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Prêtres du Monde

+ Sr Denise Christiaenssens

Ermite de la croix o.f.s.

Dans le diocèse de Rimouski.

ermite franciscaine consacrée par voeux
public  par Mgr. Bertrand BLanchet 2007

Maintenant sous obéissance de  Mgr Pierre André Fournier  et ami de ma famille depuis quelques années

-Ma consécration est pour ma famille
-mes prêtres vivants ou décèdés du monde
-toute personne qui fait une demande

J'ai déménagé et Tellus ne donne pas le service, donc j'ai donc changer d'adresse  de @

voici la nouvelle

 

ermitedelacroixofs@live.ca

Livre d'or-Un petit mot fait du bien et cela vous permet aussi de lire les commentaires des gens.  Ne laissez pas de message personnel s.v.p.
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DU COMITÉ DIOCÉSAIN
DU MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

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LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE ? OUI REGARDE LE LIEN PLUS BAS
Titre de la série :
Probation Religieuse sur La Chasteté
Titre de la page:

20-De la vigilance
21-De la modestie dans la tenue et dans les regards
22-De la modestie dans les conversations et les récréations

Nom de l'auteur:
Chanoine-F-Maucourant

20-De la vigilance

Intro

«Veillez et priez, de peur que vous n’entriez en tentation (1).» Telle est la recommandation que Notre-Seigneur fait à ses disciples, lui qui connaît si bien l’argile dont nous sommes pétris (2). Elle s’adresse également à nous qui avons, comme eux, «un esprit prompt, mais un corps fragile (3).» La vigilance est bien nécessaire, car, une fois perdue «la bienheureuse intégrité, ce n’est qu’au prix de durs travaux, que l’on redevient chaste (4)

Méditations :

1- Le devoir de la vigilance ;
2- Les règles de la vigilance :
3- Affections :
4- Examens :
5- Résolutions :
6- Références .

1- Le devoir de la vigilance
«Avez-vous à cœur de conserver la virginité de votre âme, ayez l’œil toujours attentif aux ruses et aux caresses du dragon ; du moment où vous cesserez du dragon ; du moment où vous cesserez de veiller, vos cinq sens, qui sont comme autant de vierges, seront corrompus par le serpent (5).» Le Sauveur disait : «Veillez, parce que vous ne savez ni le jour, ni le moment (6).» Il parlait de sa venue à lui ; cet avis peut s’entendre aussi de l’assaut du démon qui vient souvent à l’improviste et sans que rien fasse soupçonner son approche. Le grand talent dans une guerre, c’est de savoir surprendre l’ennemis ; la faute et le malheur, c’est de se laisser surprendre : après une journée de bataille, les soldats harassés, qui se reposent au camp, sont toujours sous la garde des sentinelles. Dans les combats incessants, au milieu desquels s’écoule laborieusement notre vie spirituelle, la vigilance est aussi notre première sûreté et notre premier devoir.

«La vigilance est une attention persévérante de l’âme sur elle-même et surtout ce qui l’entoure. Toute vertu qui craint une défaite, doit se considérer comme en une place assiégée. Que fait celui qui a pris une ville assiégée sous la garde de son honneur, et a juré de mourir plutôt que de se rendre ? Nuit et jour il regarde et il écoute. Il regarde les mouvements et il écoute les bruits du dedans et du dehors. Il est tout entier à tout ces ennemis. Au premier cri d’alarme, a moindre bruit suspect, il est debout, multipliant ses ordres et faisant marcher ses forces là où il a flairé le danger (7).» Voilà «le fort armé, gardant sa maison ; ce qu’il possède est en sûreté (8)

Les apôtres éteint endormis, quand le Sauveur leur donna le conseil de veiller. Il y a le somment de «ceux qui sont assis à l’ombre de la mort (9).» les pauvres pécheurs. Le péché est un lacet à mailles serrées, dans le quel le démon les tiens captifs.»

