A l'exemple de Jésus, le Prêtre est l'homme de la vérité et il doit lui rendre témoignage. Jésus lui a confié sa doctrine divine et il en a fait le héraut dans le monde.
Sous peine d'être infidèle à sa vocation, le Prêtre doit nourrir son esprit et son coeur de la science des vérités éternelles. II sera toujours assez savant, s'il possède la science pour laquelle il a été fait Prêtre.
C'est d'ailleurs à cette seule condition qu'il peut combattre utilement l'erreur et remplir sa mission divine auprès des âmes. Avant de prêcher la vérité, il doit la connaître. Pour la défendre victorieusement, il lui faut en être profondément convaincu. Pour l'inoculer aux âmes, il doit commencer par en vivre lui-même et en faire la grande préoccupation de sa vie.
Le Prêtre ne rayonnera la lumière de la vé rité, que s'il va la puiser à sa source : en Jésus. C'est Jésus qui l'a fait son Prêtre ; c'est Jésus qui lui a donné sa mission ; c'est Jésus qui lui a promis son assistance ; c'est Jésus qui influe sans cesse dans son âme sacerdotale pour y conserver, avec les principes des vérités éternelles, la puissance et la fécondité divines de ses enseignements.
Que le Prêtre soit attentif à suivre les ins tructions de son Maître, qu'il revienne constamment et avec amour à Celui qui seul possède la vérité par essence, -- et il sera éclairé et sûrement dirigé.
Pour donner Jésus, il faut Le posséder. Pour Le prêcher, il faut Le connaître tel qu'Il est. Pour Le révéler la source de toute vérité, il faut y puiser soi-même et en être vivifié.
PREMIÈRE MÉDITATION
Jésus, principe unique et vivificateur du Prêtre
1. — Le Prêtre, par le fait de son Sacerdoce, a besoin de gràces spéciales.
Toute oeuvre surnaturelle réclame une assis tance de la grâce divine-1
Le « sine me nihil potestis facere » se dresse devant les intelligences les mieux douées, comme en face des âmes animées des meilleures intentions et de la plus généreuse bonne volonté 2 .
Plus l'oeuvre à accomplir est grande, plus les secours spirituels doivent lui être proportionnés.
Lorsqu'il s'agit d'une mission qui regarde à la fois directement la gloire de Dieu et le salut des âmes, la grâce requise pour la remplir dépasse les grâces ordinaires mises à la disposition des fidèles et devient une grâce véritablement exceptionnelle 3
Telle est la grâce du Prêtre!
2 — Aucune cause humaine et naturelle ne peut lui octroyer cette grâce.
Ni le monde, qui ne comprend rien aux choses surnaturelles et ne s'en soucie pas 4 .
Ni les créatures, — lesquelles ont toutes besoin Pour elles-mêmes des grâces qu'elles sollicitent et qu'elles attendent humblement comme une faveu qui ne leur est aucunement due en justice 5 .
Ni le Prêtre lui-même, — qui n'est Prêtre que par un choix divin auquel il est personnellement étranger, — qui n'a reçu l'onction sacerdotale que par l'effet d'une munificence divine, — et qui n'exerce son action sur les âmes que par l'influence d'une grâce supérieure qui agit constamment sur son Sacerdoce 6 .
3— Le Prêtre doit remonter jusqu'à la source de son Sacerdoce, pour y puiser les grâces qui lui sont nécessaires.
Il vient d'en haut et il doit se diriger sans cesse vers les hauteurs 7
Quand il traite avec ses semblables comme homme, il trouve dans sa nature humaine les mêmes moyens et les mêmes secours qu'ont tous les autres.
