Jésus n'a institué le Sacerdoce que pour avoir des représentants qui continuent sa mission sur la terre. Or, Jésus est venu nous manifester son divin Père et se faire le principe de toutes les vérités que l'homme doit connaître et la source de tous les moyens propres à acquérir la vie éternelle.
A son tour, le Prêtre a le même rôle à remplir auprès de Jésus : il doit Le révéler et Le donner aux âmes dans toute la splendeur de ses perfections adorables et les efficacités divines de son amour miséricordieux. D'où, pour lui, l'obligation rigoureuse d'acquérir la science de son Maître : obligation qui prime toutes les autres, — obligation qui s'étend à toute la vie, — obligation qui prend l'âme dans l'exercice de toutes ses facultés.
Le Prêtre ne s'appliquera à acquérir la science de Jésus, que s'il en comprend bien l'importance. Telle est la première vérité dont il doit se convaincre et être prêt à défendre contre tous les prétextes et toutes les objections. Qu'il y consacre sa vie, et il y trouvera des joies indicibles. I1 se sentira dans l'atmosphère qui lui convient et dans la grâce de sa vocation.
II ne voudra rien céder du temps consacré à cette science suréminente ; et il se croira assez savant s'il a une connaissance parfaite de Jésus. I1 y apportera toutes les ardeurs de son coeur, car on ne peut connaître Jésus sans L'aimer, ni L'aimer sans vouloir Le connaître toujours plus.
PREMIÈRE MÉDITATION
Importance de cette science
1. — Science première et souveraine.
Toute science tire sa valeur de l'importance et de l'excellence de son objet.
S'il était reconnu qu'une science n'ait qu'un objet imaginaire et sans aucune réalité, elle ne mériterait pas le nom de science et ne serait nullement appréciée-1
Si, au contraire, elle consistait dans la con naissance de la plus haute perfection, — de tout ce qu'il y a de plus grand et de plus élevé, — de l'essence même des êtres et de l'Etre suprême qui est la raison, la cause et la fin de toutes choses : elle serait regardée, à bon droit, comme la science par excellence.
C'est ainsi que les distances se mesurent entre les diverses sciences, — et que toutes les sciences humaines sont subordonnées à la science divine 2 .
La science sacrée elle-même comporte des degrés, selon qu'elle se rapporte plus ou moins immédiatement à la Divinité.
Plus une science se rapproche de Dieu, et plus elle acquiert de valeur.
Plus une connaissance pénètre profondément dans l'essence divine, et plus elle grandit en excellence et en dignité 3
Ce qui revient à dire que la première de toutes les sciences, la science souveraine, c'est la science qui est celle du Prêtre, — la science pour laquelle il a été fait Prêtre, — la science qu'il est tenu d'accroître sans cesse, — la science dont il doit se faire comme un réservoir, afin de la communiquer aux autres 4 .
Pour acquérir cette science divine, le Prêtre a le devoir de l'étudier en Jésus son Maître. Tout ce qu'il a reçu, il l'a reçu de Lui 5 . Tout ce qu'il enseigne, il en a puisé la connaissance en Lui 6 . — Tout ce qu'il a appris des mystères du temps et de l'éternité, lui a été révélé par Lui 7
Tout ce qui fait la vertu des âmes sur la terre et la perfection des saints dans le ciel, provient de Jésus 8.
Jésus est le Verbe divin par qui tout a été fait 9 — Jésus est l'Envoyé du Père venu pour nous manifester la Divinité 10. - Jésus est le Sauveur du monde, par lequel nous avons tous été rachetés 11. - Jésus est la récompense éternelle des élus dans la Béatitude 12.
Connaître Jésus, c'est donc connaître tout ce que nous devons savoir de la Trinité sainte, de la mission rédemptrice du Verbe incarné et de sa glorification éternelle.
Connaître Jésus, c'est connaître notre origine et notre éternelle destinée ; — c'est savoir qu'Il est tout et qu'il n'y a ni vérité, ni vrai bonheur, ni perfection, ni vie en dehors de Lui 13
Comment, dès lors, une telle science ne serait-elle pas la première en importance et en excellence ?
