Prêtres du Monde

+ Sr Denise Christiaenssens

Ermite de la croix o.f.s.

Dans le diocèse de Rimouski.

ermite franciscaine consacrée par voeux
public  par Mgr. Bertrand BLanchet 2007

Maintenant sous obéissance de  Mgr Pierre André Fournier  et ami de ma famille depuis quelques années

-Ma consécration est pour ma famille
-mes prêtres vivants ou décèdés du monde
-toute personne qui fait une demande

J'ai déménagé et Tellus ne donne pas le service, donc j'ai donc changer d'adresse  de @

voici la nouvelle

 

 

ermitedelacroixofs@live.ca

Livre d'or-Un petit mot fait du bien et cela vous permet aussi de lire les commentaires des gens.  Ne laissez pas de message personnel s.v.p.
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DU COMITÉ DIOCÉSAIN
DU MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

AS-TU DÉJÀ PENSÉ À
DEVENIR PRÊTRE?


LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE ? OUI REGARDE LE LIEN PLUS BAS
Titre de la série :
Saint François  et les prêtres
Titre de la page:

 Conclusion- Saint François et les prêtres -3

Nom de l'auteur:
P. Léo Paschalis ofm.
Saint François et les prêtres -3

Conclusion

Notre conclusion sera brève ;

La règle du Tiers-Ordre, apportant à la sanctification du prêtre son double élément de consécration et de discipline sera pour lui le moyen facile efficace de transformer sa dévotion instinctive en saint François, en imitation, qui fera de lui, comme de don modèle : un autre Christ vivant et agissant.

Les textes sacerdotaux du Saint

Pour ne pas alourdir par de trop longues citations le rapide exposé d’idées et de faits qui forme cette brochure, sans cependant priver nos lecteurs de textes d’une grande valeur d’édification, nous avons jugé opportun de reporter et grouper en appendice les passages omis des écrits où le Séraphiques Patriarche a lui-même présenté sa doctrine eucharistique, assuré que leur lecture et méditation accroître en même temps la confiance admiration des âmes envers saint François et leur dévotion envers le sacerdoce et le sacrement.

Les références renvoient aux pages de l’excellente édition des Écrits du Poverello, fait par l’Abbé Bayart, sous le titre Saint François vous écrit ( aux Éditions Franciscaines).

Le Corps du Christ :
Objet, fondement et critère de notre foi
Le Seigneur Jésus a dit à se disciples ; Je suis la voie, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. Si vous me connaissiez, vous connaîtrez aussi mon Père ; et vous le connaîtrez bientôt, et vous l’avez déjà vue, Philippe lui dit : Seigneur, montrez-nous le Père, et cela nous suffit. Jésus lui dit : Il y a si longtemps que je suis avec vous et vous ne m’avez pas encore connu! Philippe, qui me voit, voit aussi mon Père . ( Jean,14,6-9.)

Le Père habite une lumière inaccessible, (1 Tim.6,16.) Dieu est esprit. (Jean, 4, 24.) Personne n’a jamais vu Dieu. (Jean,1,18.) Puisque Dieu est esprit, il ne peut se voir que par l’esprit. En effet, c’est l’esprit qui fait vivre, la chair ne sert de rien.( Jean,6,64.)

Il en est ainsi du Fils : en tant qu’il est égal au Père, personne ne peut le voir autrement qu’on ne voit le Père, autrement qu’on ne voit le Saint-Esprit. Aussi tous ceux qui on vu Notre-Seigneur Jésus-Christ comme voient les hommes s’ils n’ont pas cru selon l’esprit et selon Dieu qu’il était le vrai Fils de Dieu, ont été condamnés. Maintenant encore tous ceux qui voient le sacrement du Corps du Christ, consacré sur l’autel par la main du prêtre en vertu des paroles du Seigneur sous la forme du pain et du vin, s’ils ne voient, s’ils ne croient selon l’esprit se selon Dieu, que c’est là vraiment le Corps et le Sang très saints de Notre-Seigneur Jésus-Christ, ils sont condamnés, car vous avons le témoignage du Très-Haut, qui lui-même nous a dit : Ceci est mon Corps, ceci est le sang du nouveau Testament. Et encore : Celui qui mange ma chair et boit mon sang à la vie éternelle. ( Jean, 6,55.)

C’est donc l’Esprit du Seigneur, habitant en ses fidèles, qui revoit le corps et le Sang très saint du Seigneur. Tous les autres, qui n’ont pas, cet esprit, s’ils osent recevoir le sacrement, mangent et boivent leur condamnation. ( 1 Cor.11,29.)

Aurez-vous donc toujours le cœur insensibles ? ( Ps.4,3.) Pourquoi ne pas reconnaître la vérité, ne pas croire au Fils de Dieu ? Voici que chaque jour il s’abaisse, comme lorsque de son trône royal il descendit dans le sein de la Vierge. Chaque jour il vient à nous et nous apparaît dans l’humilité.

Chaque jour il descend du sein du Père sur l’autel entre les mains du prêtre. Comme il apparut aux saints Apôtres avec sa chair véritable, ainsi se montre-t-il à nous maintenant dans le pain consacré. Les Apôtres, quand ils le regardaient avec leur regard de chair, ne voyaient que sa chair ; mais ils croyaient qu’il était Dieu, lorsqu’ils le contemplent avec les yeux de l’esprit. Nous aussi, quand de nos yeux de chair nous voyons le pain et le vin, sachons voir et croire fermement que nous avons là le Corps et le Sang très saints, vivants et vrais.

