| Deuxième
Partie- Mon Christ Aimé
Venez
en moi comme réparateur.
La
sainte communion, Jésus-Hostie en moi, ne m’est
accordée qu’en fonction du sacrifice auguste
qui vient d’être célébré.
Elle le complète, chez le prêtre qui offre la
victime de nos autels mais encore chez le fidèle qui,
pour sa part, est aussi l’un des offrandes.
Trop
de chrétiens n’envisagent leur communion que
comme une dévotion séparable de la sainte Messe,.
Sans doute, dans l’eucharistie , le sacrifice et le
sacrement sont choses bien distinctes. Cependant ce mystère
est un. L’on communie au corps et au sang de Jésus,
pour s’unir, avant tout, à l’immolation
renouvelé du calvaire.
Il
n’y a pas, dans nos tabernacles, une seul hostie qui
ne soit à qu’en vertu d’un sacrifice qui
l’a produite ; pas une seule qui ne demeure là,
qu’en fonction de cette même oblation.
Or,
parmi les fins sublimes de la sainte Messe, la réparation
pour les crimes de l’humanité n’est pas
la moins importante. Elle y revêt même un caractère
solennel. La doctrine des conciles de l’Église
insiste très particulièrement sur ce rôle
du sacrifice ; elle y voit une satisfaction, une expiation
qui apaisent la colère divine ; et, en nous pardonnant
et en nous remettant nos fautes, il remet aussi les peines,
tant des vivants que des mots, dues pour ces mêmes fautes.
Seigneur
Jésus, vous êtes en moi, avec tout la vertu de
votre saint sacrifice : vous m’appliquez, en ce moment
précis où je vous reçois et vous possède,
les mérites infinis de votre bienheureuse passion.
Vous qui êtes notre victime, à tous, et vous
m’associez à ce rôle admirable.
Réparateur
des péchés du monde et présentement à
votre Père des cieux un sang qui offre à sa
justice une compensation qui dépasse à l’excès
les exigences de celle-ci, je devine réparateur avec
vous, en communiant à ce sang très précieux.
Il y a une réparation que j’aime à vous
présenter aujourd’hui, ô Père de
Jésus-Hostie, car je devine qu’elle vous est
la plus agréable. Je voudrais tellement réparer
pour le don profané de l’Eucharistie, votre don
inénarrable (1) en Jésus,
votre Bien-Aimé.
Une
religieuse carmélite donna et consacra sa vie entière,
en actions de grâces pour ce don, synthèse des
merveilles du Seigneur. Et quoi de plus grand, il est vrai,
qu’en telle offrande ! Eucharisite signifie action de
grâces : la saint Messe, est, essentiellement et avant
tout, une magnifique actions de grâces rendues à
Dieu, pour tout ce qu’il est : elle le loue pour ses
perfections infinies, pour tout ce qu’il a été.
Pour ce qu’il est et restera, à jamais, pour
nous, rien de plus jésuite, de plus équitable
et de plus salutaire que de faire eucharistie, comme on disait
jadis, c’est-à-dire de lui rendre grâce
par une hostie qui est Jésus, le Fils de ses éternelles
complaisances.
La
«Messe réparatrice» existe, aussi légitimement
que la «Messe de reconnaissance (2)»
. Chaque fois que nous communions, nous pouvons accroître
la vertu de la réparation par la mesure de notre ferveur
et de notre zèle.
Ne
nous est-il pas permis de nos faire, avec Jésus et
par lui, les réparateur pour la profanation du don
de Dieu, réparateurs pour tant de communions sacrilèges,
pour tant d’outrages infligés à la sainte
eucharistie ; pour les irrévérence qui rabaissent
et diminuent son culte.
Seigneur
Jésus, je vous le demande, venez en moi aujourd’hui,
comme réparateur des injures fais a vous-même
dans votre propre sacrement. Offrez donc à votre Père
la satisfaction magnifique qui l’apaise et le force
à ne pas nous traiter dans ses justes vengeances, en
enfants de colère.
Que je sois, en vous, réparation vivantes, tout ce
jour. Que je sois à votre amour une compensation généreuse,
qui adepte tous les sacrifices de l’heure, en union
à notre grand Sacrifice, inlassablement remémoré
sur les autels de la terre. Que je puisse réparer pour
moi-même ; que je répare pour tant d’autre
qui n’y penseront pas aujourd’hui.
Et qu’ainsi, toujours plus pénétré
de cette vérité, qu’il fat que j’imite
celui que je reçois, ma vie devine une oblation réparatrice,
source de pardon. de miséricorde et de paix !
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