La première vigilance, c’est la vigilance de l’état de grâce, ou bien le retour de l’âme au jour chrétien, l’œil intérieur maintenu capable devoir la vraie lumièr
e (10).» «Marchez comme il sied à des gens que le soleil éclaire (11)

Mais il ne suffit pas de pouvoir ouvrir les yeux, il faut les tenir ouverts, se défendre même de la somnolence, et de ne pas ressembler à ces sentinelles dont parle le prophète, «pareilles à des sauterelles engourdies dans les broussailles (12).» Quelle résistance peut opposer à l’ennemi «l’âme paresseuse, molle, lâche, pusillanimement, que tout sacrifice éprouvante, qui se ménage en tout, qui se laisse aller aux courants (13)?. «Il en est de même de l’âme tiède, que ne peuvent émouvoir ni le souvenir des grâces de Dieu, ni la pensée de ses fautes, ni l’exemple des saints, ni l’espérance des joies éternelles ni le sentiment de ses responsabilités : quelle force, aura-t-elle, quand il faudrait être, pour «s’échapper des doigts de l’oiseleur, vif comme la gazelle, ailé comme l’oiseau, (14).» Enfin, l’âme rêveuse qui, petit à petit, lui ferme les yeux : dégoûtée de la vie réelle, et de ses austères obligations, elle s’amuse à de vains mirages et subit le charme des fantômes : une impression, un mot, un appel l’entraînera hors de «ce temple de Dieu, dont la chasteté est la sacristine et la gardienne (15)

2- Les règles de la vigilance
L’exercice de la vigilance, consiste à veiller sur soi et autour de soi, à prévenir les attaques du dehors et à démasquer les complicités du dedans. Si l’on veut échapper à l’esprit de vertige (16), il faut regarder en soi, écouter son âme s’éclairer sur ses tendances et sur ses penchants les plus cachés ; prendre, petit à petit, conscience de ce qu’elle peut et pour le bien et pour le mal ; et arriver ainsi à cette incomparable science qui s’appelle la connaissance de soi-même. Rendons-nous compte, non seulement de nos fautes, mais de leurs causes et des occasions qui les amènent : il ne suffit pas «de couper ce mauvais arbre, il faut en ruiner les rejetons (17)», et détruire jusqu’ à «ses racines amères, qui repousseraient avec une nouvelle force (18).»

Pour être en repos sur soi-même ou pour s’assurer la victoire il est indispensable que l’on connaisse l’état général de son cœur, ses côtés fiables et défectueux, les avenues ouvertes à l’ennemi, la porte à laquelle il se présente habituellement. Est-ce l’esprit qu’il faut recueillir, est-ce l’imagination que est là brider, est-ce le cœur qui a besoin d’être contenu : autant de choses à savoir pour celui qui eut se mettre, en matière de chasteté surtout, à l’abri des surprise. Dans chacun de nous, le mal entretient un complice plus habile et plus sournois, vanité, amour des jouissances, aspirations, d’un cœur plus impressionnable, qu’importe le nom, peut-être même «quelque espion à la mine innocente (19)» ; ayons l’œil ouvert pour le châtier, le lier et le rendre impuissant, au moindre de ses mouvements, au premier bruit ; point de pardon ni d’amnistie, il abuserait de notre clémence.

L’ennemi intérieur pourrait être plus facilement réduit, s’il n’était poussé à la trahison par ceux du dehors : d’où la nécessité, comme seconde règle de vigilance, « de prendre garde à qui entre dans la place (20).» Vertus et fautes dépendent souvent du milieu où l’on passe sa vie, des relations, des habitudes, des difficultés occurrentes. Où la Providence nous mène, la grâce nous protège ; pour nous la sagesse consiste à ne point nous exposer, sans raison suffisante, au péril, non pas seulement de pécher, mais d’être tenté. Soyons sincère avec nous-même. Y a-t-il quelque part une idée, une parole, un projet, une personne, un objet menaçant, terrible, ou caressant et agréé, funeste à notre vertu et ; à la paix de notre conscience ? Qu’est-ce qui nous séduit, nous émeut, réjouit notre esprit, dilate notre cœur, transporte nos sens ? Le voleur est là : s’il est à droite, allez à gauche ; s’il est sur la place, cherche la solitude; s’il parle, fermez les oreilles ; s’il s’avance fuyez. Ne vous aventurez jamais dans une région malsaine et surtout en vous y fixez point. «Bienheureux dit le Saint-Esprit, celui qui veille et garde ses vêtements, pour ne point arriver, dépouillé et humilié (21).» «Veillez et priez de peur que vous n’entriez en tentation (22).»