Mais quand il agit comme Prêtre, il ne res semble plus au reste des hommes ; — ses moyens d'action sont d'un ordre supérieur ; — il puise ses inspirations plus haut que la terre ; — il est mû par une force surhumaine qui le rend tout- puissant ; — il est tenu de se maintenir étroitement lié à son divin principe pour produire des effets divins 8
Si le Prêtre perdait de vue cette obligation sacrée, s'il cessait de recourir à la source de son Sacerdoce pour accomplir fructueusement son ministère, il serait en contradiction avec son propre caractère, — il se diminuerait à ses propres yeux, — et il se priverait fatalement des secours essentiels dont il a besoin 9
Les grâces du Sacerdoce sont immenses et pour ainsi dire infinies; elles sont à la disposition du Prêtre, mais encore faut-il qu'il veuille en servir et qu'il reconnaisse qu'elles lui sont indispensables.
4. — Le Prêtre ne peut être réellement Prêtre qu'à la condition de tout puiser en Jésus.
C'est à Jésus qu'il doit revenir sans cesse, comme à Celui dont il dépend et en qui seul il peut trouver de quoi alimenter son Sacerdoce-10
Il doit y revenir, non seulement par l'effet d'un raisonnement logique de son devoir, mais encore par un besoin du coeur -11
Tout en lui doit l'orienter vers Jésus : — comme à la source de lumière dont il a besoin pour se guider lui-même et pour éclairer les autres -12 ; — comme au foyer de chaleur divine destiné à le réchauffer et, par lui, à embraser les coeurs ; — comme au principe vital, seul capable de le faire vivre et de communiquer la vie aux âmes -13 .
Le Prêtre n'a de raison d'être que pour Jésus il doit donc se tenir constamment en contact avec Lui,
— recevoir ses ordres, — les accomplir fidèlement, — et ne rien faire qui ne soit pour la gloire de son Maître-14.
Pour demeurer fidèle à sa mission et la rendre féconde, le Prêtre doit vivre en Jésus, — se mouvoir en Lui, — adhérer à Lui, — vivre de sa vie, — ne faire qu'un avec Lui-15
Il n'y a pas pour lui d'autre principe vivificateur.
Si Jésus, le Souverain Prêtre, cessait d'agir dans l'âme sacerdotale, l'action du Prêtre serait aussitôt réduite à une action purement humaine qui ne communiquerait ni la grâce ni la vie-16.
Si, de son côté, le Prêtre négligeait d'affermir et de développer en lui la vie d'intimité avec Jésus, il amoindrirait l'influence de son action sacerdotale dans la mesure où il s'écarterait de son centre de vie -17
De quelle importance capitale est, dès lors, pour le Prêtre, de vivre d'esprit surnaturel, — de s'appliquer à faire fructifier les grâces de son Sacerdoce, — de se pénétrer de cette vérité es sentielle : qu'il appartient à Jésus, qu'il ne doit vivre que pour Jésus, et qu'en Jésus seul il trouvera sa perfection, son bonheur et sa vie ! -18
« Certe melius est mihi non esse, quam sine Jesu esse; melius est non vivere, quam vivere sine vita. » S. AUG., In Medit., c. 30.
DEUXIÈME MÉDITATION
Nécessité de la science de la vérité pour le Prêtre
1. — Le Prêtre est l'homme des vérités éternelles.
C'est sa science propre. Les choses de la terre ne l'intéressent pas. Il n'a pas à s'en préoccuper, ni pour lui ni pour les autres.
Le temps qu'il leur consacrerait, dans des vues humaines et terrestres, serait dérobé à l'emploi qu'il doit faire de sa vie au service de Celui qui l'a consacré son Prêtre -19
Tout ce qui passe n'a qu'une valeur relative et éphémère ; — le Prêtre étant fait pour les choses éternelles, ne s'occupe que de ce qui demeure.
Ses pensées se portent vers l'au-delà, — ses aspirations montent vers le ciel, — ses désirs se concentrent en la possession amoureuse du Dieu pour qui seul il existe -20 .
Sa foi le fait vivre de vérité. Dans le tourbillon des agitations humaines, il demeure calme et paisible, car il possède les paroles de la vie éternelle.
Il sait d'où il vient et où il va. Son Maître lui a montré la voie et il la suit sans crainte et sans défaillance.
Sa doctrine ne varie pas et, en dépit de toutes les nouveautés, il reste le héraut des vérités éternelles.
