Nihil Obstat,
P. Paul Bourque, o.f.m. Censor Marianopi, die 20a junii 1958
Nihil Obstat,
P. Emmanuel Boisvert, Censor, Marianopi i, die 1a junii 1958
Imprimi Potest,
P. Fulgence Boisvert, o.f.m. Minister Porivincialis Marianopi, 1a julii 1958
Imprimatur
J.C. Chaumont, v.g.
Évêque titulaire d’Arena, Auxiliaire à Montréal, 2 juillet 1958
TABLE DE MATIÈRE
Préface
C'est un but, vrai levain évangélique
Le prix de la relève sacerdotale
Témoignage de la petite Thérèse
Dignité et pouvoirs des prêtres
Sublime mission du prêtre
Un sacerdoce royal
Les Anges du Sacerdoce
Des donneurs de sang
Devise des anges du sacerdoce
Magnifique exemple
Tout pour les prêtres.
Préface
En 1929, sous la signature de Stanislas Navantès, parut un nouvel ouvrage sur la Petite Thérèse de L’Enfant-Jésus, avec sous-titre : L’ange du Sacerdoce. Ce titre gracieux, elle l’avait mérité. L’ange du Sacerdoce, et toute sa vie en témoigne, la Petite Thérèse l’a été dans toute sa plénitude de l’expression. Comme elle l’a prédit, elle passe sont ciel à faire du bien sur la terre. Elle réalise ce projet tout apostolique : Je pense à tout le bien que je voudrais faire après ma mort ; aider les prêtres, les missionnaires, toute l’Église . Elle a tenue parole : « Dès L’année qui suivit la mort de la servante de Dieu, écrit Mgr. Laveille, les annales de la propagation de la Foi, enregistrèrent des résultats que les missionnaires disaient inouïs et inespérées.». N’est-ce pas sa merveilleuse intervention qui lui a mérité d’être proclamée Patronne des Missions au même titre que saint François-Xavier ?
L’ange du Sacerdoce ! N’est-ce pas ainsi que Benoît XV la désignait à un prêtre : «Priez-la, c’est sa vocation d’apprend aux prêtres à aimer Jésus-Christ.». Un vénérable religieux lui rendait ce témoignage :«J’ai appris plus de théologie et puisé plus de lumières sur la vie sacerdotale dans l’autobiographie de Sr. Thérèse que dans tous les ouvrages consultés sur ce sujet ».. Délégué par les Pape Pie XI, au Carmel de Lisieux pour y célébrer une messe d’action de grâces, le messager pontifical, le Révérend Père d’Herbiguy, S.J., disait aux Religieuses : « Sa Sainteté Pie Xi a voué à sa première Bienheureuse et Sainte affection reconnaissante pour l’assistance particulière qu’il en reçoit. Il considère Sainte Thérèse de L’Enfant-Jésus comme un second ange gardien de Son auguste personne et se plait dans la conversation à lui donne ce nom».
La Petite Thérèse faisait un jour cette prière ; «o mon Bien-Aimé, je te supplie d’abaisser ton regard divin sur un grand nombre de petites âmes, je te supplie de te choisir en ce monde une légion de petites victimes, dignes de ton amour ! «Également, depuis sa mort, cet Ange du Sacerdoce, a vus se multiplier les Anges du Sacerdoce», sous divers titres : «Apôtres des prêtres, hostie Sacerdotales», «Petites Associés du Saint-Esprit ‘’, nom qui désignent des âmes dont toute la vie est vouée à la cause du Sacerdoce.
Les Anges du Sacerdoce ne sont pas nés d’hier, comme on l’a cru trop longtemps. C’est toujours de loin, avec autant de sagesse que d’amour que le bon Dieu préparer les grandes que d’amour que le bon Dieu préparer les grandes choses qu’il se propose d’accomplir en faveur d’une âme, d’une famille, de la société, de l’Église.
Les Anges du Sacerdoce étaient figurés par Marthe et Marie à Béthanie, offrant au Souverain Prêtre la plus cordiale et gracieuse hospitalité. Les Anges du Sacerdoce, on les voit en la personne de pieuses femmes offrant au Grand Pontife qui va mourir les respectueux hommages de leur piété, de leur compassion, de leurs larmes.
Les Anges du Sacerdoce étaient représentés au Calvaire et au Cénacle par La Mère du Prêtre éternel, au Calvaire, Jésus les a baptisés dans les flots de son sang, au Cénacle, par l’entremise de l’Hostie sacerdotale par excellence, le Saint-Esprit ne les a-t-il pas considérés comme le complément nécessaire de ses prêtres? Comme l’affirme saint Augustin : ‘, tout acquise fait de bien ans l’Église et même par les Pontifes se fait par le secret mouvement des âmes priantes répandues par toute la terre’’.
Dès les premiers siècles, de l’Église les Anges du Sacerdoce était nombreux. Ce sont eux qui, pendant l’emprisonnement de saint Pierre, priaient pour le Chef de l’Église. C’est à ces Anges du Sacerdoce que Saint Paul adressait ces lignes : Priez pour tous les saints et pour moi, afin qu’Il me soit donné d’ouvrir les lèvres et de prêcher avec liberté le mystère de l’Évangile je fais fonction d’ambassadeur des les chaînes et afin que j’en parle avec assurance comme il convient.
Chaque siècle a compté des Anges du Sacerdoce. Et combien d’entre eux ont brillé d’un éclat tout spécial! Vraiment les femmes ont été à honneur. Il suffit de nombre saint Scholastique, sainte Claire D’Assise, sainte Thérèse d’Avila, sainte Catherine de Sienne, sainte Marguerite de Cortone, sainte Marguerite-Marie, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. C’est à de tels Anges que les prêtres ont du leur plus belles conquêtes.
Quels beaux témoignages rendus aux Anges du Sacerdoce ! «J’ai eu la consolation, disait le Cardinal Pie, de visiter et de bénir des vierges dont toute la vie est de s’Immoler pour l’Église et pour le sacerdoce. Ces âme ne chenet qu’à communier aux opérations du Saint-Esprit dans l’âme victime de Marie et à se revêtir de ses sublimes dispensations.»
Les trois août 1908, Saint Pie X pouvait écrire :« Nous nous réjouissons à la pensée qu’un très grand nombre de fidèles de toute condition, se préoccupant du bien du clergé et de celui de l’Église , s’unissent à Nous ; et il ne Nous est pas moins agréable de savoir qu’il y a beaucoup d’âmes généreuse, non seulement dans les cloîtres, mais encore au milieu de la vie du siècle, qui dans une oblation ininterrompue, se présente en victimes à Dieu dans ce but.»
