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3- À la Trinité par l'hostie 03/52
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| Première Partie-Trintié que j'adore L'Oubli de soi Aidez-moi à m’oublier entièrement, pour m’établir en vous. Seigneur Jésus, vous êtes en moi et je suis en vous. Je le crois ; je puis presque dire que je le sens, tant votre présence m’abîme en Dieu. Je crois tout ce que, Fils de Dieu, vous avez dit : il n’y a rien de plus vrai. Et vote Eucharistie est la synthèse de vos mystères et de vos merveilles ; j’y crois comme au mystère de foi par excellence.
Ici, à genoux, vous rendant grâces, je ne sais qu vous
dire : Mon Dieu !… Car votre grâce m’emporte en votre
divinité, ô verbe du Père ; et, par vous, je communie
au Père et au Saint-Esprit. Mon Dieu, Trinité que j’adore.Aidez-moi
à m’immerger en cet océan divin, en cet abîme
ineffable de Dieu ; aidez-moi à m’y maintenir, à
en jour, à y vivre, en un mot. Aidez-moi, et pour cela, à
m’oublier si entièrement, que j’arrive à perdre
presque conscience que j’existe, pour prendre enfin, conscience
qui vous êtes.M’oublier…
Quel programme, quel sacrifice ! M’oublier, entièrement
; quel anéantissement ! Mais aussi quelle récompense et
quel profit : m’oublier entièrement pour m’établir
en vous !M’oublier…Oublier,
c’est détourner la pensée de ce que l’on quitte
: c’est perdre le souvenir, c‘est ne plus savoir qu’il
existe, s’oublier, c’est détourner la pensée
de soi, de ce qu’on est, de ce qu’on a, de ce que l’on
fait, de ce que l’on sait, de ce que l’on désire,
de ce que l’on voudrait encore.C’est
faire taire l’imagination de ses folles agitations c’est
imposer silence aux raisonnements de l’intelligence; c’est
mettre un frein aux désirs du cœurs, aux velléités
de toutes espèces, aux vouloirs de tout genre.
M’oublier… C’est comme perdre le souvenir de tout
cela ; c’est n’en être pas plus occupé ou ému,
que si cela n’avait jamais existé ; c’est ne plus
avoir rien, c’est ignorer tout. C’est vivre le Nescivi du
: Je n’a plus rien su (1).Seigneur
Jésus, quand je vous reçois dans le Très Saint-Sacrement,
à l’instant où vous pénétrez dans
ma demeure, dans ce temple dont vous faites alors, le temps de votre
gloire, le sanctuaire de la Sainte Trinité, aidez-moi à
m’oublier entièrement.L’action
que je pose est si sainte, que si je savais ce que je fais, j’en
mourrais sur place. Qui peut comprendre cela, qui put saisir, en réalité,
ce que c‘est que communier à un Dieu, entrer en communion
si intime avec un Dieu, que des saints y expérimentent comme
un fusion avec lui.Dieu
est en moi ! Le Fils de Dieu est en moi ; par lui, indissolublement,
le Père, le Verbe , le Saint-Esprit sont en moi ! La puissance,
la sagesse, la bonté de leur être infini, sont en moi !
Mon corps, jusqu’à la plus intime fibre de ma chair, et
mon âme jusqu’à la dernière énergie
de ses facultés, sont saturés de Dieu, Un et Trine ! Références 1-
Cant., VI,II |
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