Prêtres du Monde

+ Sr Denise Christiaenssens Ermite de la croix o.f.s.

Série 1- Fraternité Maria-Gabriella
Père Patrick-Balland



Ceci n'est pas le site officiel il sert de lien temporaire d'ici que vrai site sera fait en plusieurs langues en Belgique par des professionnels et des personnes qui seront mandatées pour vous répondre, je n'ai voulut que vous donner un peu d'information sur cette fraternité merci d'en prendre note.
+ Sr Denise Christiaenssens ermite de la croix o.f.s.

UT UNUM SINT

Mouvement de prière catholique pour l'Unité de l'Église et de la personne

Ensemble témoins de l'Évangile

Quelques textes références, échos et espoir d'une même
foi au Dieu Père, Très et Saint Esprit

Ne pas juger les autres (cf. Mat. 7,1). Bien souvent nous parons de ce que nous ne connaissons pas ou de ce que nous connaissons mal, alors que peut-être ce frère est spirituellement semblable à un ange.

 

Starets Silouane (1866 — 1938)
Moine du Mont-Athos

http://www.balamandmonastery.org.lb/fathers/fatherssilouan.htm

" L'Unité n'exclut pas l'affirmation des différences ! Il ne s'agit pas de lutter contre nos différences, mais contre le caractère séparateur des différences. Et pour cela, il est important de prier beaucoup plus que nous ne le faisons pour l'unité. "

André Birmelé, théologien luthérien, Oui, il est bon, il est doux pour des frères de vivre ensemble et d'être unis On dirait un baume précieux, un parfum sur la tète, qui descend sur la barbe, la barbe er,elaron qui descend sur le bord de son vêtement. On dirait la rosée de l' Hermon qui descend sur les collines de Sion, C'est là que le Seigneur envoie la bénédiction, la vie pour toujours. Psaume 132 (hébreu 133) ...Il est certain qu'une telle division (celle des chrétiens) s'oppose ouvertement à la volonté du Christ. Elle est pour le monde un objet de scandale et elle fait obstacle à la plus sainte des causes : la prédication de l'Évangile à toute créature.

Décret sur l'oecuménisme du Concile Vatican II - Préambule

Historique de la Fraternité Maria Gabriella

La Fraternité Maria-Gabriella

Bref historique de la Fraternité Maria-Gabriella et de l'esprit œcuménique qui l'habite.

Dans le paysage œcuménique contemporain, les mouvements ou groupes qui oeuvrent aux rapprochements entre les diverses confessions chrétiennes sont forts nombreux !

Pourquoi donc un nouveau mouvement et quel est sa particularité ?

En fait, il ne nous appartient pas de décider de l'opportunité de fonder tel ou tel mouvement. Dieu, dans sa providence, est parfaitement libre d'appeler telle ou telle personne ou groupe de personnes à se mettre à son service pour telle ou telle mission.

Lorsqu'un évêque (Mgr Bagnard évêque de Belley Ars) me transmit cette interpellation au printemps 2000 :  « Je ressens dans la prière que vous êtes appelé à fonder un mouvement de prière, Votre vocation, c'est prier pour l'unité des chrétiens  ! » C'est un appel que l'on reçoit, un appel que l'on se doit de déposer dans la prière, afin de « sentir » si c'est bien la volonté divine qui s'exprime, même si cette interpellation vient d'un évêque, successeur des apôtres. Ceci dans un esprit de simplicité et d'humilité, bien entendu.

Sans entrer dans le détail de mon parcours, il m'a été donné comme ancien pasteur calviniste de Genève en Suisse, de devoir vivre ce « passage » dans ma chair et de faire l'expérience même la souffrance de la division.

En mai 2004, sur présentation du dossier par le cardinal Ratzinger, le pape Jean-Paul II signa le décret autorisant Monseigneur Léonard, évêque de Namur, à m'ordonner au ministère sacerdotal avec dispense du célibat, étant marié et père de famille. C'est en la cathédrale de Namur le 25 juin 2005 que je reçus le sacrement de l'ordre. J'étais prêtre pour l'Unité et fils obéissant de l'Eglise.

Tout en étant pleinement respectueux de la discipline de l'Eglise catholique à propos du célibat des prêtres, afin de mettre en évidence que ceux-ci sont des époux de l'Eglise et appelé également à exercer une véritable paternité spirituelle, mon état de prêtre marié, me donne de dialoguer parfois plus aisément avec les prêtres des Eglises orientales qui, à moins d'être moines, peuvent être mariés. A cet égard, rappelons que lorsque qu'un prêtre orthodoxe marié célèbre la divine liturgie (le dimanche et jours de fêtes), il doit être en abstinence sexuelle d'au moins 24 heures avant de célébrer! Il est bon de rappeler que la célébration du sacrifice eucharistique contient comme une fécondation spirituelle, à la fois des saintes espèces et de celui ou celle qui s'en nourrit dans la communion.

Mais revenons en l'an 2000. Comme j'avais découvert l'existence de la bienheureuse Maria Gabriella par des séjours dans un couvent trappiste du sud de la Drôme en 1983, c'est donc naturellement vers cette bienheureuse que nous nous sommes tournés pour donner suite à cet appel de Mgr Bagnard.

Un voyage au couvent de Vitorchiano en Italie, où elle repose, un partage profond avec la postulatrice, sœur Augusta, nous confirma que c'était bien la volonté divine qui venait frapper à la porte de notre cœur.

