Prêtres du Monde

+ Sr Denise Christiaenssens

Ermite de la croix o.f.s.

Dans le diocèse de Rimouski.

Ermite franciscaine consacrée par voeux
public  par Mgr. Bertrand BLanchet 2007

Maintenant sous obéissance de  Mgr Pierre André Fournier  et ami de ma famille depuis quelques années

-Ma consécration est pour ma famille
-mes prêtres vivants ou décèdés du monde
-toute personne qui fait une demande

J'ai déménagé et Tellus ne donne pas le service, donc j'ai donc changer d'adresse  de @

voici la nouvelle

 

 

ermitedelacroixofs@live.ca

Livre d'or-Un petit mot fait du bien et cela vous permet aussi de lire les commentaires des gens.  Ne laissez pas de message personnel s.v.p.
  Donnez moi votre url et @ pour que je puisse vous répondre
DU COMITÉ DIOCÉSAIN
DU MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

AS-TU DÉJÀ PENSÉ À
DEVENIR PRÊTRE?


LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE ? OUI REGARDE LE LIEN PLUS BAS
Titre de la série :
L-Ombrie
Titre de la page:

Menu-à travers l'Ombrie

Nom de l'auteur:
H-Federer-M-Grandclaudon
auteur
DU MÊME AUTEUR :
TRADUITS PAR
H. FEDERER
Contes et Récits de voyage AUX ÉDITIONS SALVATOR

M. GRANDCLAUDON  licencié ès Lettres.

A Travers l'Ombrie TOME I
Imprimé en Belgique.
Contes et Récits de Voyage : Tome II.
Printed in Belgium . D205
ÉDITIONS SALVATOR  MULHOUSE (Haut-Rhin)
PORTE DU MIROIR  m 1951
Table de matière  Attention ceci est plutôt une histoire non véridique.
CHAPITRE I. — Le Tibre ombrien
CHAPITRE VII. — Sisto et Sesto
CHAPITRE II. — Dans la solitude avec St-François
CHAPITRE VIII. — Agostino et Roberta
CHAPITRE III. — La dernière heure du pape
CHAPITRE IX. — Une singulière nuit de la Sylvestre
CHAPITRE IV. — Madame Agnès
CHAPITRE X. — Le dernier village
CHAPITRE V. — La chèvre ombrienne
CHAPITRE XI. — OÙ est l'Italie
CHAPITRE VI. — Dans les nids de la montagne
CHAPITRE XII. — Sibilla Pagni et Taddeo Amente... Saint

CHAPITRE I

Le Tibre ombrien

Si rien ne nous parlait plus de l'ancien temps de Romulus et Remus et si les derniers descendants de la louve compatissante avaient été tués par l'un des nombreux chasseurs des Abruzzes, si les guerres entre cités au moyen âge, les campagnes de Napoléon, les Américains et les Musées avaient entièrement fait disparaître tous les documents, il reste cependant un témoin indestructible de ces jours-là : le Tibre. Et il parle encore toujours avec la même voix qu'il y a trois mille ans, il a encore le même oeil sombre d'un brun grisâtre, il se sert encore de la même langue champêtre et exhale encore le même parfum lourd de légendes qu'autrefois, lorsque Ennius commença par les premiers Étrusques et les Volsques un chapitre de ses Annales.

Une nuit, je me suis réveillé, la fenêtre ouverte à Orvieto, tout en haut sur la montagne... peut-être à cause du son des cloches qui égrenaient leurs sons argentins derrière la cathédrale une heure après minuit. Le grand ciel italien regardait par la fenêtre. D'une clarté moins étincelante que notre ciel de montagne et de lacs qui, entouré de sapins sombres ou de neige claire, a souvent un reflet métallique et glacé. Le ciel italien doux, tendre, moelleux comme du velours avec ses clous dorés. Ce ciel qui rend si romantique, qui est plein d'aventures amoureuses, qui a sur la conscience le in such a night du « Marchand de Venise », les sonnets de Pétrarque et la mélancolie du Tasse. Le ciel de Dante est beaucoup, beaucoup plus au nord.

