Prêtres du Monde

+ Sr Denise Christiaenssens ermite de la croix o.f.s.


Série 3- À la Trinité par l'hostie 10/52
La-foi en sa présence
Don-Vanadeur

 Première Partie-Trinité que j'adore

Tout éveillé en ma foi.

La raison intime pour laquelle, parfois, je laisse Dieu à sa solitude en moi, après mes communions; la raison pour laquelle, je ne suis pas à lui tout entier, dans mes actions de grâces : C’est à n’en pas douter mon manque de foi.

L’eucharistie est essentiellement un mystère, un mystère apparemment plus insondable que celui de la Trinité Sainte. De celui-ci, quoique de très loin, je puis, la révélation aidant ma raison, saisir quelque chose : je puis convenir qu’il doit en être ainsi, par analogie avec ce qui se fait dans mon âme, image de Dieu, par ses opérations.

Mais, dans l’eucharistie, quoique ma raison n’y voie pas de contradiction, c’est le mystère en plénitude, un mystère immense, il faut bien l’avouer. On l’appelle, en pleine consécration à la messe, le mystère de foi ; autant dire, le mystère des mystères. Je ne vois, je ne touche, je ne goûte que du pain ; et je dois affirmer, confesser, et cela au pris de ma vie, qu’après cette consécration, ce n’est plus du pain, ce n’est est que l’apparence. Toute la substance du pain a été changée, radicalement, en la substance du corps du Seigneur Jésus.

Je l’ai reçu, tel un jour béni, à jamais mémorable de ma Première Communion. Depuis, je l’ai reçu cent fois, milles fois, des milliers de fois ; et peut-être n’ai-je jamais rien éprouvé. Mes sens divers n’ont peut-être jamais fait d’autre expérience que celle du pain.

Que de fois, au contraire, je me suis senti sec, froid, accablé démuni dans la réception de ce mystère auguste ! Il m’est arrivé même de constater plus de ferveur dans ma préparation que dans mon action de grâces. C’est incompréhensible; on dirait d’un effort qui a coûté, et puis, après, comme une lassitude et le besoin d’en finir…

Pauvre nature humaine ! Ne lui en veuillons pas trop ; tant de causes coopèrent, et si souvent, à nos longueurs, même au service du bon Dieu. Mais sans vouloir trop accabler ce limon dont nous sommes faits, que de fois aussi ne devons-nous pas nous accuser avec justice et reconnaître nos volontaires déficiences ! »

Reconnaissons-le ; c’est presque toujours un manque de foi. Croyons-nous, vraiment ? Croyons-nous à la présence de Dieu en nous ? Croyons-nous, de cette foi totale, pleine de soumission et de soumission aveugle, en Jésus-Hostie, lorsque nous visitant, il remplit tout notre être ?

Croyons-nous sincèrement que Dieu vit dans nos poitrines, celui que la foi nous oblige à confesser, dans cette hostie, vrai dieu et vrai homme ?

I me semble ,qu’aussitôt reçue en moi la sainte Eucharistie, je devais, en esprit, me ternir prosterné au tréfonds de moi-même; et là, comme tout ravi devant une telle vérité, répéter à Jésus à satiété et de toute la puissance de ma foi :

Mon Dieu ! … Mon Dieu ! …Mon Seigneur et mon Dieu (1) ! Mon Dieu et Mon Tout (2) ! …

Je n’emploierais le temps de mon action de grâces qu’à lui dire et redire ces mots, ne serait-ce pas suffisant ? Et quel profit pour mon âme ! Ne serait-ce pas toujours mieux, à chaque minute, m’abîmer plus profondément dans ce mystère, le mystère de foi ?

Peu à peu, je prendrais conscience de ce que je dis, de ce que je suis, de ce que je fais. Je m’épancheras en elle Dieu qui est là, non seulement tout proche de moi, mais en moi. Et Dieu s’épancherait en mon être ; je le sentirais, pour ainsi dire ; il y a des saints que le sentent. À supposer même que mes sens n’en perçoivent pas la réalité, je me rendrais compte, tout de même, que la grâce de Dieu opère en moi, puis qu’elle arrive à transformer tant d’âmes de grande foi.

C’est la foi qui est la mesure de notre dévotion au Très Saint Sacrement. Dix degrés de foi, dix degrés de dévotion cent degrés de foi, cent degré de dévotion, mille degré de foi, mille degré de dévotion ; si, toutefois, ces choses pouvaient se mesurer.

Croire en Dieu, c’est si grand déjà, puisque c’est mette à ses pieds ce qui reste notre plus grande et noble richesse, notre intelligence, mais croire en un Dieu qui est là, en moi ; qui en possède, au point que je demeure en lui, en le possédant ; n’est–ce pas réaliser une des fins principales de cette foi, qui tend, en définitive, à munir directement à Dieu, fortifié de mon espérance en lui, de mon amour pour Lui ?

Une telle foi est une adoration, celle qui ne se conçoit bien que dans la prostration de l’être éperdument tendue vers Dieu.

 
Références
1- Joan., XX,28
2 Sant François d'Assis
e
L’ordre des pages sont placées l’une derrière l'autre ;
tel que dans le livre et non pas en ordre alphabétique suivre les chiffres.



Si tu veux voir tout le contenue du site donc clique sur cette croix. Merci


Le fond de cette page vient du site

© Défendu de prendre mes pages et les mettre sur votre site, respectez mon travail. +Sr Denise Ermite de la croix o.f.s.

Le resto de mon fils Francois Christiaenssens

En Estrie Québec Canada http://www.legendemagog.com

Nous somme situé au 20 Principal est Magog Qc. J1X 2Y3

Pour réservez appelez au 819-843-0020 Fax.: 819-843-5212 Courriel: lalegende@bellnet.ca