Un second séjour, en janvier 2001, nous permit de prendre conscience, qu'il serait beau de pouvoir donner à de nombreux chrétiens la possibilité de s'associer à cette offrande dans la prière que nous proposait la démarche, à la fois de l'abbé Couturier et surtout la réponse donnée par sœur Maria Gabriella Sagheddu à cette démarche en faisant pleinement sienne l'appel qu'elle entendit en janvier 1938, lu par sa mère abbesse, mère Pia.

Donner la possibilité à des laïcs, des prêtres, des religieux de sensibilités et d'horizons variés qui prient pour l'unité, d'être unis par un engagement, renouvelable chaque année. On parle plus volontiers aujourd'hui à propos de la prière pour l'Unité des chrétiens, du rétablissement d'une visible et concrète communion de foi et communion eucharistique dans le respect des différences liées à l'histoire de telle ou telle confession, compte tenu que cette communion implique des fondamentaux en théologie des sacrements et en ecclésiologie principalement. De former ainsi un véritable réseau de prière, allant au-delà des sensibilités et des appartenances à telle ou telle sensibilité, mais unis par un engagement commun dans le respect d'une charte de fondation qui exprime la spiritualité de ce mouvement.

La Fraternité maria Gabriella est avant tout un mouvement de Communion, dans la prière en donnant concrètement la possibilité à une moniale d'un couvent dans tel ou tel pays, à un prêtre de tel ou tel diocèse, à un couple de laïc de tel ou tel pays, de se sentir unis dans leur prière personnelle pour l'Unité, par un même engagement en fidélité à l'esprit de la charte fondatrice. Ceci est valable également pour des personnes ayant déjà une activité œcuménique. Je pense à cette religieuse, membre de la Fraternité qui travaille sur le terrain avec un père suisse au service des orphelins au nord de Moscou, à ce franciscain en Italie, engagé dans le dialogue œcuménique. Fait important, il y a aussi des personnes membres de la Fraternité qui travaille sur l'unité de la personne, fondement de tout l'œcuménisme spirituel.

Notons également la mise sur pied de maison de prière pour l'Unité, en quelque sorte des foyers d'unité, tel la maison Maria-Gabriella dans les Vosges près d'Epinal, la Maison de prière Notre Dame des sœurs de la Congrégation de Notre Dame à Longueuil près de Montréal, en Belgique près de Namur,, la maison de prière Abana de rite maronite au Liban et d'autres qui se préparent ailleurs. Cela peut être des lieux habités par des membres de telle ou telle congrégation, de faire de leur apostolat de leur maison une maison d'unité de la Fraternité tout en gardant leur spiritualité propre et leur total indépendance. Nous essayons de vivre une communion de prière et de soutien parfois bien concret.

Nous avons donc rédigé cette charte de fondation, avec les conseils bienveillants de l'ancien secrétaire du Conseil pontifical pour l'unité des Chrétiens, Mgr Duprey. Cette dernière a été solennellement signée dans la chapelle de l'Unité du couvent de Vitorchiano, près de Viterbe, le 21 avril 2001. Le 31 août de la même année le cardinal Kasper, président du Conseil pontifical pour la promotion de l'Unité des Chrétiens nous apportait ses sincères encouragement, confirmés par une lettre quelques jours plus tard.

Notre parcours nous a donné de prendre conscience combien le Pape Jean-Paul II, depuis sa première encyclique de mars 1979, Redemptor Hominis , n'a jamais cessé d'inviter les fidèles à prier et œuvrer pour trouver le chemin nous conduisant à l'établissement d'une véritable communion de foi. Son dernier message aux cardinaux de la curie à Noël 2004 portait sur l'urgence de l'unité ! Mais il n'a pas toujours été bien suivi ou compris par bon nombre de fidèles catholiques qui vivent encore dans une grande ignorance de la réalité ecclésiale d'autres confessions.

Afin donc de participer à cette sensibilisation des fidèles catholiques à être plus attentifs à cet engagement œcuménique pris par le Concile Vatican II, il nous a semblé donc important, dans un premier temps, d'enraciner cette fraternité de prière dans l'Eglise catholique romaine.

L'enracinement ecclésial de la Fraternité se fait donc par les liens de chaque membre soit déjà membre d'une congrégation ou d'un ordre religieux, par le lien de tel ou tel prêtre diocésain avec son évêque et d'une manière plus générale par les liens que nous avons avec le Cardinal Kasper et le Conseil Pontifical pour l'unité.

Nous sommes parfaitement conscients qu'au moment où la Fraternité touchera des personnes appartenant notamment au monde oriental ou byzantin, cela nécessitera une adaptation de la charte. Il n'y pas de chemin vers l'unité sans respect du vécu de la foi de l'autre.

Il est bon de rappeler, à cet égard, les termes du décret sur l'œcuménisme de Vatican II : «  Il n'y a pas de véritable œcuménisme sans conversion intérieure. C'est en effet du renouveau de l'âme, du renoncement à soi-même et d'une libre effusion de la charité que partent et mûrissent les désirs de l'Unité. Il nous faut donc demander à l'Esprit Saint la grâce d'une abnégation sincère, de l'humilité et de la douceur dans le service, d'une fraternelle générosité à l'égard des autres (cf. Eph.4,1-3-/Mat. 20,28 / 1Jn1,10.)… » Un texte qu'il serait bon de méditer ….et à mettre en pratique plus concrètement parfois !!!

La Fraternité Maria Gabriella est donc un mouvement de prière international catholique à vocation œcuménique qui unit par un engagement commun, dont une partie est personnelle (nous reviendrons sur ce point plus loin), dans le respect de ce que l'Esprit Saint dépose au cœur de tel ou tel membre, des hommes et des femmes dans une même communion de prière.