Affections
Sauvez-nous, Seigneur, lorsque nous veillons ; gardez-nous lorsque vous nous permettez de prendre notre sommeil ; a la fin que nous puissions veiller avec Jésus-Christ, et que nous reposions dans la paix.» (Bréviaire romaine)
Examen
 

Est-ce que j’accomplis le devoir de la vigilance avec le respect et le soin qui sont dus à un conseil de Notre-Seigneur ?

En concluant cette méditation, ai-je visité mon esprit, mon cœur, tout moi-même, pour savoir si vraiment il n’y a pas en moi d’ennemi qui menace ma chasteté ?

Regardons à l’extérieur : personnes, objets, circonstances qui m’entourent : n’y a-t-il rien qui me soit occasion de péché ?

Suis-je sincère dans cet examen?

Résolutions

Bouquet spirituel

« N’avez-vous pas peur, si vos dormez pendant qeu votre ennemi est si vigilant ? ( St Augustin .)

Voir les références au lien F.Maucourant-References-du-sites.html

 

21-De la modestie dans la tenue et dans les regards

Intro

«La modestie, comme la chasteté, se rattache à la vertu cardinale de tempérances (1).» «Elle applique le compas de la règle, à tous les membres, à tous les sens, à tous les mouvements corporels (2).» On voit facilement, ce que la modestie est à la virginité, si l'on rapproche cette définition des paroles d'un grand saint : «Que tout soit vierge dans la vierge, la vue, l'ouie, le goût, le toucher, l'odorat et chacun ses mouvements (3).»

Pour continuer l'exercice de la vigilance, étudions :

1- La modestie dans le tenue ;
2- La modestie dans des regards ;
3- Affections ;
4- Examen ;
5- Résolution :
6- Références

1- De la modestie dans la tenue
«La modestie est une vertu qui, par respect pour la présence de Dieu, pour l'édification du prochain, et dans un sentiment de digité personnel, règle avec bienséance tout l'extérieur de l'homme (4) son maintient, son regard, son geste, ses discours, ses démarches, elle ordonne et compose tout conformément à l'âge, à la condition, sans affectation ni singularité ; c'est le reflet, sinon de la sainteté, du mois de la probité et de la décence qui doivent être au-dedans (5).» «La modestie sert d'égide à la chasteté, éloignant les occasions et les dangers. Sans la modestie une religieuse s'exposer à compromettre sa vocation et à scandaliser le prochain. Au contraire, une religieuse modeste éloigne les ennemis de son salut, tient toutes les personnes qui l'entourent dans le respect et inspire sans qu'elle le recherche de l‘estime pour elle et une grande idée de l'état religieux (6).» «La modestie fait de notre corps «la custode et comme l'ostensoir d'un Dieu ; elle garde et montre Dieu dans notre corps (7).»