C’est ainsi que le Seigneur est toujours avec ses disciples, comme lui-même l’a dit : voici que je suis avec vous jusqu’à la fin du monde. ( Math. 28,20.) ( Admonitions.1.p.89.).

1-Le respect dû aux clercs par les fidèles

Bienheureux le serviteur de Dieu qui porte foi en les clercs qui vivent droitement selon la règle de la sainte Église romaine.

Malheur à ceux qui les méprisent ; car quand ils seraient pécheurs, nul cependant ne doit les jurer, parce que ce que Seigneur se réserve de les juger lui-même.

Car autant leur ministère sur passe tous les autres, puisqu’ils sont les ministres du très saint Corps et du très Saint Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qu’ils reçoivent et que seuls ils donnent aux autres ; autant la faute que l’on commet en péchant contre eux surpasse celles qu l’on commettrait en péchant contre tous les autres hommes de ce monde. ( Admonitions XXVI,pp.22 et 51.)

2-L’Exemple personnel du Père séraphique

… Le Seigneur me donna une telle foi en les église que, simplement , je priais en ces termes : «Nous vous adorons, Seigneur Jésus-Christ, ici et vers tous vos église qui sont dans le mode entier`et nous vous bénissons, par ce que par votre sainte croix vous avez racheté le monde.»

Ensuite le Seigneur m’a donné et me donne encore une si grande foi en les prêtres qui vivent selon la forme de sa sainte Église romaine, à cause de leur ordre, que même s’ils me faisaient persécution, je vue savoir recours à eux. Si j’avais autant de sagesse qu’en eut Salomon, et que je trouvais des pauvres petits prêtes de ce monde, dans les paroisses où ils demeurent, je ne veux pas prêcher sans leur consentement. Eux et tous les autres, je veux les craindre, les aimer et les honorer comme mes seigneurs. Je ne veux as considérer en eux le péché ; car c’est le Fils de Dieu que se distingue en eux et ils sont mes seigneurs. J’agis de cette sorte, par que je ne vois rien corporellement, en ce monde, du très haut Fils de Dieu, si ce n’est son seuls ils administrent aux autres. Or ces très saints mystères, je veux que par-dessus tout ils soient honorés, vénérés et placés en des endroits précieux. Les très saints noms et ses paroles écrites, partout lui je les trouverais en des endroits illicites, je veux le recueillir et je prie qu’on les recueille, pour les placer en un endroit décent. Tous les théologiens, et ceux qui administrent les très saints paroles divines, nous devons les honorer et les vénérer, comme étant ceux qui nous administrent l’esprit et la vie
( De Testament, p.139.)

Un programme de vie eucharistique :
base doctrinale et applications quotidiennes

A tous les chrétiens, religieux, clerc et laïques, hommes et femmes ; à tous ceux qui habitent dans le monde entier ; le frère François, leur serviteur et leur sujet ; hommage et respect, vraie paix du ciel et sincère charité dans le Seigneur.

Puisque je suis le serviteur de tous, je suis tenu de mettre au service de tous, et de distribuer à tous les paroles odoriférantes de mon Seigneur. C’est pourquoi, considérant en moi-même que je ne puis, à cause de l’infirmité et de la faiblesse de mon corps, vous visiter tous en particulier, je me suis proposée de vous adresse la présente lettre, pour vous rapporter les parles de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui est la Parole du Père, et les parles du Saint-Esprit, qui sont esprit et vie.

Ce Verbe du Père, si digne, si saint et glorieux, le Père très haut en annonça la venue, par son saint archange Gabriel, à la sainte et glorieuse Vierge Marie, du sein la quelle le Verbe reçut la chair de notre humanité et de notre fragilité. Lui qui était riche plus que tout ( 2 cor.8,0), il voulut cependant, ainsi que sa très bienheureuse Mère, élire la pauvreté.

Proche de sa passion, il célébra la pâque avec ses disciples. Alors, prenant le pain, il rendit grâces, le bénit et le rompit, disant ; «Prenez et manges. Ceci est mon corps.» Et prenant le calice, il dit : « Ceci est mon sang, celui du nouveau Testament, qui pour vous et pour beaucoup sera répandu en rémission des péchés.» Ensuite, il pria son Père, en disant : «Père, si faire se peut, que ce calice s’éloigne de moi.» (Matth. 26,39.)

Et lui vint une sueur comme de gouttes de sang coulant jusqu’à terre. (Luc, 22, 44.) Cependant il mit sa volonté dans celle de son Père, en disant : «Père, que se fasse votre volonté, non comme je veux, mais comme vous voulez.» (Matth. 26,42 et 39) Or de ce Père la volonté fut que son Fils béni et glorieux, qu’il nous a donnée et qui né pour nous, s’offrit lui-même, par son propre sang, en sacrifice t en victime sur l’autel de la Croix ; non pour lui-même, par qui tous choses ont été faites ( Jean, 1,3 ) ; mais pour nos péchés ; nous laissant un exemple pour que nous suivions ses traces ( 1 Pierre 2,21,) Il veut que tous nos soyons sauvés par lui, et que nous le recevions d’un cœur pur et dans un corps chaste. Mai sil en est peu qui veuillent le recevoir et être sauvés par lui, bien que son joug soit suave, et son fardeau léger. (Matth. 21,30.)