La charte de fondation a pour but de définir dans quel esprit nous désirons enraciner cette prière et des engagements plus concrets qui peuvent se développer selon le charisme et la vocation de tel ou de tel membre.

Un petit exemple concret : Durant le printemps 2003 nous avions une amie religieuse à Moscou, membre de la Fraternité. Ayant réussi à établir de rès beaux contacts avec des prêtres orthodoxes sur le terrain, nous avons pu soutenir par la prière deux d'entre eux qui travaillaient auprès d'enfants malades et d'enfants de la rue. Ils ont été particulièrement touchés de savoir que des catholiques priaient pour eux et leur action. Bien entendu la prière peut s'accompagner d'aide concrète et matérielle selon les circonstances et les possibilités. La prière est autant une main ouverte vers Dieu qu'une main tendue vers son prochain. Un prêtre carme français, membre de la Fraternité travaille en mission au Sénégal.

La charte de fondation est disponible à ce jour en français, italien, anglais, allemand espagnol et arabe.. Elle a pour cœur la dynamique suivante : 

» Elle a pour vocation d'inviter les fidèles catholiques d'états de vie différents (prêtres, religieux/ses, laïcs), ainsi que des fidèles d'autres confessions chrétiennes qui le désireront, au « devoir d'état » de prier pour le rétablissement d'une véritable et visible communion de foi entre les différentes Eglises et communautés ecclésiales, rassemblant de par le monde tous les hommes et les femmes qui portent le beau nom de chrétien et qui confessent Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur.

Comment en effet ne pas recevoir l'invocation de Jésus-Christ à son Père à la veille de sa passion : « …que tous soient un comme toi, Père, en moi, et moi en toi, qu'eux aussi soient en nous, afin que le monde croie que c'est toi qui m'as envoyé... » (Jn. 17, 21) comme un commandement, au même titre que celui que notre Seigneur nous donne de nous aimer les uns les autres, comme lui-même nous a aimés (Jn 13, 34) ? »

Et encore : « L'offrande de la bienheureuse Maria-Gabriella se voulait à la fois, union à la croix, consolation du Christ et action de grâce .

Le cœur de l'esprit de la Fraternité Maria Gabriella se trouve dans ses trois dynamique.

Il n'y a pas de prière pour l'unité qui ne soit union à la passion du Christ ; consciente que la division des chrétiens écartèle le corps du crucifié, toute prière pour l'unité se doit d'être mouvement d'amour envers Celui qui donne tout son Amour, et enfin action de grâce pour le don qui est fait au genre humain de l'Eglise, comme Corps mystique du Christ, don qui engage toute la Sainte Trinité et pour lequel on ne peut que dire avec la bienheureuse Maria Gabriella : » Je ne pourrai jamais assez remercier ! »

Et enfin pour résumer :

« Cohérence, ouverture, humilité, communion ; vivre en cohérence avec la tradition ou l'enseignement de son Eglise ou de sa communauté ecclésiale, être ouvert à la réalité du vécu de la foi de l'autre dans l'humilité de la réceptivité à ce que l'autre peut apporter, pour trouver des chemins de communion dans notre foi commune au Dieu Père, Fils et Saint Esprit.

Prôner toujours en premier lieu l'esprit de communion dans la prière et l'offrande, à l'image de la communion d'amour qui unit la très Sainte Trinité. » Cohérence, ouverture, humilité, communion.

Au fil des années de l'existence de la Fraternité , nous prenons également conscience de l'importance que tout commence par une unification de la personne. C'est donc un thème que nous travaillons avec quelques membres. Il en va de même pour l'unité de la famille, l'Eglise domestique.

Ces deux aspects font partie intégrante des enjeux de la prière pour l'unité avec le dialogue interreligieux , les défis de la mondialisation, sans oublier les mutations profondes qui s'opèrent dans nos sociétés, que cela soit sur le plan éthique, politique et économique. On serait tenter, au regard de tant de drames vécus tant en milieux familiaux qu'en milieux publics, de parler d'un total égarement sur la nature même de l'homme. L'enjeu de la prière pour l'Unité de l'Eglise, c'est bien l'avenir de l'humanité!

Plus nous serons unis, mieux nous serons à même de faire entendre le message d'amour de l'Evangile qui, dans l'unité de la foi, est seul à même de garantir la spécificité culturelle des peuples par l'amour de l'homme un et multiple car appelé à vivre constamment l'apprentissage du dialogue et de l'accueil de l'autre dans sa différence. L'évangile met en lumière la seule vocation de l'homme, faire rayonner l'Amour de Dieu par l'accueil de l'Amour du Fils grâce à l'agir de l'Esprit, dans le vécu concret de l'amour du prochain.

À ce jour la Fraternité rassemble des membres appartenant à diverses congrégations ou étant de simples laïcs sur trois continents, . Europe, Amérique du Nord et Afrique ou l'Europe, l'Amérique du Nord et l'Afrique

Un projet est en cours d'établir une « maison mère » de ce mouvement afin de mieux servir la communion dans la Fraternité Maria-Gabriella

Faire partie de la Fraternité Maria-Gabriella est un engagement qui demande discernement et l'aval du supérieur s'il s'agit d'un religieux. Nous ne cherchons pas le nombre, mais un engagement spirituel profond ce qui demande d'être à l'écoute de l'Esprit saint qui est le maître d'œuvre en matière de vocation.