La physionomie de cette vertu se peint d'abord dans l'ensemble du maintient. Les saints nous avertissent e ne jamais nous apprivoiser avec nous-mêmes, et de nous tenir quand nous sommes sous le seul regarde de Dieu, avec crainte et dignité ; «la vierge ne craint rien tant qu'elle-même (8).» Tandis que l'austérité est la gardienne de la chasteté, une tenue molle appelle naturellement les révoltes sensuelles ; «il y a certain maintien du corps qui enivre et fait perdre la raison plus vite que le vin (9). Comment nous tenir ? Écoutez : «Seul, au lever, au coucher, à l'études, dans la manière de marcher et de s'asseoir, aux plus menues contenances où s'émancipe souvent celui qui est à l'abri de tout regards, saint François de Sales ne se dispensait jamais « des moindres règles de la bienséance : tel seul qu'en compagnie, tel en compagnie que seul (10).» C'est que les saints règlent d'abord leur intérieur, si les souvenirs dangereux, les écarts de l'imagination, les désirs en sensuels, les affections trop sensibles ne sont pas tenus en respect, les sens, un moment contenus, reprennent soudain leur liberté.

Ceux qui ont établi «leur demeure dans la paix (11)», gouvernent aussi plus facilement leur extérieur. Le saint évêque de Genève «tenant toujours la tête droite, évitant également la légèreté que la tourne en tous sens, la négligence fière et hautaine qui la lève en arrière; toute sa contenance c'était noble et sainte, majestueuse, sans prétention, naturelle sans mollesse ni lâcheté ; jamais une manière d'être ou de faire qui ne fût dans l'ordre; ou qu'on pût dire inspirée par l'amour de ses aises (12).» Voilà un modèle; comparons avec notre tenue. Comme détails on peut ajouter que « la modestie commande une démarche grave, ni trop lente, ni trop précipitée (13)» ; qu'elle défend «de s'asseoir trop nonchalamment de se croiser les pieds (14)» ; enfin, elle interdit toute négligence ou liberté désordonnée. Partout et toujours «on doit être bienséant et réservé : à la maison, par respect pour ses frères ; dans les rues, par respect pour les passants ; dans la solitude, par respect pour soi-même ; partout, à cause de Verbe qui est partout (15) »

2- De la modestie des regards
«Presque toues les passions qui font la guerre à notre esprit prennent leur origine dans nos yeux mal gardés, parce que c'est la vue des objets extérieurs qui excite le plus souvent les affections désordonnés (16).» «la pensée naît du regard, le désir, de la pensée ; puis, au désir succède le consentement (17).» Éve ne tombe qu'après avoir regardé trop attentivement le fruit défendu ; il lui semble beau et bon ; elle ne prend et se perd. «Le démon n'a besoin que de nos premières avances (18)» ; «il suffit que nous commencions à lui entrouvrir tout `a fait. Un regard bien voulu deviendra une étincelle d'enfer qui fera périr l'âme (19)» Pour ce motif, le saint César de Bus, devenu aveugle, s'écriait : «J'ai perdu mes deux plus gras ennemis.»

«Notre-Seigneur a été le premier à nous enseigner cette modestie des yeux : si l'Évangile notre parfois qu'il a levé les yeux pour regarder ses disciples (20), c'est pour faire entendre qu'il les tenait ordinairement baissés (21).» Aussi, l'Apôtre adjure ses chrétiens, «par la douceur et la modestie de Jésus-Christ (22).» A son exemple, les saints sont si réservés que, pour ne pas s'échapper à regarder quelques objets dangereux, ils tiennent les yeux fixés à terre et se privent même, souvent, de voir le objets les plus innocents, Saint Bernard ne connaissait pas les fenêtres de son église ; Saint Pierre l'Alcantara ne voyait jamais ses frères ; saint Louis de Gonzague ne fixait point le visage de sa mère. Sainte Claire se reprocha vivement un jour qu'elle levait les yeux pour voir l'hostie consacrée, d'avoir involontaire regardé le prêtre.

«On voit par là combien sont téméraires et folles ces religieuses qui, sans être des saintes Claire, veulent cependant regarder dans les cœurs, au parloir, à l'Église, partout, les objets qui s'offrent à leur curiosité, même les personnes d'un autre sexe, et veulent être exemptes de tentations et du danger de pécher (23).» Saint Benoît, saint Jérôme, et tant d'autres, devaient leurs terribles luttes au souvenir de personnes qu'ils avaient trop vues.

