Prêtres du Monde

+ Sr Denise Christiaenssens ermite de la croix o.f.s.

Série 3- À la Trinité par l'hostie 25/52
L'Image de Dieu
Don-Vanadeur

Troisième Partie- O Verbe Éternel

 O Verbe éternel !…(1)

Le Verbe éternel !… Le verbe du Père !… Le miroir sans tache de l’activité de Dieu (2) !… rien que ce mot : le Verbe… Il me ravit en Dieu, en Dieu Père, en Dieu Fils, en Dieu le Saint–Esprit.

Et ce Verbe est en moi. Il est là, je le crois, je le sains; je pourrais presque dire que je le sens, tant il m’abîme en le silence où le Père l’engendre, au tréfonds de mon âme.

L’état de grâce, déjà, me le donne et le fait demeurer en moi. Mais la réception de la sainte Humanité en l’hostie accentue, au suprême degré et selon mes dispositions intérieurs, cette présence du Verbe éternel.

Quand je me recueille bien, quand mon action de grâces se fait plus intense à raison de mon silence, il faut bien l’avoir : c’est une chose formidable que celle qui se passe en moi. Le Verbe est en moi, mais il ne peu y être que s’il est engendré par son principe, par son Père, en qui il demeure à jamais. Par conséquent, tandis que le Verbe est en moi, le Père l’engendre en moi, et sans cesse, il lui redit, en l’engendrant, en moi : Tu es mon Fils, le très cher, le Fils de mes complaisances (3) … en ce disant, chose plus étonnante, par ce que je suis en Jésus, et Jésus en moi, il redit ces paroles surmoi, devenu, en le Verbe, son bien aimé.

Je crois à ce premier et le plus sublime des mystères. J’y crois fermement, sans pouvoir le connaître clairement : un Dieu qui engendre un Dieu, sans faire pour cela deux dieux, et l’engendrant éternellement, jusque dans les siècles infinis. Qui racontera et exposera cette génération (4) ? C’est le mystère des mystères ; et il vit en moi!..

Quoi de surprenant en cela ? On me poserait cent questions sur ma propre naissance au sein de ma mère; sur l’infusion de mon âme et sa manière à elle d’informer mon corps, là dans ce secret maternel ; je serais sans réponse ; je n’y connais rien, je n’y puis rien savoir, qui d’étonnant qu’il me soit plus impossible de surprendre quelques petites choses de cette génération éternelle du Fils de Dieu, au sein de son Père ! … Et celle se fait en moi.. C’est un ensemble de mystère infinis, se résolvant dans l’ineffable simplicité de Dieu. Qui est capable de scrute les abîmes si ce n’est l’esprit de Dieu lui-même ?

Dirai-je, de ce Verbe, qu’il est né dans l’éternité ? Mais sa naissance n’est point passée. Va-t-il naître éternellement ? Mais cette naissance n’est pas future. Je ne pourrai même pas dire, vraiment, qu’elle se produit dans le présent, comme si elle devait s’achever. Saint Thomas assure «qu’il faut mieux dire que le Verbe est toujours né (5)

Le Verbe était avant tous les temps (6), dans sa perfection totale, infinie, éternelle. C’est en se contemplant lui-même que le Père l’engendre et le produit. Ce faisant, le Père se dépeint, s’il se peut dire, se reproduite dans une image qui est sont Fils unique, et comme un autre lui-même : façon de parler, car, en Dieu, tout est simple, immédiat, acte pur.

Moi aussi, je me reproduis ; par exemple, je réalise une image parfaite de moi-même, quand je me regarde dans un miroir. Sans être un peintre, ne fais-je pas, en un instant, le portrait le plus accompli ? Quel artiste pourrait faire mieux, sans pinceau, sans couleurs ? On ne m’a pas vue commencer mon tableau, et il est déjà a achevé. Regardez donc comme cette image, encore que sans vie, sans sentiment, reçoit de l’action comme elle entre en les divers mouvements que je lui imprime. Est-ce moi qui suis la ? Non, Je n’y suis pas, mais mon image. Je n’y suis pas et toutefois nierez-vous que ce soi moi?

Le physicien vous expliquera cet apparent prodige. Mais cette comparaison du miroir, encore que déficiente, m’aide singulièrement, et par sa déficience même, à me faire comprendre quelque chose de celui que l’écriture appelle l’Image de Dieu (7) et de son activité en dedans de lui-même, c’est-à-dire de la génération éternelle du Verbe.

Père, c’est en vous regardant, dis-je, que vous vous dépeignez, à merveille, dans votre image, en celui que vous appelez votre Fils, et qui est comme un autre vous-même. Le miroir où je me regarde, moi, ne peut être qu’en dehors de moi, ainsi que le portrait que j’y produis de moi. En définitive vous n’avez d’autre miroir que votre propre essence; l’image que vous y formez est immanente à vous. Que puis-je envoyer dans cette glace où je me mire, sinon quelque apparence de moi-même, inanimée et morte, d’ou ne peut résulter qu’une image morte. Mais vous, on Dieu, vous communiquez votre propre substance à votre image, et donc toute sa vie, à la fois et en un instant.

Si je quitte mon miroir, mon image disparaît irrémédiablement ; mais vous, vous restez éternellement présent à votre essence ; toujours, dès lors, vous ne cessez de produire votre image, oui, toujours aux siècles infinis. Vous y reproduisez une image non en raccourci, et limitée comme un portrait dans un miroir ; mais une image infinie, immense, comme vous-même, dont les perfections sont sans mesure.

Verbe éternel du Père, je vous adore au-dedans de mon âme ; je vous adore et je vous loue, Image du Dieu invisible (8)… Le Père des cieux vous admire et s’enivre à vous admirer, parce que vous êtes tous beauté, la beauté de Dieu, la splendeur de sa gloire, la figure de sa substance, la pure émanation de sa puissance et de son souffle (9).

Vous êtes en moi. Je le crois de toute mon âme. Image de Dieu, refaites-moi à vote image. Qu’en les regardants, votre Père et le mien, puisse retrouve quelques choses, en moi, de votre beauté, de votre lumière.

Que je vous sois une ressemblance. Certes, elle restera toujours infiniment lointaine ; et cependant, vous la voulez aussi belle et plénière que possible, puisque vous êtes venu à moi, ce matin, comme chaque, pur accentuer, un peu plus, les traits divins de votre incomparable splendeur. Verbe du Père, Image de Dieu, je vous adore et vous bénis !..

 
Références
1- On trouvera dans cette Élévation, et dans d'autres encore sur la perfectons divines, des pensées s'inspirants des Grandeurs de Dieu du P. D'Argentan
2- Sap., VII, 26
3-Mc., I,II
4- IS,mLIII,8
5-I,Qu,m 42art, 2
6-Joan.,I,II
7-II Vot., IV,4
8-Gol.,I,15
9-Herbr.,I,3
10-Sap.,VII,24 et suivant
L’ordre des pages sont placées l’une derrière l'autre ;
tel que dans le livre et non pas en ordre alphabétique suivre les chiffres.



Si tu veux voir tout le contenue du site donc clique sur cette croix. Merci


Le fond de cette page vient du site

© Défendu de prendre mes pages et les mettre sur votre site, respectez mon travail. +Sr Denise Ermite de la croix o.f.s.

Le resto de mon fils Francois Christiaenssens

En Estrie Québec Canada http://www.legendemagog.com

Nous somme situé au 20 Principal est Magog Qc. J1X 2Y3

Pour réservez appelez au 819-843-0020 Fax.: 819-843-5212 Courriel: lalegende@bellnet.ca