Après un premier partage avec une personne intéressée par la Fraternité, on se fera un plaisir de lui remettre la charte de fondation. Si cette dernière résonne dans son cœur, un nouveau partage aura lieu avec un membre de la Fraternité afin de mieux cerner ce qui la touche dans cette charte et ce pour quoi elle se sent appelé à prier. Il y a certes l'unité de l'Eglise, dans une dynamique du plein rétablissement de la Communion des différentes réalités ecclésiales autour du successeur de Pierre comme "président à la Charité ", comme l'a écrit déjà Saint Ignace d'Antioche au 2 ème siècle, dans le respect des particularités liturgiques et culturelles, dés lors que les fondements de la foi catholique (non au sens confessionnel, mais universelle) sont considérés comme acquis. Mais à l'intérieur même de la démarche œcuménique, on peut être sensible à un dialogue plus spécifique entre telle ou telle confession, il y a aussi la prière pour l'unité des couples, en particulier les couples mixtes, de la communauté religieuse à laquelle appartient le candidat, de sa paroisse, de son diocèse etc.

A ce propos, nous nous rendons compte que finalement tout commence par une prière qui nous réunifie avec Dieu. Tout un secteur de la Fraternité notamment au Canada travaille sur ce thème qui n'a pas été assez été approfondi dans le cadre du renouveau de l'oecuménisme spirituel.

C'est un thème à approfondir.

L'aspect spécifique de l'appel figurera dans la partie personnelle de l'engagement.

Il s'agira également de déterminer quelle forme peut prendre ce dernier : méditation d'un texte biblique, prière du chapelet, prière d'un office particulier pour un religieux ou religieuse, messe pour l'unité pour un prêtre etc. Cela est laissé à la liberté la sensibilité et la culture de chaque candidat. Ce qui compte avant tout c'est la fidélité dans la prière et être en pleine harmonie avec l'esprit de la charte qui garantit l'unité du mouvement.

Il est important aussi de vivre dans un esprit fraternel et de le vivre entre membres par des échanges de sujets de prière et de se porter les uns les autres dans la prière, par delà les sensibilités, l'appartenance à telle ou telle congrégation et je l'espère de tout cœur entre prochainement entre membre appartenant à des Eglises orientales avec notre Eglise occidentale.

La prière de la Fraternité s'enracine dans cette prière monastique qui respire de l'accueil de l'Unité en Dieu . Avant de prier pour l'unité, nous prions dans l'unité. De même la Parole de Dieu précède notre prière, de même nous recevons le Corps et le sang du Christ des mains de l'Eglise comme un don qui nous précède, de même nous ne faisons pas l'unité, nous la recevons .

La prière ranime en nous cette joie du don et le désir dans goûter la réalité visible en nos Eglises particulières. En cela vivre le partage et l'esprit fraternel aide à commencer à mieux accueillir l'autre pour mieux le comprendre.

Pour terminer, j'aime à reprendre ces mots du Métropolite Euloge, archevêque des Eglises orthodoxes russes en Europe. A la suite d'une rencontre avec l'abbé Couturier il déclara : «  Il me semble que Saint Séraphim de Sarov et saint François d'Assise et d'autres grands saints ont déjà réalisé l'unité de l'Eglise par leur vie spirituelle : ces saints, citoyens de l'Eglise une et universelle, ont déjà dépassé, dans les sphères célestes, les divisions confessionnelles ; du sommet de leur sainteté ils ont renversé les murs de séparations…  » Dieu nous adresse ce commandement dans le livre des Lévitiques : « Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint… » (Lv 19.2) Avec la Bienheureuse Maria Gabriella, tendons à vivre ce commandement, afin que tombent les murs de séparation et de haine qui ravagent tant l'humanité.

Père Patrick Balland

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Bienheureuse Maria-Gabriella Sagheddu

Offrande pour l'Unité

Présentation du père Patrick Balland

 

La bienheureuse Maria-Gabriella Sagheddu, née en Sardaigne en 1914, est la seule personne, dans le cadre de l'Eglise catholique romaine, à avoir été béatifié pour la cause de l'Unité des chrétiens. Aussi apprendre à mieux saisir quelques éléments de sa courte vie, nous donne l'occasion de nous unir à tous ceux et celles qui oeuvrent inlassablement à la difficile tâche du dialogue oecuménique.

Maria Gabriella n'était ni une philosophe chrétienne, à l'instar d'une Edith Stein, ni un docteur de l'Eglise, mais une simple fille de la campagne, certes à l'intelligence vive et au caractère bien trempé que rien ne destinait à une vie religieuse de plus contemplative.

Le mot raison, peut signifier le mystère d'une raison tout intérieure, qui ne s'apprend pas dans les livres, mais qui peut être illuminée par la grâce divine. Et dans ce cadre là, Maria Gabriella Sagheddu a toute sa place, comme beaucoup d'autres d'ailleurs. Et je dirais même particulièrement dans le domaine du dialogue inter confessionnel, dans lequel le débat de raison au niveau théologique, intellectuel du terme, oublie parfois de prendre en compte le domaine de la raison du cœur, constitué par l'histoire, le vécu d'hommes et de femmes membres de telle ou telle confession, marquée de telle ou telle culture.

Mais revenons à notre trappistine et plongeons–nous dans le contexte de l'après-guerre de 1914-1918.

Bon nombre de chrétiens ont été véritablement traumatisés par cette boucherie, qui a vu d'un côté des soldats en appeler au secours de Jeanne d'arc et d'autres a avoir gravé sur la boucle de leur ceinturon les mots : « Gott mit uns ! »

1917, c'est aussi la révolution bolchevique en Russie, une guerre civile terrible qui voit des dizaines de milliers de russes fuirent leur pays. Un certain nombre d'entre eux débarquent à Lyon.