Ceux qui ne veulent pas goûter combien le Seigneur est suave (Ps. 33.8) et qui aiment les ténèbres plus que la lumière (Jean, 3v9) refusant d’accomplir les commandements de Dieu, sont maudits : c’est d’eux qu’il est dit par le Prophète : Maudits ceux qui s’écartent de tes commandements (Ps. 118,21). Mais oh ! qu’ils sont bienheureux et bénis ceux qui aiment le Seigneur et font ce qu’il dit lui-même ans l’Évangile : tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme, et ton prochain comme toi-même, (Matth, 22, 37 et 38.) Aimons donc Dieu et adorons-le d’un cœur pur et d’une âme pure : car c’est là ce que lui-même cherche par-dessus tout, quand il dit : les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car tous ceux qui l’adorent, doivent l‘adorer en esprit de vérité (Jean, 4,23 et 24) Disons-lui des louanges et des prières, jour et nuit, en disant ; Notre Père qui êtes aux cieux. Car il nous fait toujours prier et ne cesser jamais. (Luc, 18,1)

Nous devons en conséquence confesser au prêtre tous nos péchés et recevoir de lui le corps et le Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Celui qui ne mange pas sa Chair et ne boit pas son Sang ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ma s’il faut manger et boire dignement, parce que celui qui le reçoit indignement, manger et boit sa condamnation, ne discernant pas le Corps du Seigneur ( 1 Cor, 11,20). C’est -à-dire ne le distinguant pas des autres nourritures.

Faisons en outre de dignes fruits de pénitence ( Luc, 3,8.) Puis, aimons notre prochain comme nous-même. Et si quelqu’un en veut pas ou ne peut pas aimer les autres comme soi-même, qu’au mois i n’aille pas leur faire de mal, mais qu’il leur fasse du bien.

Quant à ceux qui ont reçu le pouvoir de juger autrui, qu’ils exercent leur charge avec miséricorde, selon qu’ils veulent eux-mêmes obtenir miséricorde du Seigneur, car jugement sans miséricorde sera prononcé contre celui qui n’a pas fait miséricorde. (Jac. 2,13) ayons donc charité et humilité ; faisons des aumônes, car elles lavent les âmes des souillures de leurs péchés. (Top,4,11) car les hommes perdent tous les biens qu’ils doivent laisser à la sortie de ce monde ; cependant ils emportent avec eux le fruit de leur charité et les aumônes qu’ils ont faits : ils en recevront de Dieu la récompense et la digne rémunération.

Nous devons aussi jeûner, nous abstenir des vices et péchés et de l’excès du manger et du boire, et être catholiques. Nous devons aussi visiter fréquemment les églises et révérer les clercs ; non seulement à cause d’eux, car ils peuvent être pécheurs, mais parce qu’ils ont l’office et l’administration du Corps et du Sang très saints de Notre Seigneur Jésus-Christ, qu’ils sacrifièrent sur l’autel, qu’ils reçoivent et qu’ils administrent au autres. Sachons tous fermement que nul ne peut être sauvé par le sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ et par les saintes paroles du Sauveur, que les clercs disent, annoncent et administrent ; eux seuls doivent les administrent ; eux seuls doivent les administrer, et non d’autres.

Spécialement, les religieux, qui ont renoncé au monde, sont tenus de faire plus et mieux ; mais sans omettre le reste . (Luc, 11,42.)

Nous devons avoir en haine nos corps, avec les vices et péchés, parce que le Seigneur dit dans l’Évangile : tous les vices et péchés sortent du cœur. (Matth.15, 18 et 19.) Nous devons aimer nos ennemis et faire du bien à ceux qui nous haïssent. (Lus, 6, 27.) Nous devons observer les préceptes et les conseils de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Nous devons nous renoncer à nous-mêmes et placer nos coups sous le joug de la servitude et de la sainte obéissance, selon ce que chacun a promis au Seigneur. Et nul homme n’es tenue par obéissance d’obéir à n’importe qui, la où se commet quelque péché ou délit.

Celui à qui l’obéissance est confiée et qui est regardé comme grand, qu’il soit comme petit (Luc, 22, 26), et serviteur des autres frères; à chacun de ses frères en particulier il doit faire et garder la miséricorde qu’il voudrait qu’on lui fît, s’il était en un cas semblable. Devant la faute d’un autre, il ne s’irritera pas contre en frère ; mais en toute patience et humilité, il l’avertira et le supportera avec bonté.