Du haut du ciel, saint Pie X peut contemple un spectacle plus ravisant et plus grandiose. Dans le rayonnement de l’Ange du Sacerdoce, et de la Petite Thérèse de L’Enfant-Jésus, les Anges du Sacerdoce ont envahi le monde. Ces Anges du Sacerdoce sont une multitude, En 1936, l’auteur de la Foi en L’Amour de Dieu leur adressait ces lignes : .. Dites-vous que vous n’êtes pas seules à cheminer dans la voie où la grâce du Saint-Esprit vous a introduites. Des centaines, des milliers d’âmes y marchent en votre compagnie, fascinées par la même vision de beau coté morale et qui frappé vos yeux, éprises comme vous du désir d’être toutes entières « employés aux choses qui regardent le service du Père céleste » par l’apostolat. Cette pensée ne doit-elle pas vous ravir d’aise et vous stimuler grandement au sacrifice ? Quel honneur, en effet, de vous savoir associées par un lien invisible mais réel, à tant de saintes pâmes. Vulgariser la prière pour les prêtres, la faire enter comme pratique spirituelle courante dans la vie de tous… voilà un grand besoin social chez notre peuple actuel. Heureux qui aura contribué à obtenir ce résultat ! »
C'est Les Anges du Sacerdoce !
Ce n’est pas une association. Le seul lien qui les unit est le but qu’ils poursuivent. Ce but n’oblige pas à changer son genre de vie. Il exige aucune prière, aucune réunion, aucune contribution ; il ne demande qu’à se donner entièrement à la grande et sainte cause du Sacerdoce, intention la plus catholique et la plus apostolique, épousant toutes les espérances de l’Église, tous les désirs du Souverain pontife, tous les besoins des prêtres et tous les intérêts des fidèles.
Dans tous les pays catholiques du monde, les Pasteurs des diocèses font un vibrant appel en faveur du Sacerdoce. Dans ce but que de conférences et de causeries ont été données, que de démarche ont été faites, que d’offrandes pécuniaires ont été versées ! Certes, c’est un beau mouvement. A-t-il répondue aux espérances qu’on pouvait en attendre ? A-t-il donnée les résultats désirés ? Hélas ! non, ces brûlant appels bien présentés, bien motivés, n’ont pas eu ou guère d’échos dan le cœur des jeunes gens à qui ils étaient adressés. C’est un fait inquiétant et même alarmant, si cette apathie se prolonge, dans dix ans, da la plupart de nos paroisses, il n’y aura pas le nombre de prêtres suffisants pour répondre aux besoins toujours grandissants.
C’est un échec, il faut se rendre à la réalité. Je puis me tromper, et je souhaite m’abuser, mais je me sens porter à explique cet humble résulta t par ces réflexions du R. P. Desplanques. S.J., dans le Christ sur tous nos Chemins : «Alors comment que ça se fait ? Il y a encore de » bons chrétiens» ne le sont pas à fond…
«O Notre Père, comment ça se fait qu’il y ait tant de prêtres autour de tant de jeunes gens, tant de religieuses autour de tant de jeunes filles, et que ne produise que de soi-disant bons chrétiens »…et si peu… si peu de chrétiens brûlants … et rayonnants ?
«Qu’il y ait tant d’église…», et tant de clochers… et tant de prédicateurs… et tant de cérémonies…
«Et que ça ne fasse que de ‘’ bons chrétiens’’ qui ne sont ni eau, ni feu, ni poivre, ni sel,, Il y a sûrement quelque chose qui ne marche pas…»
Et j’ajoute, ne suis-je pas justifié en le faisant : et comment ça fait que de si brûlants appels en faveur du sacerdoce, que des voix aussi éloquentes et autorisées ne provoquent pas dans le cœur d’une jeunesse elle, pieuse, intelligente et spontané merci ? Comme le dit le R.P. Desplanques… il y a quelque chose qui ne marche pas ….
Cet échec ne prouve-t-il pas que le donc par excellence du sacerdoce ne s’achète pas par des paroles, si éloquentes soient-elles, par des promesses, si belles soient-elles mais pas par la prier, par le sacrifice, par les larmes, par le sang du cœur, Notre-Seigneur n’a pas jugé payer trop cher, par l’effusion de tous son sang, la relève sacerdotale qui a des promesses éternelles.
Heureuses les âmes chrétiennes à qui il est donné de comprendre les choses ainsi un but, vrai levain évangélique
Le prix de la relève sacerdotale.
En 1860, l’Église traversait une heure vraiment tragique. La révolution avait juré la perte de PIE IX, Hélène de Chappoin, la future fondatrice des Franciscaine Missionnaires de Marie, alors âgée de vingt-et-un ans, peut comme le regret de n’être pas soldat pour pouvoir défendre le Souverain Pontife. Elle s’en consola à la pensée qu’il y a une autre manière de travailler pour la sainte Église, celle de s’immoler pour elle. On lit dans ses notes intimes ; « Je m’offris à Dieu pour briser les fers de saint Pierre ». Devenue fondatrice, elle ne se départit pas de cette pensée si catholique. Ce fut sa grande préoccupation. Chacune de ses filles, à sa profession, doit ajouter à la formule des vœux : «Je m’offre en victime pour l’Église».
Une sainte religieuse, Mère Marie de Jésus, fondatrice des Filles du Cœur de Jésus, tombait assassinée en 1884, victime d’un impie sectaire et anarchiste. Elle expira en murmurant : « Je lui pardonne pour l’œuvre ». Sa vie, semble-t-il, était offerte depuis longtemps pour un sel but. ‘’ Je donnerais volontiers ma vie’’, disait-elle un jour à ses filles, « pour que Notre-Seigneur trouvât dans ses prêtres ce qu’il attend d’eux ; je la donnerais pour qu’un seul d’entre eux réalisât pleinement son palan divin. Il y a certes qui le font, mais je veux dire, pour qu’un seul de plus le fasse, ma vie serait volontiers données».
Quelle était l’œuvre de Mère Marie de Jésus ? Quelques années auparavant elle avait foncé un communauté des religieuses contemplatives don la prière et les sacrifices devait alimenter le ministère des prêtres.
La sanctification des ministres du Seigneur était l’objet constant des ses immolations. Voulant se survivre en ses filles, elle s’employa tout entière à leur inculquer son esprit. Sans cesse, elle revenait sur ce sujet. Il lui tenait tant à cœur ! Elle trouvait dans son âme des mots auxquels on ne peut résister. « Mes filles», écrivait-elle, « l’union à l’autel, l’union a sacrifice, cette identification d’une vie entière aux ministères du Seigneur afin qu’ils célèbrent plus dignement, est un attrait qui est sublime. C’est un pur christianisme : aider les prêtres, se dévouer pour eux.»
On croit entendre sainte Thérèse d’Avila : « Le jour ou vous n’avez pas prié, pleur, souffert pour les prêtres et pour l’Église», disait-elle à se filles, « ce jour-là, vous n’avez pas été des vraies carmélites». Parlant des travaux des prêtres, elle ajoutait : «Ce sont nos affaires. C’est à ce sujet que doivent couler vos larmes. Lorsque vous ne rapportez pas à cette fin vos oraisons, vous disciplines, vos jeûnes, croyez que vous ne faits pas ce que Notre-Seigneur demande de vous».
«Je vois l’extrême besoin qu’a l’église de nos prières, et je me sens si vivement touchée qu’il me semble que c’est se moquer que de s’affliger d’autres chose. J’en ai la conviction, en nous employant tout entières à prier pour les défenseurs de l’Église, pour les prédicateurs, pour les savants qui la défendent, nous viendrons au secours de notre adorables Maître. C’est dans ce but que nous sommes réunies, et c’est là notre vocation. Ah! Croyez-moi, nul prière n’est meilleure ni plus profitable que celle qui se fait pour les pasteurs de l’Église».