Que pourrait-on apprendre qui ne reposerait pas sur cette vérité essentielle, l'unique et éternelle vérité qui est le principe de toutes les connaissances créées ?
Du sein de l'adorable Trinité il faut descendre jusqu'à Jésus, le Verbe incarné, pour en connaître l'ineffable mystère 14. — De toutes les vérités divines et humaines qui font l'objet de notre foi et l'ensemble de nos connaissances, il faut remonter jusqu'à Jésus pour les voir dans la vraie lumière 15 et pour apprendre de Lui, dont les paroles sont esprit et vie 16 , à en avoir une intelligence exacte.
La grande parole de l'Apôtre, « Omnia et in omnibus Christus 17 », se réalise pleinement ici. Tout vient de Lui et tout aboutit à Lui.
Le comprendre et en vivre, c'est la véritable sagesse 18
L'ignorer ou le méconnaître, c'est le plus grand des malheurs 19
Le devoir essentiel du Prêtre, c'est d'acquérir cette science incomparable et de lui donner en toute circonstance la prépondérance 20
Il est facile de constater si l'on donne bien à Jésus la première place dans ses études, ses réflexions, ses désirs de connaissances, ses efforts pour acquérir la science ou pour la développer.
Une science sacerdotale qui ne graviterait pas autour de Jésus comme vers son centre nécessaire, serait une science qui manquerait d'assises et d'orientation 21
Sur ce point, il ne devrait pas y avoir de divergences de vues. Tous les Prêtres sont Prêtres par Jésus et pour Jésus. Le premier et le plus doux de leurs devoirs, est d'étudier Jésus pour Le connaître et, en Le connaissant, se connaître soi-même 22.
2. — Science unique, renfermant toutes les autres et les remplaçant au besoin.
Ce n'est pas trop dire, lorsque l'on considère que Jésus est le principe de toutes choses 23 , que tous les êtres tirent leur origine de Lui 24 , et qu'il n'y a rien de vrai et de beau, de grand et de saint, de nécessaire et de durable en dehors de Lui 25 .
Si l'on étudie d'autres sciences, elles doivent toutes être subordonnées à la science essentielle et primordiale, qui est la science de Jésus 26 .
S'il est des sciences qui peuvent paraître indifférentes, parce qu'elles sont d'un domaine purement humain, il n'en faut point admettre qui soient contraires ou en désaccord avec la doctrine révélée ou les principes de la morale chrétienne. 27
C'est dire qu'au-dessus de tout il y a les enseignements de Jésus, les vérités qu'Il a apprises au monde, ses paroles qui ne passent pas, sa doctrine divine qui demeure et donne la vie.
Pour suivre ses enseignements, il faut L'écouter; — pour connaître sa doctrine, il faut L'étudier; — pour se convaincre de ses vérités, il faut Le contempler ; — pour en vivre, il faut pénétrer jusque dans son Coeur et en faire le lieu de son repos-28
Alors, la lumière de la vérité est vue dans son foyer, — la vie est puisée à sa source, — la science type contient le principe de toutes les connaissances divines et humaines 29 .
Toutes les autres sciences peuvent disparaître, la science de Jésus demeurera éternellement 30 . — Elle est nécessaire et n'emprunte à aucune autre sa valeur et sa perfection. Elle est à elle-même sa nécessité et sa raison d'être.
Posséder cette science souveraine, c'est donc posséder déjà en principe les autres sciences, qui toutes tirent de celle-là leur valeur 31 .
Au moment de la mort, tout ce qui n'est pas Jésus disparaît. Il suffit alors de croire en Jésus, de L'aimer, de Le reconnaître comme son Sauveur et de s'abandonner à sa miséricorde. Cette science de foi, d'amour et de confiance en Jésus est la science qui remplace toutes les autres.
L'entrée dans la vie éternelle ne requiert pas davantage d'autre connaissance, puisque « la vie éternelle, nous dit Jésus, consiste à connaître le seul vrai Dieu et Celui qu'il a envoyé, notre Seigneur Jésus-Christ 32 ».
