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Tout
comme notre Saint Père le Pape Jean Paul II notre Pape actuel
Benoît XVI a un magnifique sourire de la paix intérieur
et de sa vie spirituelle remplie de la Puissance de Dieu Trinitaire
qui l'a choisi pour diriger notre Église aujourd'hui.
La
joie verte pâle
Transfiguration de la nature des 4 saisons et
ses merveilles
La joie grise
Austère fille du devoir d’état couleur de pain de son, de ménage rude
et gris mais savoureux de la couleur de grosse toile donc on fait les
vêtements de travail. C’est la joie du devoir accompli, du terrible
quotidien qu’on apprivoise à force d’aimer, joie de la ménagère, du
cultivateur, du service et du dévouement.
La joie dorée
C’est la joie de l’être et de la vie, joie d’être
au monde et parce que le monde est beau, et bon, joie de couleur du
soleil levant, et au couchant. Joie dorée de l’amour, joie de deux êtres
qui se rencontrent et qui s’aiment. Joie de la maman qui met au monde
un enfant. Joie de la rencontre de frères et des sœurs heureux de vivre
ensemble. Joie de la rencontre, joie de l’âge d’or qui refuse de mourir
avant l’âge et le temps.
De
toutes les couleurs. C’est la couleur de l’aube que le prêtre revêt
pour la messe. C’est la joie de la prière et de la contemplation, du
contact avec Dieu. Joie de savoir Dieu tout proche de nous. Joie de
se savoir aimer de Dieu. Joie du don total, du prêtre et de la personne
consacrer au Seigneur.
La joie rouge
Joie couleur de sang et du sang qui coule du côté
de Jésus, du feu qui brûle que l’on goûte dans le sacrifice; sans la
croix, la fête et la joie de Pâque n’auraient pas éclatées à la souffrance
même d'où une joie peu surgir. Les épreuves sont souvent des sources
de joie. Les saints ont compris cela. François d’Assise surtout qui
était un expert en joie et c’est dans la croix qu’il trouvait la joie
parfaite. C’est la joie du sacrifice suprême qui conduit tout droit
au bonheur du ciel.
La joie bleue
C’est la joie mariale qui aboutit tout droit au
magnificat, dans les litanies de Marie. On appelle Marie, la cause de
notre joie. Ce sont les franciscains qui l'ont appelée Marie Notre Dame
des 7 Allégresses.
La joie verte
C’est la joie franciscaine, la joie de la belle
nature avec tout ce qu’elle contient de merveilleux. Elle étale ses
splendeurs variant avec les saisons. Joie de l’hiver avec la neige blanche
que l’âme en fête, avec ses sapins ouatés. Joie du printemps avec ses
bourgeons qui éclatent et ses arbres qui se recouvrent de verdure. Joie
de l’été avec ses fleurs multicolores, ses oiseaux qui chantent. Joie
de l’automne où l’on voit les feuilles prendre toutes les couleurs de
l’arc-en-ciel, on pense ici encore au cantique des créatures de Saint
François.
Nous apprenons le décé du Père
Bélanger, le 7 décembre 2000, que Saint François l’accueille
avec lui et qu’il dirige avec Sainte Cécile la chorale de Dieu pour
rendre gloire pour cette belle voix que Dieu lui a donnée et qu’il a
permis à tant de monde de chanter avec lui les merveilles de la création
donnée gratuitement par Dieu pour nous.
©D. Christiaenssens o.f.s.erm.
La joie parfaite selon Saint François d'Assise
Comment
Saint François, cheminant avec frère Léon, lui
exposa ce qu'est la joie parfaite.
Comme
saint François allait une fois de Pérouse à Sainte
Marie des Anges avec frère Léon, au temps d'hiver, et
que le froid très vif le faisait beaucoup souffrir, il appela
frère Léon qui marchait un peu en avant, et parla ainsi
: «O frère Léon, alors même que les frères
Mineurs donneraient en tout pays un grand exemple de sainteté
et de bonne édification, néanmoins écris et note
avec soin que là n'est pas point la joie parfaite.»
Et
saint François allant plus loin l'appela une seconde fois : «O
frère Léon, quand même le frère Mineur ferait
voir les aveugles, redresserait les contrefaits, chasserait les démons,
rendrait l'ouïe aux sourds, la marche aux boiteux, la parole aux
muets et, ce qui est un plus grand miracle, ressusciterait des morts
de quatre jours, écris qu'en cela n'est point la joie parfaite.» |
Marchant
encore un peu, saint François s'écria d'une voix forte
: «O frère Léon, si le frère Mineur savait
toutes les langues et toutes les sciences et toutes les Écritures,
en sorte qu'il saurait prophétiser et révéler non
seulement les choses futures, mais même les secrets des consciences
et des âmes, écris qu'en cela n'est point la joie parfaite.»