Cinquante ans après, constatant un renouveau de piété de zèle dans les prêtres, saint Vincent de Paul osait avancer : « Peut-être ce changement est-il dû à cette grande sainte»
.
Témoignage de la petite Thérèse.
La Petite Thérèse se monta digne de sa séraphique mère. La sanctification des âmes sacerdotales tenait la toute première place dans son zèle apostolique. Cette pensée fut la grande lumière de sa vie, elle lui doit sa ferveur et son héroïsme. D’ailleurs, elle le dit : «C’est là le ut général de ma vie». Et ne se révélait-elle pas tout entière dans la réponse qu’elle fit un jour à son infirmière qui la blâmait un peu, vu ses faibles forces, de se promener dans le jardin « Je marche», dit-elle en souriant, «je marche pour un missionnaire qui n’en peut plus».
Comme elle est touchante dans ces lignes adressées à sa sœur : «Pendant les courts instants qui nos restent, ne perdons pas notre temps, sauvons, les âmes. Je sens que Jésus nous demande de désaltérer sa soif en lui donnant des âmes, des âmes de prêtres surtout.. Oui, prions pour les prêtres, que notre vie leur soit consacrée. Je suis venue au Carmel», déclara-t-elle, la vielle de sa profession, «pour sauver les âmes et pour prier pour les prêtres».
Chez la Petite Thérèse, c’est une conviction : qui ne prie pas, qui ne s’immole pas pour les prêtres ne peut se latter d’aimer le bon Dieu : «Vivre d’amour, c’est ô mon divin Maître, te supplier de répandre tes feux dans l’âme élue et santé de ton prêtre. Qu’ils sont plus pour qu’un séraphin des cieux ! Protège-la ton Église immortelle, je t’en conjure, à chaque instant du jour. Moi, son enfant, je m’immole pour elle. Je vis d’amour !»
Ailleurs, la Petite Thérèse avait chanté sa prière :
«Je voudrais que l’âme du prêtre ressemblât à l’ange du ciel ! Ah ! je voudrais qu’il pût renaître avant de monter sur l’autel.» elle ne se faisait pas illusion, un tel prodige st le fruit de prières ardentes et de longues immolations. Aussi, ajoutait-elle : « Afin d’opérer ce miracle, il faut que brûlantes d’amour, des âmes, près du tabernacle, s’immolent la nuit et le jour».
L’auteur de « La Foi en l’Amour de Dieu», répond à sa petite sœur d’âme. Vraiment, on dirait deux lyres qui vibrent à l’union :
«Que tes prêtres soient pour comme la blanche Hostie dont ils sont les gardiens sacrés, pour que le monde de vie, aux gestes de leur vie, qu’ils sont tes amis préférés ! Pour qu’ils soient au niveau de leur tâche sublime dans la pureté, la ferveur, j’accepte, ô mon Jésus, le rôle de victime : «Je t’offre ma vie en sa fleur…»
Réalisant que par sa vocation de carmélite, elle est l’Ange du Sacerdoce la Petite Thérèse ne peut contenir sa joie, elle le chante : «Qu’elle est belle notre vocation ! C’est à nous de conserver le sel de la terre ! nous offrons nos prières et nos sacrifices pour les apôtres du Seigneur ; nous devons être nous-mêmes leurs apôtres, tandis que par leurs paroles et leurs exemples, ils évangélisent les âmes de nos frères» !
Dignité et pouvoirs des prêtres.
«Les apôtres du Seigneur»! Que sont ces apôtres? La Petite Thérèse avait reçu l’intelligence du sacerdoce. La vocation de prêtres! S’écrie-t-elle. « Avec quel amour, ô Jésus, je vous porterais dans mes mains, lorsque ma voix vous ferait descendre du ciel ! «Avec quel amour, je vous donnerais aux âmes »! Elle ne se serait jamais consolée de n’être pas prêtre. Elle avoue «être heureuse de mourir à vingt quatre ans l’âge où l’on peut légitimement être ordonnée prêtre pour ne pas vivre avec le regret de ne pas l’être ».
L’apôtre des gentils, disait le Pape Pie XI, résume en termes lapidaires tout ce qu’on peut dire au sujet de la grandeur, de la dignité et des devoirs du sacerdoce chrétien : «Que l’homme vous regarde comme les ministres du Christ et le dispensateurs des mystères deviens.» Le prêtre est ministre de Jésus-Christ ; donc instrument entre les mains du divin Rédempteur pour la continuation de son œuvre rédemptrice dans toute son universalité mondiale et sa divine efficacité, pour la construction de cette œuvre admirable qui transformera le monde.»
Les pouvoirs du prêtre sont vraiment ineffables. Ils tiennent à la fois de la puissance créatrice du Père, de la puissance rédemptrice du Fils, de la puissance sanctificatrice du Saint-Esprit.
Un prêtre gravit les degrés de l’autel. Par quelques paroles, il change un peu de pain et un peu de vin au corps et au sang du Christ. O puissance du prêtre », s’écrie saint-Augustin, au moyen de sa bouche consacrée, entre ses mains le Christ s’incarne de nouveau. Celui qui l’a créé sans sa participation est crée par son concours, celui qui a fait de rien le ciel et la terre lui a donnée le pouvoir d lui procure lui-même.».
«O miracle ! o bénignité de Dieu». dit saint Jean-Chrysostome, «O formidable sacerdoce» ! s’écrie saint Ephrem.
«C’est le miracle des miracles», dit saint Thomas d’Aquin, «ou bien il faut admettre que l’évocation par Dieu des substances, naturelles l’emporte sur l’évocation par le prêtre de la substance même du créateur».
«Le prêtre», aimait à dire saint Clément, «est comme le Dieu de la terre». Que vous en semble ? Un simple mortel, sans laisser la terre, peut-il agir dans les profondeurs des cieux ? par quelques mots, peut-il transsubstantier du pain et du vin?
«Faites ceci en mémoire de moi» avait dit le Sauveur aux apôtres et à leurs successeurs.» Si quelqu’un ose dire que, par ces paroles : Hoc facite in meam commemorationem» enseigne le Concile de Trente, «le Christ n’a point fait prêtres ses Apôtres et n’a point ordonné qu’eux et les autres, prêtres offrissent son corps et son sang, qu’il soit anathème »! Puissant sur le corps réel du Christ, le prêtre ne l’est pas moins sur son corps mystique. Il est constitué, selon l’expression de saint Paul, le dispensateur des mystères divins».
Mais parmi les pouvoirs qu’a le prêtre «sur le corps mystique du Christ au profit des fidèles», fait remarque le Pape Pie XI, il y a le pouvoir de remettre les péchés : Ceux à qui vous les aurez remis, ils leur seront remis ; «ceux à qui vous les retiendrez ils leur seront retenus ». Pouvoir formidable, tellement propre à Dieu que l’orgueil humain lui-même ne pouvait admettre qu’il pour être communiqué à l’homme : «Qui peut remettre les péchés, sinon Dieu seul ?» et le voyant exercé par un simple home, il y a vraiment lieu de se demander non par scandale pharisaïque, mais pour un respectueuse étonnement pour une si grande dignité : «Quel est celui qui remet même les péchés» ? mais précisément l’Homme- Dieu, qui avait et à le pouvoir sur terre de remettre les péchés, a voulue le transmette à ses prêtres pour aller au-devant, avec une libéralité et une miséricorde divines, de ce besoin de purification morale qui est inné à la conscience humaine. Quel réconfort pour l’homme coupable, brisé par le remords et le repentir, d’entendre la parole du prêtre qui au nom de Dieu lui dit : «Je t’absous de tes péchés» !