Et ce qui fait la félicité des Bienheureux, ne ferait pas notre bonheur ? — Ce qui est l'objet de leurs éternelles contemplations, ne nous suffirait pas sur la terre ? — La science du ciel ne nous ravirait pas au point de nous satisfaire dans l'exil ? 33
Qui donc plus que le Prêtre est capable de comprendre ces choses ?
Qui donc, plus que lui, doit en faire la règle de sa vie?
C'est à la lumière de la science de son Maître qu'il doit vivre et accomplir sa mission.
C'est dans la passion de l'étude approfondie de Jésus qu'il doit mettre tout son bonheur.
C'est dans la sublimité de ses contemplations de Jésus qu'il doit trouver le secret de L'aimer sans mesure et de se contenter de Lui-34
Un Prêtre savant dans la science de Jésus, est un Prêtre selon le coeur de Dieu.
Un Prêtre qui concentre sa vie sur Jésus pour en avoir toujours une plus grande connaissance et en faire sa science unique, est un Prêtre qui a compris son Sacerdoce et qui vit dans la lumière de la vérité.
DEUXIÈME MÉDITATION
Importance de cette science (suite)
3. — Science constante et habituelle, au prix de tous les efforts.
La connaissance de Jésus est une connaissance qui s'acquiert graduellement, comme toutes les connaissances humaines 35.
Elle réclame de l'assiduité et de la constance 36 , non seulement parce que notre esprit ne peut saisir la vérité que par la réflexion et le raison nement, — mais encore et surtout parce que l'objet de cette science suréminente est ce qu'il y a de plus élevé au ciel et sur la terre.
S'il est déjà si difficile d'acquérir une science humaine quelconque et s'il est parfois si nécessaire d'y employer un temps considérable pour la posséder pleinement 37 ; — que dire de la science de Jésus, qui est la science des sciences et que l'éternité même ne suffira pas à nous en donner une connaissance parfaite !
Que dire de cette connaissance humano-divine qui plonge ses racines au sein de la Trinité sainte et qu'enveloppent ici-bas tant de mystères ! 38
Comment comprendre l'infini des attributs divins en Jésus et la grandeur de ses perfections humaines, sans étudier attentivement et réfléchir longuement sur de telles sublimités ! 39
Si l'on comprenait le don que Dieu a fait aux hommes en leur donnant Jésus 40 , on ne voudrait plus connaître d'autre beauté, ni posséder d'autre science, ni consacrer sa vie à l'étude d'autres connaissances 41
Malheureusement les nécessités de la vie sont là, la diversité des situations crée des obligations particulières en rapport avec les responsabilités ; et le temps employé directement à l'étude de la science de Jésus est relativement limité pour un bon nombre.
Mais il n'en est pas ainsi pour le Prêtre. Il est débarrassé dans une large mesure des sollicitudes du siècle. Par vocation et par ministère, il s'occupe des choses éternelles 42.
Il parle de Jésus et s'applique à Le faire connaître. — Il aime son divin Maître et s'efforce de Le faire aimer. — Il sait que le bonheur du ciel consiste dans la vision amoureuse et la connaissance parfaite de Jésus 43 , que le Père nous a envoyé comme Sauveur et qui demeurera la louange éternelle des Bienheureux ; et il en révèle les souveraines beautés, les amabilités divines et les perfections infinies 44 .
C'est là le devoir et le travail de toute sa vie. 11 ne doit cesser ni d'enseigner, ni de défendre la vérité, ni de manifester Jésus, ni de Lui gagner les coeurs 45 .
Pour accomplir un aussi sublime ministère, le Prêtre doit se tenir en contact habituel avec Jésus.
Pour donner Jésus de la sorte, il doit Le posséder lui-même.
Pour Le révéler dans toute sa vérité, il doit persister dans une étude approfondie de son Maître.