Pourtant, «ce qui est le plus nuisible, ce n'est pas tant la vue, que le regard réfléchi, d'un œil fixe et trop discernant (24)» ; «si, par hasard, nos yeux glissent sur quelque personne, ne les arrêtons sur aucune (25).» Ces regards de détail et d‘analyse sur « la trompeuse et fragile beauté des corps (26) », sont toujours préjudiciables ; «quand même on repousserait les mauvaises pensées que le regard fait naître et qui jettent d'ordinaire le trouble dans l'esprit, il en reste toujours quelque ombre dans l'âme (27).» Qu'elle regarde, qu'elle se regarde ou qu'elle s'expose à être regardée, la vierge doit se souvenir que « les yeux sont les premiers voleurs de la chasteté et les premiers solliciteurs de l'impureté. (28).» «Heureuses donc les vierges sacrées qui ne veulent plus être le spectacle du monde et qui voudraient se cacher à elles-mêmes sous le voile sacré qui les environne (29).» le B. Ange d'Acri devient aveugle ; Dieu lui ouvrait miséricordieusement les yeux pour qu'il pût célébrer la Sainte Messe et réciter l'Office ; puis les lui refermait. Ainsi, ouvrons nos yeux pour voir l'hostie sainte et remplir nos devoirs d'état ; puis refermons-les, gardons ce « sceau sacré que l'Époux a mis sur notre face, pour que nous n'acceptions point d'autre amour (30)

Affection
«Mon Dieu, j'ai parfois des terreurs, lorsque j'examine l'ensemble de ma vie et que je m'arrête aux détails. Toute m'effraye dans mon âme, tout m'épouvante dans l'usage que j'ai fait de mon corps. Mes pieds en m'ont pas porté au bien, mes bras n'ont pas travaillé aux bonnes œuvres. La vue, l'ouie, l'odorat, la langue toujours a offensé. Mon Dieu, tirez-moi de la vanité et me ramenez à une vie angélique.» (Attribué à St Bernard.)
Examen

Ai-je grand souci de la modestie extérieure, image de l'ordre intérieur ?

Mon maintient est-il digne, austère, religieux ?

Suis-je, avec Dieu seul, aussi respectueuse q'en face de mes supérieures ?

N'y a-t-il rien de relâché ou de guindé dans ma personne ?

Comment gardé-je mes yeux ?

En ce qui me concerne ?

Relativement aux personnes que je vois habituellement ?

Dans les églises, les rues, les voyages ?

Résolutions

Bouquet spirituel

«La vierge du Seigneur doit être irréprochable dans son maintien, sa démarche, son regard et ses paroles.» (Saint Augustin.)
Voir les références au lien F.Maucourant-References-du-sites.html

 

22-De la modestie dans les conversations et les récréations

Intro

«La modestie met, dans toute la personne des vierges, une grâce continue, et, dans leur vie, des habitudes paisibles ; elle règle leurs paroles et jusqu'au ton de leur voix (1).» Il nous reste, pour affermir en nous et perfectionner la modestie, à discipliner notre corps, aux heures où il est le plus porté à s'émanciper, les récréations ; et à contenir notre esprit dans une occasion où subit plus difficilement la contrainte, les conversations. D'ailleurs, il est facile de comprendre que, dans ces eux circonstances, la modestie veille à la garde de la chasteté.

1- De la modestie dans les conversations
2- De la modestie dans les récréations
3- Affections
4- Examen
5- Résolution
6- Références

1- La modestie dans les conversations
«La modestie est une vertu qui donne les lois d,une bonne conversation (2).» Nous, nous trouvons encore en face d'un écueil de la chasteté : que d'âmes troublées par un mot, bouleversées par une phrase, perverties même par un entretien avec une personne légère, imprudente, corrompue ! Pour échapper à ce malheur, la conversation des consacrées doit être sérieuse, puise et religieuse.