Un prêtre d'une cinquantaine d'année, simple professeur de sciences dans un collège, entre en relation avec le père Valensin, un jésuite professeur de théologie qui l'invite à venir l'aider à accueillir ces nouveaux réfugiés. Il s'agit de l'abbé Paul Couturier, professeur de mathématiques et mort en 1953.

Rien n'avait pourtant préparé cet homme à cette tâche, si ce n'est un cercle de relations qui avait comme aiguisé une sensibilité spirituelle toujours en éveil.

Il est bouleversé de rencontrer des hommes, des femmes, des prêtres, des métropolites, chrétiens comme lui, mais venant comme d'un autre monde, l'orthodoxie. Durant l'été 1932, il fait un séjour en Belgique dans un monastère, à Amay. La vie monastique et cette devise : «  pour s'unir, il faut s'aimer ; pour s'aimer, il faut se connaître, il faut aller à la rencontre l'un de l'autre  » devise du cardinal Mercier, l'archevêque de Malines, un pionnier du côté catholique de l'œcuménisme contemporain, seront comme la source de sa vocation : en appeler à la conscience la plus profonde de l'homme, la vie de prière, pour entraîner toute la chrétienté sur le chemin d'une communion de foi retrouvée.

De retour à Lyon, en 1935, il lance l'octave de prière pour l'Unité. Une prière qui se veut le véritable moteur d'un œcuménisme spirituel, d'inspiration monastique et contemplatif, pour sortir de l'unionisme, qui avait marqué quasiment toutes les tentatives de rapprochement entre Rome et les autres entités confessionnelles.

C'est ainsi qu'on pouvait voir ce simple abbé, quitter son collège à la fin des cours, sa serviette remplie de tracts qui allaient, trente ans plus tard, permettre à Jean XXIII d'ouvrir l'Eglise catholique au dialogue œcuménique par les textes du Concile Vatican II.

En janvier 1937, un de ses tracs arrive entre les mains de mère Pia Gullini, abbesse du couvent des sœurs trappistines du couvent Notre Dame de St Joseph à la Grottaferrata , près de Rome. C'était une femme véritablement portée par un esprit prophétique, n'oublions pas qu'en 1928, le pape Pie XI avait publié un encyclique condamnant toute tentative de dialogue œcuménique, aussi lorsque celle-ci prend connaissance de cette nouvelle démarche, par une amie française, Henriette Ferrary, c'est spontanément qu'elle accepte d'en faire part à ses filles et de les appeler à s'unir à cet octave de prière.

Janvier 1938, un nouveau trac arrive à la Grottaferrata. Mère Pia le lit à la communauté. Il reprend les mêmes directives de celui de 1937 : se défaire des préjugés, recherche de la Vérité dans une atmosphère de sympathie, appel à la fondation dans toutes les confessions de monastères contemplatifs pour que je cite : " puisse y éclore l'offrande à l'Esprit de vies obscures et cachées pour collaborer à son grand labeur du rassemblement des chrétiens dans l'Unique royaume du Christ ".

Cette dernière phrase résonne de manière particulière dans le cœur d'une jeune professe sarde de 24 ans, sœur Maria-Gabriella Sagheddu.

Certes l'agir de la grâce à ses raisons qui sont parfois bien surprenantes !

Que pouvait avoir appris la petite Sagheddu de la réalité des autres confessions chrétienne dans son île de Sardaigne, et sa vie aux champs ?

Fille de fermier, elle perd son père à l'âge de cinq ans. Sa mère, Catherine, avait donné naissance à 8 enfants. A six ans, Maria Gabriella n'a plus qu'une sœur aînée, Marie-Jeanne et deux sœurs cadettes, Jeanne-Antoinette et Antoinette. C'est donc sa mère qui fait vivre la famille. Femme particulièrement pieuse et courageuse.

Maria Gabriella, elle, se signale par un caractère à la fois enjouée, vif, voire assez entier, mais ne rechignant nullement à la tâche, aimant à rendre service. Elle est assez indépendante et les différentes cérémonies religieuses, 1 ère communion, confirmation ne semble pas l'avoir marqué particulièrement. Ce qui la passionne c'est la lecture ! Tout y passe, histoire, romans, livre de science, elle douée et souvent des camarades d'écoles viennent à la maison lui demander aide et conseil, ce qu'elle fait avec entrain et plaisir.Elle est donc appréciée et aimée. L'école pourtant ne dure pas longtemps le travail au champ l'appel, mais son jardin secret c'est la lecture.

L'année 1932 va voir s'amorcer un véritable tournant dans la vie de cette jeune fille de 17 ans. Il est très difficile d'en connaître la raison.

Signe visible de ce changement, elle fait la demande de s'inscrire à l'Action Catholique féminine de Dorgali. La possibilité d'avoir accès à une bibliothèque plus riche en livres ? C'est possible. Mais nous n'avons aucun texte de sa main qui explique cette démarche. Mystère de la vie intérieure et particularité du caractère sarde, peu enclin à l'explicitation ?

Se développe alors chez elle une dévotion particulière pour Jésus eucharistie et Notre Dame qui se révèle comme un signe de l'amour de Dieu, un appel du Christ. Le fait est là, Maria Gabriella n'est plus la même. Elle commence à envisager à se donner tout entière au Christ.

La mort en 1933 de sa soeur cadette Jeanne-Antoinette à l'âge de 17 ans, après une longue agonie, la bouleverse particulièrement. Avec l'Eucharistie et l'oraison, c'est auprès de la Vierge Marie , que Maou, comme on la surnomme, allait se ressourcer spirituellement.