Nous ne devons pas être sages selon la chair (1 Cor. 1, 26), ni prudents ; mais nous devons plutôt être simples humbles et purs. Ayons nos corps en opprobre et mépris, parce que tous, par notre faute, nous sommes malheureux et putride, fétides et vers, comme le dit le Seigneur par le Prophète ; Je suis un ver et non un homme ; l’opprobre des hommes et le rebut du peuple. (Ps, 21, 6.) Jamais nous ne devons désirer d’être au-dessus des autres ; mais nous devons plutôt être serviteurs et soumis à toute créature à cause de Dieu. (1 Pierre,2, 13.) Tous ceux qui agiront ainsi et persévéreront jusqu’à la fin. l’Esprit du Seigneur reposera sur eux (Is, 11,21), et fera en eux habitation et demeure (Jean, 14,23), et ils seront fils du Père Céleste, dont ils font les œuvres ; et ils sont époux, frères et mères de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Nous sommes époux, quand par l’esprit Saint l’âme fidèle est conjointe à Jésus-Christ. Nous sommes ses frères, quand nous faisons la volonté de son Père qui est dans le ciel (Matth, 12,50.) Nous sommes se mères, quand nous le portons dans notre cœur et dans notre corps par l’amour et par une conscience pure et sincère, et que nous l’enfantons par la pratique du bien, qui doit luire aux autres comme un exemple.

Oh! Qu’il est glorieux et saint et grand d’avoir dans les cieux un Père ! Oh ! qu’il est saint, beau et aimable d’avoir dans les cieux un Époux ! Oh! Que c’est chose sainte et chère, reposante et humble, pacifique et doux et aimable et désirable plus que tout, d’avoir un tel Frère ; un frère qui a donné son âme pour ses brebis ( Jean , 10,15 ) ; un frère qui a prié son Père pour nous, : Père saint, garde en ton nom eux que tu m’as donnés, Père, tous ceux que tu m’as donnés en ce monde, étaient à toi, et tu me les as données. Les paroles que tu m’as données, je les leur ai données. Ils les ont reçues et ils ont connue vraiment que je suis sortie de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. Je prie pour eux, non pour le monde : bénis-les et sanctifie-les. Pour eux je me sacrifie, pur qu’ils soient consacrés en une seule chose, comme nous, Et je veux, Père, qu’ils soient avec moi où je suis, pour qu’ils voient ma splendeur dans ton royaume, (Jean, 17, 6-24.)

Parce qu’il a tant souffert pour nous, et qu’il nous a conféré et nous conférera dans l’Avenir tant de biens, que toue créature qui est dans le ciel et sur la terre, dans la mer et dans les abîmes, rende à Dieu louange, gloire, honneur et bénédictin (Apoc. 5, 13) ; car celui-là est notre vertu et notre force, qui en le seul bon, le seul glorieux et saint, louable et béni dans le siècles infinis des siècles. Amen.

Or, tous ceux qui ne sont pas en pénitence et ne reçoivent pas le Corps et Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ ; mais s’adonnent aux vices et aux péchés ; marchent après la concupiscence mauvaise et les désirs, mauvais ; n’observent pas ce qu’ils sont promis ; sont esclaves, corporellement, du monde, des désirs charnels, des soucis et des sollicitudes de ce siècle ; sont esclaves, spirituellement, du diable qui les trompes, dont ils sont les fils, dont ils font les œuvres ; tous ceux-là sont des aveugles, car ils ne voient pas la vraie lumière Notre-Seigneur Jésus-Christ, Ils n’ont pas la sagesse spirituelle, car ils n’ont pas en eux, le Fils de Dieu, qui est la vraie Sagesse du Père. C’est d’eux qu’il est dit : leur sagesse a été dévorée du Père. C’est d’eux qu’il est dit : leur sagesse a été dévorée, (Ps. 106, 27.) Ils voient, ils connaissent, ils savent, ils font le mal, sciemment ils perdent leurs âmes. Voyez, ô aveugles déçus par vos ennemis qui sont la chair, le monde et le diable, qu’il est doux pour le corps de faire le péché, qu’il est amer de servir Dieu, car tous vives et péchés sortent et procèdent du cœur de l’homme, comme il est dit dans l’Évangile, (Matt, 15, 19) Au nom du Père et du Fils et du Saint- Esprit. Amen

Tous ceux à qui cette lettre parviendra, moi frère François le mineur, votre serviteur, je vous prie, et vous supplie dans l’amour qu’est Dieu, et avec la volonté de vous baiser les pieds ; de recevoir avec humilité et charité, d’accomplir volontiers et d’observer parfaitement ces paroles odoriférantes de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Ceux qui ne savent pas lire, qu’ils se les fassent lire souvent et les gardent avec eux en les pratiquant saintement jusqu’à la fin, car elles sont esprit et vie. Qui n’agira point ainsi en rendra compte au jour de jugement devant le tribunal du Christ, tous ceux et toutes celles qui accueilleront bien cette lettre, la comprendront, en enverront à d’autres des exemplaires, s’ils persévèrent jusqu’à la fin à en observer les enseignements, que les bénisse le Père, le fils et le Saint-Esprit, Amen. (Lettre à tous les fidèles, p. 187.

Aux prêtres de l’Ordre :
Sur la dignité de leurs fonctions

Au nom de la souveraine Trinité et de la sainte Unité, Père, Fils et Saint-Esprit. Amen.