Le pouvoir de remettre les péchés, le Christ ne l’a donné ni aux anges, ni aux puissances, ni aux séraphins, ne même à sa divine Mère, «Allez vous confesser à la sainte vierge ou à un ange», disait le saint curé d’Ars. «Vous absoudront-ils Non. Vous donneront-ils le corps et le sang de Notre-Seigneur ? Non, La sainte Vierge ne peut faire descendre son Fils dans l’Hostie. Vous auriez deux cents anges qu’ils ne pourraient vous absoudre, un prêtre, si simple soit-il, le peut ; il peut vous dire : «Allez en paix, je vous absous, je vous pardonne».
Réalisant les pouvoirs qu’il avait reçus le saint curé ne se possédait pas de joie. « Ah! Que le prêtre est quelques chose de grand», disait-il, «s’il ne comprenait il mourrait d’amour»! Le Père Gratry pensait ainsi, «Dieu, je le vois, couvre d’un voile et espère par précaution, l’éclat et la beauté du sacerdoce catholique. Si l’on savait, si l’on comprenait ce qu’est le sacerdoce, il y aurait trop de prêtres.».
Dans son livre : «Ma conversion et ma vocation», le célèbre général russe, Schouvaloof, parle du sacerdoce en des termes dignes de son grand esprit de foi : «le sacerdoce est ce qu’il y a de plus grand au monde, le prêtre, placé entre le ciel et la terre, entre Dieu et l’homme, a reçu de Jésus-Christ des pouvoirs dont aucune autre créature humaine n’a jamais été investie».
«On le voit : le sacerdoce est la plus haute de toues les dignités, la plus élevée de toues les magistratures, et le dernier curé de village est plus grand, cent fois, que tous les rois de la terre ensemble.»
Ce grand chrétien retrouvait les mots de saint Bernard : «Prêtre, à quel rang Dieu vous éleva! Il vous mit au-dessus des rois et des empereurs. Il vous mit au-dessus de anges et des archanges».
Devant un auditoire d’élite, à Notre-Dame de Pris, Lacordaire exalta un jour la gloire du sacerdoce en des fiers accents ; «En chaire, nous annonçons la parole de Dieu : à l’autel nous offrons le sang d’un Dieu ; au saint tribunal, nous octroyons les pardons de Dieu, donc, fussiez-vous Thodose ou Charlemagnes pour la puissance, Turenne ou Condé par la vaillance, Pascal ou Newton par le savoir ; eussiez-vous concentré sur votre front tous les pouvoirs, tous les rayons du génie, toutes les splendeurs de la gloire, vous pouvez sans déchoir vous incliner devant cet homme, si modeste soit-il, que le Christ a sacré son ministre et son représentant ; vous pouvez sans être humilié écouter sa parole, entendre sa messe, recevoir son absolution, car dans les pouvoirs qu’il tient, l’homme n’est rein, c’est Dieu qui est tout».
Sublime mission du prêtre.
Par delà le prêtre, j’entrevois la multitude d’âmes qu’il st appelé à sauver et à sanctifier. C’est sa mission aussi belle que redoutable, «la mission du prêtre», dit saint Ambroise, «N’est autre que la mission du Saint-Esprit, munus Spiritus Sancti, officium secerdotis».
On l’a dit avec raison, le prêtre ne se sauve pas seul et ne se perd pas seul. le prêtre entra au ciel avec un nombreux et brillant cortège d’élus qui seront sa couronne, ou tombera en enfer suivi d’une multitude de damné qui seront sa honte et sa confusion.
Contribuer à la vocation et à la sanctification, d’un seul prêtre, c’est arracher des âmes à l’enfer et travailler efficacement au salut de toute une population, «Faire un prêtre», disait Mgr. De Ségur, «c’est sauver un millier d’âmes». Saint Vincent de Paul ne cessait d’inviter les fidèles à prier pour les prêtres. Il justifiait son insistance : C’est travailler à un chef d’œuvre que de faire de bons prêtes, après quoi ne peut penser rien de plus grand ni de plus important ! Oh! qu’un bon prêtre est une grande chose ! Quelles conversions ne peut-il pas procurer ! Tels sont les pasteurs, disait-il encore, «tels sont les peuples». M’appuyant sur ces paroles d’un saint, je puis ajouter : faire un saint prêtre, c’est préparer pour le ciel, dix, vingt, trente mille élus.
On commence à comprendre que le prêtre, armé de l’Évangile, est le plus ferme espoir de demain, non pas, grand Dieu, pour une aventureuse mains-mise au cléricalisme, mais pour assurer à nouveau le redressement social par le redressement surnaturel.
Le salut ? Il est dans le prêtre, voix de l’Évangile, pieu planté par la main de Dieu pour arrêter l’élan des descentes.
Le salut ? Ce sont ces prédicateurs prêchant le verbe à temps et à contre temps, et le prêchant avec untel accent de conviction et telle flamme de charité que les âmes, remuées jusqu’au plus intime, pleurent leurs péchés et promettent une plus grande fidélité au devoir et à la vertu.
Le salut ? ce sont ces confesseurs toujours prêts à se rendre au confessionnal pour y accueillir avec bonté tous les pécheurs. Qui ne songe ici au saint Curé D’Ars passant ses journées et une partie de ses nuits à entendre les confessons! Combien d’âmes lui doivent les joies du ciel !.
Le salut ? ce sont ces pasteurs tout entiers à leurs ouailles : recherchant une brebis égarées ; allant au-devant d, un enfant prodigue ; versant l’huile et le vin sur les âmes meurtries par les deuils, par les injustices ; pleurant au pied des autels des fautes de leurs paroissiens et des expiant dans l’immolation de tout leur être.
Le salut ? ce sont ces prêtres qui, par leur piété, par leur dignité durant la messe, donnent aux fidèles l’impression qu’ils voient Notre-Seigneur à l’autel. Cette vision liasse dans l’âme une empreinte bienfaisante. La foi se fortifie, l’amour grandit, la piété s’accroît, la chasteté apparaît plus belle, les courages abattus se relèvent, la douleur perd de son amertume, les haines s’apaisent.
Le salut ? Ce sont les éducateurs dignes de ce nom, Par leur enseignement et encore plus par leurs exemples, ils préparent à l’Église un peuple parfait» et renouvellent les prodiges opérés par un Vincent de Paul, un Jean-Baptiste de la Salle, un Don Bosco.
Le salut ? ce sont le directeurs spirituels qui, arrachant les âmes à la médiocrité, les conduisent sur les sommets de la perfection évangélique, heureuse l’âme qui rencontre un saint François de Sales !
