Prêtres du Monde

+ Sr Denise Christiaenssens

Ermite de la croix o.f.s.

Dans le diocèse de Rimouski.

ermite franciscaine consacrée par voeux
public  par Mgr. Bertrand BLanchet 2007

Maintenant sous obéissance de  Mgr Pierre André Fournier  et ami de ma famille depuis quelques années

-Ma consécration est pour ma famille
-mes prêtres vivants ou décèdés du monde
-toute personne qui fait une demande

J'ai déménagé et Tellus ne donne pas le service, donc j'ai donc changer d'adresse  de @

voici la nouvelle

 

 

ermitedelacroixofs@live.ca

Livre d'or-Un petit mot fait du bien et cela vous permet aussi de lire les commentaires des gens.  Ne laissez pas de message personnel s.v.p.
  Donnez moi votre url et @ pour que je puisse vous répondre
DU COMITÉ DIOCÉSAIN
DU MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

AS-TU DÉJÀ PENSÉ À
DEVENIR PRÊTRE?


LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE ? OUI REGARDE LE LIEN PLUS BAS
Titre de la série :
Jésus et le prêtre
Titre de la page:
Tome III-
Livre
3- Vendredi

Nom de l'auteur:
Père E. Prévost

Tome III

Jésus et le prêtre livre -5-Vendredi

L'Eucharistie, source de la science du Prêtre. Obstacles à la science de Jésus pour le Prêtre

« Sicut misit me vivens Pater, et ego vivo propter Patrem :
et qui manducat me, et ipse vivet propter me. »Joan., VI, 58

Directoire

Ce Jésus, Verbe de Dieu, Fils de Marie, vi­ vant et mourant dans l'humanité ; montant glo­rieux au ciel et y régnant pendant l'éternité : Il vit encore sur la terre, l'Eucharistie nous Le conserve, et Il y devient par là même la source la plus vivante et la plus voisine de la science que nous devons en avoir.

Le Prêtre doit y recourir sans cesse : et pour connaître Jésus-Prêtre, et pour s'inspirer des vertus de son état, et pour nourrir son âme de cette science divine qui est une des plus douces comme des plus rigoureuses obligations de son Sacerdoce.

Que sa sainteté comme sa doctrine soient toutes détrempées des douceurs et des suavités de l'Eucharistie, et il fera connaître amoureusement son Maître, il Lui attirera les âmes et les conduira sûrement dans les voies de la vé­ rité et de la vertu.

Mais pour cela, il doit éliminer dans sa vie tout ce qui serait un obstacle à l'étude et à l'acquisition de la science de Jésus. Le sérieux de la vie s'impose, de même que la fuite de tout ce qui ressent l'esprit du monde.

Aucune science profane, autre que celle du devoir imposé, ne doit être mise en parallèle avec celle de Jésus, encore moins lui être préférée. II suffit de comprendre que la seule science qui ne souffre aucune lacune, au moins dans les efforts faits pour l'acquérir, est la science indispensable et essentielle de Jésus.

Le secret de la générosité et de la fidélité dans l'étude de la science divine et sacerdotale de Jésus, c'est l'amour. Que le Prêtre aime souverainement son Maître, et il mettra son bonheur à Le connaître et à Le révéler.

PREMIÈRE MÉDITATION
Présence et vie eucharistiques de Jésus

1. — Réalité de la Présence.

Jésus a voulu se rapprocher des hommes, et Il s'est fait Eucharisti -1.

Il s'est constitué un Sacerdoce nouveau, afin de se perpétuer dans le monde jusqu'à la fin des temps -2

Il a donné à ses Prêtres le pouvoir de Le faire descendre du ciel et de renouveler sans cesse, sous une autre forme, sa présence parmi les hommes 3 .

Au Saint Sacrement, Jésus n'est ni diminué ni augmenté. Il y est ce qu'Il est essentiellement et éternellement comme Dieu 4 — Il y est dans toute la réalité de son Humanité, comme de sa Divinité 5 .

C'est le même Jésus qui a été conçu dans le sein de la Vierge Marie 6 , qui est né à Bethléem, a vécu à Nazareth, a évangélisé la Palestine , est mort sur le Calvaire, est ressuscité et monté aux cieux 7 .

Il n'était pas plus présent pendant sa vie mortelle, qu'Il ne l'est dans l'Eucharistie 8 .

Il n'en était pas plus l'objet des complaisances de son divin Père, qu'Il ne l'est sous les Espèces Sacramentelles qui nous Le voilent.

Il ne méritait pas davantage le titre de Sauveur du monde, qu'Il ne le mérite dans l'obscurité de sa Présence eucharistique 9 .

Il n'était pas plus Prêtre dans sa chair mortelle, qu'Il ne l'est maintenant dans sa chair glorifiée 10.

L'Hostie nous livre Jésus tout entier, tel que Dieu le Père nous L'a donné, tel qu'Il vit dans la gloire, tel qu'Il demeure dans les siècles des siècles 11

Admirable invention divine que seul l'amour incréé pouvait imaginer et que seule une puis­sance infinie pouvait réaliser ! 12

Donc, si . Jésus est là, il faut aller à Lui. — Si Jésus y est dans toute la réalité de ses perfections infinies, il faut L'y étudier et L'y contempler sans cesse 13 .

Comment le Prêtre pourrait-il oublier que c'est à lui que Jésus doit son existence sacramentelle ? 14

Que c'est lui qui commande à son Dieu et Lui dresse ici-bas une tente où il L'oblige à demeurer 15 .

Que c'est par lui que le Prêtre éternel renouvelle d'une façon mystique mais réelle le Sacrifice sanglant du Calvaire 16 .

