Prêtres du Monde

+ Sr Denise Christiaenssens

Ermite de la croix o.f.s.

Dans le diocèse de Rimouski.

Ermite franciscaine consacrée par voeux
public  par Mgr. Bertrand BLanchet 2007

Maintenant sous obéissance de  Mgr Pierre André Fournier  et ami de ma famille depuis quelques années

-Ma consécration est pour ma famille
-mes prêtres vivants ou décèdés du monde
-toute personne qui fait une demande

J'ai déménagé et Tellus ne donne pas le service, donc j'ai donc changer d'adresse  de @

voici la nouvelle

 

 

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Livre d'or-Un petit mot fait du bien et cela vous permet aussi de lire les commentaires des gens.  Ne laissez pas de message personnel s.v.p.
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DU COMITÉ DIOCÉSAIN
DU MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

AS-TU DÉJÀ PENSÉ À
DEVENIR PRÊTRE?


LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE ? OUI REGARDE LE LIEN PLUS BAS

 

Titre de la série :
Jésus-Christ-Sa vie-Sa passion-Son triomphe
Titre de la page:
Menu- Préface
Nom de l'auteur:
Père Berthe de la Congrégation du Très Saint-Sacrement.

 

 

 

La photo vient du site

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Imprimatur: Parisiis, die 31° Martii 1924.
Réimpression. Par les soins des Pères Rédemptoristes de Sainte-Anne-de-Beaupré.

QUATRE-VINGT-HUITIÈME MILLE

ÉDITION CANADIENNE

LIBRAIRIE ALPHONSIENNE
t BENJAMIN OCTAVIUS
Episc. Mosynopolit
.

Imprimatur.. ULRICUS PERRON
, Vie. Gen. Quebeci, die 19 novembris 1942

SAINTE-ANNE-DE-BEAUPRÉ CANADA .

Imprimé et publié en conformité d'une licence décernée par le Commissaire des brevets, sous le régime de l'Arrêté Exceptionnel sur les brevets, les dessins de fabrique, le droit d'auteur et les marques de commerce. (1939) (Librairie Alphonsienne 10,000.) II-1943

PRÉFACE

Il y a environ deux mille ans, apparut en Judée un personnage vraiment incomparable. Par sa doctrine, il éclipsa tous les sages; par ses prodiges, tous les thaumaturges; par ses prédictions, tous les prophètes; par son héroïsme, tous les saints; par sa puissance, tous les potentats de ce monde.

Le drame de sa vie rejeta dans l'ombre les tragédies les plus émouvantes. Son berceau fut entouré de merveilles, puis l'enfant disparut subitement à tous les regards. Trente ans après, il sortit d'un petit bourg perdu dans les montagnes et jeta un tel éclat que tout un peuple ne s'occupa que de lui pendant trois années. On voulut le faire roi, mais les grands du pays, jaloux de sa gloire, le condamnèrent à mort et lui infligèrent le supplice ignominieux de la croix. Après trois jours, il sortit glorieux du tombeau, et remonta dans les cieux, d'où il était venu. De là, malgré les oppositions les plus formidables, il fit du monde entier son royaume, et courba sous son joug les peuples et les rois. Ce personnage, qui dépasse de cent coudées tous les héros dont l'histoire nous a conservé les noms, c'est celui que nous appelons Notre-Seigneur Jésus-Christ, et dont j'entre­prends, après tant d'autres, de raconter la Vie.

Cette Vie, mémorable entre toutes, quatre hommes, inspirés de Dieu, les évangélistes saint Matthieu, saint Marc, saint Luc et saint Jean, nous en ont transmis tous les détails. L'Église reçut ce livre des révélations divines comme un don presque aussi précieux que l'Eucharistie, car par ce livre elle voyait revivre sous ses yeux le Dieu caché sous les voiles sacramentels. Chaque fidèle voulut en avoir un exemplaire, afin de lè porter sur sa poitrine et de le graver dans son coeur. Pendant les persécutions, plutôt que de livrer aux païens ce livre béni, les chrétiens eussent subi mille fois la mort. Quant aux martyrs, ils apprenaient de l'Évangile à mourir comme le Christ, après avoir vécu comme lui.