Le salut ? Ce sont le missionnaires. Après avoir laissé leur famille et leur pays, ils vouent toute leur existence au salut des âmes païennes, comme l’a chanté le psalmiste : «Qu’ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la paix ! Sans leur dévouement héroïque, que d’âmes ne connaîtraient pas le vrai Dieu et ne pourraient bénéficier des bienfaits de la Rédemption ! «Lorsqu’il s’agit des missions», disait Benoît XV, «la charité revêt d’un caractère plus au sacré ; il n’est pas seulement question de diminuer les privations, les misères des païens, d’améliorer leur sort, il est question d’arracher leur âme des mains de satan, leur donner la liberté des enfants de Dieu de leur épargner les flammes de l’enfer et de leur procurer les joies et les gloires du ciel».
Le salut ? ce sont les saints prêtres. Chacune de leurs parles est la messagère d’une grâce spéciale. A leurs exemples, Dieu donne une force irrésistible. Leur seule présence est une prédication ; ils imposent les respects, ils commandent l’admiration. Leur ombre, comme l’ombre de saint Pierre, opère des prodiges. De toutes leurs personnes sort une vertu secrète d’une merveilleuse fécondité. On pense peut les voir sans penser à Dieu. On ne les approche pas sans se sentir meilleur. Il n’y a guère d’âmes qui puissent se dérober à la chaleur vivifiante de leur charité. Aussi, l’un des plus grands bienfaisants que Dieu fait à une âme, c’est de mette sur sa route un saint prêtre, c’est de la placer dans son rayonnement. Pécheresse, il la converti ; tiède, il lui rend sa première ferveurs ; généreuse, il la pousse jusqu’à l’héroïsme ; aimante et délicate, il l’élève jusqu’aux sommets de la perfection.
Le salut ? Ce sont les saints prêtres. Il en faut à notre siècle agonisant. Seules, ils pourront le guérir des maux dont il souffre ; seuls, les sauront l’arrêter dans sa marche vers l’apostasie.
Un sacerdoce royal.
Heureuses les âmes qui par leurs prières et par leurs sacrifices obtiendront à notre pays de saints prêtres ! Certes, elles auront bien mérité de Dieu, de l’Église et des âmes. J’en appelle à la voix du Pape Pie XI, «Nous louons, Nous bénissons, Nous recommandons de tout notre cœur ces cœurs pies qui, en mille formes et par mille saintes industries suggérées par l’Esprit-Saint, visent à conserver, à promouvoir, à seconder les vocations sacerdotales. Rien n’est plus agréable à Dieu, plus honorable à l’Église, plus profitable aux âmes que le don d’un saint prêtre. Si donc celui qui offre un verre d’eau au plus petit des disciples du Christ « ne perdra pas sa récompense », quelle ne sera pas la récompense de celui qui met pour ainsi dire dans les mains purs d’un jeune lévite le calice sacré empourpré du Sang de la Rédemption, et qui l’aide à élever vers le ciel le calice, gage de pacification et de bénédiction pour l’humanités.La sainte Vierge, enseignent les théologies les plus autorisés, bien que n’ayant pas le caractère sacerdotal, en a repli éminemment les fonctions. Ainsi, en est-il de vous, proportion gardée.
Vous ne pouvez offrir officiellement le sacrifice de nos autels, car le Christ ne vous pas dit : «Fautes ceci en mémoire de moi» ; mais, immolées sur l’autel des vouloirs de Dieu vous êtes les hosties de son sacerdoce éternel. Grâce à ce sacerdoce participé, votre douloureuse vie est une messe ininterrompue. Cette messe de souffrances, comme la messe du prêtre, honore Dieu, édifie la sainte Église, secourt les âmes du purgatoire, obtient aux vivants d’innombrables faveurs et vous rend participants de toutes sortes de biens. Ainsi l’a compris cet abbé Girard que la maladie arrêta, sous-diacre, sur la voie du sacerdoce et qu’elle crucifia vingt deux années durant.
A un confrère qui le plaignait de n’avoir peu être prêtre, cet abbé faisait cette réflexion sublime : «J’aime mieux être l’Hostie, si pauvre et si misérable qu’elle soit, dont Jésus est le Prêtes, qu’être le Prêtre dont Jésus serait l’Hostie». Vous ne pouvez distribuer les absolutions sacramentelles au tribunal de la pénitence, car vous n’avez pas reçu le pouvoir des clefs ; mais vos souffrances, si vous le voulez, vous associent de la façon la plus étroite à ce ministère de miséricorde et d’amour, par votre vie crucifiée, vous obtenez aux pécheurs la foi, la confiance, la contrition et la justification ; combien de prêtres vous doivent la joie sainte de réconcilier avec Dieu, soit à l’article de la mort, soit à l’occasion des retraites, des malheureux qui depuis dix, vingt et trente ans ont vécu dans le péché et dans le sacrilège !
Vous ne pouvez monter en chaire pur y annoncer la parole de Dieu. Il ne vous a pas été dit «Allez et enseignez» mais votre patience, vous résignation, votre piété, votre courage, vos saints exemples parlent du Christ et de Dieu. Vous êtes de ces «Apôtres dont la présence seul, selon l’expression de Lacordaire, est déjà comme une bienfaisante apparition de Jésus Christ-Christ».
Vous ne pouvez consacrer les prêtres comme le font les évêques, mais vous souffrances méritent la vocation sacerdotale, à un grand nombre de jeunes gens, persévérance à plusieurs séminaristes, les vertus propres aux saints prêtres. «Plus vous serez hosties, se plaisait à redire à ses filles une sainte fondatrice, plus ils seront prêtres». Malgré l’ardeur de votre zèle, il ne vous sera pas donné d’aller en missions. Consolez-vous à la pensée que vos souffrances alimentent le ministère des missionnaires. N’est-ce pas dans sa cellule de malade ou dans l’infirmerie que la Petite Thérèse de Lisieux se l’auxiliaire des missionnaires et mérita l’en être proclamée la patronne ?
Vous ne sacrerez jamais de pontifes, mais par l’immolation de votre vie, vous assurerez à l’Église des pontifes qui, remplis de l’esprit de Dieu, président avec sagesse, dignité et zèle aux destinées des diocèse, Saint Augustin l’affirme : «Tout c qui se fait de bien dans l’Église et même par les pasteurs, dit le saint docteur, se fait par le secret mouvement des âmes priantes et souffrantes répandues par toute la terre».
Âmes victimes, âmes hosties, âmes martyres, vous êtes des apôtres et votre apostolat par le sacrifice est le plus efficace et le plus fécond. N’ai-je pas raison d’envier vote sort? Comme il est beau ! «Travailler à sauver des âmes, dit saint Jean Eudes, c’est plus beau que de remportés des victoires, de conquérir des royaumes, de fonder des empires. C’est l’œuvre des œuvres. Les saints n’eurent rien de plus à cœur. L’Église s’y dévoue. Les anges y courent avec une impétueuse ardeur. La Vierge Marie y consacre sa vie et son Fils. Et le Verbe de Dieu, pour cette délivrance, st venu, a peiné, a souffert et est mort. Et les trois divines personnes, dans leurs créations et leurs œuvres, ne poursuivent jamais d’autres but».
Les Anges du Sacerdoce.