Ce n'est pas par intermittence que le Prêtre doit recourir à Jésus pour en acquérir la con naissance, mais c'est d'une manière habituelle et continuel. 46
Il n'y a pas pour lui de temps mieux employé que celui consacré à l'étude de Jésus.
II ne doit pas trouver un bonheur plus enviable que celui de pénétrer ainsi dans l'intimité de Jésus, pour en connaître les pensées, les sentiments, les divins vouloirs 47-
Sa mission est de donner Jésus aux âmes, mais un Jésus complet, — un Jésus dont il connaisse les mystères et les perfections, — un Jésus dont l'amour est l'essence et la miséricorde la raison de sa venue et de sa mission sur cette terre 48 .
Si, pour acquérir plus complètement une science aussi divine, il y a des efforts à faire, des sacrifices à s'imposer, des peines à supporter, le Prêtre doit s'en glorifier et en être heureux. Il ne mettra jamais au service d'une cause plus sainte et plus élevée les dons de son intelligence et les énergies de sa volonté.
Qu'il vive et qu'il meure dans l'accomplissement de ce devoir sacré, et il sera couronné 49-. -
4. — Science préférée et aimée.
Bien des connaissances sollicitent l'intelligence à la recherche de la science. Bien des doctrines, — souvent opposées les unes aux autres, — se présentent à l'esprit inquiet et indécis. Chacun consulte ses dons et ses aptitudes, — et parfois aussi hélas ! ses passions, — pour s'orienter vers une science déterminée.
Pour faire un choix judicieux, il y a lieu de tenir compte toujours des données de la foi et de s'inspirer avant tout de pensées surnaturelles. Rien, et dans aucune circonstance, ne peut être entrepris au préjudice des intérêts sacrés de son âme.
Il est cependant des états de vie qui aident puissamment à s'orienter sûrement dans la recherche et l'acquisition de la science. Tel l'état sacerdotal, qui de sa nature exclut les sciences opposées à sa dignité et à sa perfection, et se prévaut d'une science propre et purement surnaturelle 50 .
Le domaine de la science ecclésiastique est considérablement étendu. Il y a tant à apprendre et à enseigner dans les mystères, dans les sacrements, dans les préceptes et les conseils, dans les traités dogmatiques et moraux, dans la spiritualité, etc., etc.
Le Prêtre y emploie sa vie ; c'est son devoir, sa perfection.
Pour y réussir, il est obligé de recourir à Jésus, en qui réside la plénitude de la lumière, de la vérité et de la vie 51 .
Dans la mesure où il est rempli de la doctrine de son Maître, il accomplit un ministère durable et fécond.
Plus un Prêtre est intérieur, et plus son action est profonde et fructueuse.
Plus un Prêtre est savant dans la science de Jésus, et plus il exerce de l'influence sur les âmes.
Plus un Prêtre est identifié à Jésus, et plus il rayonne sa sainteté et son amour.
C'est pourquoi le Prêtre ne doit avoir rien tant à coeur que de connaître davantage Jésus, afin de Le mieux aimer ; et de L'aimer plus ardemment, afin de devenir passionné de la science de son Maître 52 .
Qu'il ne se contente point de connaître et de discourir des choses de la religion et de tout ce qui touche à l'ordre surnaturel. Il doit le faire, mais en vivifiant toute cette doctrine de la connaissance supérieure de la Personne adorable de Jésus 53 .
C'est Jésus Lui-même qu'il doit étudier avant tout. — C'est la science qu'il doit préférer à toutes les autres et qui doit faire la grande préoccupation de sa vie.
S'il connaît parfaitement son Maître, il aural'intelligence de sa doctrine et il accomplira fidèlement la mission qu'il en a reçue.
S'il comprend que Jésus est tout au ciel et sur la terre, il voudra fixer en Lui son esprit et y attacher son cœur.
Il n'attendra pas l'éternité pour pénétrer dans ce Saint des saints ; mais il épuisera sa vie à Le contempler, — à scruter les profondeurs de sa sainteté infinie, — à s'embraser d'amour à son contact, — à faire de sa vie divine la vie de son âme, — et à admirer dans un coeur à coeur divin les sublimités ineffables de ce Prêtre éternel qui l'a associé si miséricordieusement à son Sacerdoce 54 .