Que sans lui Jésus n'habiterait pas parmi nous et que la terre deviendrait un exil intolérable 17 .

Que de réflexions profondes pour le Prêtre, en face de l'Hostie que sa puissance sacerdotale fait apparaître sur l'autel et conserve au Tabernacle ! 18

Il ne saurait que cela, qu'il serait un savant à la manière de saint Paul et de tous les saints qui ont compris Jésus et en ont vécu.

2. — Mode de la Présence.

Au Saint Sacrement, Jésus existe dans toute la réalité de sa double nature divine et humaine. Comme Dieu, Il y est sans changement aucun, sa Divinité étant immuable 19 .

Comme Homme, Il y est sous une forme nouvelle, qui n'est ni celle de sa vie mortelle ni celle de sa vie glorieuse, mais la forme sacramentelle.

Jésus a cessé d'être mortel. Il est mort une fois et ne peut plus mourir 20. — Dans l'Eucharistie, Il n'existe donc pas dans sa chair passible ; Il ne peut pas plus y souffrir qu'y mourir.

Jésus a mérité une gloire immortelle, et Il sera glorieux dans les siècles des siècles. Sa gloire est éternellement inséparable de son essence divine, et elle l'est devenue également de sa nature humaine 21.

Puisque Jésus est aussi réellement présent dans l'Eucharistie qu'Il l'est au ciel, Il y est nécessairement dans un état glorieux 22

Sa gloire eucharistique est essentiellement la même que sa gloire du ciel. Rien ne peut lui en être enlevé. Partout où est Jésus, Il y est glorieux pour l'éternité 23 .

Néanmoins, Jésus a voulu voiler son Humanité dans l'Eucharistie, comme Il avait voilé sa Divinité pendant sa vie mortelle 24 .

Lorsqu'Il vivait dans sa chair, Il n'en était pas moins Dieu. Maintenant qu'Il vit dans l'Eucharistie et qu'Il se dérobe à nos regards, Il n'en demeure pas moins le Verbe incarné glorifié 25

La forme extérieure d'existence est changée, mais la réalité reste la même 26 .

Voulant continuer de vivre parmi les hommes, Jésus s'est mis à leur portée. Il a voilé sa gloire qui les aurait éblouis et effrayés, et Il s'est revêtu de dehors empruntés qui Lui donnent une véritable apparence de mort 27 .

C'est ainsi qu'Il rappelle à tous le mystère de la Croix , et qu'Il fait de son Eucharistie comme le prolongement de sa Passion 28 . Dignité glorieuse dans des abaissements inouïs ! Double mystère d'une gloire voilée qui devient invisible, et d'un anéantissement qui n'enlève rien à l'état glorieux du Dieu caché.

Voilà le grand mystère que le Prêtre est appelé à méditer et à approfondir.

Il lui revient de droit d'être le premier à en faire l'objet de ses réflexions et de ses contemplations.

Ce droit indéniable lui crée par là même un devoir, et un devoir sacré : celui de se tenir au pied de l'autel pour lire dans ce grand livre de la puissance et de l'amour de Jésus pour les hommes.

Le Prêtre est le gardienné de Jésus-Eucharistie. Sa place est tout près des Tabernacles. C'est là qu'il acquerra la science de son Maître et de son propre Sacerdoce.

3. — Motifs de la Présence.

Les motifs qui ont fait descendre Jésus du ciel au jour de l'Incarnation et L'ont conduit jusqu'au Calvaire, sont les mêmes qui Le maintiennent dans l'Eucharistie.

Jésus est venu pour faire la volonté de son Père 29 et, par là, le glorifier sur la terre, comme Il est de toute éternité sa gloire essentielle au ciel 30 .

Ce qui a été sa raison d'être dans l'Incarnation et qui a reçu par la Rédemption sa parfaite réalisation, reste et demeurera éternellement l'essence de sa nature humaine unie à sa Personne divine 31 .

Jésus, Verbe incarné, est par état la gloire de son divin Père. Sa constitution humaine L'a établi pour toujours dans un état d'infériorité vis-à-vis de son Père, dont Il se sert pour l'honorer et lui, rendre tous les hommages qui lui sont dûs 32, en son propre nom et au nom de toute l'humanité qu'Il représente par sa nature humaine 33 .

Telle est la première et sublime occupation de Jésus dans l'Eucharistie.

Il adore son divin Père et il se tient devant lui dans l'attitude du respect le plus profond.

Quel exemple et quelle leçon pour le Prêtre ! Il n'a pas à chercher ailleurs les motifs d'être irréprochable dans sa conduite, son attitude, son maintien, sa démarche, et plus encore sa piété et son amour à l'égard de Jésus au Très Saint Sacrement 34-.

Pour glorifier dignement son Père, Jésus a assumé la terrible responsabilité du salut du genre humain. II a vécu et II est mort en ayant constamment devant les yeux les hommes pour lesquels I1 s'était incarné et avait résolu de s'immoler 35 .

Sa mission, c'est de sauver les âmes 36 . La gloire de son Père, c'est de mourir pour les lui donner. 37

Tout ce que Jésus a acquis de mérites par sa vie et par sa mort, Il en garde la source inépuisable dans l'Eucharistie, pour en faire la distribution universelle jusqu'à la fin des temps 38 .

De tous les Tabernacles du monde, Jésus ré­pand à flots les grâces de salut et de miséricorde dont ses rachetés ont tant besoin.