Le curé de Dorgali, Don Méloni, a bien sûr remarqué ce changement. Il devient son accompagnateur spirituel et c'est par lui qu'il nous est donné de connaître le cheminement spirituel de Maria Gabriella. Même si, comme il le dira plus tard, elle se montrait avare de confidences et n'encombrait pas le confessionnal ! Pourtant c'est à lui qu'elle confie son désir de se consacrer toute entière au Seigneur. Faut-il y voir la main de Sainte Thérèse de Lisieux, dont Maou dévora le livre de sa vie et dont l'aspect missionnaire de sa vocation la marqua particulièrement ? Pourtant, c'est la vie trappistine qui l'attire. Devenir épouse du Christ dans l'enfouissement de la prière.

En 1935, en quittant son île pour le couvent de la Grottaferrata , près de Rome, elle dit que sa mission est de prier pour tous. Elle se sent "missionnaire" comme Thérèse de l'enfant Jésus. Certes, cet amour de Jésus eucharistie, cette proximité d'épouse a pu lui permettre de sentir la souffrance du Christ de voir son corps déchiré. Mais aucun écrit ne permet de l'affirmer.

Elle vit ses premières années de moniales dans une joie totale. Elle écrit à sa mère : «  Si vous entendiez chanter les sœurs à l'Eglise, vous croiriez une cohorte d'anges plutôt que des personnes humaines.  »

Désignée religieuse de Chœur par sa supérieure Mère Pia, elle vit son postulat et son noviciat avec application, elle est perfectionniste et toujours un peu prompte à s'énerver quand les choses ne vont pas comme elle veut.

Sa bonne santé lui permet d'affronter sans encombre la vie difficile de trappistine. Elle frappe par la joie qui l'habite. Au noviciat rire et fou rire fusent facilement. Un maître dominicain, Jourdain de Saxe, disait à ses novices : » Quand les novices rient, le diable pleure. « 

Le soir de sa prise d'habit, le 13 avril 1936 elle écrit à sa famille : «  Aujourd'hui a été pour moi le grand jour attendu et tant désiré. J'ai conclu avec Jésus un pacte nuptial d'un éternel amour. Il sera tout pour moi, et moi toute sienne….L'amour de Jésus purifie, brûle, incendie les cœurs . « 

Le 21 décembre 1936 elle écrit à sa mère : «  Si le seigneur nous offre quelque chose à souffrir à souffrir pour son amour, nous devons en être heureux et l'accepter avec reconnaissance … »…Je ne demande pas au seigneur de me libérer de la souffrance, mais de me donner la force de souffrir pour son amour tout ce qu'il lui plaira de m'envoyer…  ». À cette époque, elle est en pleine santé et toute à la joie de sa vie de novice qui la prépare tranquillement à la profession simple. C'est son amour total du christ qui s'exprime, une communion intense, un désir de plaire, de consoler l'être aimé, une manière de répondre à cet amour si grand pour elle, si misérable, comme elle le mentionne dans plusieurs lettres.

Lors de sa profession temporelle, le 31 octobre 1937 en la fête du Christ Roi dans sa "petite offrande" qu'elle rédige à cette occasion, elle écrit ces mots : " O Jésus, je m'offre avec toi, en union à ton sacrifice…O Jésus consume-moi comme une petite hostie d'amour, pour ta gloire et pour le salut des âmes. "

Lorsqu'elle ressent cet appel à s'offrir totalement pour l'Unité, les paroles de sa petite offrande faites à l'occasion de sa profession ont-elle résonnées dans son cœur ? Seule elle pourrait répondre. Mais rendue complètement disponible par sa vie spirituelle à l'agir de l'Esprit, elle se laisse comme surprendre par la volonté divine. Car il s'agit bien d'un sentiment qui la dépasse totalement. Lorsqu'elle parle à sa mère abbesse, de cet appel à donner sa vie en réponse à ce tract de l'abbé Couturier, revenant à la charge, elle dit :" Je m'y sens poussée sans vouloir y penser ."

Dès lors ce fameux chapitre 17 de l'Evangile selon Saint Jean, cette prière sacerdotale qu'elle aimait méditer, va devenir comme un viatique jusqu'au moment de sa mort.

Dans la pure tradition de l'esprit trappiste, l'offrande faite, acte secret d'un cœur à cœur avec Dieu, dont seuls mère Pia, la maîtresse des novices, mère Thècle et l'aumônier auront connaissance, sœur Maria Gabriella n'y fera plus allusion.

Le don est fait, désormais elle est une petite hostie d'amour qui va se consumer pour l'Eglise, Corps du Christ.

Sœur Maria Gabriella était de constitution robuste, en vraie fille de la Sardaigne. Pourtant fin janvier de la même année une douleur apparaît sous l'épaule. Fin février elle est prise de fortes fièvres accompagnées de quintes de toux qu'elle n'est plus en mesure de dissimuler.

Le mal devenant persistant, mère Pia décide de l'envoyer à l'hôpital pour des examens plus approfondis. Le diagnostic tombe : tuberculose. Le Seigneur a répondu à l'offrande de la jeune moniale. Son chemin de croix commence. Les différents traitements n'apportant aucune amélioration, le mal empire inexorablement. Elle va devoir séjourner quarante jours à l'hôpital. Quarante jours qui semblent une éternité à la petite trappistine. Tout entière donnée à sa vie de moniale, elle a l'impression d'être comme un poisson échoué sur la rive.

Quand elle doit traverser une rue pour passer dans un autre service de l'hôpital, vêtue d'une simple chemise de malade, elle s'effondre en pleure. C'est le radical apprentissage d'une union concrète à la passion du Christ. Elle écrit à sa mère supérieure : " Le Seigneur me tient sur la croix nue …" . A aucun moment elle fait allusion à son offrande pour l'Unité. En vraie trappistine, cette offrande, elle tient à la vivre dans l'enfouissement le plus total.