La conversation sérieuse n'exclut pas une gaîté contenue, un entrain modéré, une joie calme qui soit le reflet d'une âme où règne partout l'ordre et la paix. «Une religieuse doit être modeste et dévote, mais on triste et renfrognée, parce que cela déshonore la dévotion (3).» Mais tout d'abord, il est nécessaire de se rappeler qu'il y a des choses que l'Apôtre défend même de «nommer dans l'assemblée des saints (4).» En suite, il faut écarter toute parole qui abaisse l'esprit, qui fait travailler l'imagination, qui rapproche de la terre. Enfin, la religieuse est élevée, par la grâce et par sa vocation, à un rang supérieure ; de ce chef, bannissez toutes ces expressions qui révèlent le sang-gêne et la mauvaise éducation, les religieuses institutrices surtout, ont une particulière surveillance à exercer sur leur langage ; elles étonnent et scandalisent, lorsqu'elles disent ou répètent devant leur enfants ces mots du jour, ces expressions à la mode ou toute parole qui n'est pas digne et respectueuse. Faites bien attention ! On connaît au son si une cloche est intacte ou fêlée ; on connaît à la parole si une tête est vide ou pleine, si un esprit est saint ou réfléchi. Parlez si juste et si à propos que « vos paroles soient comme des pommes d'or dans des vases d'argent (5),»

La second qualité des conversations des vierges, c'est la piété, Saint Ignace, martyre, au milieu de ses supplices, répétait sans cesse le nom de Jésus, et, quand il fut mort, on trouva ce nom béni gravé sur son cœur et dans son cœur. Ainsi, chacun parle volontiers de ce qu'il aime le plus : «tel le cœur, telles les paroles (6).» Un modèle accomplie du vrai religieux, «saint Ignace de Loyola, semblait savoir ne parler que de Dieu, tellement qu'on l'avait surnommé le Père qui n'a pas Dieu à la bouche (7).» Il est toujours facile ; à une religieuse « non point en faisant la suffisante et la prêcheuse, mais avec l'esprit de douceur, de charité et d'humilité (8),» d'amener la conversation sur des sujets pieux : entre sœurs, c'est s'entretenir de ce qui intéresse la famille ; avec les étrangers, c'est répondre, sinon à leur désirs, du moins à leur attente, et c'est un des principaux moyens de les édifier (9).

Enfin, nos conversations doivent être religieuses. Il faut s'abstenir «de dire des mots qui seraient en peu décents pour l'état religieux. Les paroles qui sentent le monde sont inconvenantes dans la bouche d'une religieuse.» Par exemple, il ne lui convient pas «de parler des choses du monde, comme de mariages, de festins, de spectacles, d'habits pompeux» ; en général de tout ce qui rappelle la matière de ses renoncements (10).» Il y a des religieuses ce qui sont vraiment trop larges sous ce rapport, qui scandalisent, sans même s'en apercevoir, des chrétiennes plus délicates qu'elles ne le sont elles-mêmes : ou bien elles parlent trop librement, ou bien elles écoutent trop avidement. Daigne le Seigneur « mettre à leur lèvres une porte de circonspection (11).»

2- La modestie dans les récérations
«Dieu veut que les personne qui .,aiment prennent de temps en temps quelque relâche, afin que l'on ne soit pas toujours tendue. Si vous voulez vous recréer, faits-le, mais que ce soit en religieuses (12).» La recréation est nécessaire au repos du corps et de l'esprit, elle n'interrompt pas la vie intérieur lorsqu'on la prend « afin de s'employer, par après, plus vivement au service de Dieu (13)». et par « imitation de Notre-Seigneur dans ses innocences récréations (14).»