C'est à Lui que ses Prêtres s'adressent pour accomplir le ministère divin qu'ils en ont reçu 39 . C 'est en Lui qu'ils viennent puiser les grâces de leur propre sanctification, — les lumières de ses enseignements et de ses vérités, — la constance de leur zèle et la fécondité de leur apostolat '. C'est dans son Cœur qu'ils apprennent à aimer leur Maître et à s'immoler à sa gloire par le salut des âmes qu'Il leur a confiées 40

C'est par leur ministère que Jésus satisfait les désirs ardents qui Le poussent vers les âmes, en faisant de tous ses Prêtres des dispensateurs officiels du Pain de vie, le Pain qui donne la vie éternelle 41 .

Que faut-il de plus au Prêtre pour l'attirer à l'Eucharistie, pour l'enflammer d'amour, pour le passionner de la science de Jésus au Sacre­ ment de ses ineffables tendresses ? 42

DEUXIÈME MÉDITATION

Obstacles à l'acquisition de la science de Jésus

1. — Le vague et la paresse de l'esprit.

La science de Jésus est une science trop pré­cise et trop pratique pour qu'elle reste dans le domaine du vague et de l'imprécis.

Un esprit qui demeure dans les généralités et qui se contente d'une connaissance sans formes bien déterminées, n'acquerra qu'une science incomplète de Jésus.

Ne se reposant pas sur l'objet de ses réflexions, il ne l'atteint que superficiellement 43.

Habitué à ne voir les choses que dans leur en­ semble, il n'en distingue point les détails. Les considérant plutôt de loin, il n'en a qu'une idée imparfaite 44 .

Il croit en avoir une connaissance suffisante, parce que bien des aspects lui échappent et qu'il ne se met pas en peine de les considérer 45

Connaissance tronquée, manifestement incomplète et voisine de l'ignorance, surtout lorsqu'il s'agit d'une connaissance nécessaire et sacrée comme celle de Jésus 46

Rien ne pourrait justifier un Prêtre qui se con­ tenterait d'une science aussi vague et informe de Celui à qui il est consacré sans réserve et dont l'étude approfondie lui est devenue une obligation de toute sa vie 47 .

Un autre défaut vient malheureusement souvent à la rescousse du premier, c'est la paresse de l'esprit. On reste volontiers dans le vague et l'indéterminé, parce qu'on ne veut pas faire d'effort 48 . De même l'esprit paresseux ne demande pas mieux que de n'avoir que des notions fort générales à acquérir. L'effort lui répugne, aussi s'habitue-t-il à posséder des connaissances imparfaites, qui certes ne lui font pas honneur mais qui cadrent avec sa nature molle et paresseuse 49.

La paresse de l'esprit chez un Prêtre serait impardonnable, lorsqu'il sait tout ce qu'il a à apprendre pour accomplir fructueusement sa mission et correspondre à la dignité de son ca­ractère sacerdotal 50 .

Elle le serait davantage, s'il s'agissait d'acquérir la science même de Jésus, sur laquelle repose tout son Sacerdoce.

La peur de l'effort et la paresse intellectuelle prendraient alors le caractère d'une coupable infidélité ; car le Prêtre est tenu d'être savant dans la science de son Maître, et il ne peut le devenir que par des efforts soutenus et une étude attentive et assidue .

2. — La légèreté et l'irréflexion.

Il est des esprits qui apprennent facilement et qui arrivent à posséder un certain bagage de connaissances, mais chez lesquels la légèreté met le désordre et pousse à des inconséquence s étranges. Il n'y a rien de stable en eux, et il s'y succède des contradictions étonnantes de sérieux et de légèreté qui finissent par faire s'éva­porer les meilleures dispositions.

Un esprit léger ne peut s'appliquer longtemps à la même étude. Il sent le besoin de changer, et aussi de se reposer en s'amusant à des choses moins sérieuses et moins absorbantes 5I.

L'effort soutenu est contraire à sa nature, et c'est ce qui enlève à son application beaucoup de sa force et de son intensité 52 .

Le Prêtre doit à tout prix se tenir en garde contre cette maladie de l'esprit, s'il veut arriver à la connaissance parfaite de son divin Maître.

Ce n'est pas d'une manière intermittente ni par un mouvement capricieux de l'esprit qu'il doit L'étudier, mais constamment, pour accomplir un devoir et pour satisfaire un besoin du cœur 53 .

Cette étude assidue de Jésus le rendra sérieux et, au besoin, deviendra même un remède à sa légèreté.

L'irréflexion va de pair avec la légèreté. On est irréfléchi parce que l'on est léger, et léger parce que irréfléchi.

L'esprit irréfléchi ne prend pas le temps d'apprécier les choses, pour en connaître la valeur et en faire une juste estimation. IL ne s'applique point à ce qu'il fait ; et c'est pourquoi tant de choses lui échappent.

En face d'une science comme celle de Jésus, — science qui demande tant d'attention et de réflexion, — il est comme désemparé. Habitué à ne pas réfléchir suffisamment, il ne peut arriver à pénétrer dans la sublimité d'une telle connaissance et surtout à se maintenir dans l'étude assidue qu'elle réclame.

Le Prêtre ne doit pas être irréfléchi ; il a de trop grands intérêts dans les mains et il est tenu de trop s'appliquer à l'acquisition de la science sacrée de son Maître, laquelle doit être la grande Préoccupation de sa vie 54 .

3. — La mentalité trop mondaine.

La doctrine du monde est diamétralement opposée à celle de l'Evangile. Par aucun côté, elle ne peut être celle du Prêtre 55 .

Cette doctrine mondaine a ses maximes et possède un esprit, une mentalité qui s'infiltre partout, et parfois jusque dans le clergé.

On parle aisément comme parle le monde 56 , on pense comme il pense, on apprécie et on juge comme lui. Si l'on ne se tient pas soigneusement en garde 57 , on finit facilement par pactiser avec le monde sur un point ou sur un autre I, quand encore on n'en partage pas presque totalement la déplorable mentalité 58 .

