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4- Itinéraire de l'âme franciscaine- 01/ 32 |
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| Où allons-nous ? P.Léon.Veuthey.o.f.m.conv.html
Le
but et la voie : Chapitre premier : Où Allons-nous ? 1- On voyage vers l’éternité, poussés inexorablement en avant par le temps qui ne s’arrête pas dans sa course, ne devons-nous pas nous demander où nous allons ? Est-ce vers l’abîme que nous courons ? Est-ce que vers le bonheur ? Si je suis libre de choisir, ne faut-il pas que je fasse mon croix, que je détermine le but que je veux atteindre et, par suite, la voie à suivre pour y arriver ? François d’Assise avait vécu jusque là insouciant, et satisfait du bonheur de chaque jour. La grâce de l’épreuve lui fait soudain entrevoir la vanité de sa vie. Il sent en lui une voix qui l’appelle à un but plus élevé, à des jouissances plus réelles et plus dignes de lui. La gloire ! La grâce encore le préserve d’en expérimenter toute la vanité. La voix de son âme lui fait dire comme à saint Augustin : «Tu nous as fait pour toi, Seigneur, et notre cœur est dans l’inquiétude jusqu'à ce qu’il repose en toi.» (1) 2- Tout, sur la terre, est fait pour Dieu : du plus petit brin d’herbe de la prairie jusqu’au plus grand arbre de la forêt, tout s’élève vers le ciel, à la recherche de la lumière, à la recherche de Celui qui donne à chaque créature l’être et la vie. La créature a faim du Créateur et tend vers Lui, d’un appétit inné, pour s’en rassasier. Mais, pendant que la plante qui a atteint la limite de sa croissance en demande rien d’autre et est satisfaite; pendant que l’animal qui a étanché sa soif, apaisé sa faim et ses autres appétits se reposer béatement. L’homme sent en lui, d’autres besoins que rien au monde ne peu apaiser : Il cherche la gloire, la fortune, et jamais il n’est assez haut, jamais il n’est pas assez riche ; il cherche la science, et plus il sait plus il s’aperçoit qu’il ne sait rien encore il cherche l’amour, le bonheur et quand il a tout qu’il désire, après la première illusion passée son inquiétude recommence. Son appétit, ses besoins sont infinis, et l’infini seul peut le satisfaire : «Tu nous as faits pour Toi, Ô Seigneur, et notre cœur est inquiet jusqu’à ce qu’il repose en»Toi. 3- François l’avait compris. Et puisque Dieu seul pouvait le satisfaire, il fallait quitter tout pour Dieu. De là l’attrait mystique de la sainte Pauvreté ; ne plus m’attacher à rien pour trouver le Tout qui seul est assez grand pour la soif infinie de mon âme ! Oh! Essayez de pénétrer au fond de votre âme, d’en chercher les limites : vous y trouverez toute votre vie passée, tous vos rêves d’avenir ; sans en sortir, vous y enfermerez la terre, les étoiles l’univers, une infinité de mondes ; et toujours vous pourrez avancer, avancer encore, et vous ne trouverez pas la fin de votre âme (2) ; vous y trouverez l’infini, vous y trouverez Dieu. La puissance de l’âme est infinie. Voilà pourquoi Dieu seul peut la satisfaire. Et le Ciel seul sera son repos parce qu’elle y trouvera Dieu qui seul peut la remplir et combler ses désires. Voilà où nous allons, la fin de l’homme, la béatitude, qui est la satisfaction de la puissance infinie de connaître et d’aimer : le Ciel Bienheureuse inquiétude de l’âme humaine, que Dieu seul peut apaiser ! Elle nous enseigne que toute st vanité hors Dieu et son amour ! C’est Lui qu’il faut chercher, qu’il faut établir en nous, dans notre royaume intérieur, comme Jésus nous l’a appris, comme saint François nous en a donné l’exemple. Cette fin, ce but n’est pas facultatif : comme la poisson hors de l’eau souffre et meurt dans d’horribles tourments, ainsi l’homme ne trouve que tourments hors de Dieu. Mais l’homme qui meurt hors de Dieu souffrira des tourments sans fin, parce que son âme et immortelle et faite pour Dieu. Oh! Qu’il importe de connaître la voie qui conduit à Dieu ! |
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| Références
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