C'est in such a night que je me suis réveillé. Tout était profondément silencieux autour de moi. Mais un souffle d'air chaud, rare à cette saison, passait doucement dans la chambre et me rendait le lit insupportable. Je bondis au balcon. Comme un conte des anciens temps, je voyais la cathédrale, une des plus belles du monde, avec ses murs en marbre multicolore descendre du ciel étoilé et s'enfoncer dans l'obscurité de la masse des maisons en sommeil. C'était un spectacle indiciblement solennel et écrasant à la fois. Tout à coup j'entendis un roulement lointain et clair. C'est le rapide de nuit qui fonce en bas dans la vallée vers Rome . Maintenant, il vient de traverser le Tibre. Les gens dans les wagons dorment et rêvent, la tête sur les coussins, du Colisée, de la coupole de Saint-Pierre et du Moïse de Michel-Ange. Mais, en ce moment, ils entendent le bruit particulier en passant sur le pont et se réveillent à moitié. Et quelqu'un dit d'une voix respectueuse — c'est certainement un professeur d'histoire de Bologne... « nous avons passé le Tibre ».

Oui, c'est le Tibre ombrien. Le rapide vient de le traverser. Sous le pont, l'eau glisse, lente et paresseuse comme l'histoire universelle. C'est du reste un fleuve qui appartient à l'histoire. Une autre fois, au cours d'une nuit semblable et du haut d'une place aussi antique, j'ai entendu le roulement d'un train lointain sur le Tibre. Bien loin en amont, à Pérouse. Et le salut du moyen de transport moderne avait un accent encore plus poétique qu'à Orvieto. Pourquoi ne devait-il pas en être ainsi ? Ici le Tibre est encore un fleuve provincial très ancien et entouré de légendes, là-bas, en aval, à Orvieto, commence déjà le fleuve au renom mondial.

Toutefois, il est difficile de dire où il est le plus beau. Malgré ses méandres et ses replis sans fin qui marquent son cours dans la Campagna , il n'a plus rien de son romantisme d'en amont de Pérouse. Une simplicité épique incompréhensible le pare à présent. Il devient purement classique. Chacune de ses vagues respire la grandeur antique. On sent l'approche de Rome. Les pâtres qui ont bâti Rome sur les sept collines pour ensuite mettre le monde entier sous leur houlette vous deviennent des êtres vivants. On entend les pas lourds des cohortes de Scipion, les décrets de César, les périodes glacées de l'ancien latin dans le remous de ses flots. Dans ce Tibre devenu adulte, il n'y a pas de ces impertinences comme dans notre Rhin à Schaffouse et comme le vieux Danube s'en permet encore aux Portes de Fer. Il ne chante pas non plus de mélodie nationale, comme le Don et la Volga en conservent jusqu'à la mer, alors qu'ils sont devenus eux-mêmes depuis longtemps des mers ambulantes. Mais des mers russes! Et à partir d'Orvieto, il ne se pare pas du confort des petites villes riveraines et de châteaux pittoresques. On ne voit là ni les villes du Rhin moyen ni la mélancolie du Rhin inférieur. Bref, ce fleuve n'a plus de romantisme dans le corps. Il est un être universel au sens du Senatus Populusque Romanus... urbi et orbi.

Si, comme tous les grands caractères, il devient une fois un peu mélancolique, il tolère un tombeau comme celui de Trajan sur ses bords, et il le fait avec une grandeur vraiment antique. Le tombeau devient une forteresse, un mausolée, le marque de la perfection romaine avec sa rondeur. Et, à la fin de sa vie à Isola sacra, il ne se hâte plus, il n'hésite plus, il se laisse absorber par le grand océan antique sans un mot de joie ou de regret. Cet admirable Tibre I Mais, ici en Ombrie, il est encore un autre personnage. Il aime à se glisser à travers des paysages feuillus et couverts de broussailles, le long des jardins et des côteaux couverts de vignes. Il est encore un brave provincial. Il faudra l'éduquer pour en faire un citoyen du monde. Je crois que cela se produit grâce à la Chiana. C'est une rivière agréable qui traverse des terrains découverts au milieu du roulement continuel des trains et des localités industrielles et qui a toujours eu ainsi une allure particulièrement grandiose. Il faut voir comment elle s'unit à la Paglia et régit cette eau timide, éphémère et craintive, jusqu'à ce qu'elle se jette dans le Tibre, immédiatement en aval d'Orvieto.