Lorsque le 29 mai 1938, elle retrouve enfin son couvent, elle est toute à la joie de retrouver ses sœurs et la règle monastique, même si son état l'oblige à vivre désormais à l'infirmerie. Sa maladie d'après le témoignage de la sœur infirmière, elle a appris à vivre avec, plus encore elle en a fait " un trésor qu'elle ne voudrait donner à personne. " Mère Pia, elle, comprend que c'est pour l'unité des chrétiens qu'elle souffre, unie à la souffrance même du Christ.

Mais sa correspondance qu'elle a laissée, principalement avec sa mère, transpire la joie de vivre comme si cette communion plus intense avec son céleste Epoux l'a comble, tout devient action de grâce. " Quand je pense aux tendresses et aux délicatesses dont le Seigneur use à mon égard, chaque jour, et de toute manière, mon cœur s'attendrit et une joie profonde m'envahit ."

Si par moments la maladie laisse un temps de répit à notre moniale, le mal progresse et il faut bien se rendre à l'évidence, c'est une longue marche vers le ciel qui commence. Maria Gabriella en a pleinement conscience. Mais c'est dans la foi et l'espérance qu'elle entrevoit cette échéance qui se rapproche. " Je suis heureuse, et mon bonheur est vraiment grand. Quelle joie de pouvoir souffrir quelque chose par amour pour Jésus et pour ses âmes…mon cœur et mon âme se sont trouvés plongés dans une paix profonde et une grande allégresse ."

Le 6 août 1938, Dom Bénédict Ley, prêtre anglican membre d'une communauté anglicane de Nashdom, qui suit la règle bénédictine écrit à sœur Maria Gabriella :" Votre charité permettra à un frère séparé de vous remercier du fond du cœur pour l'offrande que vous avez faite récemment pour l'union… " Sœur Maria Gabriella ne tient pas à répondre. Elle est gênée, presque contrariée, dans son extrême humilité que l'extérieur du couvent ait été mis au courant de son acte d'offrande. Elle veut et tient à le vivre dans le secret de l'amour en Dieu.

Mais ce lien établit entre la Communauté de Nashdom et la Grottaferrata sera porteur de nombreux fruits spirituels au niveau d'une communion de prière particulièrement intense.

Janvier 1939. L 'état de santé de sœur Maria Gabriella est stationnaire. Durant l'octave de prière pour l'Unité elle renouvelle son offrande et prie avec ferveur pour que l'amour du Christ soit un ferment d'union entre les églises et entre les peuples.

En mars la maladie oblige la moniale à renoncer à ses promenades dans le cloître. Elle doit s'aliter. Mère Pia écrit à la mère de sœur Maria Gabriella le 29 mars 1939 en ces termes :" … Calme, sereine, toujours contente, toujours prompt au sacrifice, elle paraît un ange plutôt qu'une créature d'ici –bas. Chère et bonne Madame, priez pour votre fille, pour que sa vertu – j'oserai dire : sa sainteté – une sainteté faite de joie, d'humilité et d'abandon à Dieu s'accroisse sans cesse ".

Le Vendredi Saint sœur Maria Gabriella reçoit le sacrement des malades. La souffrance devient plus violente, plus dense, tenace. Maria Gabriella griffonne sur un papier cette prière que mère Pia recopiera aussitôt : " Seigneur Jésus, mon frère et mon époux, je te supplie de m'offrir avec toi dans tous les calices, dans toutes les hosties, dans toutes les messes qui se célèbrent dans le monde…Jésus ! Que je te glorifie, et que tu sois glorifié en moi !" Sœur Maria Gabriella a tellement fait sienne la prière sacerdotale de Jésus dans l'évangile selon saint Jean au chapitre 17, que cette prière fait véritablement corps avec tout son être. Jésus ne dit-il pas au début de ce chapitre: " Père l'heure est venue ; glorifie ton Fils afin que ton Fils te glorifie ."

Maria Gabriella pense que le Seigneur va venir la prendre comme un agneau pascal. Mais les fêtes passent et le douloureux chemin de croix se prolonge. Maria Gabriella impressionne par son calme, sa sérénité, son humilité. Elle sait qu'elle marche vers la gloire et la lumière de son époux. Durant le mois d'avril, la fin se fait proche. La souffrance devient intolérable. Maria Gabriella chancèle, mais c'est pour se reprendre aussitôt et rester dans cette paix lumineuse. Nuit de samedi à dimanche 22 avril 1939. Mère Pia s'approche du lit de la mourante et lui dit : " Tu offres tout pour l'unité n'est-ce pas ?". Elle répond. " Oui !" Dimanche 23 avril peu après Vêpres, Maria Gabriella entourée de la communauté dans un regard d'étonnement et de joie, expire. Nous sommes le dimanche du Bon Pasteur.

Au lieu de sonner le glas, c'est un véritable carillonnement qui se fait entendre.

Le 23 avril 1958 s'ouvrit dans le diocèse de Frascati son procès en béatification.