Les Anges du Sacerdoce, je puis l’affirmer, contribuent d’une façon spéciale à donner de saints prêtes au Christ et à l’Église. Une saintes religieuse s’offrait à Notre-Seigneur en faveur des prêtres : «O mon Prêtre adoré, que je sois donnée en qualité d’hostie partout où il s’agira de la sanctification de vos prêtres et de l’allègement de leurs travaux, je sens qu’ils sont doit spirituellement sur moi comme ils ont droit sur leur Hostie. Une voix me dit sans cesse : «Plus je serais hostie, plus ils seront prêtres».
Rappelant un jour ces paroles à ces filles, Mère Marie de Jésus leur disait : «Fermez les yeux et laissez faire le divin sanctificateur, Jésus, notre Époux. Que votre cœur soit un lys vivant au milieu des épines de l’agonie ; que votre âme soit un encensoir plein du feu de l’amour et de l’encens d’un incessant sacrifice dont le parfum monte vers Jésus ; que tout votre être soit une supplication et un holocauste qui touche le cœur de Dieu et attire des torrents de grâces sur les prêtres afin que Jésus trouve se délices dans les âmes, qu’ils se glorifie immensément en elles, et leur fasse produire pour son divin service des fruits toujours plus abondants».
«Plus vous serrez hosties, plus ils seront prêtres» ! ces paroles ont le secret de maintenir une âme dans son ferveur première ou de renouveler au besoin son courage. Qui ne le comprend ! Dans ces simples mots, il y a comme du feu. Une âme aimante, délicate, que ne ferait-elle pas pour offrir au Christ des prêtres plus prêtres, plus semblables à lui, plus influents sur les foules, plus puissants sur le cœur de Dieu ? cette âme a le regret de ne pas avoir mille vies à sacrifier pour une cause si belle. Elle dit à Dieu : «Je en vois pas en quoi je puisse vous aider, mais s’il faut du ciment pour votre édifice sacerdotal, pulvérisez mes os, pétrissez-les avec mon sang et mes larmes, servez-vous-en. Je ne puis rien vous donner que moi-même, prenez, tout, et faites ce que vous voudrez»…
Que de belles âmes ont tenue un tel langage et on fait une telle offrande de leur vie ! «Divin Cœur de mon Dieu, disait une petite malade. Jeanne-Marie Fabre, s’il vous faut encore des martyrs pour les défenses des âmes consacrées, oh!, alors je vous offre tout le sang de mes veines ! Je vous offre tout pour les âmes, pour votre Église, surtout pour vos prêtres afin qu’ils soient impurs, bien saints ! «Une autre malade, Séraphie-Adèle, fait écho à sa petite sœur dans la souffrance ; «Je ne sais comment remercie le ciel et de m’avoir donné cette sublime vocation de prier et de souffrir pour les prêtres, Seigneur, contentez-vous en moi et sur moi. J’implore de vous toutes les souffrances que votre amour désire que je souffre, en Vous et avec Vous, pour vos prêtes, afin qu’ils soient saints et immaculés en votre charité, pour votre règne, ô Cœur de Jésus, pour l’accomplissement de toutes vos volontés !»
Des donneurs de sang.
On ne tarit pas d’éloges au sujet des «donneurs de sang». De fait, ils jouent un rôle social digne de louanges. Notre siècle pourras se vanter d’avoir à son actif une forme de charité que les siècles passés n’ont pas connue ; «les donneurs de sang ». Grâce à ce geste aussi généreux qu’efficace, que de vies humaines ont été conservées ! Que de santés ont été améliorées et pleinement restaurées ! Que de parents ont été gardés à l’affection de leurs enfants ! Que d’enfants, sans un tel geste, auraient été ravis à la tendresse de leurs parents !
Les donneurs de sang !
Leur geste est le placement le plus intelligent, le plus humain, le plus honorable que l’on puisse faire. La vie n’est-elle pas le capital par excellence ? combien de millionnaires mourants seraient prêts à donner toute leur fortune à qui leur promettrait de prolonger leur vie d’une dizaine d’années ! Il y a d’autres donneurs de sang dont l’origine remonte beaucoup plus haut et dont le rôle, sans comparaison, est plus beau et dont l’efficacité une portée dont on ne peut mesurer l’étendue et l’influence.
Le Grand Donneur de Sang a été le Fils de Dieu, le Verbe incarné. Sur l’arbre de la croix, ce n’est pas au compte-goutte, mais par pleine effusion, qu’Il nous a donné son sang divin, sang d’une telle vertu qu’il a racheté l’humanité. Depuis vingt siècles, ce Sang a préservé de la mort éternelle toues les âmes qui l’on t bu dans une fervente communion. Ce sang a valu une vie spirituelle abondante aux âmes qui ont voulu s’en abreuver. Ce saint a guéri toutes les infirmités morales des âmes qui ont reçu avec un profond respect et une vive confiance.
A l’exemple du Grand Donneur de Sang, dans les trois premiers siècles de l’Église, un nombre incalculable de chrétiens ont donné leur sang, comme témoins du Christ, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes. Et ce sang des chrétiens uni à celui du divin Rédempteur a été selon l’expression de Tertullien «une semence» Semen est sanguis christianorum». Ne devons-nous pas à untel sang notre foi chrétienne et la floraison d’œuvres apostoliques dont s’honore la sainte église, elle n’a pas manqué de donneurs de sang. Et leur sang a toujours coulé à flots pressés. Ce n’est pas toujours le sang des veines ce n’est pas le plus précieux mais le sang du cœur, le sang de la volonté, le sang d’une vie immolée à la gloire de Dieu.
Parmi ces donneurs de sang, les Anges du Sacerdoce occupent une place de choix. C’est dans les veines des Apôtres du Seigneur, de ses ministres et des dispensateurs des mystères divins, d’autres Christ, qu’ils transfusent le sang de leurs sacrifices, de leurs immolations, de leurs souffrances , de toues leur vie offerte à Dieu pour la sanctification des prêtres et pour la fécondité de leur ministère.
Devise des anges du sacerdoce.
«Plus vous serez hosties, plus ils seront prêtres» ! et naturellement, se dit une âme : «moins je serais hosties, moins ils seront prêtres» ! Cette réflexion si juste ne provoque pas moins aux sacrifices et à l’héroïsme, si les prêtres sont moins prêtres, la gloire qu’ils rendront à Dieu sera moins grande ; les âmes sauvées seront moins nombreuses ; les damnés seront en plus grand nombre,. Qui oserait prendre une telle responsabilité ?
Une âme qui a compris le rôle des Anges du Sacerdoce ne peut plus rien refuser au Bon Dieu. Pour les prêtres, elle prie ; pour les prêtes, elle se sacrifie; pour les prêtres, elle se dépouillerait même de tous ses mérites afin de les enrichir, comme saint Catherine de Sienne, sainte Thérèse d’Avila, sainte Thérèse de L’Enfant Jésus, cette âme-là fait de la sanctification des âmes sacerdotales l’objet constant de tous ses efforts. Elle ne laisse passer aucune occasion.
Incomprise, elle ne se plaint pas elle offre à Dieu sa peine. Puisse-t-elle valoir aux prêtres la faveur de comprendre les âmes ! Tant d’âmes, faute d’être comprise, ne donnent pas toute leur mesure !