Pour rester dans les règles de la modestie, la récréation doit être saintement joyeuse, elle est joueuse lorsque « les sœurs n'y porte point de contenances tristes et chagrines, mais un visages gracieux et affable (15).» Ce sont « des humeurs restreints qui trouvent étrange que l'on parle haut en récréation, ou que l'on rie de bons cœur » sans pourtant, qu'y fasse «de grands éclats de rire », ni qu'on «parle d'une voie trop haute ou éclatante, contraire à la modestie (16).» «Quand la récréation se passe bien, qu'on s'y égayer avec la réserve et la décence qu convient à des religieuses, mais avec abandon, simplicité, contentement, tout va bien dans la maison. Regardez la récréation comme le pouls de la communauté ; si l'on y est gai, croyez que tout va bien ; s'il y a peu eu de sombre, le corps , souffre de quelque côté (17).»

Les récréations sont saintes si, en les prenant en esprit de joie et d'obéissance, on évite toute familiarité, surtout celles qui compromette la chasteté ; car les religieuses y doivent être ouvertes et cordiales, sans cesser de s'y montrer graves et modestes. «Un des vives de la cordialité c'est de paraître rudes et fâcheuse, de montrer un visage triste et morne. L'autre vice, c'est l'excès de la cordialité à l'exemple quand on voit une fille témoigner à sa sœur, avec excès, l'amour qu'elle lui porte, puis la prendre par la main ou le corps, l'embrasser. Il faut mêler la cordialité avec le respect : si vous ne témoignez à une personne que de la cordialité, vous manquez de respect ; si vous en témoignez que du respect, vous manquez de cordialité. Il es bon de se récréer modestement, se gardant de cris excessifs et gestes messéants, se gardant de se toucher l'un l'autre. O Sauveur, prenez garde à cela, mes files, le diable a mis là-dessous un piège que vous ne voyez pas (18).»

«Les familiarités et les jeux de main sont les indices d'une virginité qui agonise et d'une vertu qui se meurt (19),» les religieuses qui prennent modestement les récréation s'édifient les unes les autres et se font du bien par leur contact mutuel, comme « les vignes plantées parmi les olives donnent des raisins qui ont le goût des olives (20).»

Pour être saintes, les récréations doivent être encore modérées. L'obéissance en détermine l'heure et la durée. Mais il faut q'elles cessent bien au premier coup de cloche et qu'on ne les prolonge point par la mollesse et nonchalance à ses rendre à d'autres exercices, à se donner à d'autres occupations. Autrement, l'on devient oisif, et une religieuse ne peut oublier que « l'oisiveté est la maîtresse de toute malice (21)», que « le paresseux est le points de mire de tout l'enfer et comme le lit de repos de Satan (22)» ; que « celui qui est occupé n'a qu'un seul démon pour le tenter, tandis que celui qui est oisif est harcelé par toute une légion (23).

Affections
«Daignez, Seigneur, diriger, sanctifier, conduire et gouverner, en ce jour, nos cœurs et nos corps, nos sentiments, nos discours et nos actes, selon votre loi et les oeuvres de vos préceptes ; afin que, ici-bas et dans l'éternité, nous méritions, par votre secours, ô Sauveur du monde, d'être sauvés et affranchis» ( Bréviaire romaine.) 
Examen
 

Mes conversations sont-elles à la fois sérieuse, charitables, discrètes, dignes ?

Sont-elles pieuses, en toute simplicité et sincérité ?

Sont-elles religieuses, évitant tout ce qui en convient pas à une consacrée ; autant avec étrangers qu'avec mes sœurs ?

Quelle est mon attitude dans les récréations : digne et affable; cordiale et respectueuse ?

Ne suis-je jamais nonchalante , rêveuse, oisive ?

Résolution
 

Bouquet spirituel

«Montrez-vous un modèle en toutes choses ; dans la pureté des mœurs et dans la gravité de la conduite ; que votre paroles soit saine irrépréhensible .» ( Tite, II,7,8.)
Voir les références au lien F.Maucourant-References-du-sites.html

L’ordre des pages sont placées l’une derrière l'autre ;
tel que dans le livre et non pas en ordre alphabétique suivre les chiffres.

Le Resto de mon fils

François Christiaenssens

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