| St-François spécialiste de- l'Évangile 2/14 |
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Regards sur la règle Chapitre préliminaire Pour bien comprendre une Règle d’Ordre religieux, il est nécessaire de prendre contact avec l’auteur même, pour lui demander la fin qu’il a poursuivi en l’établissement, la mentalité qu’il a mis dans ce texte. La Règle, en effet, ce peut être, un simple écrit figé un plan rigide et froid, qu’on va s’imposer de suivre à la lettre comme un code de route sans âme, uniquement pour éviter les accidents. Ou ce sera un saint qui parle, qui pense. Après son expérience et propose cette expérience à ceux qui veulent le suivre pour atteindre comme lui et avec lui le Christ. «Salve sancte Pater, patriae lux, virtutis speculum, recti via, Regula Morum… duc nos ad regna polorum.» «Salut Père, Lumière vers la Patrie, miroir des vertus, route droite jusqu’à Dieu, «règle de nos mœurs»… Conduis-nous au séjour des bienheureux.» La liturgie franciscaine, appelle François lui-même «une Règle». En étudiant la Règle de notre Ordre, nous regarderons donc perpétuellement ne lui qui l’a pensée, le Père. Nous aurons les yeux fixés sur lui, comme l’enfant qui interroge pour savoir la signification de tel objet, de telle parole, de tel geste. Nous suivrons le regarde lumineux du fondateur pour diriger le nôtre, sa pensée pour éclairer nos réflexions, son âme pour connaître les secrets d’amour qu’elle veut révéler à la nôtre. Qu’on ne nous objecte pas que le texte actuel n’est plus directement de François, ni même qu’un aucun texte n’a jamais été totalement de lui. Les textes sacrés de la Bible n’ont pas été écrits sans intermédiaire inspiré par l’Auteur Vrai : L’Esprit de Dieu. De même les textes de la Règle, qu’elle soit de 1221, 1289, ou 1883, sont écrits par des intermédiaires autorisés et inspirés par «l’esprit de François». La marque de ce dernier y est d’ailleurs visible. Chacune de ces retouches n’ont effacé en rien l’âme de la Règle : le chrétien est toujours invité à «copier» à la suite du fondateur, le Christ évangélique. Pie X ratife ce jugement dans «Rite expiatis» en nous demandant d’avoir les yeux fixés sur le Père : «On dira peut-être qu’il faut aujourd’hui au monde un autre François pour restaurer la société chrétienne. Que les hommes prennent avec un ardeur nouvelle saint François comme le maître de leur piété et de leur conscience ; qu’ils imitent et reproduisent tous en eux-mêmes les exemples qu’il laissa, lui qui fut le « miroir de la vertu, le chemin de la droiture, la règle des mœurs ». «Es-ce que cela ne suffira pas pour guérir notre époque et supprimer ses vices ?» Et plus loin il parle de la Règle elle-même : «Nous avons examiné la Règle du T.O. en détail pour monter que saint François a, par son invincible apostolat, ainsi que par l’institution du T.O., jeté les fondements d’une société nouvelle, c’est-à-dire, changée de fond en comble et ramenée à l’Évangile ». Au-delà des apparence, n’oublions pas la présence réelle de la volonté du Père Séraphique, comme au delà des apparences eucharistiques nos adorons la présence réelle du Christ-Jésus. En compagnie permanente du conducteur, de l’éducateur, de «l’orienteur» de nos vies, nos n’aurons plus le danger d’errer, de nous écarter, de tomber dans de fausses interprétations. La Règle ne sera plus pour nous, qu’un corps dont il faut découvrir l’âme, qu’un écrin contenant des richesses à regarder l’une après l’autre pour en voir toute la valeur et la mieux utiliser, qu’un cadeau dont chaque élément nous dit l’affection, les sentiments, «la communauté» de celui qui nous l’offre. En la regardant, en l’étudiant, en essayant de la vivre, nous dépasserons sans cesse les abords du texte. De l’œuvre, nous remonterons à son Auteur, de l’Expression jusqu’à l’idée profonde, de la matière nous irons jusqu’à la forme, du corps toujours à l’âme et au cœur. Une méthode absolue nous conduira toujours dans son étude : «y rechercher le minimum de corps afin d’y trouver le maximum d’âme.» C’est François qui reste notre «Règle» : «regula morun», règle de nos mœurs, de nos vertus, de nos habitudes. C’est oui que nos entendrons, que nous écouterons à travers les paroles étudiées, et comme sa «Règle» la lui, c’est le Christ évangélique, nous saurons aisément juger de notre compréhension et de la Règle du Tiers-Ordre. Dans la mesure où elle nous conduira à imiter par François le Christ de l’Évangile., nos aurons la preuve que notre filiation n‘est pas qu’un titre, mais bien une réalité vivante. Il y a des chrétiens qui cachent le Christ ; il peut y avoir des Tertiaires qui empêchent de voir saint François. Il y a des corps qui emprisonnent des âmes et les enfouissement sous leurs lois tyranniques. Il y a des interprétations de Règle qui tuent l’esprit et la pensée qui s’y trouvent. Il
y a des façades qui trompent, les unes pauvres, les autres coquettes,
ce n’est qu’à l’intérieur de la maison
qu’on peut juger. La Règle ainsi étudiée doit devenir pour chacun de nous un guide, une route, une vie, une âme. Comme que «communion», par saint François, au Christ, qu’il a voulu, par elle, faire passer en nous. S’il était là, François nos dirait tout son rêve de voir la multitude des âmes qui ont la vocation au Tiers-Ordre, ne plus faire qu’un à sa suite, avec le Seigneur. Il nous dirait que sa pensée en criant «L’Ordre de la Pénitence», en dictant sa Règle, n’a pas eu d’autre image devant elle, que la «forme du Christ» à proposer à tous ceux qui voudraient le suivre. «Lorsque je me suis converti personne ne m’a indiqué ce qu je devais faire, sinon le Très-haut qui m’a montré que je devais vivre selon la Forme du Saint Évangile.» (Testament de saint François). François n’a donc d’autre but que celui-là : pour lui, vivre selon cette «Forme» et faire vivre également tous les autres, tous ses disciples selon cette «Forme ». Notre Règle est celle de «l’Ordre de la Pénitence». Disons dès maintenant avant d’aborder prochainement ce titre, que pour François, le mot pénitence, précisant les mots de son testament, se définit : «recevoir» et «suivre» le Christ La Règle du Tiers-Ordre devient donc dans l’Esprit du Père : 1-
Un moyen d’ouvre notre vie au Christ pour l’y recevoir en
propriétaire et en ami : La Règle abouti au Christ par saint François. |
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