Si le Prêtre cessait d'apparaître autour de lui l'homme de la vérité, ou si, par sa conduite, il portait atteinte à la pureté des doctrines qu'il enseigne, il deviendrait pour les âmes une pierre d'achoppement et une cause de perdition.
On veut voir dans la vie privée et publique du Prêtre la vérité de ce qu'il enseigne -21
On tient à conserver du Prêtre l'opinion élevée qu'on s'en est faite. Tant qu'il apparaît l'homme de Dieu, on croit à sa parole ; — dès qu'il se montre naturel et terrestre, on perd confiance en lui.
Le Prêtre ne sera jamais trop soucieux de conserver à son caractère cette note distinctive de sa mission divine : d'être en tout et partout l'homme des vérités éternelles
2. — Le Prêtre a le devoir d'enseigner la vérité.
Le précepte de Jésus est formel : « Allez, enseignez toutes les nations 22 ».
Ce que le Prêtre enseigne, c'est ce qu'il a appris de son Maître 23 . Or, Jésus est la vérité. Il est venu pour rendre témoignage à la vérité 24 . Il a donné à ses Prêtres tout un code de vérités, dont Il leur a confié le dépôt et qu'ils doivent enseigner aux hommes.
Cette prédication de la vérité est tellement nécessaire qu'elle devient une question de salut éternel pour les âmes. Celui qui croit est sauvé : celui qui ne croit pas est condamné 25 .
Si l'enseignement du Prêtre faisait défaut, l'ignorance s'en suivrait fatalement ; personne autre que lui n'étant qualifié par état pour posséder la science de la vérité et pour l'enseigner aux autres.
Le Prêtre, à la suite de Jésus, est la lumière du monde. Il est placé sur le chandelier, pour que tout le monde le voie. Il éclaire, mais à la condition d'être un rayon lumineux qui puise son éclat au centre de la lumière : Jésus -26
Il ne doit refléter que la lumière de Celui qui éclaire tout homme venant en ce monde 27 et qui, par le ministère du Prêtre, continue d'éclairer les intelligences et de diriger les âmes dans les voies de la sagesse et de la vérité 28.
Le Prêtre a encore été déclaré par Jésus Lui-même le sel de la terre 29. C 'est dire que par le seul fait de son Sacerdoce, il est devenu une véritable source de vérités pour les âmes.
C'est à lui qu'il appartient de conserver intacte la vérité dans le monde ; et, par là même, de corriger les erreurs, de rectifier les intelligences, de ramener les volontés égarées, de fournir les moyens de rentrer dans le devoir après s'en être écarté, et en toutes circonstances de faire resplendir, aux yeux de tous, les splendeurs de la foi et l'éclat des vérités éternelles -30 .
S'il ne le faisait pas, il serait un sel affadi condamné à être foulé aux pieds. — S'il vacillait dans sa doctrine, il lui manquerait la force de conviction nécessaire pour entraîner les intelligences à sa suite. — S'il ne se souciait que mollement de défendre la vérité et de maintenir la foi chez lui et chez les autres, il deviendrait un sujet de doute et de tentations pour les âmes et s'attirerait un jugement sévère de la part du divin Maître qui a mis sa confiance en lui 31
Le Prêtre, au contraire, qui possède la science de son Maître et qui a le zèle de l'enseigner aux autres, est un Prêtre fidèle à sa vocation. Qu'il devienne de plus en plus savant dans cette science suréminente, et il opérera des merveilles dans les âmes.
3. — Le Prêtre doit enseigner la vérité pour détruire l'erreur et établir le règne de Dieu sur la terre.
De tout temps l'erreur a côtoyé la vérité. C'est la guerre ouverte par le péché entre le bien et le mal, entre le vrai et le faux, entre le ciel et l'enfer.