Allant
un peu plus loin, saint François appela encore d'une voix forte
: «O frère Léon, petite brebis de Dieu, quand même
le frère parlerait la langue des Anges et saurait le cours des
astres et les vertus des herbes, et que lui seraient révélés
tous les trésors de la terre, et qu'il connaîtrait les
vertus des oiseaux et des poissons, de tous les animaux et des hommes,
des arbres et des pierres, des racines et des eaux, écris qu'en
cela n'est point la joie parfaite.»
Et
faisant encore un peu de chemin, saint François appela d'une
voix forte : «O frère Léon, quand même le
frère Mineur saurait si bien prêcher qu'il convertirait
tous les fidèles à la foi du Christ, écris que
là n'est point la joie parfaite.»
Et
comme de tels propos avaient bien duré pendant deux milles, frère
Léon, fort étonné, l'interrogea et dit : «Père,
je te prie, de la part de Dieu, de me dire où est la joie parfaite.»
et saint François lui répondit : «Quand nous arriverons
à Sainte-Marie-des-Anges, ainsi trempés par la pluie et
glacés par le froid, souillés de boue et tourmentés
par la faim, et que nous frapperons à la porte du couvent, et
que le portier viendra en colère et dira : « Qui êtes-vous
?» et que nous lui répondrons : «Nous sommes deux
de vos frères», et qu'il dira : «Vous ne dites pas
vrai, vous êtes même deux ribauds qui allez trompant le
monde et volant les aumônes des pauvres ; allez-vous en»
; et quand il ne nous ouvrira pas et qu'il nous fera rester dehors dans
la neige et la pluie, avec le froid et la faim, jusqu'à la nuit,
alors si nous supportons avec patience, sans trouble et sans murmurer
contre lui, tant d'injures et tant de cruauté et tant de rebuffades,
et si nous pensons avec humilité et charité que ce portier
nous connaît véritablement, et que Dieu le fait parler
contre nous, ô frère Léon, écris que là
est la joie parfaite.
Et
si nous persistons à frapper, et qu'il sorte en colère,
et qu'il nous chasse comme des vauriens importuns, avec force vilenies
et soufflets en disant : «Allez-vous-en d'ici misérables
petits voleurs, allez à l'hôpital, car ici vous ne mangerez
ni ne logerez», si nous supportons tout cela avec patience, avec
allégresse, dans un bon esprit de charité, ô frère
Léon, écris que là est la joie parfaite.
Et
si nous, contraints pourtant par la faim, et par le froid, et par la
nuit, nous frappons encore et appelons et le supplions pour l'amour
de Dieu, avec de grands gémissements, de nous ouvrir et de nous
faire cependant entrer, et qu'il dise, plus irrité encore : «ceux-ci
sont des vauriens importuns, et je vais les payer comme ils le méritent»,
et s'il sort avec un bâton noueux, et qu'il nous saisisse par
le capuchon, et nous jette par terre, et nous roule dans la neige, et
nous frappe de tous les noeuds de ce bâton, si tout cela nous
le supportons patiemment et avec allégresse, en pensant aux souffrances
du Christ béni, que nous devons supporter pour son amour, ô
frère Léon, écris qu'en cela est la joie parfaite.
Et
enfin, écoute la conclusion, frère Léon : au-dessus
de toutes les grâces et dons de l'Esprit-Saint que le Christ accorde
à ses amis, il y a celui de se vaincre soi-même, et de
supporter volontiers pour l'amour du Christ les peines, les injures,
les opprobres et les incommodités ; car de tous les autres dons
de Dieu nous ne pouvons nous glorifier, puisqu'ils ne viennent pas de
nous, mais de Dieu, selon que dit l'Apôtre : «Qu'as-tu que
tu ne l'aies reçu de Dieu ? et si tu l'as reçu de lui,
pourquoi t'en glorifies-tu comme si tu l'avais de toi-même ?».
Mais dans la croix de la tribulation et de l'affliction, nous pouvons
nous glorifier parce que cela est à nous, c'est pourquoi l'Apôtre
dit : «Je ne veux point me glorifier si ce n'est dans la croix
de Notre-Seigneur Jésus Christ.» À qui soit toujours
honneur et gloire dans les siècles des siècles. Amen. |