Pourtant Jésus a proclamé que ni Lui ni ses Prêtres ne sont du monde 59 Pas plus que leur Maître, les Prêtres ne doivent rien accepter des maximes et de l'esprit du monde. — Le faire, même dans la plus légère mesure, c'est porter atteinte à la dignité et à la sainteté de leur Sacerdoce 60.

Que dire alors si le Prêtre trouvait sa joie et ses distractions dans le monde 61- , s'il devenait mondain dans ses allures et ses délassements, — et si les choses terrestres avaient plus d'attrait pour lui que les choses divines de son état !

Du coup, c'en serait fait de toute étude sérieuse, et plus spécialement de l'étude de Jésus Il n'en aurait ni le goût, ni le sens, ni le courage.

De là, à l'abandon du sérieux de la vie sacerdotale, il n'y a qu'un pas.

De là, à l'ignorance de Jésus et à l'absence de tout commerce intime avec Lui, il n'y a qu'une ligne à franchir.

Un Prêtre qui ne se préserve pas de l'esprit du monde, est un Prêtre pour qui Jésus restera un livre fermé et une science inconnue

.4, — Le goût exagéré des lectures et des sciences profanes.

L es s iences profanes ne sont pas interdites au Prêtre. Il peut y trouver matière à bien des connaissances utiles et aussi à bien des considérations élevées et surnaturelles qui lui permettent d'établir des rapports instructifs entre les deux ordres de science profane et sacrée.

Il y a même des situations où l'étude de ces sciences correspond à une mission spéciale ; elle devient a lors un devoir.

Ce qu 'il faut craindre et éviter, c'est l'exagération a pportée à ces études ; c'est le danger de s'y con sacrer avec une ardeur telle qu'elle y plonge l'être tout entier, au détriment d'autres devoirs et d'autres connaissances qui, chez un Prêtre, ne peuvent jamais être totalement négligés 6I.

4-Le goût exagéré des sciences profanes.et surtout l'emploi presque exclusif du temps destiné à l'étude cl ment une habitude incompatible avec d'autres études d' ordre surnaturel.

Ces deux sciences sont trop disparates, pour qu'en se livrant tout entier à l'une, on puisse facilement s'y soustraire pour se consacrer à l'autre 62.

D'où la science de Jésus ne peut s'acquérir que si une juste part de temps et d'effort lui est consacrée 63 .

Que le Prêtre se rappelle que par vocation il est voué aux choses divines, et que son temps comme ses forces appartiennent avant tout à Celui qui l'a constitué le dépositaire et le gardien des vérités éternelles 64 .

5. — L'inintelligence de la nécessité de la science de Jésus.

Tant que le Prêtre ne sera pas intimement convaincu de l'obligation qui lui incombe d'avoir de Jésus son Maître, non seulement une connaissance générale, mais une connaissance approfondie et complète, il ne pourra pas accomplir parfaitement sa mission ni répondre totalement aux desseins de Jésus sur lui 65 .

Ce qu'il faut avant tout au Prêtre, c'est de savoir la vérité. Or, la vérité, c'est que Jésus l'a consacré Prêtre pour Lui, pour Le remplacer dans le monde et pour y continuer sa mission 66 . Dessein adorable qui ne peut se réaliser dans la pratique que si le Prêtre connaît parfaitement son Maître et est rempli de sa doctrine.

Ne pas le comprendre, serait méconnaître une vérité essentielle et ignorer totalement la raison de son Sacerdoce 67 .

N'y penser que légèrement, serait s'exposer à mettre sa vie en contradiction avec sa mission.

Ne pas s'en pénétrer intimement, serait se condamner à l'avance à ne pas prendre tous les moyens de nature à se remplir de la science suréminente de Jésus 68 .

Si le Prêtre était inintelligent de choses aussi essentielles à sa vocation, il ne serait pas pour Jésus un ministre fidèle et pour les âmes un porte-parole de la vérité 69-.

6. — Le manque d'amour de Jésus.

Quand on aime, on veut connaître le sujet aimé 70- .

Tout intéresse, pour un cœur qui aime, de ce qui touche à l'objet de ses affections 71 .

Plus l'amour grandit, et plus on est avide de connaître parfaitement l'être aimé 72- .

La mesure du désir de la connaissance est celui de l'amour 73 .

Comment, dès lors, ne pas aspirer à connaître Jésus, si on L'aime ? 74- Et comment Le connaître autant qu'on L'aime, si l'on n'emploie pas toute sa vie à L'étudier, comme on veut l'employer à L'aimer? 75

Mettre des bornes à la connaissance de Jésus, c'est en mettre à son amour.

Diminuer d'ardeur dans l'étude de Jésus, c'est en enlever autant à l'amour qu'on Lui porte.

S'imposer une limite dans l'acquisition de la science de Jésus, c'est déjà restreindre son amour et lui tracer des bornes qu'il ne pourrait franchir.

Tout au contraire, l'amour passionné que le Prêtre doit à son divin Maître, lui indique la perfection de la connaissance qu'il doit en avoir et l'étendue des efforts qu'il doit faire pour y parvenir 76 .

Aimer, tout est là ! 77

Aimer, pour le Prêtre, c'est aimer Jésus, l'unique amour de sa vie 78.

Aimer Jésus, c'est pénétrer dans son esprit et dans son coeur 79- .

Aimer Jésus de cet amour pénétrant et unifiant, c'est L'aimer comme Prêtre, car en Jésus tout est sacerdotal 80

Aimer Jésus-Prêtre, c'est la science propre des ministres du Seigneur, de ces amis privilégiés à qui Jésus a fait connaître tous les secrets que Lui a appris son Père 81- , et auxquels Il s'est Lui- même révélé pour qu'ils demeurent dans son amour 82-.