La vérité ne peut triompher que sur les ruines du mensonge. C'est pourquoi le Prêtre, qui a la garde de la vérité, est l'ennemi juré de l'erreur. Pour la défendre, il doit lutter sans relâche ; — pour la faire pénétrer dans les consciences, il doit mettre en oeuvre tous les efforts de son zèle 32
Le Prêtre zélé est sans cesse à l'affût des fausses doctrines qui hélas ! circulent dans le monde et se multiplient sans cesse. Inébranlable sur le roc des vérités éternelles, dont il est officiellement le défenseur, il fait face aux assauts de l'ennemi ou il attaque lui-même de front les erreurs, les mensonges et les préjugés 33
C'est son divin Maître qu'il défend, en s'efforçant de conserver la pureté de sa doctrine. Cela lui donne du courage et de l'entrain.
Jésus ne peut établir son règne sur la terre que si sa doctrine est acceptée, ses enseignements écoutés, sa vérité reconnue.
Le Prêtre est le conquérant des âmes qui font partie du royaume de Jésus. — La force de ses enseignements est dans l'évidence des vérités qu'il prêche. — C'est quelque chose de Jésus qu'il donne chaque fois qu'il révèle une vérité 34. — C'est une victoire qu'il offre à Jésus chaque fois qu'il Lui conduit une âme qu'il a éclairée et amenée à la vérité 35.
4. — Obligation pour le Prêtre de connaître la vérité.
Les obligations sont proportionnées à l'importance des missions à accomplir.
Il n'y a pas sur cette terre une mission plus élevée que celle du Prêtre. Il n'y a pas non plus d'obligations plus sacrées que celles qui lui incombent.
Le Prêtre est le représentant et le continua teur de Jésus dans le monde. Il suit son divin Maître, et il marche dans la lumière des vérités que Jésus nous a révélées-36
Il avance dans la voie que lui a tracée son Sacerdoce, les yeux fixés sur Jésus, attentif à ses paroles, ardent pour en connaître bien le sens, zélé pour se pénétrer de leur esprit et de la puis sance de vérité qu'elles contiennent -37
Il ne se laisse point distraire par la frivolité des sciences humaines, et il met son bonheur à acquérir la science essentielle de son Sacerdoce, sans laquelle il pourrait passer pour un homme intelligent et même un savant, niais ne deviendrait jamais un vrai Prêtre.
Pour communiquer aux autres la science divine, il doit la connaître parfaitement. Il ne sera jamais trop expert dans les choses du ciel. Aussi son temps et ses études doivent-ils être consacrés avant tout à l'accomplissement de ce premier devoir de sa vocation sacerdotale.
5. — Obligation pour le Prêtre de nourrir son esprit de vérité.
Cette étude de la vérité chez le Prêtre ne peut être de surface ; elle doit être sérieuse et approfondie.
Elle ne peut être davantage passagère ; elle doit être soutenue et assidue.
Elle doit devenir pour son esprit la source et la directive de toutes les autres sciences. C'est celle-là qu'il doit consulter sans cesse, — à laquelle il doit tout ramener, — et d'où il doit tout faire découler -38
Tout ce qui n'est pas en harmonie avec la doctrine de son Maître, doit être impitoyablement rejeté — Tout ce qui lui est ouvertement opposé, doit être fermement combattu 39 - Tout ce qui est susceptible de lui être adapté doit être modifié, sans porter préjudice à la vérité.
Le Prêtre soucieux de conserver l'intégrité des enseignements divins, n'a rien tant à coeur que de nourrir son esprit de la sève féconde qu'ils contiennent et d'en faire la règle invariable de ses études et de sa science 40 .
6. — Obligation pour le Prêtre de vivre selon la vérité.
La connaissance de la vérité dans le Prêtre doit se manifester au dehors.
Il doit en vivre intérieurement; et extérieurement sa vie doit la révéler 41 .
On le sait l'homme des vérités éternelles ; on s'attend, dès lors, à le voir en vivre.
On l'entend parler des choses du ciel, auxquelles il donne une souveraine importance, et du mépris des choses de la terre, qu'il traite de fausses et d'éphémères ; mais on veut logiquement le voir y conformer sa vie 42 .