Au quatrième siècle, l'Église, devenue libre, se mit à étudier avec une véritable passion les actes et les paroles de Jésus. De saints docteurs, les Ambroise, les Augustin, les Jérôme, les Chrysostome, illustrèrent les récits évangé­iques de leurs admirables commentaires. Au moyen âge, la Vie du Sauveur devint, comme le demandait l'auteur de l'Imitation, la principale étude des fidèles. Et même après la Révolution satanique qui tenta d'anéantir jusqu'aux derniers vestiges de notre sainte religion, la Vie de Jésus-Christ resta longtemps le livre chéri du peuple. L'auteur de ces pages voit encore, des yeux de l'âme, le volume noirci, déchiré, qu'on lisait en famille à la veillée du soir, et dans lequel il apprit à connaître les vertus et les enseignements du Maître.

Les temps, hélas ! sont bien changés. On lit aujourd'hui plus que par le passé; riches et pauvres, maîtres et ouvriers, ignorants et lettrés, dévorent avec passion les journaux et les livres, mais on ne lit plus ou presque plus la Vie de Jésus-Christ. Ni dans les écoles ni dans les familles on ne s'occupe des divins récits. Sur cent personnes chrétiennes, et même pieuses, quelques-unes à peine connaissent en détail l'histoire du Sauveur. Quant au peuple, pris en masse, il sait le nom de Jésus, sa naissance dans une étable, et sa mort sur la croix. L'Homme-Dieu redevient ici-bas le grand inconnu, et ce fait lamentable suffit pour expliquer la diminution de la foi, le refroidissement des coeurs, l'abandon des pratiques religieuses, et cet esprit d'impiété qui mène les nations à l'abîme.

Ce ne sont pas les Vies de Jésus qui font défaut. Pour forcer cette société mourante à refaire connaissance avec son Sauveur, on lui a présenté sous toutes les formes l'histoire évangélique, mais sans succès. Les concordances, les paraphrases, les commentaires des textes sacrés, les Vies proprement dites, les histoires plus ou moins scientifiques se multiplient en vain chaque jour. A part quelques ouvrages, écrits spécialement pour les savants et les lettrés, aucune Vie du Sauveur n'a réussi à triompher de l'indifférence du grand public.

Pourquoi donc ce peuple, encore croyant, qui entoure le berceau de Noël et le tombeau du Vendredi-Saint, restet-il indifférent aux faits et gestes du Sauveur ? Parce que, devenu futile à force de lire des futilités, il répugne à toute lecture sérieuse. Ne cherchant dans les livres qu'un aliment à sa curiosité ou à son besoin d'émotion, il s'imagine qu'une Vie de Jésus-Christ ne saurait ni l'intéresser ni le passionner. En conséquence, il la rejette comme nécessairement ennuyeuse. Donnez-lui du nouveau, de l'imprévu, du dramatique, il lira votre livre jusqu'au bout, et avec passion, surtout si le héros revit sous ses yeux, s'il le voit agir, s'il l'entend parler, s'il pénètre dans son âme, de manière à comprendre et à partager ses impressions, ses joies, ses tristesses, ses désespoirs. Mais n'entravez pas la marche du récit, allez droit au dénouement; autrement votre lecteur, impatienté, jettera le livre. Tel est l'homme moderne, au tempérament nerveux, toujours en quête d'émotions, toujours en fièvre. Et voilà pourquoi les produits de la littérature à sensation, les nouvelles et les romans, se répandent dans le monde par millions d'exemplaires, tandis que les histoires de Notre-Seigneur restent oubliées et dédaignées.

C'est là un fait des plus douloureux pour tout chrétien qui aime Jésus et les âmes; aussi me suis-je souvent demandé s'il ne serait pas possible, avec les seuls documents évangéliques, d'écrire une histoire du Sauveur, non seulement instructive et édifiante pour les vrais fidèles, mais encore assez intéressante pour captiver l'esprit et le coeur du public indifférent ou plus ou moins perverti. Pour répondre à cette question autant que pour donner une idée du livre que j'offre aux lecteurs, je veux consigner ici les réflexions qui me sont venues à ce sujet.

Et d'abord si l'homme moderne veut de l'extraordinaire, des récits qui piquent la curiosité, où trouvera-t-il un ensemble de faits plus merveilleux que ceux dont se compose la Vie de Jésus ? Ces faits, presque tous ignorés de la foule, sont tellement extraordinaires qu'ils dépassent l'imagination du romancier le plus inventif, tellement émouvants qu'on ne peut souvent en lire les détails sans frémir d'admiration ou d'horreur. Et l'impression qu'on éprouve est d'autant plus forte qu'il ne s'agit point ici de fictions, de légendes, de traditions douteuses, de révélations plus ou moins authentiques, mais de faits réels, certifiés par Dieu lui-même.