EXAMEN

C'est une vérité consolante entre toutes, que le Jésus que nous fait connaître le saint Evangile, est le même Jésus présent au milieu de nous dans l'Eucharistie. C'est le Prêtre qui L'y met et L'y garde. Jésus-Eucharistie et le Prêtre sont nécessaires l'un à l'autre. — Quelle est pratiquement ma conduite à l'égard de Jésus-Prêtre au Très Saint Sacrement ? — Ma foi est-elle agissante ou purement spéculative ? — Viens-je souvent visiter mon Maître, L'étudier, Le consulter, — pour me pénétrer de son esprit, m'enflammer de son amour, et m'inspirer en tout de ses saintes volontés ?

Il y a tant à apprendre auprès d'un Tabernacle, au pied de l'autel du Sacrifice, dans les tête-à-tête et les coeur à coeur avec Jésus ! — En fais-je ma grande école et le doux ciel de ma vie ?

Il est évident, plus que jamais, que la science de Jésus est indispensable au Prêtre, qu'elle est la première en importance et que rien ne la rem­ place. Il est donc absolument nécessaire de se mettre en état de l'acquérir et, pour cela, d'écarter tous les obstacles qui s'y opposent. — Y en a-t-il qui me sont personnels, soit dans ma tournure d'esprit, ma mentalité ou mon genre de vie, soit dans les circonstances ou les situations dans lesquelles je me trouve ? — Il est important d'y voir clair, car ma perfection personnelle et l'accomplissement de ma mission sacerdotale en dépendent.

C'est grave, et Jésus Lui-même m'avertit d'y penser sérieusement. Si je ne prenais pas les moyens d'acquérir la vraie science de Jésus, mon ignorance serait ma condamnation.

JÉSUS, je Vous ai plus d'une fois contemplé dans les beautés et les suavités de votre Sacerdoce, mais mon âme est avide de Vous connaître et de Vous goûter toujours plus. Désormais Vous serez l'objet de mes plus ardentes considérations.

Je Vous étudierai au Sacrement de votre amour, où Vous demeurez nuit et jour comme Prêtre et comme Victime, Vous offrant sans cesse à la gloire de Dieu pour le salut du monde.

L'autel, voilà mon calvaire. Le Tabernacle, voilà la demeure de mon Prisonnier d'amour. L'Hostie, voilà mon ciel sur terre.

O Jésus, le Dieu de mon coeur, la science de ma vie, la passion de mon âme, soyez-moi tout, toujours et partout. Je suis votre Prêtre, gardez-moi fidèle. Vous êtes Vous seul tout mon Sacerdoce, demeurez à jamais ma science et mon amour.

Vous connaître est toute mon ambition. Vous aimer, tout mon bonheur. Vous posséder toute ma gloire. ainsi soit-il.

Pratique. — Faire de la connaissance amoureuse de Jésus la passion de ma vie.

Oraison jaculatoire. 0 Marie, qui ne faites qu'un avec Jésus dans l'amour que je vous porte à tous deux, soyez ma Mère et la sauvegarde de la sainteté de mon Sacerdoce.

Références jour 5 tome 3

1-« Nec est alia natio tam grandis, qun habeat deos appropinquantes sibi, sicut Deus noster adest nobis. » DEUT., IV, 7.

2 « Ego vobiscum sum omnibus diebus usque ad consummationem s eculi. » MAT., XXVIII, 20.

3 « Et accepto pane, gratias egit, et fregit, et dedit eis dicens; Hoc est corpus meum, quod pro vobis datur : hoc facite in meam commemorationem. » Luc., xxu, 19

4 « Quia conversio panis et vini non terminatur ad divinita­ tem vel animam Christi, consequens est quod divinitas vel anima Christi non sit in hoc sacramento ex vi sacramenti, sed ex reali concomitantia ; quia enim divinitas corpus assumptum nunquam deposuit, ubicumque est corpus Christi, necesse est et ejus divinitatem esse. Et ideo in hoc sacramento necesse est esse divinitatem Christi concomitantem ejus corpus. » S. THOM.,3 p., q. 76, a . 1, ad I.

5-«Quia «Christus resurgens ex mortuis, jam non moritur», ut dicitur (Rom., vi, 9), anima ejus semper est realiter corpori ejus unita. Et ideo in hoc sacramento corpus guident Christi est ex vi sacramenti, anima autem Christi ex reali concomitantia. »

6-« Christus flos Marie, fructus factus; ut nos ilium comederemus, ut nos manducaremus carnem ejus.» S. HIER., Sup. Ps.66.

7-« Teneamus et firmiter credamus, in hoc Sacramento veraciter et essentialiter existere, seu subsistere verum corpus Christi gloriosum, illud idem munero, quod de Virgine natum est, et in cruce passum est, et quod tertia die resurrexit a mortuis, et ascendens in ccelum, sedet ad dexteram Dei Patris orn­ nipotentis. » S. Trwm., Op. 58, c. 11

8-« Vera caro Christi ibi est, que crucifixa est, que sepulta est, et vere carnis illius sacramentum est. » S. Am., De mys. initiandor., c. 9.

9-« Hostia, quam vides, jam non est panis, sed caro mea, que pependit in cruce pro mundi vita.» S. BERN., Serm. 1 in Ccena Dom.

10-« Habentes ergo Pontificem magnum qui penetravit ccelos, Jesum, Filium Dei, teneamus confessionem. » HEBR., 11 , , 14.