A tous les frères, aux quels ils doit révérence et grande dilection ; au ministre général de L’Ordre des Mineurs, son Seigneur ; et à tous les ministres , gardiens et prêtres de cette fraternité, qui sont humbles dans le Christ ; et à tous les frères simples et obéissants, premiers et derniers : le frère François, homme vil et caduc, votre petite pauvre serviteur. Salut en Celui qui nous a rachetés et lavés de son sang précieux ; que vous devez, dès que vous entendez son nom, adorer avec crainte et respect, prosternés en terre ; dont le nom est le Seigneur Jésus-Christ, Fils du Très-Haut ; qui est béni pour tous les siècles. Amen.

Écoutez, fils du Seigneur, mes frères : prêtre «l’oreille à mes paroles, inclinez l’oreille de vote cœur et obéissez à la voix du Fils de Dieu, gardez de tout votre cœur ses commandements, accomplissez d’une âme parfait ses conseils. Proclamez qu’il es bon et exaltez-le dans vos œuvres. Car s’il vous a envoyés dans le monde entier, c’est pour que de parole et d’action vous rendiez témoignage à sa voix et que vous faisiez savoir à tous qu’il n’y a de Tout-Puissant que lui. Persévérez dans la discipline et dans la sainte obéissance ; ce que vous lui avez promis, tenez-le avec un bon et ferme propos. Comme à des fils s’offre à vous le Seigneur Dieu.

Je vous en prie donc instamment, vous tous, mes frères, en vous baisant les pieds, et avec tout l’amour dont je suis capable ; témoignez toute révérence et tout honneur, aussi grandement que vous pourrez, au Corps et au Sang très saints de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et que tout ce qu’il y a dans le ciel et tout ce qu’il y a sur la terre a été pacifié et réconcilié au Dieu Tout-puissant. Je prie aussi dans le Seigneur tous mes frères qui sont, seront ou désirent devenir prêtres du Très –Haut, que, lorsqu’ils veulent célébrer la messe, ils accomplissent, purs, purement, avec révérence, le sacrifice vrai du Corps et du Sang très saint de Notre-Seigneur Jésus-Christ ; avec intention sainte et pure, et non en raison d’aucune chose terrestre, ni par criante ou amour d’aucun homme, comme pour plaire aux des hommes. Mais que tout leur volonté, autant que l’aide de grâce Tout Puissant, se dirige vers lui, ne désirant plaire qu’à lui seul qui est le Souverain Seigneur. Car lui seul opère dans ce mystère, comme il lui plaît. Puisque lui-même a dit : « faites ceci en mémoire de moi », si quelqu’un fait autrement, il devient un traître Judas et se rend responsable du Corps et du Sang du Seigneur.

Rappelez-vous, mes frères prêtres, ce qui e t écrit dans la livre de Moise ; ceux qui méprisaient cette loi, même dans ses prescriptions matérielles, étaient , sans aucune miséricorde, punis de mort par une sentence du Seigneur. Combien plus grands et plus redoutables sont les supplices que mérite celui qui foule aux pied le Fils de Dieu ; qui crois pouvoir souiller le sang de l’alliance, en laquelle il a été sanctifié ; qui fait outrage à l’Esprit de grâce ! L’Homme méprise, souille et foule aux pieds l’Agneau de Dieu, quand, selon la parole de l’Apôtre, ne séparant pas, ne distinguant pas le saint pain du Christ des autres nourritures et des autres onctions, il le mange en était indigne; ou même quand, au cas où il est digne, il le mange, d’une manière vaine et indigne. Car le Seigneur dit par le Prophète : « Maudit l’homme qui fait l’œuvre de Dieu frauduleusement. » Quant aux prêtres qui ne veulent pas se souvenir de cet avis, il les méprisera en disant : « Je maudirai vos bénédictions. »

Écoutez, mes frères, Si la bienheureuse Vierge Marie est tellement honorée et c’est justice parce qu’elle a porté le Christ dans son sein très béni ; si le Baptiste bienheureux a tremblé violemment et n’ose pas toucher la tête sacrée de son Dieu ; si le sépulcre, en lequel le corps du Christ a été couché pour quelque temps, est entouré de vénération : comme il doit être saint, juste et digne, celui a qui traite de ses mains, prend de cœur et de bouche, donne aux autres en nourriture le Christ, qui maintenant n’est plus mortel, mais qui toujours vivra et est glorifié, lui sur qui les Anges désirent jeter les yeux !

Voyez votre dignité, frères prêtres, et soyez saints parce qu’il est saint. Plus que tous, à cause de ce mystère, le Seigneur vous a honoré : vous aussi plus que tous aimez-le, révérez-le, honorez-le. Grande misère et misérable faiblesse quand vous le tenez ainsi présent et que vous vous occupez de quelque autre chose du monde. Que tout l’homme craigne, que tout le monde tremble, et que le ciel exulte, quand sur l’autel, aux mains du prêtres, est le Christ, Fils du Dieu vivant ! O admirable grandeur et stupéfiante bonté ! O humilité sublime ! O humble sublimité ! Le Maître de toutes choses, Dieu et Fils de Dieu, s’humilie à ce point que, par notre salut, sous un modique parcelle de pain il se cache ! Voyez, frères, l’humilité de Dieu, et répandez devant lui vos cœurs, Humiliez-vous, vous aussi, pour que vous soyez exaltés avec lui. Donc ne gardez pour vous rien de vous, afin que vous reçoive tout entiers celui qui se donne à vous tout entier.

