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TRADUIT |
ÉDITIONS SALVATOR |
FIES. ÉDOUARD- |
MPRIMATUR : |
NIHIL OBSTAT |
DU HONGROIS par
K. de MARIASSY
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MULHOUSE
(Haut-Rhin)
Porte du Miroir |
MONTPETI T 200,13OUL: ECe,..
MONTPETI MON 'MEM
. H 3 T 1 47 |
'Tormaci die
25 martii r939.
J. LECOUVET, vic. gen.
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: F. MAnot., cens. libr. |
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| Bibliothèque Jésus-Marie |
L'INSTITUT DE PEDAGOGIE FAMILIALE |
ÉDITIONS CASTERMAN |
Imprimé au Canada Printed in Canada |
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1420, boul. Mont-Royal,
Montréal,
H2V 2J2 |
1575. boulevard Mont-Royal
S. Exc. Met7114AMER TOTH Montréal 8 |
PARIS (VI.) 66, rue Bonne.
TOURNAI
(Belgique)"eibri5 |
Imprimé et publié en conformité d'une licence décernée par le Commissaire des brevets sous le régime |
de l'Arrêté exceptionnel sur les brevets, les dessins de fabrique, le droit d'auteur et les marques de commerce (1939). G. F. M. (Z m.) |
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S. Exc. Mgr TIHAMER TOTH
ÉVÉQUE DE VESZPRÉM
A LA JEUNESSE CATHOLIQUE DANS LA BELLENATURE DE DIEU |
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L'ARAIGNÉE INSENSÉE |
Par un beau matin de septembre, nous raconte Jirgensen dans une de ses profondes paraboles, l'air était rempli de fils d'araignée blancs et ténus, flottant à la dérive. L'un de ces fils fut arrêté par la cime d'un arbre bien haut, et l'araignée, la petite voyageuse aérienne, quittant sa nacelle blanche, prit pied sur le feuillage. Aussitôt, elle se mit à tisser un fil nouveau qu'elle attacha à la cime de l'arbre, puis elle le descendit jusqu'à terre. Là, elle trouva un gros buisson, et, sans se donner un instant de répit, elle commença à tisser sa toile, dont l'extrémité supérieure fut fixée au long fil qui lui avait servi à descendre. Les autres coins furent attachés aux branches du buisson.
La toile se trouva être un chef-d'œuvre qui attrapait les mouches à merveille. Pourtant, l'araignée la trouva trop petite sous peu de jours et se mit à l'agrandir dans toutes les dimensions. Grâce au solide fil d'en haut, cela lui réussit encore. Lorsque la rosée des matins l'automne couvrait la grande toile, celle-ci avait l'air d'un voile brodé de perles, brillant au soleil pâle.Aussi, l'araignée était très fière de son oeuvre. Elle augmentait chaque jour de volume et devenait toute ventrue. Elle ne se revoyait plus en la pauvre petite araignée affamée qui était arrivée à la cime de l'arbre au commencement de l'automne.Un matin, elle s'éveilla de fort méchante humeur. Par un temps de brouillard comme celui-là, on ne pouvait que s'ennuyer. Pas l'ombre d'une mouche à l'horizon.Je vais faire un petit tour dans ma toile, pensa enfin l'araignée. Je verrai au moins s'il ne faut pas la réparer ici ou là ?Elle examina donc la toile fil par fil pour se convaincre que tous étaient solidement attachés. Elle ne trouva aucun défaut, mais son humeur n'en devint que plus mauvaise.Dans sa promenade boudeuse, elle arriva au fil partant de l'extrémité supérieure de la toile et se perdant dans les hauteurs. Elle ne se rappelait pas du tout où il conduisait. Les autres fils, elle les connaissait parfaitement : celui-ci était fixé au bout d'une branche cassée, celui-là à une épine. A quoi le long fil d'en haut pouvait-il bien servir ? Un fil qui conduisait dans l'air, tout bonnement ?L'araignée se dressa sur ses pattes de derrière et regarda en haut de tous ses yeux. Elle ne vit rien. Le fil n'avait de fin nulle part.
Elle avait beau regardé, le fil conduisait dans les nuages!Plus l'araignée s'efforçait de résoudre le mystère, plus elle devenait furieuse. A quoi bon ce fil élancé vers le ciel ? La bonne chère lui avait fait oublier que, par une matinée de septembre, elle-même était descendue par ce fil. Elle ne se rappelait plus comme il lui avait bien servi quand elle avait tissé et agrandi sa toile. Elle avait oublié tout cela depuis longtemps.Elle ne voyait qu'un fil sans but ni raison qui pendait dans l'air.Tiens, voilà pour toi, cria-t-elle enfin hors d'elle-même, en cassant le fil d'une seule morsure. Au même moment, la toile s'affaissa. Lorsque l'araignée revint à soi, elle gisait, paralysée, sous le buisson d'épines, enveloppée dans les lambeaux humides de ce qui avait été son artistique toile d'argent et de perles.Ce jour de brouillard, elle redevint le mendiant errant qu'elle avait été. Tout son travail fut anéanti en un seul moment parce qu'elle n'avait pas compris l'utilité du fil conduisant en haut.Mon fils, l'âme humaine, elle aussi, est reliée à Dieu par un fil conduisant en haut.Ce fil, c'est la religion.Celui qui coupe ce fil devient un pauvre vagabond dans cette vie nébuleuse. Celui qui le garde soigneusement y trouve, au contraire, l'appui d'une vie harmonieuse ici-bas et l'assurance de son bonheur éternel.
Par ce livre, je voudrais consolider dans l'âme de tous mes jeunes lecteurs ce fil conduisant à notre Père Céleste, au point de le rendre incassable.
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TABLE DES MATIÈRES |
PREMIÈRE PARTIE
DIEU EST GRAND |
(1) Voyage en plein ciel
Parmi les étoiles
Au bout du monde
L'horaire des étoiles
Le rotifère
Il pleut, il pleut
L'excursion |
(2) La souris dans la tente ----
Le travail des feuilles
La science des abeilles
Le rouleur de cornets
Les mouches flottantes et autres
Les fossoyeurs de Nicolas
Calicurgus, le chasseur rouge
Le longicorne |
(3) C'est de la tricherie!----
De quoi nous parle le corps humain ?
La galette de Louis
L'examen supplémentaire
.André saigne!
Pendant que les petits jouaient
Le ciel, la nuit, le silence
Le dernier feu de camp |
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DEUXIÈME PARTIE
FOI ET SCIENCE |
(1) Détruire ou bâtir
Pouvons-nous encore rester chrétiens
La science impartiale
Pourquoi
Le darwinisme
L'aigle et le roitelet
Je ne crois que ce que je vois
Nous croyons sans voir
Combien de choses nous croyons ! |
(2) Si nous avions des sens plus affinés !
Si nous avions d'autres sens
Que de choses nous ne comprenons pas
Oratoire et laboratoire
Astronomes
Physiciens
Autres savants
Artistes
Autres grands hommes |
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