11-« Juravit Dominus, et non pcenitebit eum : tu es sacerdos in œternum. Sermo autem jurisjurandi Filium in œternum per­ manet. » HEBR., vu, 21, 28.

12-« Potestne œstimare quale, vel quantum est hoc Sanctum sanctorum, et sacramentum sacramentorum, amor amorum, dulcedo omnium dulcedinum ?» S. BERN., Serm. 1 in Cœna Dom.

13-« Unde, fratres sancti, vocationis ccelestis participes. considerate apostolum et pontificem confessionis nostre Jesum. » HEBR., III, 1.

14-« 0 prœclara, o veneranda potestas vestra ! Certe non est potestas post Deum sicut potestas vestra, cui nihil in ccelo vel in terra valeat comparari, consecrare videlicet corpus et san­ guinem Domini. » S. BERS., Serm. de Convers. ad clericos, c. 30.

15-« Magna prorsus et admiranda sacerdotum est dignitas : maxima illis est collata potestas, sua, namque prolatione eloquiorum ccelestium, et ad eorum pene libitum corpus Christi de panis substantialiter materia ; descendit de cœlo in carne Verbum, et altaris verissime reperitur in mensam. » S. LAUR. JUST., De Euch.

16-« Sacrificium quod quotidie in Ecclesia offertur, non est aliud sacrificio quod ipse Christus obtulit, sed ejus commemoratio ; unde Augustinus dicit in X. De Civitate Dei, c.20 : Sacerdos ipse Christus offerens ipse et oblatio ; cujus rei sacramentum quotidianum esse voluit Ecclesia sacrificium. » S. THOM., 3 p., q. 22, a . 3, ad 2.

17-« Memoriam fecit mirabilium suorum, misericors et mise­ rator Dominus, escam dedit timentibus se. » Ps. cx, 4.« Ab ortu enim solis usque ad occasum in omni loco sacrifi­ catur, et offertur nomini meo oblatio munda ; quia magnum est nomen meum in gentibus. » MAL., 1, 11.

18-« Quid in Ecclesia sublimius, quid eminentius sacerdotio poterit inveniri, per quod videlicet mysterium dominici corporis et sanguinis probatur offerri ? » S. PETR. DAM., Op. 6, c. 15.

19-« Apud quem non est transmutatio nec vicissitudinis obumbratio. » JAC., 1, 17.

20-« Scientes quod Christus resurgens ex mortuis jam non moritur ; mors illi ultra non dominabitur. Quod enim mortuus est peccato, mortuus est semel. » Rom., vi, 9, 10.

21-« Nonne hœc oportuit pati Christum, et ita intrare in gloriam suam ? » Luc., xxiv, 26.-« Dignus est Agnus, qui occisus est, accipere virtutem et di­ vinitatem, et sapientiam et fortitudinem, et honorem et gloriam, et benedictionem. Sedenti in throno, et Agno : benedictio et honor, et gloria et potestas in sœcula sœculorum. » APOC.,V, 12, 13.« Eum autem qui modico quam angeli minoratus est, videmus Jesum propter passionem mortis, gloria et honore coro­ natum. » HEBR., II, 9.

22 « Gloriosa et amabilis sponsa, in terra sponsum habes in Sacramento, in cœlis habitura es sine velamento : et hic et ibi veritas, sed hic palliata, ibi manifesta. » S. BERN., Serm. in Ccena Dom.

23 « Talem habemus pontificem, qui consedit in dextera sedis magnitudinis in ccelis. » HEBR., VIII, 1.

24 « Continetur enim ipse Christus in Eucharistia, sicut in sacramento. Et ideo, quando ipse Christus in propria specie a discipulis discessurus erat, in sacramentali specie seipsum eis reliquit.» S. THOM., 3 p., q. 73, a . 5.

25-« Credit fides nostra, et Ecclesia catholica, corpus Christi gloriosum veraciter esse sub Sacramento, et vere in habitu glo­ riœ ibi esse. » S. THOM., Op. 58, c. il.

26- « Si quis negaverit in sanctissimœ Eucharistiœ sacramento contineri vere, realiter et substantialiter corpus et sanguinem una cum anima et divinitate Domini nostri Jesu Christi, ac proinde totum Christum : sed dixerit tantummodo esse in eo ut in signo, vel figura, vel virtute ; anathema sit. » CONC. TRID., Sess. 13, Can. 1. .

2-7« Hunc habitum gloriœ Christus corporalibus oculis non 41 ostendit, eo quod illam visionem nobis reservat in patria, et t s r tm cum ada o c s u t en s io g iu l o c pr i os e a r p non speculum in on u gr u it sacramento, ni gm t e nec fidei nosambulemus. »S. THOM., Op. 58, c. 11.

28« Ut aretius cantatis hujus immensitas fidelium cordibus infigeretur, in ultima coena hoc sacramentum instituit, tamquam passionis sua memoriale perenne, figurarum veterum impletivum, miraculorum ab ipso factorum maximum, et de sua contristatis absentia, solatium singulare. » S. Timm., Op. 56.

29-« Ecce venio ut faciam, Deus, voluntatem tuam.» HEBR., X, 9.

30-« Ego te clarificavi super terram : opus consummavi, quod dedisti mihi ut faciam. » JOAN., XVII, 4.

31- « Hic autem eo quod maneat in sternum, sempiternum ha­ bet sacerdotium. Unde et salvare in perpetuum potest accedentes per semetipsum ad Deum, semper vivens ad interpellan­ dum pro nobis. » HEBa., vu, 24, 25.

32-« Si ego glorifico meipsum, gloria mea nihil est. — Sed honorifico Patrem meum. » JOAN., VIII, 54, 49.