Lors de l'exhumation de son corps en 1975 pour ramener ses restes au couvent de Vitorchiano où les sœurs de la Grottaferrata avaient déménagé, seuls les deux avant-bras étaient momifiés avec les deux mains jointes, en prière, comme si Maria Gabriella nous invitait à faire monter vers le ciel la prière du Christ-Jésus : " Père, qu'ils soient un ! "

Le 25 janvier 1983 sœur Maria Gabriella est béatifiée par le pape Jean-Paul II. Dans son Encyclique UT UNUM SINT de 1995, il écrit : "… j'ai voulu proposer aux fidèle de l'Eglise catholique un modèle qui me paraît exemplaire, celui d'une sœur trappistine, Maria Gabriella de l'Unité…Voilà ce qui est au centre de toute prière : l'offrande totale et sans réserve de la vie au Père, par le Fils, dans l'Esprit Saint. L'exemple de sœur Maria Gabriella…nous fait comprendre qu'il n'y a pas de moments, de situations ou de lieux particuliers pour prier pour l'unité. La prière du Christ au Père est un modèle pour tous, toujours et en tout lieu ."

" Seigneur Jésus, mon frère et mon époux, je te supplie de m'offrir avec toi dans tous les calices, dans toutes les hosties, dans toutes les messes qui se célèbrent dans le monde…Jésus ! Que je te glorifie, et que tu sois glorifié en moi !"

Père Patrick Balland du diocèse de Namur (Belgique)

Fondateur de la Fraternité Maria-Gabriella

Marie de la Trinité Kervingant , La Bienheureuse Maria-Gabriella , Ed. O.E.I.Lparis 1983, p. 31

Tracts de 1937 et 1938, p.4.

Bernard Martelet, La petite de l'Unité, Maria Gabriella 1914 1939 Ed. Médiapaul, Paris 1984 p. 93

Ibidem note 3, p. 127.

Ibidem note 3. p. 157

Lettre à sa mère du 21 juillet 1938

Lettre à don Méloni du 15 juillet 1938

Ibidem note 3 p. 199

Ibidem note 3 p. 203

Jean-Paul II Que tous soient Un, Ed. Saint-Augustin, Saint-Maurice (Suisse)1995 p. 27

 
Pour plus d'informations vous pouvez vous adressez au

Père Patrick Balland

Fondateur de la Fraternité Mariella Gabriella
36 rue de la Vieille Église
B-5100 Dave (Namur)
Tel. & fax : +32(0)81 87 89 45

Courriel :p.patballand@skynet.be
            

fraternite.mariagabriella@skynet.be

Pour le Canada membre délégué

M. Pierre Gratton plamondm@sympatico.ca

Les liens extérieurs qui parlent de Maria Gabriella
http://www.mariagabriella.org/inglese.htm
http://www.ocso.org/HTM/net/stgab-fr.htm
http://www.mariedenazareth.com/2421.0.html?&L=0
http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=1562863
http://www.cccb.ca/site/images/stories/pdf/priez_sans_cesse_2008.pdf
http://pages.videotron.com/lepaysan/reflexion.htm
http://www.dsjl.org/index2.php?option=com_content&do_pdf=1&id=281
Références de L'Abbé Paul Couturier
Prière de l'abbé Paul Couturier
pour l'Unité des Chrétiens


Seigneur, toi qui, à la veille de mourir pour nous, as prié pour que tes disciples soient parfaitement un, comme toi en ton Père et ton Père en toi, fais-nous ressentir l'infidélité de notre désunion. Donne-nous la loyauté de reconnaître et le courage de rejeter ce qui se cache en nous d'indifférence, de méfiance et même d'hostilité mutuelle. Accorde-nous de nous rencontrer tous en toi, afin que, de nos âmes et de nos lèvres, monte incessamment ta prière pour l'unité de tous, telle que tu la veux, par les moyens que tu veux. En toi, qui es la charité parfaite, fais-nous trouver la voie qui conduit à l'unité, dans l'obéissance à ton amour et à ta vérité. Amen.
Pour voir la vie de Abbé Paul Couturier

http://www.jds.tv/html/main.php?id_video=341&directtodocument=1&page=diapos&menu_mode=cat
http://www.editionsducerf.fr/html/recherche/resultat.asp?choix=motcle&mot=pour
http://catho60.cef.fr/histoire/temoins/Couturier/Abbe_Couturier.htm
http://www.chemin-neuf.org/chemins_neufs/n2/couturier.html
http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=16752589
http://www.promesses.org/arts/119p15-21f.html
http://eglise.eglisejura.com/index.php?p=125
http://paulcouturier.faithweb.com/pcbiography2.html
http://www.esprit-et-vie.com/article.php3?id_article=706
http://www.shekina.com/4_LIEN-PRIERE/ARTICLES/C5-168.html

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P.Patrick Balland, écoute la consécration de
+ Sr Denise Christiaenssens ermite de la croix o.f.s.
Mgr Pierre André Fournier, Archevêque du diocèse de Rimouski Qc Canada signe le document de la consécration comme temoin
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M. Pierre Gratton, membre délégué pour le Canada confirme la consécration du membre.
+Sr Denise Christiaenssens ermite de la croix o.f.s.
signe à son tour sa consécration comme membre.
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Mgr Pierre-André Fournie archevêque- P. Patrick Balland fondateur


+ Sr Denise Christiaenssens ermite de la croix o.f.s.

20-10-2008

Merci Père Patrick Balland de m'avoir reçu dans votre fraternité Mariella Gabriella, lors d'une messe privé, dans la chapelle privé de Mgr Pierre André Fournier dans le diocèse de Rimouski.

La présence de Mgr Pierre André Fournier archevêque, est une signe pastoral envers tous ses prêtres de son nouveau diocèse mais aussi ceux du monde entier, et de sa pauvre ermite qui cheminent avec vous tous sur la route de la sainteté dans l'unité un jour dans l'unité fraternelle au près du même Dieu Trinitaire, Père, Fils Et Esprit Saint.

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