Alors sa rencontre avec le Tibre me paraît un chef­d'ceuvre de psychologie. Il est aussi beau d'assister à la rencontre des deux fleuves qu'aux embrassades de deux personnages importants. La Chiana a, du premier regard de ses yeux toscans aux reflets d'acier, reconnu l'importance du Tibre. Il faut écouter son curieux murmure lors de cette rencontre, l'air important, l'élan de la Chiana vers le sud romain et l'étonnement et le mouvement de surprise du Tibre plongé encore dans ses rêves ombriens. Il voulait aller vers la mer par le plus court chemin, à l'ouest. Mais la Chiana le persuade. Il comprend peu à peu sa grande vocation. Renonçons à la sentimentalité ombrienne, dit-il, et il se tourne par un volte-face incroyable vers le lit de la Chiana-Paglia. C'est son premier geste de politique mondiale, mais aussi sa première infidélité politique. En effet, à peine une lieue en amont, il était encore tout à fait romantique. A Pérouse, on l'entend encore murmurer entre les roseaux et les nénuphars comme une chouette amoureuse. Devant la capitale ombrienne il se met encore tranquillement en rond comme un chat qui veut dormir et ronronner gentiment. Et tout en haut dans les montagnes de l'Ombrie, il joue le rôle du pur rêveur. A San Sepolcro , il voit le premier bateau à vapeur passer sur son dos. Il le regarde avec surprise comme un enfant. Il étudie dans les légendes des Abruzzes quel animal fabuleux ce peut bien être.

C'est seulement lorsque le chemin de fer à Citta passe avec fracas une seconde puis une troisième fois au-dessus de lui, puis le suit un certain temps, que naît en lui l'idée d'un vaste monde lointain. Mais alors, de la cluse de Gubbio, le Chiaggio bondit dans le Tibre, le serre et le caresse avec son visage fripon, le chemin de fer roule au loin, le Tibre est de nouveau seul pour longtemps, il rêve, plaisante et balbutie des contes comme un bambin au coin du feu; ici en amont, personne ne le reconnaîtrait comme le futur austère Romain.

J'ai pénétré un jour par des chemins affreux jusque dans la montagne du Fumaiolo. C'est là que prend sa source le magnifique fleuve. Par fanatisme, j'ai couru au-devant de lui jusqu'à son berceau. Je voulais entendre ses premiers balbutiements. Sur l'honneur, il n'y avait pas de différence avec le caquet de n'im­porte quel ruisselet alpin qui coule trois ou quatre lieues pour finir dans un saut insensé, près d'un moulin souabe ou d'une auberge suisse, par tomber et mourir dans un plus grand ruisseau inconnu.

Le Fumaiolo a environ quatorze cents mètres d'altitude. Non loin de son sommet, près d'une forêt presque d'un gris d'argent par suite de son âge, entre des pierres et des racines noueuses sortant du sol, le Tibre prend sa source. C'est une eau extrêmement claire et bruyante qu'on pourrait presque recueillir dans les mains. S'il prenait sa source à quelques jets de pierre plus à l'est, il tomberait après un cours rapide et sans gloire dans l'Adriatique avec la Marecchia en direction de Rimini ou avec le Savio vers Ravenne. Qui connaît la Marecchia ou le Savio ? Et qui alors connaîtrait le Tibre ? Mais si le Tibre n'existait pâs, est-ce que Rome existerait et César et les Sept Collines ?

Et nous aussi que serions-nous aujourd'hui ? Par suite de quelques sauts plus loin à droite ou à gauche d'un petit ruisseau irréfléchi et fou, l'histoire du monde serait changée. Je tremblais à cette idée. J'ai fait le signe de la croix avec ton eau, petite source du Monte Fumaiolo et je m'incline profondément devant Dieu qui te conduit. Le Dieu de la géographie est aussi le Dieu de l'histoire du monde.

