| Itinéraire
de l'âme franciscaine 05/32 Mère du Corps mystique P. Léon.Veuthey.o.f.m.conv. Livre Premier-Le But et la Voie- La Divinisation dans le Christ. |
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| Mère du Corps mystique. Il manquerait quelque chose à nos besoins humains si, à côté de l’amour fraternel pour Jésus et de l’amour filial pour un Père tendrement aimé, nous n’avions pas aussi une Mère à qui manifester notre affection, confier nos peines et nos sentiments intimes. Dieu a pourvu aussi à ce besoin : Il nous a donnée une mère, la plus belle, la meilleur et la plus puissante de toutes les mères ; c’est Marie, qui est appelée la Mère de Dieu parce qu’elle est la mère de Jésus, le Fils Unique de Dieu. Mais si Marie est la mère de Jésus, elle est aussi notre Mère, puisque, dans l’unité surnaturelle du Corps mystique et de l’unique filiation divine, nous sommes un avec Jésus. Quand le Verbe a pris la nature humaine en Marie par l’opération du Saint -Esprit, il a voulu s’unir à toute la nature humaine, avec elle de chacun de nous en particulier. Et aussi que c’est Marie qui lui fournir cette nature humaine, qui engendre le Christ format tout un avec le Corps mystique, nous étions présents virtuellement dans le sein de Marie lorsqu’elle a engendré Jésus et nous en Lui. 2- Marie est donc notre Mère par pré-ordination divine, dès le jour de l’Incarnation. Et comme le péché nous empêchait d’être effectivement ses fils en Jésus, elle devenait Mère une seconde fois sur le Clavaire en nous rachetant avec Jésus par ses souffrances maternelles. Marie, notre Mère au jour de l’annonciation, notre Mère à Bethléem et notre Mère au Calvaire, le devient effectivement pour chacun de nous le jour de notre Baptême, et le reste ensuite pour toute notre vie. D’ailleurs, elle fut toujours notre Mère. Elle a pris soin que nous recevions la grâce du Baptême. Et, en ce jour où nous avons été unis au Christ et avons formé un seul fils avec Lui, se réalisait pour nous l’Annonciation dans la grâce du Calvaire ; réellement présents dans le sein mystique de Marie, nous allions y réaliser l’union de notre nature humaine avec le Verbe, le Fils de Dieu (1). Dès lors, nous avons vécu en elle, grandissant et nous transformant en Jésus : elle, nous nourrissant de la Vie qu’elle a reçue du Ciel dans le Saint-Esprit. Oh! Merveille de la Maternité de grâce qui nous fait, par participation, fils de Dieu (2) dans le Fils Unique Jésus ! 3-Saint François avait pressenti ce mystère et ces merveilles lorsque, ramenant Marie de son trône de Reine du Ciel où l’avait placée une piété respectueuse mais lointaine, il l’avait annoncée à nouveau sur la terre en union avec Jésus dont il avait rappelé aussi la sainte humanité et sa présence au milieu de nous. Les œuvres de Dieu ne sont pas transitoires : le mystère de l’Incarnation et de Rédemption continue sur la terre jusqu’à la fin des temps. Marie, Mère du Christ, Chef du Corps mystique, continue à l’engendre dans ses membres. Elle est la mère de la tête et des membres ; elle est la racine vivifiante de la vigne mystique, donc nous sommes les sarments. Salve radix ! Salve porta ! Elle est notre Mère de Grâce en Jésus : elle est la racine de notre vie surnaturelle en Jésus. Par elle, le Saint-Esprit nous communique la vie divine, en Jésus. Comme une bonne Mère, elle nous nourri du lait de la grâce, elle veille sur nous, prête à nous aider, à nous consoler, nous couvrant à tout instant du jour et de la nuit de son divin amour maternel. Oh! Quels ne seront pas l’amour et la confiance de l’âme franciscaine envers cette bonne Mère qui, après nous avoir engendrés deux fois en Jésus, nous garde et nous nourrit en Lui jusqu’à la plénitude de l’âge du Christ ! |
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| Références
2-Il ne s’agit pas, pour l’homme, d’union hypostatique impossible or de sa personne divine du Christ, mais de la participation d’une personne humaine à la grâce du Christ, en participant e Lui ( per ipsum, cum ipso et in ipso ) à la vie divine, une et trine. |
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