Je donne en outre cet avis et je fais cette exhortation, dans le Seigneur : Sans les endroits où demeurent les frères, qu’une messe seulement soit célébrée chaque jour, selon la forme de l’Église romaine. Si dans cet endroit se trouvent plusieurs prêtres que, par amour de la charité, l’un soit satisfait d’assister à la messe célébrée par l’autre. En effet, le Seigneur Jésus-Christ remplit présents et absents, quand ils sont dignes de lui. Nous voyons sans doute qu’il est en des lieux divers ; mais il demeure invisible et ne connaît aucune sorte de morcellement. Tout entier partout, il opère comme il veut, avec le Seigneur Dieu le Père et l’Esprit Paraclet, dans les siècles des siècles. Amen

Ensuite, parce que celui qui est de Dieu écoute les paroles de Dieu, nous devons en conséquence, nous qui plus spécialement sommes députés aux divins offices, non seulement écouter et fait ce que Dieu dit mais encore, pour nous pénétrer nous-mêmes de la grandeur de notre Créateur, et pour le toucher de notre soumission, garder avec soin les vases et tous les autres objets liturgiques qui contiennent les saintes paroles. Aussi j’avertis tous mes frères, et je leur inculque cette forte résolution dans le Christ, que partout où ils trouveront les divines paroles écrites, ils les vénèrent de tout leur pouvoir ; et que, pour autant que cela les concerne, si elles ne sont pas bien mises en place, ou si elles sont dispersées en quelque lieu sans honneur, ils les recueillent et les mettent en place, honorant dans ces textes le Seigneur qui a parlé. Car beaucoup de choses sont sanctifiées par les paroles de Dieu, et c’est en vertu des paroles du Christ que s’accomplit le sacrement de l’autel.

Et maintenant je confesse à Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit ; à la bienheureuse Marie Vierge perpétuellement, à tous les Saints dans le ciel et sur la terre ; au ministre général de notre Ordre, en tant que mon vénérable seigneur ; à tous les prêtres de notre Ordre et à tous mes autres frères bénis, tous mes péchés . Sur beaucoup de points j’ai mal fait, par ma grave faute : spécialement, je n’ai pas gardé la Règle qui j’avais promis au Seigneur d’observer, et je n’ai pas dit l’Office comme la Règle le prescrit : soit par négligence, soit à l’occasion de mes maladies, soit parce que je suis ignorant et sans lettes. C’est pourquoi je prie et je conjure de tout mon pouvoir, mon seigneur le ministre général qu’il fasse observer la Règle inviolablement par tous, et que les clercs disent l’office avec dévotion devant Dieu : Qu’ils ne s’attache pas à la mélodie de la voix, mais à l’accord de l’esprit ; en sorte que la voie soit d’accord avec l’esprit, et l’esprit d’accord avec Dieu ; en sorte qu’il puissent par la pureté de l’esprit plaire à Dieu, et non par la lasciveté de la voie charmer les oreilles du peuple, pour moi, je promets de garder fermement ces choses, comme le Seigneur m’en donnera la grâce ; aux frères qui sont avec moi, j’apprendrai à garder ces observances, tant pour l’office que pour les autres constitutions régulières, tous ceux des frères qui ne voudront pas observer ces lois, je ne les tiens ni pour catholiques ni pour mes frères ; je ne veux même ni le voir ni leur parler, tant qu’ils n’auront pas fait pénitence. J’en dis autant de tous ceux qui s’en vont errants sans tenir compte de la discipline régulière ; car Notre-Seigneur Jésus-Christ a donné sa vie pour ne pas manquer à l’obéissance envers son très saint Père

Moi, frère François, comme inutile et indigne créature du Seigneur Dieu, je dis par Notre-Seigneur Jésus-Christ, au frère Élie, ministre de tout notre Ordre, et à tous ses ministres généraux qui seront après lui, et à tous les autres custodes et gardiens des frères, qui sont et qui seront : que cet écrit, ils doivent l’avoir avec eux, le pratiquer et le garder soigneusement. Je les supplie de garder avec soin ce qui est marqué dans cet écrit, de le faire observer avec application, selon le bon plaisir du Dieu Tout–Puissant, maintenant et toujours, tant que durera ce monde.

Bénis soyez-vous du Seigneur, vous qui observerez ces choses et que le Seigneur soit à jamais avec vous. Amen

Prière

O Dieu tout-puissant, éternel, juste et miséricordieux ; donne aux malheureux que nous sommes, de faire pour toi-même ce que nous savons que tu veux, et de vouloir toujours ce qui te plaît ; en sorte que extérieurement purifiés, intérieurements éclairés et embrasés du feu de Saint-Esprit, nous puissions suivre les traces de ton Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ ; et par ta seule grâce parvenir à toi, ô Très-Haut ; toi qui en Trinité parfaite et en simple Unité vis et règes et as toute gloire, ô Dieu Tout-Puissant, dans tous les siècles des siècles. Amen
Aux clercs séculiers :
sur le respect dû au T.S.Sacrement

Considérons, nous tous qui sommes clercs, le grand péché et l’ignorance dont certains se rendent coupable qu sujet du très saint Corps et du très sait Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ, au sujet de ses très saints noms et de ses très saintes paroles qui sanctifient le corps; car nous avons que le corps ne peut être que s’il st sanctifié d’abord par la parole, en effet, nous n’avons et ne voyons, en ce monde, rien de corporal du Très Haut, sauf le Corps et le Sang, les noms et le paroles, par lesquels, nous avons été faits et rachetés de la mort pour la vie.