Souffre-t-elle d’insomnie? Elle est presque heureuse, «je visitais un jour une petite malade de vingt deux ans ankylosée par un rhumatisme, que les médecins déclaraient incurable. Ses traits livides portaient l’histoire de se longues insomnies, «Vous n’avez guère dormi, chère enfant ? lui demandais-je? «Très peu en effet…Mais j’ai trouvé la nuit si courte ! Je pensais aux missionnaires des pays lointain pour les quels j’ai résolu de souffrir. Il me semblait que mon mal leur ferait du bien, et j’en éprouvais tant de bonheurs» ! (L’Apostolat de l’Élite Cachée).
Les critiques et les calomnies la laissent insensible, semble-t-il Il n’en est rien. Âme délicate, elle souffre. Pourtant, elle ne demande pas à Dieu d’éloigner ce calice. Elle le boit en silence. Elle veut préserver les prêtres de ce qui peut jeter quelques discrédits sur leur ministère. Pour mériter ce bienfait, elle est prête à sacrifier sa réputation ; Si un prêtre a le malheur d’oublier sa dignité sacerdotale, elle redouble ses prières et ses sacrifices elle est inconsolable, elle voudrait laver de son sang ce regrettable oublie, et tant quel a tache n’a pas disparu, elle la couvre du manteau royale de sa charité.
Elle ne s’accorde point de repos. Elle se prête à touts les besognes. A-t-elle à choisir? Elle se réserve la tâche la plus pénible et la plus humble. A l’entendre, elle n’est jamais fatiguée. Quel est le secret de son énergie? Elle espère mériter aux prêtres les forces dont ils ont besoin. N’est-ce pas à de telles âmes que certains prêtres doivent une longue et fructueuse Carrière ?
Les souffrances ne l’effraient pas. Elle leur fait bonne figure. Elle s’interdit toute plainte, elle est souriante. Ses souffrances, si le bon Dieu veut les avoir pour agréables, conserveront à des prêtres une santé précieuse. Que d’âmes offrent même leur vie en faveur des prêtres ! Je les comprends. Elles ne peuvent se sacrifier pour une plus noble cause. Victime d’un accident de chemin de fer, un prêtre était conduit à l’hôpital. Pour lui sauver la vie, il fut aussitôt question de lui amputer une jambe. Dans la chambre voisine, il y avait une jeune religieuse à qui le lendemain on devait enlever un pied gangrené. Informée de la situation critique de ce prêtre, elle s’écria : «Il ne faut pas, il ne faut pas, Seigneur, prenez mon pieds malade, mais épargnez à votre prêtre l’opération qui le menace». Sa prière avait été entendue. A la grande surprise des médecins, l’état d prêtre s’améliora. Quelques semaines plus tard, il laissait l’hôpital. Ne devait-t-il pas cette faveur au sacrifice de cette religieuse ?
Une autre religieuse était née, semblait-il, sous une mauvaise étoile. Ses compagnes la plaignaient. Malgré sa prudence, chaque semaine, elle avait à son crédit un nouvel accident. Elle a riait, «Cela m’amuse», disait-elle, «car j’y vois la réponse de Dieu. Maintes fois, je lui ai dit : «Frappez-moi, mais épargnez vos prêtres». Nous avons là le secret de la protection toue spéciale accordée à certains prêtres. Ils n’ont échappé à la mort que providentiellement.
J’étais dans un hôpital. «Mon Père, me dit un jeune prêtre» allez donc à la chambre no 12. J’ai une des mes sœurs c’est une petite tuberculeuse. Son cas est désespéré, mais elle ne veut pas se résigner à la mort. Vous lui feriez bien ; allez donc la voir, dites-lui que c’est moi qui vous envoie». Quelques minutes plus tard, je frappais à la chambre de cette petite malade. Ma visite parut la surprendre et même la contrarier. «Ne me parles pas de la mort, me dit-elle, en me voyant entrer. Vraiment, c’était peu engageant. Je lui laissais la parole. Au milieu de larmes abondantes, elle me donna les raisons pour lesquelles elle ne voulait pas mourir. «Je ne mourrais, pas, je ne mourrai pas. Je veux guérir, promettez-le moi». Reviendrez-vous à la santé , lui dis-je «je l’espère et je vais prier pour vous, mais l’important est de sanctifier vos souffrances. Si vous le voulez, je vous proposerais un but.» Je le veux, reprit-elle froidement, «mais cela ne changera rien, je ne veux pas mourir, je suis trop jeune».
«C’est votre frère, Monsieur l’Abbé N.. qui m’a demandé de venir vous voir. Heureuse êtes-vous d’avoir un frère prêtre ! Heureux serait-il si sa petite sœur offrait toues ses souffrances pour le succès de son ministère, «Plus vous serez hosties, plus il sera prêtre.» J’avais frappé juste. «Vous le croyez» me dit-elle en esquissant un sourire»? elle réfléchit quelques instants.» Eh bien ! oui, je le veux. Prenez ma parole, je ne me reprendrai pas, mais n’en dites rien à nom frère». La cause était gagnée. Quelques jours plus tard, elle retournait au milieu des siens pour y mourir en prédestinées. Six mois durant, malgré de vives douleurs, sa patience, sa résignation, son abandon entre les mains de Dieu ne se démentirent pas. Elle parlait de la mort comme on parle d’une fête. La mort qu’elle avait tant redoutée, elle l’appelait. Il lui tardait de consommer son sacrifice, en faveur de son frère, «Mon Père», me dit-elle un jour, «le but que vous m’avez proposé a été pour moi une révélation. Si je ne l’avais pas eu. J’aurais gaspillé ms souffrances, et je serais peut-être morte en révoltée. Quelques jours avant sa mort, elle faisait à son frère cette confidence : « Comme je suis heureuse de mourir ! Au ciel, je serais ta petite Thérèse, compte sur moi».
Claire Latour, la petite tuberculeuse de l’Institut Bruchési, racontait à une intime ce qu’elle appelait sa «conversion». «On m’avait donné l’Apostolat de l’Élite Cachée. Ce livre ne me disait rien, vraiment j’en avais peur. Un jour, je me dis : à la fin, il faut que je voie ce qu’il y a de beau là-dedans. Je pris une page au hasard d’où l’on parlait de la souffrance pour les missionnaires. Ah! Que j’ai pleuré… ma vie était changée, je voulais, moi aussi, soulager les missionnaires. Je n’avais plus peur ; de grand cœur je fis mon offrande en faveur des prêtres». Une amie, en la laissant souffrante oui souhaitait une bonne nuit. La petite malade reprit en souriant : «Ne prie pas pour que je souffre moins, c’est pour les prêtres».
Magnifique exemple.
Après la mort de son époux, Jeanne-Marie de Maillé, la riche châtelaine de Sillé, se fit volontairement pauvre sous les livrées du Tiers-Ordre et s’offrit en victime pour les âmes sacerdotales. A la grande surprise de sa famille, Jeanne-Marie, cherchait des humiliations, elle se créait des souffrances. Au tour d’elles, on s’étonnait et on se disait : «Pourquoi remplir une calice qui pour aucun homme ne saurait reste vide» ? Jeanne-Marie comblait ce calice par de nouvelles pénitences. «Le Christ», disait-elle, «a parachevé son éloquence sur le calvaire, c’est du haut de la croix qu’il a attiré tout à lui. Par mes sacrifices, puis-je obtenir aux prêtres l’éloquence du Christ ?»