On est heureux d'assister à ses prédications et d'écouter les enseignements qui tombent de ses lèvres ; mais on exige que sa conduite soit une confirmation de sa doctrine 43
A défaut d'enseignement public, la seule vie du Prêtre doit être une prédication. L'exemple a encore plus de force que la parole. Et là où la conduite est en contradiction avec les enseignements, la parole non seulement est inféconde, mais encore devient une condamnation et un scandale 44
Si le Prêtre croit à la parole de son Maître, il est tenu de lui faire honneur.
Si vraiment il a compris qu'il ne doit vivre qu'en vue des choses éternelles, il doit en faire sa grande préoccupation 45 ..
S'il est conscient du dépôt sacré des vérités di vines qui lui a été confié, il doit s'appliquer à se porter garant, par son exemple, de l'efficacité de la vertu qu'il contient 46.
Tant que le Prêtre ne sera pas comme une prédication vivante de tout ce qu'il enseigne, il amoindrira la dignité de son caractère et la foi en sa mission 47-.
Son honneur, sa perfection, l'efficacité de sa mission, et par-dessus tout la gloire de Jésus son Maître, reposent sur sa science de la vérité et sur son zèle à en faire la règle de sa vie 48- .
Examen
Le Prêtre n'existe que par Jésus et pour Jésus. Le Sacerdoce dont il est honoré n'est autre que celui de Jésus. Pour être à la hauteur de sa di gnité, comme pour accomplir la mission qui lui a été confiée, il doit remonter sans cesse à Jésus et puiser dans la source d'où il est sorti les grâces dont il a besoin pour lui et pour les âmes. — L'ai-je bien compris ; et, pratiquement, me suis- je toujours inspiré de ces vérités ?
Jésus a-t-Il été vraiment l'inspirateur de ma vie ? Est-ce à Lui qu'habituellement j'ai recours pour m'éclairer, me diriger et m'assister en toutes circonstances ?
Je suis Prêtre parce que Jésus est le Souverain Prêtre, — sans quoi je ne l'aurais jamais été. — Cette pensée me ramène-t-elle sans cesse à Jésus ?
Je suis Prêtre, parce que Jésus m'a communiqué son propre Sacerdoce ; c'est le même caractère sacerdotal qui est imprimé dans mon âme. — Pensé-je souvent aux devoirs sacrés que me crée une aussi haute dignité ?
Je suis le Prêtre de Jésus pour les mêmes pour lesquelles Jésus est le Prêtre de son Père : la gloire divine et le salut des âmes. — Ma vie est-elle pleine de Jésus, de son esprit, de sa sain teté, de sa doctrine, de son amour ?
Mon caractère sacerdotal m'impose de vivre de vérité, ma mission sacerdotale est de l'enseigner au monde ; pour moi et pour les âmes, Jésus est la source nécessaire où je dois aller puiser les lumières des vérités éternelles. — En est-il ainsi toujours ? Suis-je vraiment l'écho de la doctrine et des enseignements de Jésus ?
Autant le Prêtre est beau et grand quand il vit de Jésus son Maître, autant il se diminue quand Jésus cesse d'être le principe vivificateur de sa vie.
PRIÈRE
-0-JÉSUS, lumière d'éternelle vérité brillant dans le monde pour nous enseigner la voie du ciel et Vous faire la source des grâces qui nous y conduisent, éclairez mon intelligence et devenez pour mon âme un centre de vie divine.
Vous m'avez fait votre Prêtre et Vous demeurez le principe vivificateur de mon Sacerdoce. Oh ! c'est Vous que je veux connaître et que j'ai besoin d'aimer. Révélez-Vous à mon âme ravie. Fixez mon esprit dans la vérité, remplissez mon cœur de charité et laissez-moi me reposer dans la contemplation de vos divines suavités.
C'est par Vous que j'existe. C'est en Vous que je veux vivre. C'est pour Vous que je veux mourir. Ainsi soit-il.
Pratique. — Me rappeler souvent que je n'ai de raison d'être que pour connaître et aimer Jésus.
Oraison jaculatoire. — O Marie, vous qui êtes perdue dans la sublimité des perfections divines, établissez mon âme dans la lumière et la paix de l'éternelle vérité.