En second lieu, pour donner plus de charme à leurs récits, les écrivains emploient ce qu'ils appellent la couleur locale. La description des lieux, le paysage, jouent un grand rôle dans les romans. L'historien de Jésus peut peindre aussi le pays où le Sauveur a voulu naître, vivre et mourir. Et quelle terre fascine l'âme et l'attendrit comme celle qu'on appelle la Terre Sainte ? Sous les yeux du lecteur attendri passeront successivement Bethléem, Nazareth, Jérusalem; le Thabor et le Jourdain; les vallées et les montagnes de la Judée ; le beau lac de Génésareth; les grottes, les routes solitaires, les rues de Sion, sanctifiées par les sueurs, les larmes, le sang d'un Dieu. Chacun de ces noms bénis attire encore aujourd'hui, après deux mille ans, des milliers de pèlerins, heureux de s'agenouiller en ces lieux que Jésus a vus de ses yeux et foulés de ses pieds sacrés. En les décrivant, l'historien doublera l'intérêt qui s'attache à ses récits.

En troisième lieu, pour qu'un livre soit vivant et toujours attrayant, des faits isolés, des épisodes, si touchants qu'ils soient, ne peuvent suffire. Il faut qu'une idée-mère les domine, les enchaîne, et les ramène tous à l'unité d'une action principale, d'un drame qui se développe depuis la première scène jusqu'au dénouement. A ce point de vue, on a trop représenté la Vie de Jésus, tirée des quatre évangélistes, comme un amas confus d'actes et de discours sans suite et sans connexion. La tâche de l'historien, c'est de dissiper cette erreur en mettant en relief la cause unique qui produisit tous les faits évangéliques et aboutit, comme dénouement, à la tragédie du Calvaire.

Cette cause, c'est la révolte des Juifs contre le Messie, le Sauveur qu'ils attendaient. Jésus, en effet, le vrai Messie, le vrai Sauveur, se présente pour fonder un royaume, le royaume spirituel des âmes. Or, les Juifs orgueilleux réclament non un roi spirituel, mais un roi temporel; non un sauveur d'âmes, mais un libérateur de leur nation, un vainqueur qui leur donne l'empire du monde. De là un antagonisme et des luttes sans fin. Jésus prêche le royaume de Dieu: le peuple l'applaudit, mais les chefs du peuple le poursuivent avec fureur. Jésus appuie sa doctrine par des miracles: les Juifs attribuent ses miracles au démon. Il prouve sa divinité: au lieu de lui répondre, les pharisiens ramassent des pierres pour le lapider. Il démasque devant la foule leur orgueil et leur hypocrisie: le tribunal suprême décrète sa mort. Quelques jours après, Jésus ressuscite Lazare, entre triomphant à Jérusalem au milieu d'un peuple enthousiaste qui veut le faire roi. Alors, sans savoir ce qu'ils font, les Juifs aveuglés le conduisent au trône qu'il était venu chercher, c'est-à-dire à la croix sur laquelle il devient le Sauveur du monde et le Roi de tous les peuples

Trois jours après il ressuscite, et remonte dans les cieux, d'où il écrase tour à tour les révoltés de tous les siècles, Juifs, païens, apostats, en attendant le jour où il viendra rendre justice à ses amis comme à ses ennemis. Tel est le fond de la sublime épopée que l'Évangile suppose toujours, et auquel se rattachent tous les incidents de la Vie de Jésus.

Enfin, après avoir relevé les divers éléments d'intérêt que présente le sujet, reste à choisir une forme littéraire qui communique à cette matière la chaleur, le mouvement et la vie.