33-« Et ideo novi testamenti mediator est : ut, morte inter­cedente, in redemptionem earum prevaricationum, qua' erant sub priori testamento, repromissionem accipiant, qui vocati sunt seternœ hœreditatis. » HERR., IX, 15.

34-« Una enim oblatione, consummavit in sempiternum sancti­ ficatos. Habentes itaque, fratres, fiduciam in introitu sancto­ rum in sanguine Christi, quam initiavit nobis viam novam et viventem per velamen, id est, carnem suam, et sacerdotem magnum super domum Dei : accedamus cum vero corde in ple­nitudine fidei, aspersi corda a conscientia mata, et abluti corpus aqua munda. » HERR., X, 14, 19-22.

35-› « Non enim misit Deus Filium suum in mundum, ut judicet mundum, sed ut salvetur mundus per ipsum. » JOAN., III, 17. - « Ego que placita sont ei, facio semper. » JOAN., vin, 29.

36- « Filius hominis non venit ministrari, sed ministrare, et dare animam suam redemptionem pro muftis. » MAT., XX, 28.

37-« Oportet Filium hominis multa pati, et occidi. » Luc., IX, 22. - « Propterea me diligit Pater, quia ego pono animam meam. » JOAN., X, 17.

38-« Qui autem biberit ex aqua quam ego dabo ei, non sitiet in œternum ; sed aqua quam ego dabo ei fiet in eo fons aquœ salientis in vitam ae ternam. » JOAN., IV, 13, 14.

39- « Ego elegi vos et posui vos ut eatis, et fructum afferatis, et oA fr N u ., v, fructus 4 7 5 s . ter maneat. » JOAN., xv, 16. - « Manete in me. Qui manet in me, et ego in eo, hic fert fructum multum. » JOAN., XV,4-5

40-« Si manseritis in me, et verba mea in vobis manserint, quodcumque volueritis petetis, et fiet vobis. » JOAN., xv, 7.« Sicut dilexit me Pater, et ego dilexi vos. Manete in dilec- tione mea. Si prœcepta mea servaveritis, manebitis in dilectiene mea. » JoAN., xv, 9, 10. Libenter igitur gloriabor in infirmitatibus meis, ut inhabitet in me virtus Christi. Ego auteur libentissime impendam et superimpendar ipse pro animabus vestris. » II COR., XII, 9, 15.

41-« Sic nos existimet homo ut ministros Christi, et dispensa- tores mysterium Dei. » I COR., IV, 1.

42 « Trahe me : post te curremus in odorem unguentorum tuorum. Introduxit me rex in cellaria tua : exultabimus et lœtabirnur in te. » CANT., 1, 3.

43-Sedula meditatio non remanet extra, non hœret in super­ ficie, ulterius pedem figit, interiora penetrat, singula rimatur, attente considet at quod meditatur.» S. BERN., In Scala claustral.

44-« Vani sunt certe mîmes homines, quibus non inest Dei scientia ; nec de his quœ videntur bona, potuerunt invenire eum qui est. » S. Ace., L. 8 Conf., c. 1.

45-Nondum cognoscitis, nec intelligitis ? Adhuc caecatum ha­betis cor vestrum ? Oculos habentes non videtis ? et aures ha­ bentes non auditis ? » MARc., vin, 17, 18.

46-« Tanto tempore vobiscum sum, et non cognovistis me ? »JOAN., XIV, 9.

47« Adhuc et vos sine intellectu estis. » MAT., xv, 16.

48 « Nihil magis est acedioso onerosum, quam Deo intendere, et his qua; spectant ad studium et profectum spiritualem. S. BONAV., L. t de Prof. relig., e. 32. « Desidia, segnities, pigritia, vitia sunt quibus labor fugitur, cum labor ipse, etiam qui est utilis, pcena sit. » S. AUG., L. 22 de Civ. Dei, c. 22.

49-« Veraciter condemnamur, si per torporem ea quœ bona sunt agimus. » S. 'su). HISPAL., L. 3 de summo Bon., c. 19, sent. 4.

50-« Spiritus Sanctus in anima remissa et segni, permanere non sustmet. » S. JOAN. CHRYS., Hom. 32 sup. Ep. ad Hebrœos. 4 „ E x diligentia lectionum nascitur scientia Dei. » S. JOAN. CHRYS., Hom. 42 super Matth

51-« Sœpe opera bona desidia interveniente deficiunt : quia a fervore, quo coepta sunt, frigescente aurore tabescunt.» S. GREG. MAG., L. 9, Moral., c. 17.

52 « Non est beatus qui bonum facit, sed qui incessabiliter fa­ cit. » S. Isis. HISP., L. 1 de Synonym.

53 Hœc meditare, in his esto. » I Tim., w, 15.

54-« Vos autem curam omnem subinferentes, ministrate in fide vestra virtutem, in virtute autem scientiam... Hœc enim si vo­ biscum adsint et superent, non vacuos nec sine fructu vos cons­ tituent in Domini nostri Jesu Christi cognitione. » Il PEUL., I, 5, 8.

55-« Non spiritum hujus mundi accepimus, sed spiritum qui ex Deo est. » I COR., II, 12.

56-« Ipsi de mundo sunt, ideo de mundo loquuntur. Nos ex Deo SIMILIS. » I JOAN., IV, 5, 6.

57-« Nolite conformari huic sœculo. » Rom., xu, 2. 58-« Ut quid claudicatis ambobus inguinibus ? Si Deus eligi­ tur, serviatur illi : si mundus eligitur, ut quid fictum cor quasi Deo accommodatur ?» S. Auc., L. 4 de Symbolo fide, c. 1. 59- « Mundus totus in maligno positus est. » I JOAN., V, 19. 60-« Non sunt de mundo, sicut et ego non sum de mundo. » JOAN., XVII, 14.