La science de Jésus doit donc tenir la première place dans toute vie sacerdotale. Elle doit être la science désirée, la science recherchée, la science préférée, la science divinement aimée.
Pour comprendre son propre Sacerdoce, le Prêtre doit l'étudier en Jésus. Pour avoir l'intelligence de sa mission, il doit connaître celle que Jésus a reçue de son Père, dont la sienne n'est qu'un prolongement 55
Pour parler aux âmes le langage du ciel, il lui faut écouter Jésus et avoir l'intelligence de ses paroles 56-.
Pour les instruire de leur destinée éternelle, il n'a qu'à se faire l'écho fidèle de la doctrine de son Maître 57 .
Pour vivre lui - même de la vie de Jésus et en faire vivre les âmes, il doit avoir à coeur de se nourrir des révélations divines que Jésus se plaît à communiquer à ses Prêtres dans le secret de l'intimité 58 .
Jésus connu, Jésus aimé ! Voilà la passion divine du Prêtre ! Voilà sa vraie science et sa sainteté sur la terre ! Voilà sa gloire dans l'éternité !
EXAMEN
Il n'y a qu'un Prêtre, et c'est Jésus. Il n'y a qu'un Sacerdoce, et c'est celui de Jésus. Il n'y a qu'une mission sacerdotale, et c'est celle de Jésus. Il n'y a qu'une glorification divine et qu'une rédemption du genre humain, fruit d'un Sacerdoce divin, et c'est celles opérées par la puissance sacrificatrice de Jésus le Souverain Prêtre. — Voilà les vérités sublimes qui s'offrent à l'admiration et à la contemplation de tous les Prêtres. M'y suis-je souvent arrêté ? En ai-je fait fréquemment le sujet de mes études et de mes méditations ?
La science de Jésus a-t-elle été ma science préférée ? — Lui ai-je donné le pas sur toutes les autres sciences ? — Me suis-je préoccupé de l'ac quérir et de l'accroître ? — Ai-je écarté tout ce qui pouvait y mettre obstacle, soit dans nia conduite personnelle, soit dans mes occupations, nies relations, et même mes œuvres ?
Le Prêtre peut être ignorant de bien des connaissances, il ne peut l'être de la connaissance de Jésus. S'il ne connaît point son Maître, il n'est point porté à L'aimer, et s'il ne L'aime pas, comment se complaira-t-il à en parler et à Lui conduire les âmes ? — Cette pensée est de nature à faire frémir le Prêtre infidèle qui néglige d'acquérir une science toujours plus grande de Jésus. — Suis-je bien persuadé que l'acquisition de la connaissance de Jésus est le plus essentiel devoir du Prêtre ?
Si oui, je dois y employer ma vie, et trouver ma perfection comme mon bonheur à me consacrer tout entier à cette science des sciences, qui est par excellence la science du Prêtre.
PRIÈRE
O JÉSUS, éternelle et immuable vérité, je Vous adore.
0 Jésus, Vous que les anges et les élus contemplent au milieu d'ineffables délices, j'unis mes contemplations aux leurs, et je veux faire de vos perfections divines le sujet de mes joies les plus pures dans l'exil.
En me faisant votre Prêtre, Vous m'avez imposé le doux devoir de Vous connaître et de Vous aimer. Que mon bonheur est grand et que j'aspire avec ardeur à Vous connaître comme je Vous aime et à Vous aimer autant que je désire Vous connaître.
Prenez la première place dans ma vie, je Vous la donne. Bien plus, soyez mon unique centre de vie : c'est en Vous que je veux vivre et mourir.
Ainsi soit-il.
Pratique. — le préoccuper d'acquérir de Jésus une con naissance toujours plus grande, et y trouver mon bonheur.
Oraison jaculatoire. O îblarie, daignez me révéler Jésus, votre divin Fils, et me ravir à son unique amour.