Il me paraît que, pour répondre au goût du public, la forme doit être, comme celle des Évangiles, exclusivement narrative. Il faut de la science pour écrire la Vie de Jésus, mais cette science, répandue partout, doit se dissimuler toujours. L'historien ne doit point céder, sous prétexte de décrire une localité, à la tentation d'étaler ses connaissances géographiques ou archéologiques, encore moins d'inonder ses récits de réflexions morales ou ascétiques. Les réflexions se présenteront d'elles-mêmes et n'en auront que plus de charme pour le lecteur. Il faut éviter toute controverse sur les difficultés que présente l'Évangile, en les faisant disparaître par une explication habilement placée dans le contexte. Les écrivains sacrés procèdent toujours par affirmation: le sujet exige qu'on emploie la même méthode, sous peine de briser le récit à chaque instant, et d'en amoindrir la majesté. Ajoutons encore qu'à l'exemple des évangélistes, il faut savoir contenir ou son enthousiasme ou son indignation. Les écrivains sacrés, que personne n'égalera jamais, racontent les scènes les plus horribles avec un calme qui donne le frisson. Quant au style proprement dit, l'historien du Christ doit aussi se rapprocher le plus possible du style évangélique, de cette simplicité majestueuse, seule digne du personnage mystérieux et divin qu'il faut faire revivre. Toute phrase prétentieuse diminuerait, en la voilant, la grande figure du Sauveur, de même qu'une parure mondaine eût rabaissé son caractère divin. Toutefois à la simplicité de la forme doit s'unir ce ton de réserve et de solennité qui exclut forcément la vulgarité et la mesquinerie des détails, comme indignes du grand Dieu dont on raconte la Vie.

Telles sont les réflexions qui souvent se sont présentées à mon esprit, en étudiant la possibilité de faire lire à tous les chrétiens, même au peuple blasé par la lecture des romans, l'histoire de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Et maintenant je ne puis terminer cette préface sans avouer et jusqu'à un certain point justifier ma téméraire entreprise. Il y a plus de trente ans, quand un misérable apostat livra au public l'ignoble roman connu sous le nom de Vie de Jésus, j'essayai d'écrire certains opuscules bibliques d'après les principes que je viens d'exposer. Mais je compris bientôt qu'il y a loin de l'idéal rêvé par l'intelligence au portrait tracé sur le papier. Les difficultés se multipliaient sous ma plume. L'érudition n'était point assez cachée, le style assez simple. Les scènes devenaient monotones, les traits de Jésus trop humains. Le goût réprouvait tel ou tel détail. Il fallait effacer cette ébauche et demander à Dieu une meilleure inspiration. Toutefois, après bien des mois et de longs travaux, je parvins à publier, sous le nom de Récits bibliques, vingt-cinq opuscules sur l'Ancien et le Nouveau Testament, lesquels furent accueillis avec faveur par les prêtres et les laïques, et lus avec intérêt par les lettrés et les illettrés, les enfants et les adultes. En quelques années, il s'en écoula deux millions d'exemplaires, c'est-à-dire quatre-vingt mille exemplaires de l'ouvrage entier.

Ce succès inespéré, et les nombreuses approbations épiscopales dont furent honorés ces simples essais, me décidèrent enfin à entreprendre une histoire complète du Sauveur, et c'est cette histoire, si longtemps méditée, que je présente aujourd'hui aux membres du clergé, aux religieux et aux religieuses, aux personnes de piété, aux familles chrétiennes, et même aux pauvres âmes dont notre société frivole et impie a plus ou moins perverti le sens moral ou ébranlé la foi.

Le prêtre trouvera dans ce volume le texte complet des quatre Évangiles, la concordance des faits, la solution de mille difficultés, le tout dans un récit qui va rapidement au but. A lui d'en tirer les réflexions dogmatiques ou morales qui pourraient intéresser son peuple.

Les aspirants au sacerdoce, dans les petits comme dans les grands séminaires, s'initieront par cette lecture facile aux études qu'ils devront faire sur les Évangiles. Les religieux et les religieuses puiseront dans ce livre une connaissance approfondie du Sauveur, et par là même une source inépuisable de méditations.

Aux hommes du monde cette vie sera également précieuse. La divinité du Christ leur apparaîtra dans toute sa splendeur. Les objections de l'incrédulité s'évanouissent devant les faits comme la neige devant un rayon de soleil. Enfin l'ambition de l'auteur serait de voir cet ouvrage devenir le livre des familles chrétiennes, dans lequel, parents et enfants réunis, on lirait chaque soir, avant de faire la prière, un chapitre de la Vie de Jésus. Oh ! alors la France redeviendrait bien vite la nation très chrétienne et la fille chérie de l'Église!

O Vierge Marie, vous qui avez donné Jésus au monde, faites-le donc briller d'un nouvel éclat au milieu des ténèbres qui le cachent à nos yeux. Et si ce livre, que votre serviteur dépose humblement à vos pieds, est trop défectueux pour le faire connaître et aimer, inspirez à quelque chrétien de génie la pensée de reprendre cette oeuvre nécessaire, et de léguer enfin au monde du vingtième siècle la vraie Vie de Jésus.

 
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Le Resto de mon fils

François Christiaenssens

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