Or tous ceux qui administrent de si saints mystères, doivent considérer en eux-mêmes surtout ceux qui les administrent sans discernement combien vils sot les calices, les corporaux, et les linges où l’on sacrifie de Corps et le Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Beaucoup laissent l’Eucharistie en des lieux vils, la portent misérablement de–ce de-là, la reçoivent indignement, l’administrent aux autres sans discrétion. Quand aux noms et aux paroles écrites du Seigneur, on va parfois jusqu’à les fouler aux pieds. «L’Homme animal dit saint Paul, ne perçoit pas les choses de Dieu. » Et toutes ces profanations ne nous émeuvent pas de pitié, alors que le Seigneur pousse la bonté jusqu’à s’abandonner à nos mains et que nous le tenons et le recevons de bouche chaque jour ! Ignorons-nous que nous devons venir entre ses mains?

Aussi de toutes fautes et autres pareilles corrigeons-nous, aussitôt et définitivement. Partout où le très saint Corps de Notre-Seigneur Jésus-Christ se trouvera placé ou abandonné illicitement, qu’on le retire de cet endroit et qu’on le place en un endroit précieux où le tiendra bien gardé. De même les noms, les paroles écrites du Seigneur, partout où on les trouverait en des places inconvenantes, on devra les recueillir pour les mettre en une place honorable ; et nous savons que nous sommes tenus d’observer ces règles plus que tout, selon les préceptes du Seigneur et les constitutions de notre sainte Mère l’Église. Celui qui ne les observerait pas, qu’il sache qu’il aura à rendre compte au jour du jugement devant Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Et celui qui fera copier cet écrit pour qu’il soit mieux mis en pratique, qu’il sache que le Seigneur le bénira. ( Lettre Ve).

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Avertissements données à ses frères
A tous le custodes de Frère Mineurs, à qui cette lettre parviendra, le frère François, votre serviteur et tout petit dans le Seigneur Dieu ; salut, avec les nouveaux signes du ciel et de la terre, qui sont grands et très excellents, auprès de Dieu et que beaucoup de religieux et d’autres hommes jugent sans valeur (2)

Je vous en prie plus que de moi-même ; autant qu’il convient et que vous le jugerez utile, suppliez humblement les clercs de vénérer les plus que tout le Corps et le Sang très saints de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et les écrits où se trouvent ses saints noms et ses saintes paroles qui sanctifient le corps. Les calices, les corporaux, les ornements de l’autel, et tout ce qui sert au saint sacrifice doit être précieux. Si le très saint Corps du Seigneur se trouve quelque part misérablement placé, les clercs doivent, selon le commandement de l’Église, le placer et le tenir sous clef en un endroit précieux ; ils doivent le porter avec un grand respect, et l’administrer aux autres avec discrétion. Les écrits où se trouvent les noms et les paroles du Seigneur, partout où on les rencontre en des lieux malpropres, il faut les recueillir et les placer en lieux honnête.

Dans toutes les prédications que vous faites, prêchez au peuple la pénitence, et rappelez que nul ne peut être sauvé sans recevoir le Corps et le Sang très saints du Seigneur. Quand le prêtre le consacre sur l’autel ou le porte quelque part, tout le monde doit fléchir les genoux pour rendre louange, gloire et honneur au Seigneur Dieu vivant et vrai.

Pour sa louange, annoncez et prêchez partout qu’à toute heure et quand sonnent les cloches, tout le peuple, toujours et sur toute la terre, rende louanges et grâces au Dieu tout-puissant.

Tous les gardiens mes frères qui recevront cet écrit, le feront reproduite pour eux et pour les frères qui ont la charge de la prédication et la garde des frères ; tous ceux qui prêcheront jusqu’à la fn tout ce qui est contenu dans cet écrit : qu’ils sachent qu’ils ont la bénédiction du Seigneur Dieu et la mienne, Qu’il en soit ainsi par vrai et sainte obéissance .Amen ( Lettre à tous les custodes .p. 288.);.

Prière eucharistique :
Tout-puissant, très haut, très saint et souverain Dieu, Père sait et juste, Seigneur du ciel et de la terre, à cause de toi-même nous te rendons grâces, par que par ta sainte volonté, et par ton Fils unique, dans l’Esprit -Saint, tu as crée toutes les choses spirituelles et corporelles ; tu nous a faits à ton image ressemblance, tu nous as placés dans le paradis ; et nous, par notre faute, nous sommes tombées, nous te rendons grâce parce que, comme tu nous a crées par ton Fils, ainsi par la véritable et saint amour dont tu nous a aimés, tu as fait naître ton Fils, vrai Dieu et vrai homme, de la glorieuse, toujours vierge très bienheureuse sainte Marie, et par sa croix, sans sang et sa mort tu as voulu nous racheter de notre captivité. Et nous te rendons grâces par que ton Fils reviendra dans la gloire de sa majesté , pour envoyer la maudit, qui n’ont pas fait pénitence et ne t’on pas connu, au feu éternel, et pour dire à tous ceux qui t’ont connu, adoré, servi en pénitence : Venez, les bénis de mon Père , recevez le royaume que vous a été ; préparé dès l’origine du monde.( Matth, , 25, 34. )

Et parce que, misérables et pécheurs que nous sommes tous, nous ne sommes pas dignes de tes nommer (3),nous te supplions que Notre-Seigneur Jésus-Christ, ton Fils bien-aimé, en qui tu le complais, avec te plaît, et comme il leur plaît, pour toues chose ; car ( le Christ ) te suffit pour tout, lui par qui tu as tant fait pour nous, Alléluia.