Bientôt, dans la ville de Sillé, on constata un changement considérable dans les mœurs et dans la piété. Les foules jusqu’alors indifférentes, se pressaient dans les églises pour y entendre la parole de Dieu, et la parole de Dieu, si longtemps méprisée, faisait sur les âmes l’impression la plus profonde. Quel est était le secret ? Personne ne le soupçonnait. Les prédicateurs tirèrent peut-être vanité de leurs prédications. La Bienheureuse Jeanne-Marie était l’ouvrière ce renouveau spirituel ; si l’on prêchait bien, si la parole de Dieu remuait les âmes, si la vertu s’épanouissait belle et conquérante, c’est que Jeanne-Marie, la pauvresse, la mendiante, la servante, avait longtemps prié et beaucoup souffert en faveur des âmes sacerdotales.
«Nous verrons au ciel», dit le R.P.Plus, «à quelles humbles influences cachées ont tenue les grands succès apostoliques. Là où se constate une grand rayonnement surnaturel, une action vraiment féconde, soyez sûr, un lot de prières ardents a été jeté par quelqu’un dans le brasier».
Saint Benoît bénéficia largement des prières de chère sœur saint Scholastique et de celles de ses filles spirituelles.
Saint Dominique fonda les Dominicaines. De leurs prières et de leurs immolations, elles alimentèrent le ministère apostolique des Frères Prêcheurs. Et comme il fut fécond!
Sainte Claire et se filles, par leur vie crucifiante, prirent une part active à l’œuvre de régénération morale et sociale de saint François D’Assise. Elles l’aidèrent efficacement à «réparer l’église qui tombait en ruine». On l’a dit avec justesse : les Clarisses, les doigts sur les claviers des divins pardons, ont présidé aux destinées de l’Église et à la conquête des âmes. Elles ont été pour les Frères Mineurs ce que furent les Dominicaines pour les Frères Prêcheurs. Près de saint Jean de la Croix, vivait sainte Thérèse d’Avila. La séraphique réformatrice du Carmel ne cessait de dire à ses filles : «Ah! Priez pour la sanctification des prêtres ; que ce soit là votre tâche spéciale, l’objet de vos prières, de vos larmes, de vous soupirs».
«Comment expliquez-vous vous succès ? Disait-on un jour au R.P. Matéo. «Ce qui donne tant de puissance à mes paroles, répondit cet apôtre du Sacré-Cœur, ce sont ces milliers d’âmes brûlantes et saintes qui sont avec moi». Parlant de ces âmes, le R.P.Matéo ajoutait : «Quelles est belle et admirable, cette génération de petites âmes, rosées au ciel, qui a reçu du Seigneur le secret de faire avec lui, sans applaudissements, sans espoir d’humain récompense, de grandes choses pour sa gloire et pour le salut des âmes. D’où viennent-elles, ces âmes précieuses ? Elles sont les gouttes de sang d’une race… la richesse morale d’un organisme tout imprégné du plus pur et du plus fort catholicisme»
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Tout pour les prêtres.
«J’ai compris», disait une pieuse carmélite, «que Jésus me rendait responsable des âmes de ses ministres que je pourrais aider, relever, sauvé, sanctifié par ma vie de carmélite. Déjà, cette mission m’avait été donnée. Mais l’ai-je comprise comme ce matin? Tu seras carmélite pour mes prêtres. Tout, tout pour eux. Ce sont des diamants sans pris de Jésus, ces diamants, il me faut travailler à les polir, à les faire resplendir. Sceller chaque acte de ma vie de cette paroles de Jésus, parole que je prends pour la devise inviolable de ma vie, la formule de toutes mes intentions : «Je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’ils soient sanctifiés en vérité». Je sens, en écrivant cette parole, que sur cette parole je serais jugée, Mon Dieu, piété! Mais je ne rétracte rien. Oui, oui, à la vie, à la mort, tout, tout pour vos prêtres »!
«Tout pour vos prêtres» ! Ce n’est pas trop donner. «La prière de la Mère de Dieu», dit le Bienheureux Julien Eymard, « son apostolat de prédilection était de prier pour le sacerdoce, de demander que les vocations se multiplient, d’obtenir pour les peuples de saints prêtres». Qui s’en étonnerait? La sainte Vierge n’avait-elle pas entendre la prière de son divin Fils, en faveur des prêtres : « Mon Père, gardez-les au mal, sanctifiez-les dans la vérité ; je me sanctifie, je me sacrifie moi-même afin qu’ils soient sanctifiés en vérité».
« Tout pour vos prêtres» !
«Se dévouer aux âmes, c’est beau, c’est grand», disait Mère Marie de Jésus, mais se dévouer aux intérêts de la plus pure gloire de Dieu dans les âmes sacerdotales, c’est si beau qu’il faudrait avoir mille vies à donner et mille cœurs à laisser écraser par l’immolation dans ce noble but». Cette sainte fondatrice a raison. Les âmes qui se constituent hosties en faveur des prêtres, non seulement alimentent leur ministère, et lui en assurent la fécondité, mais sans être revêtues du caractère sacerdotal, elles se remplissent le rôle et les fonctions. «Ces âmes», ajoute Mère Marie de Jésus, ne peut-on pas le dire, au sens mystique et par extension, sont éminemment sacerdotales. Ce sacerdoce participé, qui ne le comprendre, les élève à des hauteurs sublimes. Au-dessus d’elles, vraiment, il n’y a que les prêtres.
«Qu’elles st belle notre vocation» ! s’écriait ravie la Petite Thérèse. «En effet, écrit Sr. Jean-Baptiste, y a-t-il rien de plus beau qu’un tel prêtre ? Le Christ a fait des prêtres sa «tribu choisie, son peuple d‘acquisition», pour les constituer, non pas les successeurs, mais les ministres de son propre sacerdoce ; Leur sacerdoce est donc l’extension, le prolongement de celui du Christ. Où trouver une dignité plus haute ici-bas ? Ah! qu’on ne me parle plus des honneurs de ce monde, vains titres qui passent avec le temps ! Le caractère sacerdotal aura l’éternité pour resplendir au front de ceux qui l’ont dignement porté sur la terre, et son éclat rejaillira sur tous ceux qui de près comme de lion saurant contribué à leur vocation et à la fécondité de leur ministère.»
Que vous en semble ? Les Anges du Sacerdoce n’appariassent-ils et pas touts éblouissants dans leur rayonnement du divin Prêtre et ne sont-ils pas comme le reflet de son sacerdoce?
Les puissants de ce monde croient s’occuper d’œuvres importantes se livrer à des entreprises grandioses. Ces œuvres et ces entreprises pâlissent jusqu’à s’effacer devant la belle mission des Anges du Sacerdoce. Les années passeront sur les œuvres humaines et les mettront toutes en poussières. Les siècles ne sauraient toucher à l’œuvre des Anges du Sacerdoce, car le prêtre est éternel, « Sacerdos in aeternum».
Ah! Qui ne voudrait être « un Ange du Sacerdoce»! Saint Paul aux Romains chapitre 12 v 1-3
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