58-« Pater sancte, serva eos in nomine Non rogo ut tollas eos de mundo, sed JOAN., XVII, 11, 15. diligere mundum, neque ea quis diligit mundum, non est chtuo, quos dedisti mihi. ut serves eos a malo. »quœ in mundo sunt. Si Patris in eo. » I JOAN.,

59-« Scandalum es mihi : quia non sapis ea quœ Dei sunt, sed ea quæ hominum. » MAT., XVI, 23.

60-« Gravi damno scientia divina minuitur, si cum ramis no­ titia partitur. » S. GREG. MAG., L. 7, Moral., C. 1 4.139

61 « Falleris, fili, falleris, si te putas invenire apud mundi magistros scientiam, quam soli Christi discipuli, id est, mundi contemptores, Dei munere assequuntur. » S. BERN., Sermo 36 super Cant. 61-« Utile est multa scire est recte vivere : quod si utrumque non valemus, melius est ut bene vivendi studium, quam multa sciendi sequamur. » S. Ism. HISP., L. 2 de summo Bono, c. 1,sent. 11.

62 « Sic quœramus Deum tanquam inventuri, et sic inveniamus tanquam quœsituri. » S. Auc., L. 9 de Trinit., c. 1.

63 « Si nolumus frustra Deum quœrere, quœramus veraciter, quœramus frequenter, quœramus perseveranter. »

64- S. BERN., Serin. 2 ad fratr.

65-« Non tepide aut negligenter, seu perfunetorie quœrendus est Deus ; sed corde ardenti, et omnino infatigabiliter quœri decet. » S. BERN., Serm. 78 sup. Cant.

66-« Elegi eum mihi in sacerdotem, ut ascenderet ad altare meum. Suscitabo mihi sacerdotem fidelem, qui juxta cor meum et animam meam faciet, et ambulabit coram Christo meo cunc­ tis diebus. » 1 REG., n, 28, 35.

67-« Talem habemus pontificem, qui consedit in dextera sedis magnitudinis in ccelis. Vide, omnia facito secundum exemplar, quod tibi ostensum est in monte. » HERR., VIII, 1, 5.

68-Cui Deus portio est, nihil debet curare nisi Deum, ne alterius impediatur necessitatis munere. » S. Asa., De fuga se- cul., c. 2.

69-« Sic nos existimet homo ut ministros Christi, et dispensatores mysteriorum Dei. Hic jam quœritur inter dispensatores, ut fidelis quis inveniatur. » 1 COR., 1V, 1, 2.

70-« Omnis qui diligit, ex Deo natus est, et cognoscit Deum. Qui non diligit, non novit Deum, quoniam Deus chantas est. » I JOAN., tv, 7, 8. « Qui vult habere notitiam Dei, amet. » S. Aue., In Manuali,C. 20.

71- Illi Deum diligunt, qui non aliud quam unde nomen Dei glorificetur, exercent. » S. AUG., De Vita Christiana, c. 9.

72-« Quanto flagrantius diligimus Deum, tanto certius sere­niusque videmus. » S. AUG., L. 8, de Trin., c. 9.

73-« Constat sine Spiritu sancto Christum nos diligere non posse, et id nos posse atque agere tanto minus, quanto ilium percipimus minus : tanto autem amplius, quanto ilium perci­ pimus amplius. » S. Auo., Tract. 74 sup. Joannem.

74-« Ama, et traheris. » S. AuG., in Conf.

75-« Nihil est in rebus humanis quod possit replere creaturam factam ad imaginem Dei, nisi charitas Deus, qui solus major est illa. » S. BERN., Serm. in Cant.

76-« Nihil aliud expectat, nihil aliud quœrit Deus, nisi in sedulo et cum desiderio requiratur. » S. BERN., Serm. 2 de S. Andrea.

77-« Ars artium, ars amoris. » S. BERN., De natura ac dignitate divini amoris.

78-« Et nos vidimus, et testificamur quoniam Pater m

isit Flium suum Salvatorem mundi. Quisquis confessus fuerit quo­ niam Jesus est Filius Dei, Deus in eo manet, et ipse in Deo. » 79- JOAN., IV, 14, 15. I

80- « Superabundavit autem gratia Domini nostri cum fide et dilectione, qua; est in Christo Jesu. » I Tisi., 1, 14.

81-« Quoniam Deus, qui dixit de tenebris lucem splendescere, ipse illuxit in cordibus nostris, ad illuminationem scientiœ cla­ ritatis Dei, in facie Christi Jesu. » H CoR., Iv, 6.

82- JOAN., xv, 15.

83-« Qui diligit me, diligetur a Patre meo ; et ego diligam eum, et manifestabo ei meipsum. » JOAN., xIV, 21.« Manete in dilectione mea. » JOAN., xv, 9

 

Le Resto de mon fils

François Christiaenssens

En Estrie Québec Canada
20 Principal est
  Magog Qc. J1X 2Y3

Pour réservez appelez au

Télé: 1-819-843-0020   
Fax.: 819-843-5212


http://www.legendemagog.com...

...Courriel:        lalegende2@bellnet.ca

Représentant autorisé   au Canada  Sifaspa   de mon Fils

Marcel Christiaenssens

1- 819-345-0122 
 

metalomax@gmail.com ou
  sifaqc@nb.sympatico.ca

Système modulaire, multifonctionnel, commercial, institutionnel, restauration, bar, et plus.  Présentement le site est en anglais et italien  mais bientôt en français.

Au canada    http://www.sifaspa.com/
En Italie ( Siege Social et Commercial)  http: www.sifaspa.it