris que là est la joie parfaite.

Et si nous persistons à frapper, et qu'il sorte en colère, et qu'il nous chasse comme des vauriens importuns, avec force vilenies et soufflets en disant : «Allez-vous-en d'ici misérables petits voleurs, allez à l'hôpital, car ici vous ne mangerez ni ne logerez», si nous supportons tout cela avec patience, avec allégresse, dans un bon esprit de charité, ô frère Léon, écris que là est la joie parfaite.

Et si nous, contraints pourtant par la faim, et par le froid, et par la nuit, nous frappons encore et appelons et le supplions pour l'amour de Dieu, avec de grands gémissements, de nous ouvrir et de nous faire cependant entrer, et qu'il dise, plus irrité encore : «ceux-ci sont des vauriens importuns, et je vais les payer comme ils le méritent», et s'il sort avec un bâton noueux, et qu'il nous saisisse par le capuchon, et nous jette par terre, et nous roule dans la neige, et nous frappe de tous les noeuds de ce bâton, si tout cela nous le supportons patiemment et avec allégresse, en pensant aux souffrances du Christ béni, que nous devons supporter pour son amour, ô frère Léon, écris qu'en cela est la joie parfaite.

Et enfin, écoute la conclusion, frère Léon : au-dessus de toutes les grâces et dons de l'Esprit-Saint que le Christ accorde à ses amis, il y a celui de se vaincre soi-même, et de supporter volontiers pour l'amour du Christ les peines, les injures, les opprobres et les incommodités ; car de tous les autres dons de Dieu nous ne pouvons nous glorifier, puisqu'ils ne viennent pas de nous, mais de Dieu, selon que dit l'Apôtre : «Qu'as-tu que tu ne l'aies reçu de Dieu ? et si tu l'as reçu de lui, pourquoi t'en glorifies-tu comme si tu l'avais de toi-même ?». Mais dans la croix de la tribulation et de l'affliction, nous pouvons nous glorifier parce que cela est à nous, c'est pourquoi l'Apôtre dit : «Je ne veux point me glorifier si ce n'est dans la croix de Notre-Seigneur Jésus Christ.» À qui soit toujours honneur et gloire dans les siècles des siècles. Amen.