Depuis Pérouse, on descend à travers les champs de maïs, les vignes et les pêchers jusqu'au pont du Tibre en face d'Assise. A droite et à gauche, on a la chaîne des collines ombriennes. Mais à droite vers Pérouse, ce sont des collines douces, calmes qui répondent si bien au caractère des habitants de la vallée. A gauche derrière Assise et en arrière vers Gubbio, ce sont les collines abruptes, rudes et noueuses comme les habitants des Abruzzes. Entre les deux coule le Tibre, dans sa dernière année de jeunesse. Sur le pont près de Ponte San Giovanni, on peut commodément étudier le visage du beau fleuve bien éduqué. Il a sans doute passé par bien des écoles. L'impertinence des classes primaires, mais aussi l'effrontée gaieté des classes de grammaire sont loin derrière lui. Il s'est frayé aussi sa route à travers les absurdités de la syntaxe. A présent, c'est la rhétorique, le pathos. Orator Romanus fit. Son entretien avec la Chiana jusqu'à Orte est un bon exercice en vue du Forum. Une fois le classique Soracte derrière lui, le civis romanus, l'homo universalis est prêt.

La promenade depuis Pérouse à travers la vallée du Tibre jusqu'à Assise en vaut richement la peine. De temps en temps, un mouchoir rouge ou un tablier bleuclair luit derrière les arbres fruitiers. Ou bien des hommes sont assis par terre et mangent leur riz. Jamais je n'ai fait le chemin sans rencontrer des bambins faisant de la musique à travers les chaumes. De quoi jouent-ils donc ? De la flûte, la mère des instruments de musique. L'air est doux comme tous les airs pastoraux, idyllique, avec la teinte sombre d'une légère mélancolie. Ces mélodies traînantes avec leur dernière note expirante conviennent au Tibre lent et amical. Elles sont sa dernière sentimentalité. Les gens aussi répondent à ses derniers rêves romantiques. Tous sont si maigres, si osseux, légèrement brunis par le soleil et tous avec un doux regard. Celui qui connaît les yeux des habitants de Bologne, les yeux vénitiens noirs, fiers, impressionnants, croit voir ici des saints. On a beau s'en défendre, le héros de cette région, François d'Assise, avec son visage gai et austère de mendiant universel, vous vient toujours à l'esprit. C'est ici le type dominant. Le Tibre n'a naturellement rien à redouter de tels hommes sur ses deux rives. Ils ne le gênent pas et ne le combattent pas. Ils le laissent passer. De tout temps, ils ont plus souffert que fait souffrir, ils ont eu plus de privations que de jouissances, ils ont montré plus de renoncements que d'exigences. Un air de soumission pèse sur cette race. Il est bien possible que le Tibre s'en soit aperçu. Qu'il se soit dit : Comme ces gens-là tu n'arriveras nulle part. Tu passeras ton avenir à dormir. Les gens plus bas ont des mines plus hardies, un pas plus rude et une langue plus ferme. — Il est possible que le fleuve se soit réveillé là pour la première fois de son impassibilité ombrienne et que la Chiana n'ait plus eu beaucoup de peine à lui donner une humeur tout à fait romaine. Oui, il veut maintenant parler, parler enfin à haute voix, aussi haut que personne encore avant lui, comme les Cornelius et les Gracques, Cicéron et César ensemble. Certainement c'est ici, au pont entre Assise et Pérouse, qu'il a pris la résolution secrète de ne plus être un Ombrien mais un Romain.

L’ordre des pages sont placées l’une derrière l'autre ;
tel que dans le livre et non pas en ordre alphabétique suivre les chiffres.

Le Resto de mon fils

François Christiaenssens

En Estrie Québec Canada
20 Principal est
  Magog Qc. J1X 2Y
3

Pour réservez appelez au

Télé: 1-819-843-0020   
Fax.: 819-843-5212


http://www.legendemagog.com...

...Courriel:        lalegende2@bellnet.ca

Représentant autorisé   au Canada  Sifaspa   de mon Fils

Marcel Christiaenssens

1- 819-345-0122 
 

metalomax@gmail.com ou
  sifaqc@nb.sympatico.ca

Système modulaire, multifonctionnel, commercial, institutionnel, restauration, bar, et plus.  Présentement le site est en anglais et italien  mais bientôt en français.

Au canada    http://www.sifaspa.com/
En Italie ( Siege Social et Commercial)  http: www.sifaspa.it