Et sa glorieuse Mère, la très bienheureuse Marie toujours vierge ; les bienheureux Michel, Gabriel, Raphaël, et tous les chœurs des esprits bienheureux, Séraphins, Chérubins, et trônes, Dominations, Principautés et Puissance, Vertus, Archanges, Anges : Les bienheureux Jean-Baptise, Jean l’évangéliste, Pierre et Paul ; Et les Bienheureux, Patriarches, Prophètes, Innocents, Apôtres, Évangélistes, Disciples, Martyrs, Confesseurs , Vierges ; les Bienheureux Élie et Énoch (4) ; et tous les Saints, qui furent, seront et qui sont : pour ton amour nous les supplions humblement de rendre grâces pour tous les biens, comme il te plaît, à toi le Dieu souverain, vivant, éternel et vrai, avec ton Fils très cher Notre-Seigneur Jésus-Christ et le Saint-Esprit Paraclet, dans les siècles des siècles. Amen Alléluia


Tous ceux qui, dans la sainte Église catholique et apostolique, veulent servir le Seigneur Dieu ; tous les ordres ecclésiastiques, prêtres, diacres, sous-diacres, acolytes, exorcistes, lecteurs, portiers, et tous les clercs ; tous les religieux et toues les religieuses ; tous les enfants et les petits, les pauvres et les indigents ; les rois et les princes, les travailleurs, les laboureurs, les serviteurs et les maîtres ; tous les vierges, les veuves et les épouses ; les laïques, hommes et femmes, enfants, adolescent, jeunes et vieux, biens portant et malades, petits et grands ; tous les peuples, races, tribus, langues, nations ; enfin tous les hommes, partout sur la terre, qui sont et seront : humblement nous les prions et supplions, nous tous, frères mineurs et serviteurs inutiles, de persévérer, nous tous ensemble, dans la vraie foi et dans la pénitences ; car nul ne peut se sauver autrement.

Aimons tous, de tout notre cœur, de toute notre âme, de toute notre esprit, de tout notre pouvoir et courage, de toute notre intelligence, de toutes nos forces, de toute notre effort, de toute notre affection, et tous nos entrailles, de tous nos désirs, de toutes nos volontés, le Seigneur Dieu, que nous a donnée et nous donne à nous tout notre corps, tout notre âme, toute notre vie; qui nous a crées et rachetés ; qui nous sauvera par la seule miséricorde ; qui malgré nos faiblesses et nos misères, malgré nos corruptions et nos hontes, malgré nos ingratitudes et notre malice, ne nous a fait et ne nous fait que du bien.

N’ayons donc d’autre désir, d’autre volonté d’autre plaisir et d’autre joie que notre Créateur, Rédempteur et Sauver, le seul vrai Dieu, qui est le bien plein, entier, total, vrai et souverain ; qui seul est bon, miséricordieux et aimable, sauve et doux ; qui seul est saint, juste, vrai et droit ; qui seul est bienveillant, innocent et pur ; de qui, par qui, et en qui est tout pardon, tout grâce et toute gloire, pour tous les pénitents et tous les justes, pour tous les bienheureux qui se réjouissent avec lui dan le ciel. Que rien ne nous empêche, que rien ne nous séparer, que rien ne nous détache. Partout, en tout lieu, à toute heure et en tout temps, chaque jour et sans discontinuer, tous, croyons d’une foi véritable et humble, gardons dans notre cœur, aimons , honorons, adorons, servons, loueront, bénissions, glorifions et sur exaltons, magnifions et remercions le très haut et souverain Dieu Éternel ; Trinité et Unité, Père, Fils et Saint-Esprit, Créateur de toutes choses, Sauveur de tous ceux qui mettent en lui leur foi, leur espérance et leur amour ; lui qui est sans commencement et sans fin, immuable, invisible, inébranlable, ineffables, incompréhensible, impénétrable, béni, louable, glorieux, sur exalté, sublime, élevé, doux, aimable, délectable, et tout désirable pour que toutes choses dans les siècles des siècles.( Première rège 121. Chap. XXIIIp.#122

Références

1) Ce mot d’exclamations, nous l’employons à dessein pour évoquer celles que la Séraphique Vierge d’Avila notait après ses communions.

(2) Les nouveaux signes sont, peut-on penser, le renouveau de la prédication évangélique et de vie de l’Église.

(3) Le Saint-Esprit prie en nous ; c'est une desnotes de son rôle d'assistant.

(4) La mention de ces personnages n'est pas une singularité : l'Église rappelle leurs noms dans la prière pour les mourants.

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